‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 172 sur 426 · GENRE XXIII · texte numérisé non relu

GENRE XXIII

CYPRINE. Cyprina.

\ 2 7 . 2 . 2 . , = < Caractères génériques. Coquille équivalve et équilatérale, en cœur oblique, à crochets obliquement courbés. Trois dents cardinales inégales , rapprochées à

leur base, un peu divergentes supérieurement. Une dent latérale écartée de la OPA © , An, 2 » . "7 charnière, disposée sur le côté postérieur, quelquefois obsolète. Callosités nym-

phales grandes , arquées, terminées près des crochets par une fossette. Ligament extérieur s'enfoncant en partie sous les crochets.

Testa inæquivalvis, inæquilatera, obliquè cordata ; natibus oblique curvis. Cardo dentibus tribus inæqualibus , basi approximatis , supernè subdivaricatis. Dens lateralis à cardine remotus, in postico latere, interdum obsoletus. Call nymphales magni, arcuatt, propè nates lacuna ovata subterminati. Ligamentum exterrum partim sub natibus sæpè immersum. :

La seule coquille vivante de ce genre, connue par Linné, et qui depuis a servi de type au genre Cyprine , est celle qu’il a nommée V'enus Islandica; une seconde espèce vivante, que possède M. Defrance, a été décrite dans le tom. 5 des Animaux sans vertébres, pag. 558, par M. Lamarck; ce sont les seules qui soient connues jusqu'aujourd'hui à l’état frais; un plus grand nombre d'espèces se trouvent fossiles. L’itahe , l'Angleterre et le midi de la France en avaient offert sept à huit bien caractérisées; les environs de Paris semblaient en être dépourvus, mais en examinant de nouveau les espèces fossiles du genre Cythérée, nous y avons reconnu une belle Cyprine dans la Cytherea scutellaria, qui avait été placée dans les Cythérées avant la création du genre Cyprine et que personne n'avait songé depuis à rétablir dans sa véritable place. |

Les Cyprines, d’après l'opinion de M. Lamarck, peuvent servir de terme moyen entre les Cyrènes et les Cythérées; nous voyons en effet que la Cyprine‘d’Islande est pourvue, comme les Cyrènes, d’un épiderme d’un jaune verdâtre ou brunâtre , persistant; que des dents latérales la moins forte et la moins nécessaire estla seule qui ait disparu; que le ligament qui s'étend jusqu’au-dessous des crochets occupe la même place dans les Cÿrènes; enfin, que les Cyprines vivent à l'embouchure des fleuves, dans les eaux peu salées. Si nous les comparons aux Cythérées et aux Vénus, nous trouverons une forme analogue ; nous observerons dans la forme et la position des dents cardinales des points de ressemblance bien évidens , mais aussi des dissemblances faciles à saisir, en comparant les caractères assignés à chaque genre. Ce qui les distingue le mieux , outre la dent latérale, c'est la fossette placée sous le crochet et qui termine les nymphes.

1. CYPRINE SCUTELLAIRE. Cyprina scutellaria. Nob. POXX he M2 ES ANT C. testd suborbiculat, obliqua, solid, subdepressé ; strüs transversis trregularibus distentibus ; dente lateral magno ; foveolé rymphali mirimd.

Crtherea scutellaria, Lamk., Ann. du Mus., tom. 7, pag. 133, n° 1. Def., Dict. des Sc. nat., tom. r2, pag. 421.

Cyprina scutellaria, Nob., Dict. class. d’hist. nat., tom. 5, pag. 28. Cytherea scutellaria, Lamk., Anim. sans vert, tom. 5, pag. 581, n° 3. Localités : Bracheux et Abbecourt près Beauvais.

Grande coquille qui est d'un volume presque aussi considérable que celui de la Cyprine d'Islande, et qui à beaucoup d'analogie avec elle, au point qu'il sera possible , lorsqu'on aura pu étudier un assez grand nombre d'individus, de la réunir à cette espèce comme une variété; mais la rareté de ces coquilles et leur extrême fragilité est une grande difficulté à vaincre pour arriver à leur comparaison exacte et entière. La Cyprine scutellaire est ovale, suborbiculaire; les crochets sont grands, obliques, saillans, en cœur , lorsque les valves sont réunies. La coquille est moins épaisse que celle de la Cyprine scutellaire, elle est toute lisse sur les cro— chets; des stries d’accroissement peu régulières se multiplient vers le bord inférieur ; sous le crochet on trouve la fossette nymphale qui est fort petite, comparativement à la grandeur de l'espèce; la lame cardinale est large et sinueuse dans son milieu ; elle porte trois dents cardinales dont la moyenne est la plus grande; la nympbhe est grande et saillante, elle aboutit postérieurement à une côte arrondie quise prolonge sous le bord postérieur, jusqu’à la dent latérale qui est très-distante des cardinales; elle est fort grande et constante dans l'espèce ; derrière elle, se voit une cavité en gouttière, une fossette qui recoit la dent de l’autre valve; les impressions musculaires sont grandes, bien séparées; l'impression abdominale n’est point échanerée postérieurement, et en cela elle ressemble à la Cyprine scutellaire, mais elle diffère par cecaractère de plusieurs autres espèces qui ont celte échancrure très-profonde. Longueur , quatre-vingts millin. ; largeur, quatre-vingt-quinze.

Mon cabinet.

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