C. ruficeps, Tourn
(PL III, fig. 6.)
Long. 2mm '/A. Long. lmm '/2.
Convexe en dessus; élytres à ponctuation assez régulière, presque aussi forte sur la région scutellaire qu’entre les vestiges de côtes. Ovalaire ; tête, antennes, pronotuûi et dessous du corps d’un testacé rougeâtre vif, élytres d’un testacé brunâtre ; couvert en dessus d’une pubescence d’un gris cendré, courte, couchée, trèsserrée. Tête brillante, tînement et très-obsolètement pointillée, marquée entre les yeux de deux faibles impressions punctiformes; antennes entièrement d’un testacé clair, troisième article passablement plus grêle et presque d’un quart plus court que le second. Pronotum transverse, seulement deux fois plus large que long; son bord antérieur faiblement échancré de chaque côté, largement arrondi dans son milieu; bord postérieur sinué de chaque côté, à lobe médian large, très-faiblement rebordé; côtés latéraux déclives, rebordés, offrant une petite dépression au-dessus des angles antérieurs derrière l’échancrure de ce même bord ; angles antérieurs très-obtus; postérieurs largement arrondis et formant ainsi avec les élytres un angle ouvert bien marqué ; surface lisse, brillante, sans ponctuation apparente, même sur les dépressions latérales. Elytres à épaules assez saillantes, subparallèles jusqu’au delà de leur milieu, densément ponctuées; leur ponctuation forte, très-serrée sur les régions scutellaire et suturale, un peu plus forte et un peu moins serrée entre les vestiges de côtes et sur les côtés latéraux ; sur ces parties les points sont net-
1 De Kiesenwetter, Berliner Entomol. Zeitschrift, 1867, p. 407.
LES DA.SCILLIDES.
tement séparés les uns des autres. Dessous du corps et pattes d’un testacé rougeâtre brillant, à pubescence très-fine, très-courte.
J’ai récolté deux exemplaires de cette espèce à Peney, dans le mois de juin, en battant des haies qui n’avaient autour d’elles aucun lieu humide. Ces insectes ont sans doute des mœurs moins hygrophiles que les autres espèces du genre.
Observations. Cette espèce se distingue facilement de la précédente par la ponctuation de sa tête, la longueur relative du troisième article des antennes, etc. Les deux exemplaires que je possède sont deux mâles ; la femelle m’est inconnue et a sans doute comme celle du C. coarctatus , Pavk. les élvtres. plus finement et plus densément ponctuées sur la région scutellaire.