‹ Description des Dascillides du Bassin du LémanChapitre 39 sur 42 · C- pallidulus, Bohem · texte numérisé non relu

C- pallidulus, Bohem

(PI. IV, fig. 8.)

Cyphon pallidulus, Boheman, K. Yetensk. Acad. Handl., 1849, p. 212. — Thomson, Oefvers. af K. Yet. Acad. Forh., 1855, p. 821, 11. — De Kiesenwetter, Ins. Deutschl., t. IY, liv. 3, p. 414, 6. — Mulsant et Rey, Coléopt. de France, Brévicolles, p. 77, 6.

Long. lmm 7/s— 2mm. Larg. lmm— lmm ’/e

Ovalaire, peu convexe, faiblement déprimé en dessus derrière le scutellum; troisième article des antennes sensiblement plus long que le second ; élytres sans traces de côtes longitudinales. Entièrement d’un jaune ochracé brillant. Tête assez convexe, brillante, finement et obsolètement pointillée. Pronotum transverse, deux fois plus large qu'il n’est long dans son milieu, obsolètement et éparsement ponctué sur son disque, à peine plus fortement et plus densément sur ses côtés latéraux qui sont déclives, faiblement rebordés, faiblement arrondis; angles antérieurs obtus, postérieurs à peine obtus ; bord antérieur sensiblement bisinué, trèsvisiblement rebordé, à lobe médian largement arrondi. Scutellum très-obsolètement pointillé. Elytres à épaules un peu arrondies, formant cependant avec le pronotum un angle rentrant sensible ; faiblement parallèles sur les côtés latéraux, légèrement impressionnées longitudinalement derrière le scutellum le long de la

suture ; fortement, grossièrement et assez densément ponctuées, finement et peu densément pubescentes, la pubescence paraissant un peu plus courte et plus couchée que chez l’espèce précédente. Dessous du corps très-finement pubescent ; métasternum et ses épisternums assez fortement mais peu densément ponctués ; abdomen densément pointillé. Pattes finement pubescentes.

Cette espèce paraît très-rare dans nos environs ; Peney ; un seul exemplaire. Je possède encore deux individus de Berlin, que je tiens de la générosité de M. de Kiesenwetter.

Genre 6. HYDROCYPHON, Redt.

Bedtenbacher, Faun. Austr., 2e éd., p. 519.

Corps en ovale court. Tête moyenne, non saillante, transverse, infléchie; épistome intimement soudé à la partie antérieure de la tête et par suite peu distinct ; labre fortement transverse, presque trois fois aussi large que long, tronqué et faiblement trisinué antérieurement, arrondi dans ses côtés latéraux (PL IV, fig. 9 d ); mandibules non saillantes, nullement falciformes, mais larges, presque en forme de carré long dont F angle antérieur externe serait fortement arrondi; minces, fragiles et parcheminées, courtement et densément ciliées à leur base interne, munies de quelques longues soies au bord externe et à l’antérieur (PL IV, fig. 9 c) ; mâchoires à deux lobes, l’externe plus grand que l’interne, droit, densément pubescent à son extrémité (PL IV, fig. 9 a) l’externe plus petit, légèrement recourbé en arrière, échancré au milieu de sa longueur sur le bord externe, assez longuement et finement cilié à son extrémité et à la partie antérieure du bord interne (PL IV, fig. 9 a); palpes maxillaires à deux premiers articles subégaux, troisième sensiblement plus long et plus épais que le précédent, dernier très-

petit, court, conique (PI. IV, fig. 9 a); palpes labiaux à second article plus gros et plus long que le premier, courbé intérieurement et portant à son bord antérieur quelques longs cils roides ; dernier article petit, court, fortement conique (PL IV, fig. 9 b) ; languette élargie antérieurement avec ses angles peu saillants, arrondis; menton en carré transverse, sensiblement plus étroit antérieurement (PL IV, fig. 9 b). Yeux grands, presque arrondis. Antennes assez minces, filiformes, peu allongées, à premier et second article plus épais que les suivants, ce dernier cependant faiblement plus court et plus étroit que le précédent ; troisième petit, étroit; quatrième allongé, les suivants subégaux; le dernier subfusiforme. Pronotum plus étroit que les élytres, fortement transversal, à bord antérieur régulièrement mais trèsfaiblement échancré, non relevé; bord postérieur faiblement sinué de chaque côté et très-faiblement au milieu de son lobe médian devant le scutellum; celui-ci grand, triangulaire. Elytres assez largement rebordées, surtout à leur racine, sur les côtés latéraux, plus finement à leur extrémité. Lames des hanches postérieures comme chez les Cyphon. Segments ventraux au nombre de cinq apparents. Pattes assez courtes ; tarses sensiblement plus courts que les tibias, premier article plus court que les trois suivants réunis, oblong dans les antérieurs et les intermédiaires, suballongé dans les postérieurs, deuxième presque triangulaire, troisième plus tranversal, plus court, quatrième fortement bilobé, plus large que les précédents, dernier grêle, sensiblement plus long que les troisième et quatrième réunis, terminé par deux petites griffes simples.

Ce genre est nettement caractérisé par la forme de ses organes buccaux, etc. La seule espèce qu’il contient est de consistance assez molle, de couleur obscure, assez agile et

LES DASCILL1DES.

ne se rencontre que sur le bord des sources ou des torrents rapides. Le mâle diffère de la femelle par le dernier segment abdominal marqué en dessous de trois faibles fossettes irrégulières.

H. DEFLEXICOLLIS, Midi.

(PI. IV, fig. 9.)

Cyphon deflexicollis , Müller, in: Germ. Magas., t. IV, p. 223.' — Cyplion pini, Curtis, Brit. Ent., t. II, p. 602 — Elodes deflexicollis, Guérin, Sp. et Icon., liv. 3, n° 9, p. 11, 15. — Hydrocyphon deflexicollis , Redtenbacher, Faun. Austr., 2e éd., p. 519. — De Kiesenwetter, Insect. Deutschl., t. IV, p. 419. — Mulsant et Rey, Coléopt. de France, Brévicolles, p. 94,1. — Hydrocyphon austr alis, Linder, Abeille, t. I, 1864, XIV. — Mulsant et Rey, Col. de France, Brévicolles, p. 96,2.

Long. 2mm. Larg. lmm V4-

Ovalaire, faiblement convexe. D’un brun assez clair, ou d’un brun foncé, quelquefois même d’un noir profond, bords latéraux des élytres paraissant souvent plus clairs par transparence; bouche, base des antennes et pattes d’un testacé assez clair, quelquefois brunâtres. Tête transverse, courte, brillante, très-finement et obsolètement pointillée, marquée sur le front d’une petite fossette punctiforme bien visible. Pronotum fortement transverse, très-court, presque plus de trois fois aussi large qu’il n’est long, passablement plus étroit que les élytres, sensiblement rétréci d’arrière en avant, déclive sur les côtés latéraux qui sont presque droits, faiblement rebordés ; très-finement et très-obsolètement pointillé sur toute sa surface ; bord antérieur très-faiblement et régulièrement échancré dans toute sa longueur, nullement proéminent dans son milieu ; bord postérieur bisinué, lobe médian large, arrondi, très-faiblement échancré dans son milieu au-dessus du scutellum, très-finement rebordé. Elytres ovales, largement arrondies aux épaules, régulièrement et faiblement arrondies sur les côtés latéraux et rétrécies de l’avant à l’arrière ; très-finement, obsolètement et densément pointillées, visiblement rebordées sur les côtés latéraux, surtout près des épaules. Dessous du corps très-finement et très-

LES DASCILLIDES.

obsolètement pointillé, très-finement pnbescent. Pattes finement pubescentes.

Cette espèce n’est pas très-rare dans nos environs, mais elle est localisée; je ne l’ai rencontrée que sur les bords de la rivière la London et d’une petite source près de Peney. J’en possède d’autres exemplaires provenant de Berlin, de Saxe, des Pyrénées, des Vosges, du Tyrol, de Carniole, etc.

Observations. Je réunis à cette espèce VHydrocyphon australis de M. Linder, parce qu’ayant communiqué à cet auteur quelques exemplaires pâles de l’Hydrocyphon que j'avais récolté sur les bords de la London, il me les détermina sous le nom de H. australis. Ne pouvant découvrir aucune différence appréciable entre ces exemplaires et les types, si ce n’est une teinte un peu plus claire, j’en adressai de nouveau quelques-uns à M. de Kiesenwetter qui, comme moi, ne put y voir aucune différence. La teinte plus ou moins foncée que l’on observe chez cette espèce, provient du temps plus ou moins long que l’insecte parfait a passé à l'air et au soleil ; quand il sort de l’eau ou que l’eau en se retirant l’a laissé sur la rive ou sous une pierre, sa couleur est d’un jaune olivâtre plus ou moins brunâtre.

Genre 7. EUBRIÂ, Dahl, in Germar.

(Dahl), Germar, Mag. d. Entom., III, p. 239. — Redtenbacher, Fauna Austr., édit. 1, p. 317. Id., édit. 2, p. 519.

Corps conrtement ovale, convexe. Tête transversale, courte, verticale ou subinfléchie, rétrécie au-devant des antennes en un petit museau. Mandibules triangulaires, obtusément acuminées au bout, cornées en dehors, coriaces intérieurement ; mâchoires à lobes très-petits, ciliés, peu visibles, surtout l’interne qui est à peine distinct; palpes maxillaires à second article aussi long que le troisième et le quatrième réunis, ce dernier cylindrique, tronqué, à son sommet qui est surmonté de trois petites épines ; palpes

LES DASCILLIDES.

labiaux à dernier article triangulaire ; languette partagée en quatre lobes, les deux externes plus courts que les internes, tous grêles et ciliés à leur extrémité; menton transversal. Yéux très-grands, saillants, transversaux, étroitement échancrés à leur côté interne près de l’insertion des antennes. Antennes presque aussi longues que les deux tiers de la longueur du corps ; premier article médiocre, cylindrique, second très-court, transversal, troisième à dixième triangulaires, comprimés, dentés en scie intérieurement, dernier oblong. Pronotum fortement transversal, rétréci d’arrière en avant, coupé presque carrément à sa base, bisinué. Scutellum grand, en triangle ogival. Elytres distinctement rebordées en dehors, presque arrondies, épaules assez saillantes. Mésosternum passablement large, en carré plan. Lames des hanches postérieures faiblement dilatées en dedans. Segments ventraux au nombre de cinq apparents. Pattes grêles, assez longues, contractiles; tarses filiformes, un peu plus courts que les tibias, à premier article allongé, aussi long que les second et troisième réunis, les second à quatrième décroissant graduellement, le quatrième non bilobé, simple, le dernier assez grand terminé par deux griffes simples.

Ce genre ne contient jusqu’à présent qu’une espèce assez répandue dans la plus grande partie de l’Europe; ses téguments sont un peu plus solides que ceux des autres espèces de la famille.

E. palustris, Germ.

(PL IV, fig. 10.)

Cyphon palustris, Germ., Mag. d. Ent., t. III, p. 238, 10. — Fauna Ins. Eur.,4, 3. — Enbria palustris, Laporte, Hist. nat., t. II, p. 260. — Redtenbacher, Fauna Austr., 2e édit, p. 520. — De Kiesenwetter, Ins. Deutschl.,

LES DASCILLIDES.

t. IV, liv. 3, p. 423. — Mulsant et Rey, Col. de France, Brévicolles, p. 112 1. — Eübria Marchanti , Jacquelin Duval, Ann. Soc. Ent. Fr., 1854, Bull., XXXVII. — Mulsant et Rey, Col. de France, Brévicolles, p. 115, 2.

Long. 2mm — 2mm l/2. Larg. lmml/2 — 2mm.

En ovale fortement arrondi, d’un noir de poix ou d’un brun foncé assez brillant, plus ou moins clair sur les élytres qui parfois sont roussâtres ou testacées. Tête noire, brillante, marquée entre les yeux d’une petite dépression, obsolètement pointillée, terminée par un museau un peu rétréci à sa naissance. Antennes obscures, finement pubescentes, les premiers articles d’un testacé plus ou moins clair. Pronotum transverse, fortement rétréci de l’arrière à l’avant, un peu déclive sur ses côtés latéraux qui sont visiblement arrondis et finement rebordés, angles antérieurs largement arrondis, les postérieurs obtus; bord antérieur régulièrement échancré, bord postérieur faiblement bisinué ; lobe médian assez large, faiblement tronqué devant le scutellum ; d’un noir de poix plus ou moins foncé, brillant, très-obsolètement ponctué, ponctuation parfois même invisible. Scutellum grand, déprimé, obsolètement pointillé. Elvtres en ovale très-court, presque arrondies, à épaules assez saillantes, ne formant cependant presque pas d’angles rentrants avec le pronotum, marquées chacune de cinq stries assez fortes, la suturale abrégée aux deux tiers de sa longueur, les autres plus ou moins flexueuses et réunies deux à deux à leur extrémité, la seconde avec l’externe et les deux internes ensemble ; surface très-finement, très-superficiellement et densément ponctuée, presque obsolètement chagrinée, très-finement pubescente. Dessous du corps finement et densément pointillé, très-finement pubescent; d’un noir de poix plus ou moins foncé. Pattes brunâtres ou d’un testacé assez clair, finement pubescentes.

Cette espèce est assez rare dans nos environs ; Peney, Source La Maline, et bords du nant d’ Avril. France, Allemagne, etc.

Observations. Je crois devoir réunir à cette espèce l’ Eubria Marchanti , J. Duval, car en étudiant un grand nombre d’exemplaires, l’on trouve des individus formant des passages presque insensibles entre ces deux espèces.

Genre 8. SCIRTES, Illig.

Illiger, Magas., t. VI, p. 30.

Corps très-courtement ovalaire, subhémisphérique. Tête transverse, très-peu saillante vue de dessus, brièvement rétrécie au-devant des antennes. Labre fortement transversal avec le milieu de son bord antérieur arrondi, membraneux. Mandibules à peu près comme dans le genre Hydrocyphon, non saillantes, cachées, larges. Mâchoires à lobes étroits, l’externe cilié au sommet où il est indistinctement subdivisé, l’interne densément cilié. Palpes maxillaires à premier article assez grand, triangulaire ; dernier article subégal au second, un peu plus grand que le troisième, obliquement coupé en dedans au sommet, ce qui le rend très-acuminé ; palpes labiaux à second article grand, troisième implanté perpendiculairement vers la base interne du précédent. Yeux grands, saillants, presque arrondis. Antennes filiformes, assez longues ; premier article épaissi, second un peu moins, troisième à peine moins long que le second, mais plus grêle, quatrième un peu plus long que le cinquième, celui-ci et les suivants jusqu’au dixième subégaux, subcylindriques ; le dernier subfusiforme. Pronotum sensiblement plus étroit que les élytres, fortement transversal. Elytres d’un ovale très-court, à épaules assez saillantes ; finement rebordées sur leurs côtés latéraux. Ventre de cinq segments visibles. Lames des hanches postérieures dilatées intérieurement en un petit carré, brusquement coupées en dehors où elles sont réduites à un mince filet dans leurs deux tiers externes. Pattes postérieures saltatoires; cuisses

LES DASCILLIDES.

fortement renflées, comprimées; tibias terminés par de longs éperons. Tarses à premier article oblong dans les antérieurs où il est aussi long que des troisième et quatrième réunis, allongé dans les intermédiaires et presque aussi long que les trois suivants réunis, plus long encore dans les postérieurs où les trois suivants réunis sont plus courts que lui; quatrième plus large que les précédents, bilobé ; dernier terminé par deux griffes simples.

Les espèces de ce genre rappellent les Altises par la conformation de leurs pattes postérieures et, comme elles, s’élancent et sautent vivement. Elles vivent, comme la plupart des espèces de cette famille, sur les joncs, les roseaux, etc., dans le voisinage des eaux.

TABLEAU DES ESPÈCES DU

Genre SORTES, lilig.

I. Dessus du corps foncé, d’un brun de poix ou noirâtre; ponctuation des élytres plus forte . . . .LS. liemisphœncus , L.

II. Corps d’un testacé assez clair, rougeâtre; ponctuation des élytres

fine 2. S. orbicularis , Panz.

S. lIEMISPHÆItICUS, Lill.

Chrysomela hemisphœrica, Linné, Syst. nat., 12e édit., t. I, p. 595, 68. Galleruca hemisphœrica , Fabricius, Spec. Ins., 1. 1, p. 137, 1 16. Id., Ent. Syst., t. I, 2, p. 34, 107. — Cyphon liemisphœncus , Paykull, Faun. Suec., t. II, p. 119. — Fabricius, Syst. El., t. I, p. 502, 7.-Panzer, Faun. Germ., fasc 96, fig. 7.— Gyllenhall, Faun. Suec., t. I, p. 372, 1. — Modes hemisphœrica, Latreilie, Gen. Crust. et Ins., t. I, p. 254. - Séries hemisphœricus, Stephens, 111. Brit. Ent., t. III, p. 282.- Guérin, Icon. et Spec., n° 3, p 2 fig. 1, 10. — Redtenbacber, Faun. Austr.,2e édit., p. 520, 569.— De Kiesenwetter, Ins. DeutscM., t. IY, liv. 3, p. 421, 1. - Mulsant et Rey, Col. de France, Brévicolles, p. 104, 1.

cT- Dernier segment abdominal largement échancré à son sommet. sans tubercule ni fossette à sa surface.

9 • Dernier segment abdominal faiblement échancré à son extrémité, offrant en dessous un faible tubercule lisse, accompagné de chaque côté d’une très-faible fossette arrondie.

Cf $ . Long. 2mm 7/s— 3mm */4. Larg. 2mm — 2mm %.

Corps très-courtement ovale, suborbiculaire, un peu convexe. D’un noir de poix assez brillant; bouche, racine des antennes et pattes d’une testacé plus ou moins clair, cuisses plus foncées, suture des élytres souvent d’un brun rougeâtre clair. Tête transverse, subconvexe assez brillante, visiblement ponctuée. Pronotum fortement transverse, presque trois fois plus large que long dans son milieu, rétréci d’arrière en avant, finement, obsolètement et peu densément pointillé, déclive sur les côtés latéraux qui sont faiblement arrondis, finement rebordés ; bord antérieur presque régulièrement échancré, peu avancé et peu arrondi dans son milieu, faiblement sinué de chaque côté ; bord postérieur légèrement bisinué, finement rebordé, lobe médian faiblement tronqué audevant du scutellum ; peu densément recouvert d’une très-fine pubescence d’un gris brunâtre. Scutellum grand, finement pointillé. Elytres presque orbiculaires, arrondies aux épaules et sur les côtés latéraux, ceux-ci rebordés ; une trace de strie juxta-suturale abrégée antérieurement; densément, régulièrement et assez fortement pointillées sur toute leur surface, densément et assez finement pubescentes, à pubescence d’un gris brunâtre, fine, un peu couchée. Dessous du corps et pattes finement pubescentes, finement pointillées.

Cette espèce est assez répandue dans nos environs ; Peney, Vernier, Meyrin, etc. ; elle se trouve encore communément dans toute la France, l’Allemagne, etc.

Observations. Je possède des individus provenant des Alpes suisses, qui sont d’une taille plus grande, à ponctuation plus forte, plus confluente surtout sur les élytres qui, dans ce cas, sont entièrement mates; la pubescence paraît un peu plus longue, mais je ne trouve aucun caractère assez important pour les séparer de cette espèce.

S. orbicularïs, Panz.

(PI. IY, fig.ll.)

Altica orbicularis , Panzer,Faun. Germ.,fasc. 96,fig. 8, 6. — Scirtes pallescens, Stephens, 111. Brit. Ent., t. III, p. 282.— Scirtes orbicuïaris , Guérin, le. et Sp., fasc. 1, n° 3, p. 2, 2.— Redtenbacher, Faun. Austr., 2e édit, p. 520, 569. — De Kiesenwetter, Ins. Deutschl., t. IV, p. 421, 2.— Mulsant etRey,. Col. de France, Brévicolles, p. 106, 2.

cf . Dernier segment abdominal simple.

9 . Dernier segment abdominal offrant en dessous, près de l’extrémité, un faible tubercule lisse, flanqué de chaque côté d’une faible fossette arrondie.

Long. 2mm7/s — 3mm. Larg. 2mm— 2mm 74

Forme générale de Fespèce précédente, cFun testacé rougeâtre, parfois rembruni sur les élytres près de leur racine à la région scutellaire et à l’extrémité des antennes ; recouvert assez densément d’une fine pubescence jaunâtre. Tête brillante, très-finement et densément pointillée; yeux noirs ; antennes d'un testacé clair à leur base, rembrunies à l’extrémité. Pronotum comme chez l’espèce précédente, mais plus finement et plus obsolètement pointillé. Scutellum grand, triangulaire, faiblement convexe, très-finement et densément pointillé. Elytres un peu plus oblongues, un peu moins arrondies que chez le S. hemisphcericus , Lin., beaucoup plus finement et plus densément pointillées. Dessous du corps et pattes de même couleur que le dessus, finement pubescent, finement pointillé.

Cette espèce est beaucoup plus rare dans nos environs que la précédente, elle se trouve principalement aux abords des mares, dans les bois ; Peney, bois des Frères. France, Allemagne, etc.

Observations. Elle se distingue facilement de la précédente par son coloris, sa ponctuation beaucoup plus fine, etc.

Mm 3. EUCINETITES

Mésosternum rhomboïdal dans son milieu, fortement rétréci de chaque côté; lame des hanches postérieures trèsgrandes, très-larges, fortement obliques. Ventre avec au moins six segments visibles. Tarses plus longs que les tibias.

Genre 9. EUGINETUS, Germ.

Germar, Mag., t. III, p. 255. — Nycteus, Latreille, Fara. Nat., 1825.

Corps naviculaire, ou ovale oblong, atténué postérieurement. Tête infléchie, graduellement rétrécie au-devant des antennes en forme de museau ; celui-ci formé par l’épistome et le labre, qui est grand, saillant, trans verse et faiblement échancré à l’extrémité. Mandibules cachées, courtes, frêles, élargies à leur base, arquées et bifides à leur extrémité. Mâchoires à lobes saillants, presque égaux, arrondis et ciliés à leur extrémité, l’interne terminé par un crochet corné; palpes maxillaires à dernier article plus long que le troisième, cylindrique, fortement atténué à son extrémité; palpes labiaux à dernier article ovoïde ; languette large, sinuée dans son milieu avec les angles antérieurs arrondis ; menton faiblement transversal. Yeux de grandeur moyenne, peu saillants. Antennes filiformes ; premier article assez court ; second allongé, un peu plus fort que le troisième qui

LES DASCILLIDES.

est grêle et beaucoup plus court; les suivants subégaux entre eux, oblongs ; le dernier presque ellyptique. Pronotum transversal, plus étroit que les élytres, fortement déclive sur les côtés et en avant, faiblement bisinué postérieurement. Scutellum triangulaire. Elytres allongées oblongues, atténuées postérieurement, finement rebordées sur les côtés. Mésosternum rliomboïdal dans son milieu, fortement rétréci de chaque côté; lames des hanches postérieures très-grandes, très-dé veloppées, très- larges, fortement obliques. Abdomen offrant en dessous six segments visibles. Tarses sensiblement et régulièrement rétrécis de la base à l’extrémité, un peu plus longs que les tibias dans les pattes antérieures, beaucoup plus longs dans les intermédiaires et les postérieures.

Le faciès et les habitudes de ces insectes les rapprochent peu de la famille qui nous occupe; ils ont plus de rapport avec les Mordelles. Des deux espèces que ce genre contient, une seule se trouve dans nos environs.

TABLEAU DES ESPÈCES

DU

Genre EUCINETUS, Germ.

I. Taille plus petite, tache apicale des élytres bien limitée; antennes à second article plus long que le premier.

i. E. hœmorrhoidalis, Germ.

II. Taille plus grande ; élytres sans taches terminales bien limitées ; les deux premiers articles des antennes subégaux.

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