GENRE XXI
CYCLADE. Cyclas.
Caractères génériques. Coquille ovale , bombée, transverse, équivalve , à crochets protubérans ; dents cardinales tres-petites , quelquefois presque nulles : tantôt deux sur chaque valve, dont une pliée en deux; tantôt une seule pliée ou lobée sur une valve et deux sur l’autre, Dents latérales allongées transversalement, comprimées , lamelliformes ; ligament extérieur.
Testa ovato-globosa, transversa, æquivalois ; natum umbonibus tumidis. Cardo dentibus minimis, interdèm subnullis : modd duobus in utrâque va, uno complicato ; modd dente unico subcomplicato vel lobato in unicé valvd, et duobus in alteri. Dentes laterales transversim elongati, compressi, lamelliformes ; ligamentum exlernum.
Les auteurs qui ont précédé Linné et Linné lui-même ont confondu ce genre soit avec leurs Tellines, soit avec leurs Cames, soit avec ce qu'ils appelaient Pétoncles. Lister ne les distingue nullement des autres coquilles bivalves d’eau douce, Geoïtroy, dans sa Conchyliologie des environs de Paris, en leur donnant le nom de Cames, les a beaucoup mieux connus, on peut même dire que c’est là l’origine du genre , ou du moins que c'en est une bonne indication. Bruguière le premier l'établit d'une manière positive dans les planches de l'Encyclopédie; il y réunit toutes les coquilles fluviatiles qui ont de la ressemblance avecles Cyclades. Ce groupe très-naturel a été ensuite sous-divisé par M. Lamarck, qui a donné au nouveau genre qu'il en a extrait le nom de Cyrène. Toutes les coquilles épaisses qui ont deux ou trois dents cardinales sur chaque valve, et qui faisaient partie du genre Cyclade de Bruguière, rentrèrent dans celui-ci. Tous les auteurs modernes ont adopté cette division soit comme genre, soit comme sous-genre. M. de Blainville, dans son article Cyclade du Dictionnaire des Sciences naturelles, fait observer, d’après M. Férussac, qu'il existe des espèces qui servent à former le passage entre les deux genres, et d’après celail propose, toujours d’après M. Férussac, de diviser les Cyclades de Bruguière en deux sous-genres quisont: Corneo-Cyclas pour les Cyclades de M. Lamarck,et Cyano-Cyclas pour les Cyrènes du même au-teur. Dans les Tableaux systématiques de M. Férussac , publiés postérieurement à l’article que nous venons de citer, nous ne retrouvons plus cette division , l’auteur y ayant renoncé, à ce qu'il paraît, pour adopter les deux genres de M. Lamarck.
La Cyclade que nous avons trouvée dans le bassin de Paris, vient des marnes blanches qui sontentre la craie et les premiers dépôts de l’argile-plastique, à la montagne de Bernon, près Épernay. Elle est accompagnée de Paludines , de Phises, de Planorbes et de Gyrogonites entières.