‹ Description des Dascillides du Bassin du LémanChapitre 20 sur 42 · C. coarctatus, Payk · texte numérisé non relu

C. coarctatus, Payk

(PL III, fig. 4, cf, 9, $.)

(cf)- Cyphon coarctatus, Paykull, Faun. suec.,t. II, p. 120, 3.— Redtenbacher, Faun. austr. 2e édit, p. 518, 2. - De Kiesenwetter, Ins. Deutsehl., t. IV, liv. 3, p. 410. 1. — Mulsant et Rey, Coléopt. de France, Brévicolles, p. 65, 1. — Cyphon griseus , Fabricius, Syst. El., t. 1, p. 502. — Elodes coarctata , Guérin, Spec. et Icon., liv. III, n° 9, p. 6, 6; fig. 10, 11. ($)• Cyphon fuscicornis , Thomson, Ofvers. of K. Vet. Acad. Forh. 1855, p. 320, 8. — De Kiesenwetter, Ins. Deutsehl., t. IV, liv. 3, p. 411, 3. Mulsant et Rey, Coléoptères de France, Brévicolles, p. 70, 3.

ji. Convexe en dessus. Elytres à ponctuation régulière aussi forte sur la région scutellaire qu’entre les vestiges de côtes.

Long. 2mm 1 /2 — 3mm. Larg. lmm

Ç. Déprimée en dessus. Elytres à ponctuation beaucoup plus fine et plus serrée sur la région scutellaire qu’entre les vestiges de côtes.

Long. 2mm '/2 — 3mm. Larg. ln,m'/2— lmm3/4.

J1 9. Ovalaire, d’un brun plus ou moins testacé en dessus, tête rougeâtre aveclevertexplusou moins brunâtre; dessous du corps

LES DASCILLIDES.

noirâtre. Couvert en dessus d’une pubescence d’un gris jaunâtre, fine, couchée, peu serrée. Tête mate, finement, très-densément et subgranuleusement ponctuée, finement et densément pubescente ; bouche testacée. Antennes brunâtres, avec les deux ou trois premiers articles, quelquefois même leur plus grande partie rougeâtre ; troisième article plus mince, mais très-peu moins long que le second. Pronotum deux fois et demie aussi large qu’il n’est long, finement et densément pointillé, ponctuation plus forte et subgranuleuse sur les bords latéraux, surtout dans la faible dépression qui se trouve derrière les angles antérieurs; bord antérieur échancré de chaque côté, largement arrondi dans son milieu, bord postérieur finement rebordé, sinué de chaque côté, lobe médian largement arrondi; bords latéraux déclives, finement rebordés, angles antérieurs obtus, les postérieurs arrondis. Elvtres à épaules un peu arrondies, formant avec le pronotum un angle rentrant trèsouvert, peu sensible ; chez le mâle elles sont assez fortement et densément ponctuées sur toute leur surface, un peu plus faiblement cependant à leur extrémité1 ; chez la femelle elles sont trèsfinement et très-densément ponctuées sur la région scutellaire, plus fortement, plus grossièrement sur le reste de leur surface où la ponctuation est pareille à celle des élytres du mâle. Dessous du corps brunâtre, finement pubescent ; pattes plus claires, couvertes d’une pubescence courte et fine.

Cette espèce n’est pas très-répandue dans nos environs. Peney, Meyrin, la London, Crevin, etc., au bord des étangs, des marais et des prairies humides. Elle se trouve dans presque toute la France, l’Allemagne, l’Italie, la Dalmatie, etc.

Observations. Les espèces que je réunis aujourd’hui comme les deux sexes du C. coarctatus , Payk. ont au premier coup d’œil une dissemblance frappante ; cependant si on les étudie avec soin, on remarque que les seules différences consistent en une forme un peu plus déprimée chez la femelle et une ponctuation de la région scutellaire plus fine, tandis que la plus grande partie de la ponctuation des élytres et celle de la tête sont pareilles dans les deux sexes, que le troisième article des antennes est de même longueur, etc. M.

1 J’expliquerai une fois pour toutes, que chez toutes les espèces de ce genre, la ponctuation des élytres s’affaiblit postérieurement.

LES DASCILLIDES.

de Kiesenwetter 1 vient déjà de réunir ces deux espèces et a trouvé les deux sexes en copulation. La variété b du C. fuscicornis, Thomson, que signalent MM. Mulsant et Rey n’appartient probablement pas à cette espèce, mais est sans doute la femelle du C. nitidulus , Thorns., qui a été décrite par cet auteur sous le nom de C. pallidiventris et probablement sur des exemplaires un peu immatures.

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