‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 63 sur 678 · GENRE X · texte numérisé non relu

GENRE X

HÉLICE. Helx.

Caractères génériques. Coquille orbiculaire, convexe ou conoïde, quelquefois globuleuse, à spire peu élevée; ouveriure entière, plus large que longue, fort oblique, contiguë à l'axe de la coquille, ayant ses bords désunis par la saillie de l’avant-dernier tour.

Testa orbicularis, supernè convexa vel conoidea, interdum globosa, spiré parum exert&; apertura integra, transversa, perobliqua, axi contigua, penultimo anfractu pronunente, marginibus disjunctis. ;

Nous ne croyons pas nécessaire d'ajouter aux caractères de la coquille des Hélices ceux tirés de l'animal; il est trop connu pour qu’on ne le reconnaisse pas à la première vue; d’ailleurs, la manière dont M. Cuvier l’a décrit dans le tome VI des Annales du Muséum, ne laisse rien à désirer sur ce sujet, et les personnes qui voudront approfondir celte connaissance, ne pourront mieux faire que de consulter cet excellent Mémoire ; nous les engagerons également à méditer l'article Hélice de M. de Blainville (Dict. des Scienc. nat., tome XX) et à consulter l'ouvrage de M. Férussac.

On doit s'étonner de rencontrer fossiles, des coquilles de ce genre; leur manière de vivre, qui les éloigne au milieu des continens, semble d'abord les mettre à l'abri de toute espèce d'enfouissement dans les couches régulières de la terre; mais cela s’expliquera facilement, en observant que les Hélices ne se trouvent fossiles que dans deux circonstances; la première, dans les terrains tertiaires les plus nouveaux, comme ceux d'Italie, de Valogne, de la Touraine; et la seconde, la plus ordinaire, dans les terrains formés dans les eaux douces. Dans la première de ces circonstances, les coquilles terrestres ont été enlevées des continens par les courans d'eau douce, portées dans le sein des mers, et déposées ensuite avec les autres productions, ou bien ces animaux vivaient, non loin des côtes, sur les plantes qui les bordent, et ont été enlevés par une irruption de la merou parune forte marée. Dans la seconde circonstance, il est plus facile de concevoir comment

des Hélices recherchant des lieux humides, vivant en plus où moins grand nombre au bord des lacs, au milieu des continens, et par suile périssant dans les lieux de leur habitation, se sont peu à peu trouvées recouvertes par de nouveaux dépôts, et enfin fossilisées. Aussi avec quelle autre sorte de corps organisés les trouvons-nous? Avec des vestiges de plantes des marais et des coquilles d’eau douce, Limnées, Planorbes, Paludines, etc.

M. Brongniart, auquel la géologie doit tant d’utiles travaux, quile premier arattaché l'étude des Fossiles organisés à la connaissance des couches de la terre, et qui en afait une si heureuse application à la géologie des terrains parisiens, qui enfin par cela même a replacé cette belle science dans le véritable sentier de la saine observation, en considérant les corps organisés fossiles contemporains des couches où ils se trouvent, comme un moyen a les reconnaitre partout et d'en assigner l’âge avec plus de précision; M. Brongniart, dis-je, a été le premier qui ait mentionné des terrains formés dans les eaux douces, et qui ait décrit, comme preuve de cette nouvelle observation, les corps organisés qu’ils renferment ( Ann. du Mus., tome XV); mais M. Brongniart ne fit alors connaître qu’une série de ces terrains dans le bassin de Paris, ce qui dut nécessairement limiter le nombre des espèces de coquilles fossiles décrites. Alors le genre Hélice fut enrichi de cinq espèces nouvelles appartenant aux environs de Paris, et malgré les recherches qui se sont faites depuis, ce nombre ne s’est augmenté que de deux seules espèces; nous devons la connaissance de l’une d'elles, à l'extrême obligeance de M. Héricart- Ferrant, qui l'a découverte dans les Silex lacustres supérieurs du Soissonnais, qu'il a étudiés d’une manière toute particulière, et l’autre nous a été communiquée par M. Duchastel de Versailles , qui l’a trouvée dans des terrains analogues, Silex lacustres supérieurs de Saint-Cyr, semblables en tout à ceux de Jouy, de Saint-Prix, etc., déjà si connus par leurs Fossiles.

M. Férussac, dans un mémoire que l’on trouve dans le tome XIX des Annales du Muséum, page 242, a fait connaître plusieurs nouvelles espèces d'Hélices fossiles, qui ne se sont point encore trouvées aux environs de Paris, et qui ne peuvent nous occuper dans ce moment.

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