‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 156 sur 426 · DESCRIPTION I. LES CONQUES FLUVIATILES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION I. LES CONQUES FLUVIATILES

Coquilles couvértes d’un épiderme, et ayant à leur charnière des dents latérales. q P ) ÿ

Outre l'habitation particulière de ces Mollusques , on les distingue encore par des caractères qui leur sont propres : c’est ainsi que, comme les coquilles qui vivent dans les eaux douces, elles sont pourvues d’un épiderme persistant , ver— dâtre où brunâtre, qui est rongé seulement sur les crochets, comme cela à lieu dans les Mulettes, etc.; leur charnière, qui présente constamment des dents latérales , n’est pas moins un très-bon caractère pour les distinguer des Conques marines ; ce caractère des dents latérales leur est commun avec plusieurs autres genres de différentes familles, telles sont surtout les Mactres ; mais on les reconnaîtra par la position du ligament qui, dans les Mactres, est intérieur, lorsqu'il est extérieur dans les Conques. Un autre genre avec lequel il a aussi beaucoup d'analogie quant à la charnière , est le genre Donace; mais la position du liga-

ment sur le côté le plus court ,le défaut d’épiderme et le peu de constance des dents latérales, qui d’ailleurs sont toujours beaucoup plus RES) sont de bons moyens pour les séparer facilement.

Un fait très-singulier qui résulte des observations faites avant nous dans le bassin de Paris , et qui ne pouvait être expliqué d’une manière satisfaisante, est le manque absolu de Conchifères dans les terrains purément lacustres. Il devait

paraître fort singulier , en effet, de ne pas rencontrer dans ces couches, les com-

pagnons naturels des Lymnées, des Paludines et des Planorbes qui s’y trouvent si abondamment répandues ; jusqu’à présent , en effet, non-seulement les Mulettes et les Anodontes ont manqué, mais encore les Cyclades et les Cyrènes, à l'exception de quelques espèces de ce dernier genre, dont la première, la Cyclas deperdita, a été rapportée aux Cyclades par M. Lamarck avant la création du genre Cyrène, et les autres figurées par M. Férussac dans son ouvrage général des Mollusques terrestres et fluviatiles.

Dans toutes nos excursions aux environs de Paris , nous avons cherché autant qu'il à été possible de vérifier ce fait, ou du moins d'ajouter quelques notions à ce qui était connu : nous n’avons point trouvé de genres de la famille des Nayades de M. Lamarck: mais nous avons découvert une véritable Cyclade et ajouté un assez grand nombre d'espèces de Cyrènes à celles décrites par M. Lamarck, ainsi qu'aux trois espèces mentionnées par M. Férussac. Le genre Cyclade tel qu'il est circonscrit aujourd'hui par M. Lamarck est tout-à-fait nouveau pour les environs de Paris, et nous croyons même qu'il n’a encore été mentionné par personne.

Le genre Galathée n'a point encore été trouvé fossile dans aucune des localités connues ; les environs de Paris ne nous ont encore rien offert qui pût y étre rapporté.

Page 1