‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 86 sur 678 · AURICULE GRIMACANTE. Æuricula ringens. Lamk · texte numérisé non relu

AURICULE GRIMACANTE. Æuricula ringens. Lamk

P1. VIII, fig. 16, 17.

A. testé ovatd, turgidul&; basi emarginaté, transversim striatd ; strüs tenuissimis regularibus ; collumellé obliqu&, marginat&, basi truncat&, biplicat& ; labro dextro obliquo , reflexo , in medio inflato.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 435, n.5, et tom. 8, pl. 60 , fig. 11, 4,8.

Def. Dict. des sc. nat., tom. 3, Sup.

Marginella auriculata , Mesnard de la Groye , Ann. du Mus. , tom. 17, pag. 331. Vivante.

Voluta Buccinea. Brocchi, Conchyl. Subappenn. , tom.2, pag. 319, tab. 4, fig. 9.

Auricula ventricosa. Sowerby, Mineral Conchol. , tom. 4, pag. 99, pl. 465, fig. 1.

Auricula Buccinea. Sow., 1b., pag. 100, pl. 465, fig. 2.

An Auricula turgida ? Sow. Ib., tom 2, pag. 143, pl. 163, fig. 4.

Var. A) Testé lævigatä; columellé implicat&; labro incrassato, intùs non striato. D'Angers.

Var. B.) Tesia cænigat, majore; columellé supernè subcallosd'; labro in medio leviter inflexo. Du Plaisantin, d'Angleterre , de Dax.

Var. C.) Testé sublævigat , vix striaté ; labro crassissimo. De Bordeaux, d'Angleterre.

Var. D.) 4n species ? Testä minima, tenuissimè striaté, vix basi marginatd. De Highgate en Angleterre.

Localités : vivante dans le golfe de Tarente, et fossile dans presque toutes les localités des environs de Paris , appartenant au calcaire grossier, au grès marin inférieur et au grès marin supérieur; à Hauteville près Valognes, à Dax, et les différentes variétés dans les localités que nous avons indiquées précédemment.

Voici encore une espèce qui présente, et un analogue vivant, et des analogues fossiles, comme nous l'avons déjà fait observer pour quelques autres espèces de différens genres; mais celle-ci offre cela de particulier et de remarquable, qu’elle se trouve répandue partout, qu’il n’est peut-être aucune localité des terrains terbaires de l’Europe, qui n’en présente une des variétés.

Il est facile de s'apercevoir, par la synonymie, que presque tous les auteurs qui

ont parlé de cette coquille, l'ont placée dans des genres différens. Outre les opinions que nous avons indiquées, nous ajouterons celle de M. Férussac, qui croit, cependant avec doute, pouvoir la rapprocher de certaines Nasses. Toutes ces incertitudes font voir que l’on manque des connaissances principales pour porter un jugement définitif, nous voulons dire celles de la connaissance de l'animal. Comme sans cela il sera toujours impossible de la placer juste dans la série; comme il est même probable que l’on en fera par suite un genre particulier, voisin des Pedipes, nous aimons autant, en attendant l'observation qui manque, placer ce corps, avec doute, dans le genre Auricule, que de le ranger dans tout autre, avec la même restriction.

Nous renvoyons aux différens auteurs cités pour la description des variétés , nous nous contenterons de dire, que celle que l’on trouve aux environs deParis,est petite, finement striée, a la spire pointue, composée de quatre à cinq tours; la lèvre droite est épaisse, renflée dans le milieu, et débordant par le bas la longueur de la columelle; celle-ci est bordée, chargée de deux gros plis inférieurs, quelquefois d’un troisième, supérieur et beaucoup plus petit. La columelle est tronquée par une petite échancrure de la base. Le plus grand individu que nous ayons vu aux environs de Paris, n’a pas plus de six millimetres de longueur.

Mon cabinet.

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