ÉCHINIDES RÉGULIERS
CIDARIS MURICATA, IRoemer PI. I, fig. 1-5
Synonymie
Cidaris muricata, Roemer, 1836. Nordeutsch. Ool. Geb., p. 26, pl. L fig. 22. Cüdaris variabilis, (pro parte), Koch et Dunker, 1837. Beiträge z. Norddeutsch. Ool., p. 45, pl. 6, fig. 10, f, g. Cidaris hirsuta, Marcou, 1848, in Agassiz et Desor. Catalogue raisonné des Echinides, p. 24. Cidaris autissiodorensis, Cotteau, 1851. Catal. Echin. Néoc. de l'Yonne, p. 2. Cidaris muricata, Cotteau, 1861. Paléontologie française, Terr. Crétacés, t. vit, p. 495, pl. 104%. fig. 5-18.— Voir dans cet ouvrage la synonymie et ajouter : Cidaris variabilis, pars., Roemer, 1840. Verst. der Nordeutschen Kreide, p. 28. Cidaris muricata, Cotteau, 1865. Cat. Echin. foss. de l'Aube. p. 57. Cidaris hirsuta, Ogérien, 1867. Hist. nat. du Jura, t. 1, p. 545 et passim. Cidaris muricata, Greppin, 1870. Descr. du Jura bernois, p. 136 et 139. (Matériaux pour la Carte géologique de la Suisse, 8° Livr.) Cidaris hirsuta, Péron, 1872. Etage tithonique en Algérie. Bull. Soc. Géol. de France, % série, t, 29. p. 18. Cidaris muricata, Cotteau, Péron et Gauthier, 1875. Echin. foss. d'Algérie, p. 82, fig. 49 et 50. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 1884. Echin. foss. de l'Algérie, fase. m1, p. 86, pl. IV, fig. 6-7. » » Choffat, 1885. Recueil de Monogr. sur le système crétacique du Portugal, L p. 20.
Les radioles, assez nombreux, que je rapporte au Cidaris muricata, en présentent exactement tous les caractères, ainsi que me le prouve une comparaison minutieuse avec des radioles de l'espèce du Néocomien de France et de Suisse. Leur tige atteint un diamètre de 7 mm., elle varie beaucoup dans son ornementation. Dans les plus gros radioles l’une des faces est ornée de côtes longitudinales granuleuses, tandis que l’autre porte des séries d’épines plus ou moins régulières et plus ou moins nombreuses; les épines sont comprimées, redressées, pas très longues, assez pointues, et, parfois, disposées tout à fait sans ordre. Dans d’autres radioles, trouvés avec les premiers, la tige ne porte pas d'épines, mais elle est ornée partout de côtes longitudinales granuleuses, plus accentuées d’un côtè que de l’autre. Ces modifications se retrouvent dans les diverses localités où l'espèce à été recueillie. Un seul radiole présente un étranglement particulier à peu de distance de l'extrémité, qui est arrondie, et ornée de plusieurs séries de petits tubercules épineux, sauf sur l’étranglement qui est simplement granuleux; des séries semblables existent sur le reste de la tige, courte et oblongue. Un fragment unique, recueilli dans une autre localité, mais au même niveau, appartient exactement à la
variété à laquelle M. Cotteau avait donné le nom de Cid. autissiodorensis, avec des épines plus nombreuses, plus cylindriques, presque également répandues partout. L’extrémité est brisée dans tous les échantillons que j'ai sous les yeux. Entre les côtes et les épines, la surface est occupée par des granules, qui, souvent, surtout dans les radioles très épimeux, forment des réticulations irrégulières qui donnent à la surface un aspect rugueux. Collerette assez longue et souvent limitée par un petit bourrelet, au dessus duquel commencent les granules; bouton peu saillant, très finement strié; facette articulaire tout à fait lisse.
Ces radioles sont nettement caractérisés, surtout ceux qui sont épineux, et je n’en vois pas, parmi ceux qui ont été décrits, avec lesquels on pourrait les confondre; ceux qui sont simplement granuleux, que l’on trouve avec les épineux, présentent les mêmes caractères, et, en particulier, ces côtes rugueuses dans les intervalles, qui se montrent toujours, soit dans les radioles épineux, soit dans ceux qui ne sont que granuleux, et aussi dans celui qui est étranglé:; de nombreux passages montrent qu'ils appartiennent tous à une même espèce.
Localité. — Camara. Carregueira, (var. Cid. autissiodorensis). Néocomien, Hauterivien.
Localités hors du Portugal. —Censeau (Jura) et plusieurs localités en France.—S'"° Croix (Vaud). Le Locle (Neuchatel) Suisse.—Elligser Brink (Hanovre).
Néocomien moyen.
S'e Croix (Vaud); Gaicht, Douane, (Berne). Suisse.
Valanginien.
CIDARIS MEXILHOEIRENSIS, P. de Loriol, 1887 AL IT x C
Dimensions
Radiole:—Longueur appproxiMatiTe LR tee 37 mill. Eur GC Be covbo0ovoocvooocuo Docodocoroa 7 »
Tige presque régulièrement fusiforme, assez épaisse et renflée au milieu, couverte de petits aiguillons courts, acérés, épars, vaguement alignés par places. Entre les aiguillons la surface est couverte de granules fins, serrés, un peu irréguliers et mégaux. Je ne connais pas l’extrémité.
Collerette fort courte, très finement striée, limitée, non par un bourrelet, mais par une simple ligne. Bouton relativement peu développé. Anneau saillant, finement strié. Facette articulaire lisse.
Rapports et différences.— Je ne connais qu’un seul radiole appartenant à cette espèce, il est fort caractéristique et ne ressemble à aucun des radioles de Cidaris crétaciqus qui sont parvenus à ma connaissance. Il rappelle surtout les radioles du Cidaris florigemma, Phil. mais il s’en distingue de suite par les petits aiguillons épars qui couvrent la tige et sont fort différents des granules arrondis et disposés en séries régulières qui ornent les radioles de l'espèce jurassique.
Localité.— Mexilhoeira.
Hauterivien. Zone à Ostrea Couloni.
CIDARIS ecfr. PRIETIOSA, Desor.
PI. I, fig. 7-9
Synonymie
Ciduris pretiosa, Desor, 1855. Synopsis des Echin. foss., p. 10, pl. V, fig. 3. » » P. de Loriol, 1873. Echinologie helvétique. Echinides Crétacés, p. 23, pl. IL fig. 1-13. — (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l'espèce).
Je crois devoir rapporter à cette espèce, mais avec doute, un petit radiole subcylndrique, un peu renflé au milieu, de 13 mill. de longueur et de 3 mill. d'épaisseur, dont la surface est un peu fruste. La tige est ornée de fortes côtes longitudinales qui commencent à la collerette et deviennent lamelleuses vers l'extrémité. Autant qu'on peut en juger elles paraissent avoir été granuleuses; la collerette est courte et cylindrique, le bouton fruste. Je connais des petits radioles du Cidaris preliosa, provenant d’Arzier et de Pompignan, qui ressemblent exactement à celui-ci, lequel, malheureusement, étant engagé dans la roche, ne présente qu'une portion de la tige. Cependant, avec lui, on a recueilli des fragments de radioles, ornés de côtes semblables, mais plus fines, dont la tige est plus cylindrique que celle des radioles du Cid. pretiosa, et qui m'inspirent quelques doutes. J'ai cru donc devoir faire quelques réserves en rapportant ces radioles à l'espèce bien connue du valanginien, tout au moins en attendant des matériaux plus complets; cependant l'exactitude de ma détermination me parait très probable.
Localité.— Mexilhoeira.
Hauterivien. Calcaires à Crioceras lusitanicum.
Localités hors du Portugal.— Cinquétral (Jura); Pompignan (Gard): France.— Arzier, S! Croix (Vaud) ; Glarnisch; Sentis. Suisse.
Valanginien.
CIDARIS MARESI., Cotteau PL. L fig. 10
Synonymie
Cidaris Maresi, Cotteau, 1866. Echinides nouveaux ou peu connus, p. 112, pl. XV, fig. 8-10.
» » Cotteau, Péron et Gauthier, 1875. Echin. foss. d'Algérie, p. 83, fig. 93-06.
» » Coquand, 1880. Bulletin de l’Académie d'Hippone, p. 310.
» » Cotteau, Péron et Gautier, 1884. Echin. foss. d'Algérie, fase. 1, p. 86, pl. VIL fig. 8-11. » » Choffat, 1885. Monogr. strat. sur le Syst. Crétacique du Portugal, I, p. 10 et 17.
Le Cidaris Maresi, Cotteau, espèce bien connue de l'Algérie, est représentée en Portugal par ses radioles si caractéristiques, et parfaitement identiques à ceux des environs de Laghouat que j'ai pu comparer. Les plus épais ont un diamètre de 21 mill. Aucun des exemplaires n'a le bouton conservé. Les côtes horizontales qui occupent toujours la base de la tige couvrent une surface plus ou moins orande.
Localité. — Mexilhoeira.
Etage valanginien. Etage hauterivien avec l'Ostrea Couloni.
Localités hors du Portugal. Alsérie.
Néocomien.
CIDARIS GUIAENSIS, P. de Loriol., 1587 PI. I, fig. 11-12
Dimensions
Radiole.—Longueur du radiole ............................. 29 mill. DES MO IR FE o8o800000000000000080070000000 6 »
Radiole allongé. Tige cylindrique au-dessus de la collerette, puis triangulaire. Elle est ornée de petites côtes longitudinales très fines à la base, puis devenant peu à peu plus saillantes; ces petites côtes paraissent persister sur la face la plus large, qui est assez convexe, tandis que, sur les deux autres, elles se trouvent remplacées par des lamelles ou des côtes fortes, élevées, en petit nombre, qui arrivent à l'extrémité et commencent un peu plus haut que la moitié de la hauteur. Sur deux des angles du triangle se voient quelques fortes épines qui commencent environ au point où la tige cesse d'être cylindrique; il ne parait pas s’en trouver sur le troisième angle. Malheureusement bien des détails de l’ornementation et, aussi, de la forme de la tige, ne peuvent être appréciés à cause de la dureté de la roche qui l’encastre. J'ai sous les yeux deux radioles Seulement, l'un présente les deux faces du triangle ornées de fortes côtes lamelleuses, l’autre présente, par contre, la face convexe couverte de petites côtes fines, mais laisse voir aussi, de l’autre côté, sur une faible partie, les deux autres faces semblables à celles qui apparaissent sur le premier radiole.
Collerette fort courte, finement striée, limitée par un léger bourrelet. Bouton allongé. Anneau saillant, strié. Facette articulaire inconnue. .
Rapports et différences.— Les radioles que je viens de décrire sont assurément voisins de ceux du Cid. Meridanensis, mais ils en différent par leur forme triangulaire et ailée, leur tige couverte de fines côtes, dès la collerette, qui persistent sur l’une des faces et sont remplacées par de fortes lamelles sur les deux autres, sur près de la moitié de la tige.
Localité. — Mexilhoeira.
Hauterivien. Niveau à Ostrea rectangularis et niveau à Ostrea Coulon.
CIDARIS MALUM, A. Gras.
PI. I, fig. 13
Synonymie
Cidaris malum, À Gras, 1848. Oursins foss. de l'Isère, p. 22, pl. L fig. 1-3. » » À Gras, 1852. Catal. des corps organisés fossiles de l'Isère, p. 37. Cidaris vesiculosa, pars, Desor, 1856. Synopsis des Echinides fossiles, p. 41. Cidaris malum, Lory, 1861. Dese. géol. du Dauphiné, p. 314 et 307. » » Cotteau, 1881. Paléont. franc. Terr. Crét., t. vir, p. 498, pl. 1045, fig. 1-12. » » Péron et Gauthier, 1876. Echin. foss. l’Algérie, fase. nr, p. 86. » » Cotteau, 1879. Note sur les Echin. urgoniens d’Oviedo. (Ann. des Se. géolog., t. X), p. 1.
Dimensions
DAME NIMES ENITONocovococccoscocesoocsodcoococ 25 mill. EME So dsesovan vo ae AE ENS RS 48 »
Test peu élevé, renflé au pourtour.
Zones porifères très étroites, enfoncées, onduleuses; pores très petits, fort rapprochés, séparés par un petit granule dans chaque paire.
Aires ambulacraires onduleuses, avec six rangées de petits granules à l'ambitus qui se réduisent promptement à quatre. Dans le fragment que j'ai fait grossir, le milieu de l'aire est fruste et les granules paraissent manquer, ils existaient fort bien cependant, et on voit le contour de leur base que le dessinateur à omis.
Aires interambulacraires avec deux rangées de tubercules, au nombre de quatre par rangée, qui diminuent très graduellement d'importance depuis le supérieur, qui est le plus grand; Scrobicules circulaires, pas très enfoncés, entourés d’un cercle complet de granules un peu plus apparents que les autres, contigus aux zones porifères; mamelon assez volumineux, saillant, tout à fait lisse à la base. Zone miliaire large, enfoncée au milieu, où la ligne suturale est très marquée: elle est couverte de granules fins et serrés.
Rapports et différences. —L'’exemplaire décrit n’est pas complet, il ne lui reste qu'une aire interambulacraire et la moitié d’une autre avec l'aire ambulacraire qui les sépare; ce fragment est d'ailleurs bien conservé, mais il ne laisse pas exactement apprécier la forme générale. Tous ses caractères se rapportent exactement à ceux du Cid. malum et, comparé à de très bons exemplaires de l'Urgonien de la Suisse, de plus grande taille, il ne m'a pas été possible de trouver aucune différence. Le Cid. malum est une espèce de l'étage Urgonien, voisine du Cid. vesiculosa, mais cependant différente; malheureusement on ne connaît pas encore les radioles du Cid. malum, c’est un élément de comparaison important qui manque, on peut dire seulement que, dans les gisements urgoniens de la Suisse, où le test du Cid. malum n'est pas très rare, on n’a encore jamais recueilli les radioles si caractéristiques du Cid. vesiculosa. M. Cotteau à reconnu l'espèce parmi les oursins trouvés par M. Barrois dans les couches urgoniennes des environs d'Oviedo.
Localité. — Cap d'Espichel.
Probablement Hauterivien.
Localités hors du Portugal.—Rimet, Miribel, etc. (Isère); France.—Maurement, Orbe, Vallorbes (Vaud); S' Blaise (Neuchatel): Suisse. Oviedo, Espagne.— Algérie. Urgonien inférieur.
CIDARIS JUNQUEIROENSIS, P. de Loriol, 1887 PI. I, fig. 14
Dimensions
Demo (18 HBososcovasooovoesbeoboncogusocpaeecee 31/; à 6 mill.
Tige tout à fait cylindrique, probablement assez longue: le fragment connu, brisé avant la collerette, a une longueur de 2% mill. Sans présenter aucun renflement, elle s’atténue très légèrement, tout à fait à l'extrémité.
La surface est couverte de côtes nombreuses, saillantes, dont la plupart sont larges, parcourues par un sillon médian et paraissant composées de deux filets contigus, et aussi larges que leurs intervalles; vers le sommet elles deviennent simples et lamelleuses; elles paraissent avoir été un peu ondulées, mais faiblement granuleuses, dans tous les cas. Le sommet est arrondi.
Rapports et différences.— Le radiole que je viens de décrire est malheureusement unique, mais je ne vois aucune espèce connue à laquelle il puisse être rapporté. La tige, très exactement cylindrique, le distingue des radioles du Cid. vesiculosa qui sont parfois ornés de côtes tranchantes un peu analogues, sans être cependant jamais dédoublées. Je n’ai pas cru devoir négliger ce radiole parce que, le niveau des couches dans lesquelles on l’a recueilli n'étant pas encore très bien déterminé, il peut être utile de l'avoir décrit, si l’on en retrouve ailleurs d'identiques.
Localité.—Fort de Junqueiro.
Niveau de l’Ostrea pseudo-africana. Etage bellasien.
CIDARIS CENOMANENSIS, Cotteau PI. IL, fig. 1
Synonymie
Cidaris cenomanensis, Cotteau, 1855, in Davoust. Foss. spec. à la Sarthe, p. 7.
» » Cotteau et Triger, 1858. Echinides de la Sarthe, p. 136, pl. XXV, fig. 6 à 9.
» » Desor, 1858. Synopsis des Echin. foss., p. 447.
» » Cotteau, 1862. Paléont. franc. Terr. Crétacés, t. var, p. 229, pl. 1052.
» » Duncan, 1865. Asiatie Echinoderms. Quart. Journ. G. Soc. London, t. xxt, p.392 et 355. » » Bucaille, 1867. Liste des fossiles Cénomaniens de Rouen, p. 7.
» » Geinitz, 1871. Das Elbthalgebirge, p. 68, pl. XV, fig. 27.
» » L. Lartet, 1872. Géologie de la Palestine. Ann. des Sc. Géolog., t. mr, p. 83.
» » Bucaille, 1872. Echin. foss. de la Seine inférieure, L p. 32.
» » Péron et Gauthier, 1879. Echin. foss. d'Algérie, fasc. v, p. 179.
» » Cotteau, 1883. Echin. du Sud Ouest de la France, p. 9.
DAME TERRE RS RE eme canne RO UND SEP 30 mill. HAUTEUR Re er Re 19 »
Forme circulaire, renflée au pourtour, relativement peu élevée.
Zones porifères étroites, onduleuses:; pores rapprochés, séparés par un granule. Aires ambulacraires étroites avec quatre rangées de granules, les deux externes assez développées, les médianes plus faibles ; la moitié des plaques porifères est occupée par la granulation.
Tubercules interambulacraires bien développés, fortement mamelonnés, largement scrobiculés, au nombre de 4 ou 5 par série; les mamelons sont saillants, largement perforés, lisses à leur base: un cercle de granules plus développés que les autres, et un peu écartés, entoure les scorbicules arrondis. Zone miliaire étroite, finement granuleuse. Sutures bien marquées.
Appareil apical relativement grand. Plaques génitales subquadrangulaires, un peu rétrécies en dehors, légèrement échancrées sur les côtés et tronquées aux deux angles internes au contact des voisines; la plaque madréporiforme est renflée, mais pas plus grande que les autres ; toutes sont fort
granuleuses. Pores génitaux grands et ouverts à peu de distance du bord externe des plaques. Plaques ocellaires grandes, triangulaires, très granuleuses, insérées entre les plaques génitales sans qu'aucune touche le périprocte, les pores sont fort petits et ouverts tout près du bord.
Périprocte grand et circulaire, de 7 mill. de diamètre.
Péristome invisible.
Rapports et différences.— Je n'ai sous les yeux qu'un seul échantillon de cette espèce; il est malheureusement altéré à la surface et on a de la peine à reconnaitre tous ses caractères; cependant, grâces à quelques petits endroits mieux conservés, on peut constater l'existence de quatre rangées de granules seulement dans les aires ambulacraires, la grosseur du mamelon des tubercules interambulacraires, et la présence d’un cercle scrobiculaire de granules distincts des autres. C’est avec une certitude presque complète que je rapporte cet individu au Cidaris cenomanensis, qui diffère du Cid. vesiculosa par ses granules ambulacraires ne formant que quatre séries au lieu de six. ses plaques porifères relativement moins larges, ses tubercules interambulacraires plus grands, relativement, avec des mamelons plus volumineux, et par sa zone miliaire plus étroite. L'appareil apical de l'individu décrit est parfaitement conservé, mais comme on ne connait pas celui du Cid. xesiculosa la Comparaison n'est pas possible.
Localité. — Environs de Olival près Ourem.
Cénomanien.
Localités hors du Portugal.— Rouen (Seine inférieure); Yvré l'Evêque (Sarthe); France. Cénomanien.
CIDARIS FIGUEIROENSIS, P. de Loriol, 1587 PL. I, fig. 15-20
Dimensions
MERE de 0 256 80 0 20000 AA AE RL NET 19 à 25 mil. Hauteur par rapport au diamètre. ...... ee 0,76 à 0,82 »
Forme circulaire, élevée, relativement peu renflée au pourtour.
Zones porifères étroites, un peu enfoncées, très flexueuses. Pores rapprochés dans chaque paire, et séparés par un petit granule.
Aires ambulacraires très étroites, flexueuses comme les zones porifères; elles portent deux rangées marginales de petits granules très serrés et, à l’ambitus, dans l'espace intermédiaire. deux séries irrégulières de petites verrues, qui, dans les plus grands individus, deviennent deux rangées de granules semblables aux autres, de sorte que, dans les individus les plus adultes, il y à, à l’ambitus, quatre séries de granules sensiblement égaux, très petits, et extrèmement serrés les uns contre les autres, qui, promptement, se réduisent à deux, comme dans les individus plus petits.
Aires interambulacraires larges, avec deux rangées de tubercules relativement petits, serrés. faiblement mamelonnés, perforés, lisses, ou très rarement un peu crénelés, entourés de scrobicules circulaires, peu profonds, au nombre de six, quelquefois de sept, par série. Les scrobicules sont entourés d’un cercle de cranules presque partout complet; ils sont mamelonnés, petits, écartés, ils touchent les zones porifères et sont très peu distincts des granules miliaires. Ces derniers sont très fins. très serrés et occupent entièrement la zone miliaire qui est étroite et fortement déprimée au milieu suivant la ligne suturale médiane. Le diamètre du péristome égale 0, 43 de celui de l'oursin.
Avec le test de cette espèce, dans la même roche, on trouve des radioles qui, lors même qu on