CYCLADE uisse. Cyclas lævigata. Nob
PI. XVIIL, fig. 12, 45.
C. testé ovato-subtrigond, inæquilaterd, obliqué, inflatd, tenu, pellucid, lævisaté ; dente cardinali unico, vix perspicuo in uträque vab& ; dentibus lateralibus magnis.
Ibid., Nob., Dict. class. d'Hist. nat., tom. 5, pag. 220.
Localité: Épernay.
Cette petite coquille a assez d’analogie avec le Cyclas fontinalis de Draparnaud ; elle est cependant plus enflée et plus inéquilatérale : sa taille est à peu près de même. Elle est ovale, subtrigone, peu transverse; le côté postérieur fort large est plus épais que l’antérieur ; son crochet est peu proéminent; la charnière ne présente sous le crochet qu’une très-petite dent cardinale sur chaque valve : cette dent est rudimentaire. Les dents latérales sont bien marquées, elles sont même plus épaisses et plus fortes que dans des Cyclades vivantes de même taille ; la postérieure est la plus longue: elle occupe presque toute la longueur du corselet; l’antérieure est petite , et la place qu’elle occupe sur la lame cardinale fait saillie à l’intérienr. Toute la surface extérieure est lisse; on y aperçoit quelquefois quelques stries d’accroissement. Longueur, quatre millimètres; largeur, cinq.
Mon cabinet.
GENRE XXil.
CYRÈNE. Cyrena.
Caractères genériques. Coquille arrondie, trigone , enflée ou ventrue, solide, inéquilatérale , épidermifère, à crochets écorchés; charnière ayant trois dents sur chaque valve ou deux sur l’une et trois sur l’autre. Les dents latérales presque toujours au nombre de deux, dont une souvent est rapprochée des cardinales ; ligament extérieur sur le côté le plus grand.
Testa rotundato-trigona , turgida aut ventricosa , inæquilatera, solida, corti- Cala ; nalbus erosis aut decorticatis , cardo dentibus tribus in uträque valv& aut duobus in ali&, tribus in alterd. Dentes laterales subbini : urico sæpè sub ano posito; ligamentum externum, latere majore insertum , -
Comme nous l'avons dit précédemment, M. Lamarckle premier sépara les Cyrènes des Cyclades de Bruguière ; il en prit les principales différences dans la disposition de la charnière , dans la forme générale, ainsi que dans une plus grande épaisseur du test. Ce genre fut également proposé par M. Mégerle en 1811, sous le nom de Corbicule ; il n’a point été adopté par les conchyliologues français. M. Cuvier n’a point admis ce démembrement que M. Férussac a conservé entièrement. M. de Blainville dans ces derniers temps (article Mollusque du Dict. des sciences naturelles ) a ramené le genre Cyclade à ce qu’en avait fait Bruguière, et il propose même d'y faire rentrer le genre Galathée qui nous semble cependant bien distinct des Cyrènes , quoiqu'il ait avec elles des rapports bien évidens.
Les Cyrènes habitant les fleuves ou les grands amas d’eau douce, ne se trouvent plus en Europe; elles y ont été détruites, avec beaucoup d’autres races de Mollusques ,par une cause que l’on a quelque raison de croire être un changement notable de température. Quelle que soit l'opinion que l’on ait à cet égard , il n’en est pas moins constant que ce genre y était autrefois très-abondamment répandu; il y vivait avec les Mélanopsides , les Paludines, les Mélanies, comme nos Cyclades et nos Mulettes vivent avec les Paludines et les Planorbes. Des couches entières sont composées presque uniquement de Cyrenes, de Mélanies et de Mélanopsides. D’autres fois, comme à Mayence, leur masse est formée de Cyrènes et de Paludines; car il. faut le dire, ces soi-disant J’érus de Mayence appartiennent sans aucun doute au genre qui nous occupe, et nous en avons la preuve. D'autres fois, et c'estle plus grand nombre de cas, elles sont mélangées avec les coquilles marines , soit du calcaire grossier proprement dit, comme à Houdan, ou avec celles du grès marin inférieur, comme à Beauchamp, et même du supérieur, comme à Assy-en-Mulitien, à Betz et probablement à Valmondois. Nous sommes surpris que des couches considérables dans les environs de Paris, qui contiennent une si grande quantité de ces coquillages, n'aient point attiré l'attention des géologues ou des conchyliologues qui s'occupent spécialement des terrains et des coquilles d’eau douce.