‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 237 sur 426 · CYPRICARDE CARINÉE. Cypricardia carinata. Nob · texte numérisé non relu

CYPRICARDE CARINÉE. Cypricardia carinata. Nob

PI. XXXI, fig. 1, 2.

C. testä ovato-obligud, turgitd, cordiformi, posticè oblique truncatd , angulat&, eleganter striatä; stris tenuibus transversis, regularibus; cardine bidentato, altero tridentato, laterali magno.

Nob., Encyclop. méthod., Loc. cit., n. 6.

Localité : Chaumont, C. G.

Coquille ovale, oblongue, transverse, tres-oblique, très-inéquilatérale, cordiforme , enflée, à crochets saillans et inclinés obliquement sur un enfoncement lunulaire peu marqué ; le côté antérieur est très-court, plus étroit et plus déprimé que le postérieur : ce côté est indiqué par un angle cariniforme qui, partant du côté postérieur du crochet, gagne l’angle inférieur et postérieur de la coquille. Ce côté postérieur est aplati, subtronqué , et il estséparé du corselet par une seconde carène, plus courte que la premiere. Toute la surface extérieure est siriée transversalement; les stries sont réguliéres, quelquefois aplaties, le plus souvent convexes. Le bord cardinal est arqué dans sa longueur; il présente sur la valve gauche trois dents: une postérieure, la plus longue et la plus mince, suit la direction de la nymphe; une médiane un peu divergente à la premiére, mais suivant la même direction; enfin, une troisième, antérieure , qui suit la direction de ce bord et se trouve placée à angle droit avec la seconde; sur la valve droite, une dent postérieure oblique, profondément bifide, et une dent antérieure sur le bord : sur l’une et l’autre valve, la dent latérale, placée à l'extrémité de la nymphe, est fort grande et per-

siste à tous les âges. Les bords sont simples, tranchans et minces; l’antérieur et l’inférieur sont arrondis dans leur contour; le postérieur est droit et forme un angle ouvert avec le bord cardinal.

Les plus grands individus de cette espèce rare ont trente-six millimètres de long et quarante de large.

GENRE XXX. — ISOCARDE. Zsocardia.

Caractères génériques. Coquille équivalve, cordiforme, ventrue, à crochets grands, écartés, roulés en spirale antérieurement. Deux dents cardinales aplaties, intrantes, dont une se courbe et s'enfonce sous le crochet; une dent latérale alongée, située sous le corselet. Ligament extérieur fourchu au côté antérieur.

Testa æquivalvis, cordata, ventricosa ; natibus distantibus , secundis, divaricatis , involutis ; dentes cardinales duo , compressi , intrantes : uno sub nate recurvo; dens lateralis elongatus, infrà vulvam. Ligamentum externum antice furcatum.

Il faut chercher les premieres indications et les premières figures de l'espèce d'Isocarde qui fut long-temps la seule connue, dans les auteurs italiens, qui purent la trouver facilement, puisqu'elle est commune dans certains parages des mers d'Italie. C’est aussi dans les auteurs qui écrivirent les premiers sur les fossiles du même pays que l’on trouve mentionnée la même espèce à l’état fossile. Aldrovande, dans son Museum metallicum , en donna la premiere figure , qu'Imperato rendit un peu plus tard dans son Histoire naturelle. Vinrent ensuite celles de Buonani, de Gualtierri, etc. Cette seule espèce que connut Linné fut confondue avec ses Cames et ensuite mise par Bruguière au nombre des Cardites.

Le mot Isocarde n’était pas nouveau dans la nomenclature , lorsque Eamarck le donna au genre qu'il fit pour la coquille dont nous venons de parler. Déja Klein, dans sa Méthode de conchyliologie, avait établi un genre /socardia pour toutes les coquilles cordiformes; aussi on en trouve appartenant à un grand nombre de genres, de sorte qu'il y aurait une véritable injustice d'attribuer à cet auteur, dont les ouvrages de conchyliologie sont si médiocres, le mérite du genre Isocarde; il n’a en réalité que celui de la création du nom générique, que Lamarck appliqua spécialement au genre qui nous occupe. Depuis qu'il fut convenablement

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