‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 171 sur 426 · IL. LES CONQUES MARINES · texte numérisé non relu

IL. LES CONQUES MARINES

Point de dents latérales dans la plupart, rarement un drap marin recouvrant toute la coquille, sauf les crochets.

De tous les Conchifères dimyaires réguliers, la famille des Conques marines de M. Lamarck renferme les genres les plus beaux et les plus nombreux en espèces. Cette famille représente assez bien aujourd'hui le genre Vénus de Linné; ce genre, dans le Systema naturæ | présente un très-grand nombre d'espèces , à la détermination desquelles il est souvent très-diflicile de parvenir. M. Lamarck en le sous-divisant en plusieurs coupes génériques, quoiqu'’elles soient artificielles , a rendu cependant un très-grand service au conchyliologue, en l’aidant par Pindication de caractères faciles à saisir; c’est ainsi que le genre Cythérée, d’abord, par tagea les Vénus de Linné en deux groupes, et que le genre Cyprine, fort voisin des Cyrènes , en détacha encore quelques espèces qui ne pouvaient convenir ni aux Vénus ni aux Cythérées.

Quant aux Vénéricardes que M. Lamarck a placées à la fin des Conques, pour servir de passage aux Cardiacées, elles paraissent avoir plus de rapports avec cette dernière famille qu'avec les Conques; elles se confundent en effet avec les Cardites, au point qu’il est souvent difficile de décider la place de certaines coquilles ambiguës, flottantes, pour ainsi dire, entre ces deux genres. La disposition rayon— nante des côtes des Vénéricardes les place très-naturellement dans les Cardiacées dont le plus grand nombre des genres présentent également la même disposition.

Les genres Cyprine, Cythéree, Vénus et V’éréricarde constituent les Conques marines, et presque tous très-nombreux en espèces vivantes le sont aussi en espèces fossiles ; il n’est aucun d’eux que l’on ne trouve dans le bassin de Paris. N

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