‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 155 sur 426 · LES CONQUES · texte numérisé non relu

LES CONQUES

Trois dents cardinales au moins sur une valve , l’autre en ayant autant au moins; quelquefois des dents latérales. £

M. Lamarck a proposé la famille des Conques dans sa Philosophie zoologique; : il y réunissait alors un plus grand nombre de genres qu'aujourd'hui. Ayant depuis établi la famille des Nymphacées , il reporta plusieurs des genres qu'il avait d’abord fait entrer dans les Conques dans cette nouvelle famille : tels sont les Donaces, les Capses , les Lucines ; et il les divisa ensuite en deux sections

naturelles, les Conques fluviatiles et les Conques marines. Cette famille, quoique non adoptée par les auteurs , est pourtant représentée dans leurs ouvrages par une autre famille plus nombreuse en genres , les Cardiacées (Cuv.), les Conchacées (Blainv.),qui contiennent , outre les Conques de M. Lamarck, une partie de ses Cardiacées, ses Nymphacées , ses Corbulées et même ses Lithophages. La grande extension que l'on à fait prendre dans ces systèmes des Animaux Mollusques à la famille des Conques, tient à la grande ressemblance qu'ont entre eax les animaux , ressemblance qui n’est pouriant pas telle , qu’on ne puisse grouper assez bien quelques genres, en s’aidant aussi des caractères tirés des formes du test, et surtout de celles de la charnière.

Les Conques ont pour caractère commun d’être équivalves, non bâillantes , régulières , libres , de ne point avoir de côtes rayonnantes à leur surface , ou du moins elles n'offrent à cet égard qu’un très-pelit nombre d’exceptions.

Quant aux animaux des Conques, ils sont lamellipèdes, c’est-à-dire que leur pied est comprimé latéralement, non cylindracé comme dans les Bucardes ; leur

manteau postérieurement forme deux ouvertures plus ou moins saillantes au-

dehors : ce sont les syphons dont ils paraissent tous pourvus. Les caractères tirés de la charnière sont de quelque importance, pour les genres compris dans les Conques , surtout que ceux pris dans les animaux manquent souvent , et que d’ailleurs le grand nombre d'espèces qu'ils pourraient réunir, serait un grand obstacle pour arriver facilement à leur détermination et à leur circonscription.

M. Lamarck a divisé les Conques en deux sections , de la manière suivante :

1°. Conques fluviatiles.

Coquille ayant des dents latérales , épidermée. Cyclade.

Cyrène.

Galathée.

2°. Conques marines.

Point de dents latérales dans la plupart; rarement un drap marin, subsistant et recouvrant toute la coquille, sauf les crochets. Cyprine.

Cythérée.

Vénus.

Vénéricarde,

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