‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 309 sur 426 · Mop1oLe Papyracée. Modiola papyracea. Nob · texte numérisé non relu

Mop1oLe Papyracée. Modiola papyracea. Nob

PI. XLI, fig. 9, 10, 11.

M. testd ovato-transversa, obliquissimd , anticè obtusdä, posticé attenuat , superné subangulatd, inflaid, convexd, lævigatd, tenuissimd, fragilissimé ; umbonibus minimis, inflatis, prominentibus.

Nob., Mém. sur les foss. de Valmondois. (Voy. Mém. de la Soc. d’hist. nat. de Paris, tom.a, pag. 257, n.,2, pl:15, fig. 16, @:10)

Localité : re G. M.S.

Cette espèce est perforante comme les précédentes; elle tient un peu par ses caractères à la Modiole lithophage; mais plus encore aux deux espèces qui précèdent; elle esi ovale-oblongue, transverse, oblique, subcylindracée, un peu aiténuée à ses extrémités; elle est très-gonflée, tres-convexe, extrêmement mince, et par suite d'une fragilité excessive; elle est plus étroite à ses extrémités qu'à sa partie moyenne ; l'extrémité postérieure surtout est la plus atténuée. Le côté antérieur est fort court; il est obtus et dominé par un petit crochet un peu gonflé et contourné en avant tres-obliquement. Ce crochet fait peu de saillie en dehors du bord cardinal : ce bord est peu arqué ; il s'incline obliquement sur l'axe transverse de la coquille, ce qui rend saillante son extrémité postérieure, qui forme un angle par sa jonction avec l'extrémité du bord postérieur. Le bord inférieur est

presque droit ou légèrement courbé en dehors. La surface interne est tout-

à-fait lisse; sur l'extérieur on voit des stries irrégulières d’accroissement.

Nous avions d’abord trouvé un seul individu de cette espèce; depuis nous en avons recueilli de beaucoup plus grands contenus dans un polypier fossile. Nous n'avons pu en conserver que quelques valves assez entières : la plus grande a dix-huit millimètres de longueur et neuf de large.

Mon cabinet.

GENRE XXXVH.

MO U LE. Mytilus.

Caractères génériques. Coquille longitudinale , équivalve , régulière, pointue : à son extrémité antérieure, se “Éadut par un byssus. Les crochets presque droits, terminaux, pointus. Charniére latérale, le plus souvent édentée. Ligament Reno subintérieur. Une impression musculaire ‘alongée, en massue, sublatérale.

Testa longitudinalis, æquivalvis, anticè acuta, bysso affixa. Nates acutæ, subrectæ, terminales. Cardo lateralis, in plurimis edentulus. Ligamentum marginale, subinternum. Impressio muscularis elongata, clavata, sublateralis.

On pourrait facilement attribuer à Rondelet la création du genre Moule, tel que les conchyliologues le limitent aujourd'hui. Il n’a fait à son égard aucune des confusions dans lesquelles sont tombés des auteurs plus modernes que lui. On trouve en effet dans l'ouvrage très-remarquable pour l'époque où il fut publié, l'Histoire des poissons, la description de deux espèces de Moules, qu'il ne confondit ni avec les Pinnes ni avec les Moules d’eau douce ou autres coquillages analogues.

Le compilateur Gesner ne fit que copier Rondelet, sans presque rien ajouter sur les Moules. La confusion se montra dans l'ouvrage d’Aldrovande, . autre compilateur d'une immense érudition. Sous le nom de Mytilus, il rassembla non-seulement ce que Rondelet avait nommé ainsi, mais encore les Musculi de Matthioli, qui sont des Arches, et d’autres espèces de Moules, et de plus ce qu’il nomme Wituli, c’est-à-dire des Moules d’eau douce ou Mulettes. Cette confusion ne fut que trop imitée, et quoique Lister l'ait en parüe évitée, il ne l'a pas moins commise en conservant le nom du Musculus aux coquilles d’eau douce et aux Moules véritables. Mais il faut ajouter que cet auteur si judicieux sépara considérablement les Moules marines de

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