CÔwE PERDU. Conus deperditus. Brug
PI XCVIIT, fig. 1, 2.
C. testd turbinatd, elongatd, spird acutiusculd; anfractibus angustis, angulats, supernè tenuè striatis ; ultimo anfractu regulariter conoideo, superné dilatato,
ad basim tenu striato; apérturd angustd; labro tenui , simplici , superné profundé emarginalo.
Brug., Encycl. méth., Vers, t. 1, p. 691, n. 80, pl. 337, fig. 7.
D'’Argenv., Conch., pl. 29, fig. 8.
Fav., Conch., pl. 66, fig. g, 1.
Knorr, Test. Dillw., t. 2, pl. 45, fig. 4.
Lamk., Ann. du Mus., t. 15, p. 441, n. 6.
Idem, Anim. sans vert., t. 7, p. 528, n. 6.
Var. a. Lamk.) Testd valdè transversim striatd.
Var. b. Nob.) Testd angustiore , superné lævigatd.
Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, Courtagnon, etc.
Cette espèce est la plus communément répandue dans les calcaires grossiers des environs de Paris. Bruguière dit en avoir vu l’analogue vivant; mais nous doutons aujourd’hui de la réalité de ce fait, ayant vu les analogues de Bruguière tout-à-fait contestables, à mesure que nous avons pu en faire un examen attentif. Nous avons vu jusqu'a présent un très-grand nombre de Cônes vivans. Il en est parmi eux quelques-uns qui se rapprochent, en effet, par leur forme du Conus deperditus. Nous avons trouvé à Courtagnon plusieurs individus ayant conservé des traces non équivoques de leur premiere coloration. C’est en les comparant aux espèces vivantes les plus rapprochées, et en tenant compte d’ailleurs de la variabilité dans la couleur, que nous nous sommes assuré que le Conus deperditus n'avait point son analogue parmi les espèces vivantes actuellement répandues dans nos collections. Ce Cône est alongé, plus élargi à la base de la spire que l'espèce précédente; sa spire est conique, assez variable dans sa longueur, mais dépassant: rarement le quart de la longueur totale; elle est formée d'un grand nombre de tours étroits, anguleux dans le milieu, et dont la partie supérieure, légérement creusée en gouttière, est chargée de stries transverses assez fines. Le dernier tour est régulièrement conique, et il est chargé de stries transverses, dont les plus profondes sont à la base, et les autres vont graduellement en s'affaiblissant et disparaissant vers le sommet. L'ouverture est étroite, le bord droit est mince et tranchant, courbé en avant et échancré à sa partie supérieure à la manière de certains Pleurotomes. Les traces de coloration que nous avons vues consistent en un petit nombre de linéoles transverses, étroites, comparables à celles du Cône distant; elles sont quelquefois interrompues par des taches irrégulières en zig-zag, suivant la direction des stries d’accroissement. Nous avons signalé les deux variétés principales : l'une remarquable par les stries qui remontent jusqu'au sommet du dernier tour, l'autre plus étroite, n'ayant de stries qu'à sa base.
Les grands individus de cette espèce ont soixante-quinze millimètres de long et trente-huit de large.