TOME
150 DESCRIPTION la plus grande facilité; elle est presque aussi longue que large, fort oblique, en cœur; les deux crochets se dirigent l’un vers l’autre sans se toucher; ils sont grands et saillans ; la surface extérieure est couverte de vingt-cinq à trente côtes longitudinales, rayonnantes, aiguës vers le crochet et s'aplatissant insensiblement jusque vers le bord, où elles disparaissent presque entièrement dans les individus adultes, où elles sont remplacées par des stries transversales très-multipliées, irrégulières , qui marquent les accroissemens de la coquille. La lunule est plus large que haute; elle est très-enfoncée et séparée par un sillon trés-profond ; la lame cardinale est large, solide, épaisse; elle porte, surla valve droite, deux dents très-obliques, dont la postérieure se confond en partie avec les nymphes ; sur la valve gauche, la dent antérieure est plus courte, et la postérieure entièrement séparée de la nymphe. Ces dents cardinales sont striées latéralement , les impressions musculaires sont grandes et quelquefois assez profondes; au-dessus de l’antérieure, on en remarque une troisième petite, à l'origine du bord antérieur de la lame cardinale. Le bord est fortement crénelé. Longueur, neuf centimètres ; largeur dix.
La variété ne différe pas essentiellement, si ce n’est pour la taille; elle semble être la miniature des grands individus; elle a aussi quelques côtes de plus ; elle est
longue de vingt-cinq millimètres et large de trente. Elle se trouve particulièrement à Pierrefond et dans les environs de Soissons.
2. VÉNÉRICARDE PÉTONCULAIRE. Venericardia petuncularis. Lamk.
PLIXXV, Mig. 1, 2°
W. Testé orbiculari, magnd, subæquilaterd ; costis latis, depressis, obtusis, lateralibus, muricatis.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 7, pag. 58, n. 6.
Tbid., Anim. sans vert., tom. 5, pag. 610, n. 2.
Vénus de l'Oise. Cambry, Description du département de l'Oise, pl. 7 fig. 1.
Localités : Bracheux , Noailles.
Voici la plus bande espèce connue dans le genre : elle a l'aspect d'un trèsgrand Pétoncle ; ce est presque équilatérale, orbiculaire, aussi longue que large, présentant sur la face extérieure vingt-quatre à vingt-six côtes peu saillantes, obtuses, légèrement convexes, plus aplaties vers le bord que sur les crochets; antérieurement , ces côtes sont imbriquées ou muriquées et elles sont doubles , c'est-à-dire qu'il semble qu'on en ait posé une plus petite au milieu d’une plus grande ; les postérieures sont également imbriquées, mais il n’y en a que deux
ou trois. Le crochet est petit, courhé, incliné vers la lunule; celle-ci est étroite, mais excessivement profonde; la lame cardinale est tres-large, trés-épaisse ; elle porte sur la valve droite deux tres-grosses dents obliques et un rudiment d’une troisième, qui se confond avec la nympbhe, qui ellemême est tres-grande et très-arquée: sur la valve gauche, les deux dents sont un peu plus étroites; les impressions musculaires sont très-grandes; on remarque la troisième impression , comme dans l'espèce précédente, à l’origine de la lame cardinale. Le bord présente autant de larges crénelures qu'il y a de côtes à la surface. Longueur, dix centimetres; largeur, dix et demi.
Mon cabinet.
3. VÉNÉRICARDE A CÔTES NOMBREUSES. ’enericardia multicostata. Lamk.
PL XX VI, fig. 1, 2:
V. testa subrotund&, crassd, obliquatd, multicostatd; costis nodulosis, numerosis, anterioribus duplicatis, alteris simplicibus ; umbonibus MASNUS ; obliquis, recurvis; cardine bidentato; marginibus crenatis.
Lamk., Ann. du Mus., tom 7, pag. 55, n. 2.
Localités : Bracheux, Abbecourt, Noailles pres Beauvais.
D'apres ce que dit M. Lamarck de cette espèce, il semblerait qu’elle a beaucoup d’analogie avec la Vénéricarde à côtes plates. Cependant elle en offre davantage avec l'espèce précédente, dont elle a presque la forme ; mais elle a plus d'obliquité, elle est plus cordiforme et plus enflée; ses côtes sont d'ailleurs bien plus nombreuses : nous en comptons de vingtsept à vingt-neuf, lorsque l’autre n’en a jamais que vingt-deux ou vingttrois. Ces côtes sont serrées, étroites, profondément séparées par un sillon; antérieurement elles sont plus larges, comme écrasées et divisées en deux ou trois par une ou deux stries peu profondes. Dans Îles individus bien conservés, et surtout dans ceux qui se trouvent à Abbecourt et à Noailles, toutes les côtes sont fortement tuberculeuses; dans quelques-unes, ces tubercules sont presque squamiformes. La lunule est petite, profondément cachée sous les crochets; ceux-ci sont grands, obliques, cordiformes; la charnière, comme dans l'espèce précédente, se compose de deux dents cardinales très-fortes, obliques sur chaque valve, supportées par une lame cardinale large et épaisse; le bord.des valves présente autant de crénelures qu'il y a de côtes en dehors; les impressions musculaires sont bien marquées; l’antérieure est plus grande que la postérieure. Cette coquille, assez