‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 370 sur 426 · HuîTRE LONG-BEc. Ostrea longirostris. Lamk · texte numérisé non relu

HuîTRE LONG-BEc. Ostrea longirostris. Lamk

PI. LIV, fig. 7, 8. PI. LX, fig. 1, 2,3. PL. LXI, fig. 8, 0. PI. LXII, fig. 4, 5. PI. LXIIT, fig. 1.

©. testd diversiformi, ovato-rotundatä, vel elongato-irregulari, foliaced, incrassatd; valv& superiore minore, strüs lamellosis, transversis instructd ; valvd inferiore profundd ; umbone prælongo , canaliculato , irregulariter contorto, acuto, trigono , tenue striato, vel sulcato; Jossula marginatd utroque latere.

Var. a.) Nob. Testä rotundatd ; umbone lateraliter vel subtüs inflexo.

Ostrea pseudo-chama, Lamk., Ann. du Mus., tom. 8, pag. 161, n. 6, et tom. 14, pl. 22, fig. 1, a, b, mala. Def., Dict. des sciences nat.

Var. b.) Nob. Testä ovato-oblongdä; umbone mediocri, trigono.

Var. c.) Nob. Testé elongatä, crassissimd; umbone longissimo, contorto . acuto.

Ostrea longirostris, Lamk., loc. cit., n. 9, et tom. 14, pl. 21, fig. o.

Idem, Anim. sans vert., tom. 6, pag. 217, n. 17. :

Var. d.) Nob. Testé A crassissimä ; umbone longissimo ; fossulä ligamenti profundiore.

Ostrea canalis, Lamk., Ann. du Mus., Loc. cit., n. 10.

Idem, Anim. sans vert., tom. 6, pag. 217, n. 18.

Idem, Def., Dict. des sciences nat., art. Auïtre.

Ostrea l’ersaliensis, Def., loc. cit.

Localités : Montmartre, Seaux, Longjumeau, T. M.S.

Nous réunissons, sous cette dénomination d'ostrea longirostris, trois des

espèces de Lamarck. Pour justifier cette réunion, nous ferons voir que des caractères constans persistent dans tous les individus, lorsque leur forme est extrêmement variable; et comme les especes de Lamarck ont été faites d'apres la forme seule, nous nous croyons autorisé à les supprimer, puisqu'il est reconnu et démontré que dans le genre Huître les formes ne sont point des caractères spécifiques. Nous retrouvons dans cette espèce une série de variétés très-comparable à celle que nous avons fait remarquer dans l'Huître changeante.

L’Huître long-bec est généralement ovale-alongée, grande, épaisse, terminée par un crochet plus ou moins long, tantôt droit, tantôt contourné. À l'extérieur les valves sont foliacées, rugueuses. L’inférieure, fixée par une assez large surface, est fort épaisse, et composée d’un grand nombre de feuillets séparés entre eux et faciles à briser. La surface cardinale du talon est plus ou moins alongée, ordinairement assez étroite à la base, où elle est profondément sinueuse. Cette surface est striée, et quelquefois profondément sillonnée en travers; elle est nettement circonscrite de chaque côté par un sillon peu profond. Une gouttière large et assez profonde occupe le milieu de la surface cardinale. Cette gouttière est accompagnée latéralement de deux bourrelets aplatis, semblables à desrubans. Le bord cardinal ne laisse au-dessous de lui aucune cavité; il est obtus, profondément sinueux. La valve supérieure est plus petite que l’inférieure. Son crochet est beaucoup plus court; il est très-aplati à la face interne; et il diffère d’une manière très-notable de celui de la valve inférieure. Sa surface est également partagée en trois parties, mais disposées précisément à l'inverse de ce qui existe dans l’autre valve; c’est-à-dire, que la partie moyenne est occupée par un bourrelet aplati, large, qui correspond à la goutüère de la valve inférieure; et de chaque côté de lui se trouve une gouttière à peine creusée, qui reçoit le bourrelet de l’autre valve. La face interne des valves est lisse, peu profonde comparativement à lépaisseur de la coquille; elle présente, vers le tiers inférieur de sa longueur et sur le côté postérieur, une impression musculaire petite, semilunaire, ordinairement superficielle, devenant quelquefois un peu profonde de les vieux individus. Le bord des valves est épaissi, si ce n'est à leur partie inférieure, où il reste mince; il est simple et reste constamment sans crénelures.

Quelles que soient les modifications de forme que cette coquille éprouve, on retrouvera toujours les caractères que nous venons de signaler. Ces modifications se présentent, comme dans beaucoup d'espèces, sous trois

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ou quatre variétés principales, qui, dans une grande série d'individus, sont réunies par une multitude de nuances. Dans notre première variété nous avons rassemblé des individus qui, n'ayant pas atteint tout leur développement, présentent avec assez de constance une forme arrondie ou subovalaire; ce qui les distingue éminemment, c’est que le crochet, fortement contourné sur le côté, tourne en spirale, comme dans les Cames ou les Gryphées. Il arrive quelquefois que ce crochet se renverse fortement en dessous, comme cela a lieu aussi dans l’'Huiître changeante. L’Ostrea pseudo-chama de Lamarck n’est autre chose que cette première variété.

Les individus que l’on trouve le plus fréquemment à Montmartre, qui sont ovalaires, ont le crochet assez court, peu contourné, constituent notre variété (b). Dans la variété (c) nous réunissons les individus alongés, trèsépais, dont le crochet tres-long et tres-pointu est flexueux ou légèrement contourné. La gouttière cardinale est souvent plus profonde: ces individus sont le type de l’Ostrea longirostris de Lamarck; enfin, notre quatrième variété est formée des individus longs et étroits, à crochet droit, très-long, à cavité courte, à test médiocrement épais. Le canal cardinal est en général plus profond et plus large à la base. Lamarck a fait de cette variété son Ostrea canalis.

Les individus les plus grands que nous ayons vus, ont plus de quinze centimètres de longueur, et soixante à soixante-dix millimètres de largeur; mais les proportions varient considérablement selon les variétés.

Mon cabinet, et celui de M. Defrance pour les individus de Seaux qui ont servi aux descriptions de Lamarck.

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