HuIÎTRE SPATULÉE. Ostrea spatulata. Lamk
PI. LXII, fig. 6, 7, 8, o.
©. testä ovato-oblong&, supernè acutd, infernè obtusd, rotundat@, spathulatä; valvd inferiore foliaced , incrassatä, irregulariter gibbosd; valva superiore pland, utrinque inflexd, strüs tenuibus, divaricatis, irregularibus instructd; umbonibus trigonis, elongatis, canaliculatis.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 8, pag. 163, n. 15; et tom. 14, pl. 22, fig. 4, a, b.
Def., Dict. des sciences nat., loc. cit.
Localités : Seaux près Paris, Pontchartrain.
Il est à présumer que cette coquille est encore une variété de l’Ostrea longirostris. Lamarck l’a séparée d’après la forme seulement. Ce motif n’est pas celui qui nous détermine à la conserver; ce qui nous y engage, c'est
que sa valve supérieure est chargée de stries longitudinales très-fines et divergentes. Nous avons l'opinion que ce n’est qu'une variété de l’'Huître à long bec, parce qu’elle en présente identiquement tous les caractères, si ce n'est celui des stries; que nous n’y avons point encore observé. Il faut noter qu'il n'existe qu'un seul individu authentique de cette espèce; celui que nous citons de Pontchartrain présentant seulement quelques lambeaux de stries non continues. La description que nous avons donnée de l’Ostrea longirostris, convient en tout point à celle-ci, en tenant compte cependant d’une légere différence de forme, qui consiste en ce que le talon est infléchi inférieurement, tandis que le bord inférieur se relève assez fortement. Ces inflexions donnent à la valve supérieure la forme d’une s italique dans sa coupe longitudinale.
Longueur, soixante-cinq millimètres; largeur, quarante-quatre.
Cabinet de M. Defrance et le mien.
. HuiîTrEe Des Grès. Ostrea arenaria. Nob.
PI LXIV, ie. 9; 10, 11.
©. testd rotundatdà , aliquandd ovato-oblongä, irregulari, tenui, foliaced; valvd inferiore profundd, cucullatä; umbone brevi, supernè terminatd; valvd superiore pland, operculiformi, foliaced; fossuld cardinali angust4ä, super- Jiciali; impressione musculari magnd, ovatd, subtransversd.
Localités : Beauchamp, Pierrelay, Pontoise, G. M.S., Creil.
Nous n'avons encore rencontré cette coquille que dans les localités que nous venons de mentionner; elle est trés-variable, irrégulière; cependant les individus que l’on rencontre le plus fréquemment sont ovales-arrondis, terminés supérieurement par un crochet un peu alongé et obtus. Les valves sont minces, fragiles, irrégulièrement foliacées à l'extérieur. La valve inférieure, adhérente par une surface plus ou moins étendue, est d'autant plus Dante que cette surface est plus petite. Le contraire a lieu lorsque la surface d’adhérence est plus étendue. La cavité de la valve inférieure se prolonge à l'intérieur du crochet; celui-ci est étroit, sa surface cardinale est fort petite, triangulaire, creusée d’une petite gouttière médiane superficielle. La valve supérieure est plane, pette, operculiforme. Son crochet est très-court, et ne présente qu'une surface triangulaire aplatie. À l'intérieur les valves sont lisses, subnacrées, souvent rougeätres; on y trouve vers le milieu une grande impression musculaire superficielle, ovale semilunaire et subtransverse. Les bords sont minces, tranchans, finement crénelés vers la charnière, simples dans tout le reste de leur étendue.
Cette coquille reste toujours petite; les plus grands individus que nous ayons vus sont longs de trente millimètres, et larges de vingt-deux.
Une petite variété, remarquable par son irrégularité, nous a été communiquée par M. Grave : elle vient de Creil, département de l'Oise.