SPONDYLE RAPE. Spondylus radula. Lamk
PI. XLVI, fig. 1, 2, 3, 4, 5.
S. testd planiusculd, obliquè rotundatä, breviauritd; sulcis longitudinalibus, tenuibus, numerosissimis, inæqualibus, squamoso-asperis, aliis minoribus, interstitialibus, submuticis.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 8, pag. 351, n. 1, et tom. 14, pl. 25, fig. 5. Jbid., Anim. sans vert., tom. 6, pag. 194, n. 3. Def, Dict. des sciences nat., tom. 5o, pag. 326.
Localités : Grignon, Courtagnon, Mouchy, C. G., Valognes, Castel-Gomberto ?
Ce Spondyle était le seul connu, il y a quelques années, aux environs de Paris; il est facile de le distinguer des autres espèces fossiles. Il est arrondi ou un peu ovalaire, quelquefois légèrement oblique. La valve inférieure se termine supérieurement par un talon triangulaire divisé en deux partes égales par le sillon du ligament. Les oreillettes, fort courtes, sont placées de chaque côté du talon: elles sont lisses; en dessous cette valve offre une surface irrégulière, plus ou moins étendue, par laquelle elle était adhérente aux corps sous-marins; elle est suivie de lames concentriques trèsminces, redressées, au moyen desquelles la solidité de l’adhérence était augmentée. Sur les points de la valve qui sont restés libres on observe des stries nombreuses peu régulières, un peu tuberculeuses, irrégulièrement épineuses, surtout vers les bords. La valve supérieure est peu convexe; son crochet est petit et peu saillant : au-dessus du bord cardinal il donne naissance à une multitude de stries rayonnantes, qui sont de plusieurs sortes : les premieres, les plus grosses, sont au nombre de quinze à vingt; elles sont arrondies, étroites, plus saillantes que les autres et chargées dans toute leur longueur d’écailles spiniformes, subimbriquées. Entre chacune de ces petites côtes se trouvent huit à neuf stries plus fines et inégales: les plus grosses, entre lesquelles sont une ou deux stries très-fines, sont couvertes de petites écailles relevées, tres-rapprochées les unes des autres. Les écailles des stries les plus fines sont encore plus nombreuses; mais comme elles sont obtuses, elles paraissent autant de petits tubercules. La disposition toute particulière des différentes stries dont cette coquille est ornée, la rend facile à distinguer des espèces qui l’avoisinent le plus. Les dents cardinales de la valve inférieure sont étroites, comme pincées, saillantes
et recourbées en crochet. Celles de la valve supérieure sont plus aplaties et à base plus large. Sur cette valve la fossette du ligament est largement ouverte, comme dans les Peignes. Les oreillettes sont mieux marquées que dans la valve inférieure ; les stries qui les couvrent sont presque égales et couvertes de petites écailles nombreuses et redressées. Les bords des valves sont finement crénelés dans toute leur étendue.
Cette coquille, assez rare aux environs de Paris, est longue de çinquante millimètres et large de quarante-quatre à quarante-huit.
Mon cabinet.