JANVIER
n'en voit aucun adhérant encore au test, lui appartiennent certainement, puis qu'on ne rencontre pas d'autre test de Cidaris, ni d’autres radioles, dans la même localité. Aucun n'est complet, ils pouvaient atteindre une longueur de 25 mill.; leur diamètre est de 3 mill. en moyenne. La tige, cylindrique, est finement granuleuse, et porte de nombreuses épines coniques, longues, serrées, tantôt éparses, tantôt formant des séries assez régulières; elles commencent presque immédiatement au-dessus de la collerette, qui est courte, limitée et finement striée. Bouton peu développé; facette articulaire lisse, cavité articulaire peu évasée, se rapportant bien à des tubercules faiblement mamelonnés comme ceux du test décrit.
Rapports et différences.— Cette espèce, dont je connais des exemplaires assez nombreux, tant du test que des radioles, se distingue du Cid. cenomanensis par sa forme relativement élevée, et très peu renflée au pourtour, ses tubercules relativement plus petits et plus serrés, avec des mamelons bien plus petits; sa taille parait constamment petite; ses radioles sont très caractéristiques ; plus épineux, et non fusiformes comme ceux du Cid. ligeriensis, ils ressemblent à ceux du Cid. pseudo-pishllum, de l'étage sénonien, qui appartiennent à un tout autre test, et qui sont plus granuleux avec un bouton plus développé. L'espèce la plus voisine est cependant le Cid. Jullieni, Gauthier, de l'étage aptien des environs de Constantine, qui en diffère par ses aires ambulacraires plus larges, garnies de séries de granules moins égales, ses tubercules interambulacraires plus petits relativement, sa zone miliaire plus étroite, plus enfoncée et garnie de granules plus serrés, ses granules des cercles scrobiculaires encore moins distincts, et, enfin, par ses radioles encore plus différents que le test.
Localité. —Figueira da Foz. NO. de Soure.
Etage Cénomanien.
RITABDOCIDARIS CASCAESENSIS, P. de Loriol, 18S7 PI. IL, fig. 11
Dimensions Diametrelderlaitive = REETEECER EEE RCE CR e ELEC EREe 6 mill. et 5 mill.
Tige comprimée, mais beaucoup plus à l'une de ses extrémités que vers l'autre, qui est exactement elliptique: elle parait avoir été fistuleuse, On ne connait ni le bouton ni l'extrémité du radiole: la longueur du fragment connu est de 47 mill. Les deux côtés latéraux sont armés de fortes épines probablement pointues, pas très serrées, mais séparées par des intervalles à peu près égaux entre eux. La surface est couverte de petites côtes très fines, peu saillantes, très nombreuses, serrées les unes contre les autres, un peu irrégulières, et composées de granules inégaux sur l'une des faces, plus égaux et plus réguliers sur l'autre.
Rapports et différences. Ce radiole, dont je ne connais qu'un seul exemplaire, à une forme et des dimensions assez particulières, et il a été trouvé à un niveau où les Echinides sont fort rares, c’est ce qui m'a engagé à lui donner un nom. La seule espèce à laquelle on pourrait le comparer est le Rhabd. Cortazari, Cotteau, de l'Urgonien d'Espagne, mais les radioles de ce dernier ont une forme triquètre, des séries de granules plus fins, plus petits, plus serrés. Aucun des nombreux radioles du Rhabd. tuberosa que j'ai comparés n’a une ornementation semblable.
Localité.—Kortin da Guia près Cascaes.
Valanginien.
fl
RIHABDOCIDARIS TUBEROSA, Desor, (A. Gras) PI. IL, fig. 2-10
Synonymie
Cidaris tuberosa, A. Gras, 1848. Oursins fossiles de l'Isère, p. 23, pl. L fig. 7-8. Cidaris ramifera, À. Gras, 1848. Oursins fossiles de l'Isère, p. 25, pl. LL, fig. 7. Cidaris prismatica, A. Gras, 1848. Oursins fossiles de l'Isère, p. 26, pl. IL, fig. 6. Rhabdocidaris tuberosa, Desor, 1856. Synopsis, p. 44.
» » Cotteau, 1863 Pal. fr. Terr. crét., t. vu, p. 337, pl. 4084, fig. 1-7, pl. 1088, fig. 7-18. » » P. de Loriol, 1873. Description des Oursins crétacés de la Suisse. > 674 9h HS
fig. 16-31.— (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l'espèce).
Dimensions
Radioles.— Longueur inconnue. DJ eo doborsaocdeoo no To eee 8 à 18 mill.
Radioles robustes, très épineux. Leur forme est fort variable, on trouve de nombreux passages entre les uns, qui sont cylindriques et d’autres tout-à-fait dilatés comme des rames. Il en est qui sont triangulaires avec les faces planes; d’autres, triangulaires avec les faces cannelées, paraissent comme formés de trois ailes minces; d’autres, sont tout-à-fait planes, en lame mince: d'autres presque cylindriques. La tige est toujours très épineuse, lorqu'elle est triangulaire il y a une rangée de fortes épines serrées sur chacun des angles, puis d’autres moins nombreuses. éparses sur les faces. Les fragments cylindriques sont couverts de nombreuses épines éparses et serrées. Dans les tiges plates les bords sont munis de longues épines très rapprochées, en dent de scie, d'autres épines droites, écartées, sont éparses sur les faces planes, mais il y en à toujours moins sur l’une que sur les autres. Il n'y à rien de fixe dans cette ornementation sauf que les tiges sont toujours très épineuses. Entre les piquants la surface est granuleuse ; les granules paraissent épineux, et assez régulièrement disposés en séries longitudinales très fines et serrées ; on aperçoit encore, entre les séries, une sorte de chagrin microscopique. Quelques tiges paraissent avoir été fistuleuses.
L’extrémité ne m'est pas connue.
Collerette cylindrique. Bouton peu développé. Anneau saillant. Facette articulaire fortement crénelée.
Avec les radioles nombreux décrits ci-dessus on a trouvé deux fragments de tiges parfaitement cylindriques, de 6 mill. de diamètre, dont la surface est couverte de petits sranules serrés, épars ou vaguement sériés, avec de rares épines éparses et assez longues. Ces radioles sont assez différents des autres, mais il y à souvent tant de variations parmi ceux qui appartiennent à un même test qu'il est fort possible et même probable qu'ils doivent être rapportés à la même espèce; cependant je crois devoir faire une réserve à leur égard, en attendant qu'ils soient plus complètement connus; ils se rapprochent sourtout de fragments de radioles décrits par À. Gras sous le nom de Cidaris ramifera.
Rapports et différences. —Les fragments de radioles, appartenant à cette espèce, que j'ai pu examiner, sont nombreux, mais malheureusement, aucun n’est complet; la forme et l'ornementation de
leur tige varient singulièrement, et il n'en est pas deux qui se ressemblent. Ils sont absolument identiques à ceux qui ont été attribués au Rhabd. tuberosa, principalement à ceux que j'ai fait figurer et qui proviennent du Valanginien de la Suisse, étant eux mêmes identiques aux radioles types de A. Gras trouvés, à un niveau un peu supérieur, au Fontanil (Isère).
Localité. ——Mexilhoeira.
Hauterivien. Niveau à Ostrea Coulon et niveau à Crioceras lusitanicum.
Localités hors du Portugal. —Fontanil (Isère); Villers-le-Lac (Doubs); France. —S'® Croix (Vaud): Concise (Neuchatel). Suisse.
Etage Valanginien.
RHABDOCIDARIS LACERTOSUS. P. de Loriol, 1587 PI. IL, fig. 13
Dimensions ‘
HANOE=IDMANMAMETosoboscoooeososcoccodoovovoooooosoosog 20 mill.
Radiole très robuste, ovale, mais forl épais, un peu plus renflé d’un côté que de l’autre. La surface de la tige est couverte de granules épineux, assez saillants, acérés au-dessus de la collerette, quoique ne formant point de véritables épines. Sur le reste de la tige ils paraissent épars, mais comme elle est un peu fruste, on ne peut les distinguer avec une netteté suffisante.
Collerette brusquement resserrée, assez longue, cylindrique, très finement striée. Bouton fruste, bien développé: on voit par des traces que la facette articulaire était crénelée.
Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul fragment de ce radiole ; il à quelque ressemblance de forme avec certains radioles du Rhabd. copeoides, de l'Oxfordien, mais il est entièrement dépourvu de piquants à sa base. Les radioles du Rhabd. Jauberti, Cotteau, du néocomien, tout en paraissant voisins, sont bien moins épais, leur collerette est, relativement, beaucoup moins longue et leurs granules sont moins apparents à la base; le bouton est aussi plus court; je ne crois pas pouvoir rapporter à la même espèce le radiole de Mexilhoeira. Il diffère entièrement de tous les autres radioles crétacés connus. On voit parfois de très grandes différences dans les radioles d’un même individu; aussi ne serait il pas absolument impossible que ce radiole ait appartenu à la même espèce que ceux dont je donne plus loin la description sous le nom de Rabdocidaris Delgadoi, cependant, avec les matériaux actuellement disponibles, et en l'absence de tout passage, je ne saurais les réunir.
Localité.— Mexilhoeira.
Hauterivien. Niveau à Ostrea Couloni.
IRHABDOCIDARIS DELGADOI, P. de Loriol, 1887 PI. IL, fig. 14-16
Dimensions
Radioles.— Longueur sans le bouton ....,............... 26 à 32 mil. ATEN SOMMÉovo02ccooc 000200000000 20à 23 »
Radiole très épais relativement à sa longueur, claviforme, très rapidement élargi à partir de la base de la tige, plus ou moins rétrécie. La plus grande épaisseur se trouve au sommet qui est très large et arrondi. La surface de la tige est couverte de petits granules un peu épineux; délicats, épars, ou formant des séries verticales plus ou moins serrées. Nulle part on ne voit d'épines saillantes, seulement, ça et là, quelque rudiment; la granulation parait presque uniforme, plus grossière cependant dans certaines régions que dans d’autres. La convexité du sommet est couverte de petits granules épars et très serrés. La surface est souvent un peu altérée, ce qui ne permet pas d'apprécier partout, avec toute la précision désirable, le détail de l’ornementation. Dans un individu qui provient d'une autre localité que les types, l'épaisseur de la tige au sommet est presque égale à sa hauteur, et la granulation, tout en présentant le même caractère, est particulièrement délicate : cet échantillon ne peut être séparé des autres, tout ou moins par l'étude des matériaux recueillis jusqu'ici.
La collerette et le bouton n'existent plus.
Rapports et différences. Je ne connais aucun radiole crétacé ou jurassi ue avec lequel ceux-ci pourraient être confondus, je les range provisoirement dans les Rhabdocidaris, à cause du caractère de l'ornementation qui rappelle plutôt celle des radioles des espèces de ce genre: ils pourraient aussi bien appartenir à un Cidaris ou à un Pseudocidaris.
Localité. —Mexilhoeira. Forte da Guia.
Hauterivien. Niveau à Ostrea rectangularis.
RHABDOCIDARIS INSUETUS, P. de Loriol, 1887 PI. IL, fig. 12
Dimensions
RAI EE LONGUEUNAPPIOXIMAUVE ee men 60 mill.
Diamètre de la tige sans les épines.. ................ 6 »
Tige cylindrique, couverte de petits granules allongés, formant des séries ou des côtes longitudinales irrégulières, très fines, qui ne sont guère visibles à l'œil nu, et même qu'une certaine usure ne permet pas, malheureusement, d'apprécier très exactement. À des distances à peu près égales surgissent de grosses épines très épaisses, disposées régulièrement par verticilles, dont les unes paraissent avoir été comprimées et assez courtes, tandis que les autres s’allongeaient en pointes aiguës : comme elles sont engagées dans une roche fort dure, il n’est pas possible de les décrire d’une manière complète: j'estime qu'il pouvait y avoir 8 à 9 épines par verticille, un peu plus dans les uns que
dans les autres. Le sommet du radiole parait être formé de grosses lamelles épaisses et très saillantes. Collerette et bouton inconnus.
Rapports et différences.—Aucun radiole de Rhabdocidaris ou de Cidaris décrit ne peut être confondu avec celui-ci. Il présente seulement quelque ressemblance avec les radioles que pourrait porter un exemplaire gigantesque du Rhabdocidaris verticillata, espèce des mers actuelles.
Localité. —Mexilhoeira.
Hauterivien supérieur. Niveau à Crioceras lusitanicum.
RIHABDOCIDARIS SCHLUMBERGERI, Cotteau PI. IL, fig. 1
Synonymie
Rhabdocidaris Schlumbergeri, Cotteau, 1883. Echin. jur. du Sud Ouest de la France, p. 18, pl. IE, fig. 1-3. » » Beltrémieux, 4884. Faune fossile de la Charente Inférieure, p. 44.
Dimensions
Diamètre approximatif................... D000006000000000000 47 mill. RENE oooocecooo00ooedsc00o000000000pocopo0000000000c0e 32 »
Test circulaire, relativement assez élevé. Comme le seul exemplaire connu est assez déformé, les dimensions données ne sont qu'approxhnatives.
Zones porifères étroites, enfoncées, onduleuses. Pores unis, dans chaque paire, par un sillon court, mais très marqué. Les paires sont séparées par une cloison saillante et granuleuse.
Aires ambulacraires onduleuses, munies de quatre rangées de granules dont les deux externes, bordant les zones porifères, sont composées de granules serrés, homogènes, relativement petits. qui, vers la face inférieure, prennent plus de développement, deviennent assez volumineux et fort nettement mamelonnés. Les granules des deux séries internes sont plus petits, parfois un peu irréguliers : ils disparaissent presque tout à fait près du péristome. Quelques verrues très petites apparaissent encore au milieu de l'aire.
Aires interambulacraires avec deux séries de tubercules assez fortement mamelonnés, entierement lisses à la base, entourés de grands scrobicules arrondis, fortement déprimés. Des granules bien développés, mamelonnés, assez écartés, forment autour des scrobicules un cercle complet qui n’est séparé des zones porifères que par une série de petits granules. Les tubercules augmentent régulièrement de volume depuis celui qui touche le péristome, et ceux qui se trouvent à la face supérieure sont relativement assez grands. Zone miliaire large, très déprimée au milieu, garnie de petits oranules serrés, très nombreux, qui tendent à former des séries verticales. À lambitus on voit quelques traits profonds horizontaux ou obliques. |
Le péristome et l'appareil apical ne sont pas conservés.
Rapports et différences. L’exemplaire que je viens de décrire est de beaucoup plus grande taille que celui qui constitue le type de l'espèce et qui provient d'un niveau supérieur, mais il s’en rapproche tellement, par tous ses caractères, que je ne saurais en trouver aucun qui permette de l'en séparer. Le Rhabdocidaris Schlumbergeri se distingue du Rh. salviensis, dont il est voisin, par ses ai-
res ambulacraires moins étroites, garnies de granules plus abondants et plus inégaux, et moins fortement flexueuses, puis par sa zone miliaire couverte de granules plus fins et beaucoup plus nombreux.
Localité. —Casal da Camara. Bellas.
Hauterivien, faciès de Carregueira.
Localités hors du Portugal. —Piedemont (Charente inférieure) France. Etage Cénomanien.
SALENIA CHOFFA'TI, P. de Loriol, 1887 PI. IL, fig. 2-3
Dimensions
DA MELTER EE Cine eco eue ee none ete à LI 21 mill. RETOUR, Er DO ON EME soc cecooo0ooncvoocosooc 0,81 »
Test circulaire, relativement élevé, peu rênflé au pourtour, aplati à la face supérieure, Sur laquelle l'appareil apical ne fait qu'une légère saillie.
Appareil apical peu étendu, relativement. Son diamètre égale 0,52 de celui de loursin. Les plaques génitales varient dans leur forme et dans leur dimension. Le corps madréporiforme est petit, un peu enfoncé, triangulaire, bien distinct, la plaque au milieu de laquelle il se trouve n’est pas sensiblement plus grande que les autres. Les pores génitaux s'ouvrent à une distance égale du bord externe et du bord interne. Plaques ocellaires triangulaires, égales entre elles, toutes logées dans les angles externes des plaques génitales; aucune d'entre elles ne touche le périprocte, la postérieure de droite S'en rapproche beaucoup, mais en est séparée par l'anneau étroit et un peu relevé que forment, autour du périprocte, les plaques gémtales postérieures. Plaque sur-anale pentagonale, mais un peu irrégulière; elle occupe au moins le tiers du pourtour du périprocte. Les sutures sont presque simples, où marquées seulement d'une ou deux petites dépressions. Périprocte oblique, ovale, légèrement acuminé vers le bord de la plaque suranale qui est un peu relevé.
Zones porifères étroites, à fleur du test, singulièrement flexueuses; pores très petits, très rapprochés, séparés, dans chaque paire, par un petit granule.
Aires ambulacraires très étroites, conservant leur largeur presque sur toute leur longueur, et, comme les zones porifères, extrêmement flexueuses. Elles portent deux rangées de granules arrondis, très petits, rapprochés, alternes, augmentant à peine un peu de volume vers la face inférieure. Au milieu de l'aire l'espace qui sépare les deux rangées est si étroit qu'il y a à peme de la place pour une série de petits granules microscopiques.
Dans les aires interambulacraires on compte au moins cinq ou six tubercules dans chacune des deux rangées, mais, comme je ne connais pas la face inférieure, il y en a peut être encore un de plus ; ils sont relativement peu développés; le mamelon est petit et peu saillant, les scrobicules, arrondis, et peu enfoncés, sont entourés d’un cercle de granules écartés et bien distincts qui touchent les zones porifères. La surface est malheureusement un peu fruste, on distingue cependant suffisamment la zone miliaire, relativement étroite, avec de rares granules. Les tubercules sont, en général, assez égaux entre eux dans leur développement, le premier, vers l’apex, est un peu plus petit que les autres. Il en est de même du dernier, mais à l’ambitus ils sont sensiblement égaux.
Indépendamment des exemplaires de Figueira-da-Foz, que j'envisage comme types, j'ai trois individus sous les yeux, de Azenhas-do-Mar, que je ne puis en séparer par aucun caractère, ils ont 43 mill. de diamètre et 12 mill. de hauteur, cinq et même parfois six tubercules par rangée dans les
aires interambulacraires; le péristome à un diamètre égal a 0,45 de celui de loursin; le corps madréporique, au centre de la plaque génitale, est un peu plus arrondi que dans le type. Du reste ces échantillons sont absolument semblables. Deux autres exemplaires moins bien conservés de Baforeira appartiennent aussi, suivant toute probabilité, à la même espèce.
Rapports et différences. —L'espèce qui me parait la plus voisine est le Salenia batnensis, Péron et Gauthier; celle que je viens de décrire s'en distingue par son appareil apical relativement plus étendu, ses plaques génitales de forme différente, son corps madréporiforme beaucoup plus petit et triangulaire, (ce caractère est très appréciable jau premier coup d'œil), ses sutures presque tout à fait simples, ses zones porifères et ses aires ambulacraires plus flexueuses, ces dernières moins larges et moins granuleuses au milieu, et, enfin, par la granulation de la zone miliaire, dans les aires interambulacraires, plus grossière et plus rare. On ne peut confondre le Salenia Choffati avec le Sal. petalifera ou le Sal. scutigera, dont, indépendamment d'autres caractères, le distinguent, au premier abord, ses aires ambulacraires, très étroites et singulièrement flexueuses. Il s’écarte encore davantage des autres espèces.
Localités. ——Azenhas-do-Mar. Baforeira.
Niveau du Sphaerulites Verneuili.
Deux exemplaires d’une ancienne collection portent l'étiquette «Figueira-da-Foz ?», malgré l'analogie de la roche, il est douteux qu'ils proviennent de cette localité. (Note de M. Choffat).
SALENIA LUSITANICA. P. de Loriol, 15537 PI. II, fig. 4
Dimensions
IMETCoooo00c000000000000000800200000000000000 +. 12à 16 mill. Hauteur par rapport au diamètre..................... 0,80 à 0,86
Test circulaire, élevé. Face supérieure conique. Face inférieure plane.
Appareil apical relativement peu étendu, (son diamètre égale 0,50 du diamètre de l'oursin). très relevé au périprocte. Plaques génitales subhexagonales, les deux postérieures irrégulières et bien plus larges que hautes. Les sutures sont marquées de dépressions transverses plus où moins allonoées et plus ou moins profondes, en général une à chaque angle et une au milieu de chaque côté ; dans les trois plaques antérieures le pore génital est bien plus près du bord externe que du bord interne, dans les deux autres il se trouve au milieu. Corps madréporiforme transverse, étroit et allongé. Plaques ocellaires petites, triangulaires, plus larges que hautes, insérées entre les plaques génitales; aucune d’entre elles ne touche le périprocte. Plaque suranale un peu trapézoide ou plutôt hexagonale avec deux côtés fort petits, échancrée sur son bord interne. Périprocte grand, subeirculaire, un peu acuminé au milieu de la plaque suranale.
Zones porifères très étroites, très sinueuses, un peu enfoncées.
Aires ambulacraires sinueuses comme les zones porifères, très étroites au sommet, graduellement élargies jusqu’au péristome, où elles demeurent cependant fort étroites. Les granules des deux rangées marginales sont singulièrement petits et écartés, ils se touchent au milieu de l'aire, vers le sommet, et c'est à peine si, à l'ambitus et à la face inférieure, ils sont séparés par quelques petites verrues sur une seule rangée.
Dans les aires interambulacraires les tubercules, au nombre de quatre pour chacune des deux
rangées, sont bien développés, sauf celui qui avoisine le périprocte, le mamelon est relativement peüt, les crénelures légères; les scrobicules circulaires, mais peu creusés, sont entourés d’un cercle complet de granules bien distincts, quoique peu développés, écartés, mamelonnés, qui touche les zones porifères. La zone miliaire est fort étroite, il n’y a de la place que pour un petit nombre de granules très faibles.
Péristome non enfoncé, faiblement entaillé, son diamètre égale à peu près celui de l'appareil apical.
Rapports et différences.— Voisine, par ses aires ambulacraires étroites et flexueuses, du Sc. Choffati, cette espèce s’en distingue par sa forme moins haute, mais plus conique à la face supérieure, ses tubercules interambulacraires moins nombreux, ses plaques génitales plus persillées sur leurs sutures, son corps madréporique en fente étroite, son péroprocte plus arrondi. Ses aires ambulacraires si étroites et flexueuses la distinguent, soit du Sat. clavata, Péron et Gauthier, soit du Sal. Heberti, Cotteau. L'extension moindre de l'appareil apical, la forme de la plaque suranale, les aires ambulacraires encore plus étroites et plus flexueuses, l’étroitesse de la zone miliaire, le diamètre plus grand du péristome, les granules scrobiculaires plus nombreux, sont autant de caractères qui ne la laissent pas confondre avec le Sal. gibba, Agassiz.
Localité.— Varzea près Cintra, Bellas.
Niveau du Placenticeras Uhligi.
PSEUDOSALENIA DIELGADOI, P. de LORIOL, 1387 PI. IL, fig. 5
Dimensions
DÉMO PE RE ER nent ae nn nee ce du eee 12 mill. RETEUR EP OC AN TEE s06000000000000000000000 0,58
Test circulaire, déprimé, aplati en dessus et en dessous.
Appareil apical relativement peu étendu; son diamètre égale 0,40 de celui de l’oursin. Les quatre plaques génitales antérieures sont un peu hexagones, aussi larges que hautes, un peu déprimées au milieu, découpées sur leur bord externe; la plaque postérieure, profondément échancrée en avant par le périprocte, est moins élevée que les autres, mais également découpée en dehors; le corps madréporique se trouve au milieu de la plaque génitale. Plaque suranale pentagone, plus petite que l'une des plaques génitales. Plaques ocellaires semilunaires, petites, un peu échancrées en dehors, enchâssées toutes les cinq dans les angles externes des plaques génitales. Périprocte largement ovale, prolongé en arrière.
Zones porifères très étroites, à fleur du test, composées de pores disposés par paires très écartées, un peu multipliées près du péristome.
Aires ambulacraires excessivement étroites, très fortement sinueuses: elles portent deux rangées de granules très serrés, imperforés, se touchant partout, sans verrues au milieu: à la base se trouvent deux séries de deux ou trois semitubercules très petits, perforés (je ne puis voir s'ils sont crénelés) séparés par quelques petits granules.
Dans les aires interambulacraires les tubercules sont au nombre de quatre et de cinq dans