‹ Description des échinodermesChapitre 5 sur 34 · FÉVRIER · texte numérisé non relu

FÉVRIER

chacune des deux rangées, l'une ayant un très petit tubercule de plus que l'autre près du péristome. Ils sont bien développés, le mamelon, petit, finement perforé et légèrement crénelé à sa base, couronne un cône très saillant; le premier est assez rapproché de l'appareil apical, le second est de même taille, le troisième n’est guère plus faible; les scrobicules, nullement creusés, sont entourés d’un cercle à peu près complet de petits granules espacés; la zone miliaire est nulle.

Péristome circulaire, très faiblement entaillé, assez grand; son diamètre égale 0,58 de celui de l’oursm.

Rapports et différences. — Je n'ai, malheureusement, sous les yeux, qu’un exemplaire unique de cette intéressante espèce, la première qui ait été trouvée, jusqu'ici, en dehors des terrains jurassiques; il est, du reste, suffisamment bien conservé. Je l'ai comparé avec des exemplaires de même taille du Pseudosalenia aspera, 1 en diffère par sa forme générale bien plus déprimée, son appareil apical plus petit, ses plaques génitales de forme différente et festonnées sur leur bord externe, ses tubercules interambulacraires relativement moins développés, plus rapprochés de l'appareil apical, son périprocte échancrant moins la plaque géniale postérieure.

Localité.— Poca (Estoril) près Cascaes.

Niveau du Placenticeras Uhligi.

PSEUDOCIDARIS CLUNIFERA, (Agassiz) P. de Loriol PL IL, fig. 9-12

Synonymie

Cidaris clunifera, Agassiz, 1836. Notice sur les fossiles crétacés du Jura Neuchatelois. Mem. Soc. Se. Nat. de Neuchatel, t. 1, p. 142, pl. XIV, fig. 16-18.

Cidaris clunifera, Forbes in Sharpe, 14849. On the secondary rocks of Portugal, Quarterly Journal of the Geol. Soc. of London, vol. vr, p. 196.

Hemicidaris clunifera, Cotteau, 1863. Paléont. franç. Terr. Crét., t. var, p. 388, pl. 1089, fig. 6-16, pl. 1090, fig. 1-18.

Pseudocidaris clunifera, P. de Loriol, 1873. Descr. des Echin. crétacés de la Suisse, p. 88, pl. V, fig. 1-7. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce et ajouter) :

Pseudocidaris clunifera, Cotteau, Péron et Gauthier, 1884. Echin. foss. de l’Algérie, fase. n1, p. 94, pl. VII,

Dimensions

REMOES = LoNgreNr CO IR HAS 0cooc0000c0cou00ov0000000000000600000000 17 à 32 mill. DAME COR GS c6000000000000v000002000000000000000000 6à12 »

Tige ovoide, allongée, plus ou moins fusiforme, plus ou moins renflée au milieu, parfois étranglée dans la région médiane; le sommet est ordinairement arrondi. La surface est plus ou moins occupée par des granules très fins qui disparaissent très facilement, aussi, la plupart du temps, sont ils à peine visibles et même souvent tout à fait indistincts ; par contre, vers le sommet, ils sont plus accentués, même assez volumineux et saillants. On les voit souvent disposés en séries longitudinales et açcompagnés de petites côtes tranchantes qui se réunissent au sommet; d’autres fois toute la con-

vexité du sommet est uniformement granuleuse. La tige commence à se renfler immédiatement audessus de la collerette ; celle-ci est fort étroite, en forme d’anneau, striée en long et fort courte. Anneau saillant ; bouton court, facette articulaire crénelée.

Rapports et différences.— J'ai comparé avec le plus grand soin les radioles décrits ci dessus avec de nombreux radioles de l'espèce bien connue de l'Urgonien et du Néocomien de la Suisse et de la France, et je n'ai pu apercevoir aucune différence. La découverte d’un échantillon du test serait désirable pour confirmer les caractères fournis par les radioles, mais je n’éprouve pas de doutes au sujet de ma détermination. Le test et les radioles, tout à fait typiques, ont été trouvés dans le Néocomien d'Algérie.

Localités.— Cap d'Espichel. Casaes da Camara.

Hauterivien à faciès de Carrequeira.

Mexilhoeira.

Calcaire à Crioceras Lusitanicum. Etage Hauterivien.

En Suisse et dans le midi de la France cette espèce se rencontre ordinairement dans les cou ches urgoniennes ; dans le bassin de Paris, elle se trouve dans le néocomien moyen.

PSEUDOCIDARIS CIRISPICANS, P. de Loriol, 1887 PI. III, fig. 6-8

Dimensions

lenenr un eOlBoo00o0oc0coce0oedoccoavoc0b pds soc d3 mill. D'EMÈRE HANMooooooovocooSoovcocoacoc o600000000008600 20 »

Radiole de grande taille, fusiforme, épais et renflé au milieu. La tige, sur la plus grande partie de sa surface, est couverte de petites rides horizontales ondulées, d’une finesse extrême, à peine visibles sans loupe, qui font paraître la surface comme ondée de la manière la plus délicate. Vers le sommet, ces rides, qui sont elles mêmes composées de petits granules vagues et aplatis, se trouvent remplacées par des granules épars, serrés, de faible dimension, quoique assez grossiers; la surface étant un peu fruste je ne puis voir si les intervalles étaient striés. Quelques côtes verticales, pas très accusées, arrivent au sommet qui est pointu. Collerette courte. Bouton peu développé.

Rapports et différences.—Ces radioles, dont j'ai pu étudier de bons exemplaires, sont des plus caractéristiques et ne peuvent être comparés qu'aux radioles d’une seule espèce, le Cidaris Maresi, avec lesquels ils se trouvent, Les premiers se distinguent sans peine des seconds par la délicatesse extrême des rides circulaires, leur nombre, leur ondulation, elles ne sont pas à comparer avec les grosses côtes horizontales en petit nombre du Cid. Maresi, puis, dans les radioles du Cid. crispicans, les granules de la région supérieure sont infiniment plus fins et on voit des côtes verticales qui viennent former le sommet et n'existent pas dans l’autre espèce, enfin la forme générale de la tige est bien plus allongée, et régulièrement fusiforme. Malgré ces différences, ces radioles ont un air de parenté et il n’est pas absolument impossible qu'ils n’appartiennent à une même espèce; cependant, comme, jusqu'ici, on ne connait aucun passage, et qu'aucun radiole du Cid. crispicans n'a été signalé en Algérie où le Cid. Maresi est bien moins rare qu’en Portugal, il me parait nécessaire, pour le moment du moins, de les distinguer. Les radioles auxquels on a donné le nom de @id.

Maresi paraissent avoir appartenu plutôt à un Pseudocidaris, mais, en l’absence de preuve directe, c’est à dire, de la découverte du test, je n'ai pas voulu changer le nom de genre établi. Dans tous les cas les radioles du Portugal qui viennent d'être décris appartiennent certainement à une espèce du même genre que ceux dn Pseudocidaris clunifera.

Localité. —Mexilhoeira.

Etage Hauterivien. Niveau de l'Ostrea Couloni et du Crioceras lusitanicum.

PSEUDODIADEMA DELGADOI, P. de Loriol, 1887 PL IV, fig. 1

Dimensions

Forme peu élevée, rotulaire, renflée au pourtour, presque également convexe en dessus et en dessous, un peu déprimée autour du péristome.

Zones porifères droites, à fleur du test, composées de pores disposés par paires simples sur toute leur longueur.

Aires ambulacraires avec deux rangées de tubercules peu développés, diminuant très graduellement depuis le pourtour à l'appareil apical, très finement perforés et légèrement crénelés, rapprochés, au nombre d'une quinzaine environ par série. Ils sont accompagnés de granules très fins, particulièrement égaux et homogènes, serrés sans être contigus.

Les tubercules des aires interambulacraires, un peu plus développés que ceux des aires ambulacraires, et un peu moins nombreux, diminuent un peu plus rapidement à la face supérieure, et sont, du reste, identiques. Ils sont situés à peu près exactement au milieu des plaques.

Les granules miliares, identiques à ceux des aires ambulacraires, sont assez régulièrement alignés en travers, à l'ambitus, formant sur chaque plaque trois à quatre séries. IIS couvrent toute la surface, sauf au sommet, au milleu de l'aire, où ils sont assez écartés. Point de tubercules secondaires. Le contour de la place qu’occupait l'appareil apical est altéré, de même que celui du péristome, mais on peut constater que leur diamètre était relativement faible.

Rapports et différences.—Le Pseudodiadema Delgjadoi, par sa forme rotulaire, ses petits tubercules, l'absence complète de tubercules secondaires, et l'homogénéité de sa granulation, se distingue sans peine des autres espèces du genre, et ne saurait être confondu.

Localité. — Mexilhoeira.

Hauterivien. Niveau à Ostrea Coulon.

PSEUDODIADEMA BOURGUETI, Desor, (Agassiz) PI. IV, fig. 2

Synonymie

Diadema Bourgueti, Agassiz, 1840. Deser. des Echin. de la Suisse, % part., p. 6, pl. XVI, fig. 6-10. Pseudodiadema Bourgueti, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss,, p. 70. » » Cotteau, 1863. Paléont. franc. Terr. crét., t. vu, p. 415, pl. 1095, fig. 13-49, pl. 1096 et pl. 1097, fig. 14-11.

Pseudodiadema Bourgueti, P. de Loriol, 4873. Echinol. helv. n, Deser. des oursins crétacés de la Suisse, p. 107 pl. VI fig. 6-7.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l'espèce). Pseulodiadema Bourgueti, Choffat, 1885. Monogr. stratigr. sur le Crétacique du Portugal, 1, p. 26.

Dimensions

ID'EUNAROSAEO ET EESTI TT SMIC 16 à 23 mill.

Hauteur, par rapport au diamètre ........,......... . 0,48 à 050 »

Les deux exemplaires, assez bien conservés, seulement un peu frustes, que je rapporte au Pseudodiadema Bourgueti, en présentent tous les caractères et je n’en vois aucun qui permette de les en séparer. La forme du plus grand est un peu pentagonale, variation légère qui a déjà été signalée. Du reste leurs caractères généraux sont identiques à ceux de nombreux exemplaires de France et de Suisse avec lesquels je les ai comparés. Les plaques ambulacraires sont composées de trois plaques primaires ; la médiane est moins élargie vers l'extrémité interne que dans d’autres espèces. Dans les aires interambulacraires les tubercules secondaires, quoique fort petits, sont cependant bien distincts, et remontent un peu au-dessus de l’ambitus. Dans l’un des individus le pourtour de l'appareil apical est bien conservé; on voit que cet appareil était fort développé, à peu près carré, mais se prolongeant dans l'aire interambulacraire impaire, pas autant, toutefois, que dans l’exemplaire que M. Neumayr a pris pour type de son Loriolia Foucardi. Dans les aires ambulacraires la zone miliaire est un peu plus étroite qu'elle ne l’est habituellement et, par conséquent, avec des granules moins nombreux que dans la plupart des exemplaires représentés dans la Paléontologie française (loc. cit.), mais j’ai sous les yeux des individus de Suisse et de France parfaitement certains, qui n'ont pas plus de granules dans les aires ambulacraires que les individus du Portugal. L'espèce varie sous ce rapport, comme aussi sous Celui de la finesse et du nombre des granules dans la zone miliaire des aires interambulacraires. Dans l'exemplaire dont le grossissement a été donné (pl. IV) les granules sont bien plus fins et plus nombreux que dans des individus que M. Cotteau considère comme appartenant également à l'espèce (Paléont. franç., pl. 1095, fig. 18-19); il se rapproche beaucoup de l'exemplaire que j'ai fait figurer dans l'Echinologie helvétique (loc. cit.). Dans le second exemplaire (pl. IV, fig. 3), qu'il m'a paru inutile de grossir, les granules sont plus fins et plus serrés que dans l’autre. Du reste, ces modifications dans la finesse et l'abondance des granules miliaires se reliant les unes aux autres par des passages certains, je ne saurais m'appuyer sur un caractère de cette nature pour tenter de distinguer les exemplaires du Portugal et je n’en ai point trouvé d’autres qui puissent infirmer ma détermination, ainsi que je l'ai déjà dit.

Localité. —Valle-de-Figueira.

Urgonien.

Localités en dehors du Portugal.—Nombreuses localités de France et de Suisse. Etages Valanginien. Néocomien moyen. Urgonien.

PSEUDODIADEMA SCHLUTENRI, P. de Loriol, 1887

PI. IV, fig. 4

Synonymie

Diadema ornatum, (non Goldfuss) pars, Agassiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Echinides, p 43.

> » D’Orbigny, (pars), 4850. Prodrome. t. 11, p. 479. » » Forbes in Morris, 1854. Catalogue of British fossil, 2 éd., p. 77. » » Woodward, 1856. Mem. of the Geol. Survey of the Unit. Kingdom, Decade v, pl. IL, expl. page 6.

Pseudodiadema ornatum, Cotteau (non Goldfuss), 1864. Paléont. franc. Terr. crét., t. vu, p. 480, pl. 1145. » » Cotteau, 1865. Echinides de l'Yonne, n, p. 226, pl. 67, fig. 14-15. » » Bucaille, 4867. Liste des fossiles Cénomaniens de Rouen, D Ze » » Wright, 4868. Monogr. of the Brit. fossil Echinid. from the Cretaceous form., p. 103,

pl. 16, fig. 4, pl. 49, fig. 4. pl. 24, fig. 1-2, pl. 21 à, fig. 1.

Pseudodiadema ornatum, Bucaille, 1872. Echin. foss. de la Seine inférieure, 1, p. 82.

Pseudodiadema sp., Schlüter, 4883. Die regulären Echiniden der Norddeutschen Kreide, 1. Glyphostoma, p. 40. (Abh. z. geol. special Karte v. Preussen, vol. 1v).

Pseudodiadema ornatum, Cotteau, 1883. Echin. foss. du Sud Ouest de la France, p. 38.

Dimensions

DAME een RE NET ELA te PR AR ne 31 mill.

Hauteuripanrapportautdiametre Re EE EE CRTC CE CENTRE CE 0,60

Forme circulaire, élevée, renflée, plane à la face supérieure, concave à la face inférieure.

Zones porifères un peu onduleuses, à fleur du test: les pores sont disposés par paires simples régulièrement superposées jusqu'à l'appareil apical.

Aires ambulacraires non proéminentes ; elles portent deux rangées de tubercules scrobiculés, crénelés, perforés, pas très volumineux relativement, ni très saillants, assez écartés et alternes à l’ambitus et à la face supérieure, ne diminuant que très graduellement jusqu’au sommet de l'aire ; il semble qu'au sommet il y en à un ou deux qui sont tout à fait atrophiés. Le milieu de l’aire est occupé par des granules fins, inégaux, épars, mais tendant cependant à se ranger en cercle autour des scrobicules.

Aires interambulacraires larges, légèrement déprimées au milieu, vers le sommet, avec deux séries de tubercules principaux écartés, peu proéminents, placés plus près de la suture médiane des plaques que des zones porifères, ils sont à peu près de même volume que ceux des aires ambulacraires, sauf, Cependant, à la face supérieure, également crénelés et perforés et assez largement scrobiculés. Des tubercules secondaires plus petits, mais cependant très apparents, scrobiculés, écartés, forment une rangée de chaque côté; ils alternent avec les tubercules principaux, étant placés vers le bord supérieur de la plaque, à peu près à égale distance entre le tubercule et les zones porifères. Granules mi-

liaires assez abondants, épars, les uns forment des cercles incomplets autour des scorbicules, les autres garnissent le milieu de l’aire, il en est parmi eux, de plus forte taille, qui ont l'apparence de très petits tubercules, et forment entr'autres une petite série verticale, de trois ou quatre par plaque, tout près des zones porifères.

Péristome enfoncé, je n’en connais pas le contour.

Rapports et différences.—L'exemplaire, unique jusqu'ici, que je rapporte à cette espèce, est un peu fruste, et sa face inférieure n’a pu être convenablement dégagée, il est donc nécessaire de faire quelques réserves relativement à sa détermination qui, cependant, me parait à peu près certaine. Par suite de quelque pression, les plaques chevauchent un peu sur la suture médiane dans les aires interambulacraires et la dépression des aires, au milieu, vers le sommet, quoique marquée, ne se laisse pas apprécier comme dans l’état normal. Tous les caractères qu'il présente, concordent fort exactement avec ceux qui sont attribués à l'espèce, les tubercules secondaires sont peut être un peu plus apparents, surtout si on les compare à ceux des exemplaires d'Angleterre qui me paraissent différer légèrement des individus qui ont été figurés dans la Paléontologie francaise. J'ai dû changer le nom de cette espèce, car M. Schlüter (loc. cit.) a fait observer, avec beaucoup de raison, que le Cidarites ornatus de Goldfuss à été placé par son auteur dans la section des Cidarites à pores dédoublés au sommet, c'est donc un Diplopodia et, de plus, d’après M. Schlüter, l'origmal de Goldfuss ne provient point de la craie cénomanienne d'Essen, mais d’une localité inconnue, ses pores forment, auprès du péristome, des séries obliques, et ce dernier n’est point enfoncé. Il est donc évident que tous les auteurs qui ont suivi Goldfuss, jusqu'à M. Schlüter, ont complétement méconnu son espèce, et que celle qui a été jusqu ici figurée par eux sous le nom de Diadema ornatum, doit recevoir un nouveau nom; je propose de la dédier à celui qui a reconnu cette erreur. Desor, en donnant, dans le Synopsis, la diagnose du Pseudodiadema ornatum «d'Essen» avait en vue une autre espèce, car il dit qu'il n'a point de tubercules secondaires.

Localité.— Baforeira.

Niveau du Placenticeras Uhligi.

Localités hors du Portugal. —Rouen (Seine inférieure); Vimoutiers (Orne); France.—Lewes: Blackdown; (Angleterre).

Étage Cénomanien.

PSEUDODIADEMA GUERANGERI, Cotteau PI. IV, fig. 5-9

Synonymieé

Pseudodiadema Guerangeri, Cotteau et Triger, 4859. Echin. de la Sarthe, p. 140, pl. 27, fig. 7-10.

» » Desor, 1859. Synopsis des Echin. foss., p. 447.

» » Dujardin et Hupé, 1862. Suites à Buffon. Echinodermes, p. 499.

» » Cotteau, 1864. Paléont. franc. Terr. Crét., t. vnr, p. 499, pl. 4120, fig. 8-15. » » Cotteau, 1883. Echin. foss. du Sud Ouest de la France, p. 39.

Dimensions

Diametre tree tree 00 000 D DHCP AE LC 12 à 20 mill. Hauteur par rapport au diamètre..................... 0,40 à 0,52

Forme circulaire, le plus souvent élevée, relativement, également déprimée à la face supérieure et à la face inférieure et renflée au pourtour.

Zones porifères droites, composées de pores disposés par paires régulièrement superposées depuis l'appareil apical au péristome, sans se multiplier aucunement. Près du péristome elles affectent un groupement sensible par petits ares obliques de trois paires, qui est encore très appréciable à l’ambitus, dans les grands individus, mais que le dessin n’a pas rendu.

Aires ambulacraires à peu près aussi larges que la moitié des aires interambulacraires; elles sont pourvues de deux rangées de tubercules assez saillants, serrés, scrobiculés, au nombre de douze à treize ordinairement, par série; le mamelon lui mème, perforé et crénelé à sa base, est fort petit; ils diminuent très graduellement à la face supérieure. Les granules miliaires, qui occupent le milieu de l'aire et forment des petits filets entre les scrobicules, sont inégaux et plus ou moins abondants. Les plaques ambulacraires sont composées de trois plaques primaires comme dans les vrais Pseudodiadema, portant chacune une paire de pores; la médiane est fortement resserrée pas loin de son extrémité externe, où elle forme une sorte de triangle très élargi, demeurant beaucoup plus mince sur le reste de sa longueur; les deux autres suivent sur leur bord interne le contour de la médiane.

Dans les aires interambulacraires qui conservent leur largeur, à peu près sur toute leur hau. teur, les séries de tubercules en comptent douze à quinze suivant la taille des individus, ceux des deux extrémités des séries sont fort petits, à peine un peu plus volumineux que ceux des aires ambulacraires; ils sont, du reste, semblables, et placés à peu près au-milieu des plaques. Les scrobicules, grands, elliptiques à l'ambitus, sont ordinairement séparés par un petit filet de granules plus ou moins complet, ils sont parfois aussi en partie confluents. La zone miliaire est large, un peu déprimée vers l’appareil apical, et occupée par de nombreux granules extrêmement fins, serrés, assez homogènes d’apparence, mais cependant inégaux, qui disparaissent à peu près dans la dépression du sommet; des granules semblabies garnissent l'espace relativement large qui se trouve entre les scrobicules et les zones porifères. On ne voit aucune trace de tubercules secondaires.

Appareil apical jamais conservé; l’espace qu'il occupait ressemble un peu, par son contour, à celui qu'occupait l'appareil des Heterodiadema, il est grand, pentagonal, un peu rentrant dans les angles et légèrement prolongé dans l'aire interambulacraire postérieure impaire.

Péristome à fleur du test, relativement étroit; son diamètre égale 0,40 à 0,42 du diamètre de l’oursin; les entailles sont arrondies et très peu profondes.

Quelques radioles existent encore ; ils sont très grêles ; la tige, cylindrique, n'a guère plus de 1/2 mill. de diamètre, sa surface est très finement striée, la collerette n'est pas distincte, l'anneau très saillant, strié, le bouton bien développé.

Rapports et différences.—Les exemplaires appartenant à cette espèce, qui m'ont été communiqués, sont nombreux, et montrent une grande constance dans leurs caractères, car je remarque seulement quelques modifications sans importance dans la taille, dans la hauteur relative du test, et dans le nombre plus ou moins grand des granules miliaires qui varie assez suivant les individus. Ces caractères sont exactement ceux que M. Cotteau assigne à son Pseud. Guerangeri, et il ne m'est pas possible, malgré un examen très attentif, de trouver des différences, je ne puis que noter le prolongement de l'appareil apical dans l’aire mterambulacraire impaire postérieure, ordinairement un peu plus prononcé que dans la figure de la Paléontologie francaise, différence qui, ne me parait pas avoir d'importance, car elle pourrait bien provenir d'une erreur de dessin. M. Cotteau figure un exemplaire bien plus déprimé que l’autre et j'en observe également de semblables. Le Pseud. Guerangeri qui, par la structure de ses plaques ambulacraires, appartient aux vrais Pseudodiadema, est facilement reconnaissable à sa forme généralement élevée et assez renflée au pourtour, également déprimée en dessus et en dessous, à ses tubercules serrés, homogènes, bien apparents, à l'absence complète de tubercules secondaires, enfin à son péristome petit et tout à fait à fleur du test. Parmi les Pseudodiadèmes dépourvus de tubercules secondaires je n’en vois pas avec lesquels il puisse être con-

fondu, et c'est par ce caractère, et aussi par ses tubercules plus serrés, qu'il se distingue du Pseud. algirum, Coquand, auquel il ressemble d’ailleurs.

Localités.-—Bellas.

Couches à Placenticeras Uhligi.

Monte-Serves, Azenhas-do-Mar.

Couches à Ostrea pseudo-Africana.

Bellas, Campos près Caneças, Monte-Serves et Sant’Anna (Alcantara). 1° niveau à Pterocera incerta.

Furadouro, Villa-nova-d’Ourem et Arranhà (7 kilom. S. O. Pombal). Rhotomagin.

Localités en dehors du Portugal.— Le Mans (Sarthe); Fouras (Charente mférieure). (France). L'espèce y est fort rare, tandis qu'elle parait très abondante en Portugal. Cénomanin.

PSIEUDODIADEMA DEILICATUIELIUM,. EP. de Loriol, 18587 PI. IV, fig. 9-11; pl. VI, fig. 13

Dimensions

DÉMO cc oct ossocsdeseno cos enecmoncoceonocene 8à 11 mill. HAUtEULIPAMAPPOAUNMAMETE EEE EEE EE ec Er LL re 0,45 à 0,50

Test circulaire, peu élevé, à peu près également aplati en dessus et en dessous.

Zones porifères droites, ou presque droites ; les pores sont disposés par paires écartées à l’ambitus et à la face inférieure, plus rapprochées à la face supérieure, nullement bigéminés, ni vers l'appareil apical, ni aux abords du péristome. Dans chaque paire un petit granule sépare les deux pores et, à l’'ambitus, les paires sont séparées par une série de petits granules.

Aires ambulacraires étroites au sommet, mais élargies à l’ambitus; elles portent deux rangées de 8 à 9 tubercules finement crénelés et perforés, dont un petit nombre, deux ou trois dans chaque série, à l’ambitus, sont relativement grands, largement scrobiculés, avec la base du mamelon bien saillante; les autres diminuent rapidement à la face supérieure, plus graduellement à la face inférieure. Les granules miliaires, pas très nombreux, fins, un peu inégaux, forment une série unique, onduleuse, au milieu de l'aire, et aussi de petites séries entre les tubercules. Les plaques ambulacraires sont composées de trois plaques primaires, dont la médiane est très resserrée au milieu, sur le tubercule, ce qui produit un fort renflement correspondant, dans chacune des deux autres; chaque plaque est percée d’une paire de pores sur son bord inférieur.

Aires interambulacraires plus larges que les aires ambulacraires, sans que la disproportion soit très grande. Les deux séries de tubercules sont identiques à celles des aires ambulacraires, seulement tous les tubercules sont un peu plus volumineux. Aucune trace de tubercules secondaires. La zone miliaire, assez étroite à l’ambitus, où elle est occupée par deux rangées de petits granules formant des cercles scrobiculaires entre les grands tuberceules, s’élargit à la face supérieure, où elle se montre assez dégarnie au milieu, sans être déprimée. Les granules sont fins et assez homogènes: à la face inférieure cependant on remarque, de chaque côté, une série de granules, dont quelques uns paraissent mamelonnés, et sont plus volumineux que les autres. Les scrobicules sont toujours séparés des zones porifères par quelques granules.

Mars 1887 4

L'appareil apical n’est jamais conservé, l’espace qu'il occupait est grand, subcirculaire, avec une légère entaille au milieu de chaque aire interambulacraire.

Péristome assez grand, à fleur du test, légèrement entaillé; son diamètre égale 0,45 à 0,50 de celui de l’oursin.

Variations.—Les individus de cette espèce que j'ai examinés ne présentent pas de variations bien sensibles, les uns sont un peu plus élevés que les autres, le péristome varie un peu dans son diamètre, et la disproportion entre les tubercules de l’ambitus et les autres est plus ou moins sensible.

Rapports et différences.— Cette petite espèce est voisine du Pseudodiadema elegantulum, Cotteau, du cénomanien de la Sarthe; elle s’en distingue cependant par ses tubercules moins brusquement agrandis au pourtour dans les aires ambulacraires et interambulacraires, par ses granules moins fins et moins serrés, en général, mais plus abondants dans la zone miliaire, et aussi entre les tubercules des aires interambulacraires et les zones porifères, enfin par ses zones porifères moins onduleuses, et par la présence d’une rangée de granules plus développés que les autres dans les aires interambulacraires, le long des zones porifères.

Localités.—Bellas, Campos (Canecas).

Niveau de l’Ostrea pseudo-africana.

PSEUDODIADEMA MACROPYGUS, Cotteau PI. V, fig. 1-3

Synonymie

Pseudodiadema macropyqus, Cotteau et Triger, 1864. Echinides de la Sarthe, p. 364, pl. LXI, fig. 2-6. » » Cotteau, 1863. Paléont. france. Terr. Crétacés, t. vis, p. 474, pl. 1145, fig. 12-17.

IMMO Sodooocovodbsousou on bodoooboo00v000a00o 12 à 22 mill. Hauteur par rapport au diamètre ..................... 0,40 à 0,43

Test circulaire, relativement déprimé, aplati à la face supérieure et à la face inférieure.

Zones porifères droites, à fleur du test, composées de pores disposés par paires en général réoulièrement superposées, déviant seulement légèrement, sans se multiplier, vers l'appareil apical et auprès du péristome. Dans quelques individus cependant cette tendance au dédoublement des pores vers l'appareil apical s’accentue, sans que toutefois on puisse dire précisement que les zones porifères sont bigéminées.

Aires ambulacraires relativement étroites, avec deux rangées de 11 à 12 tubercules dans les grands individus: ils sont crénelés, perforés, entourés de scrobicules arrondis ; le mamelon lui même est petit, mais la base qui le supporte est assez saillante. Zone miliaire fort étroite; 1l n’y à guère qu'un petit filet de granules écartés au sommet et à la base, et quelques uns de plus à l’ambitus.

Dans les aires interambulacraires les tubercules sont semblables à ceux des aires ambulacraires, un peu plus volumineux, mais un peu moins serrés; les scrobicules sont larges, et un peu elliptiques. La zone miliaire, assez large, est garnie de granules fins, qui forment environ deux rangées

verticales; d’autres occupent la région assez large qui sépare les scrobicules des zones porifères: le long de ces dernières, à la face inférieure, se trouvent toujours des granules serrés, assez gros et mamelonnés, formant une série presque régulière et rectiligne qui contribue beaucoup à faire reconnaitre l'espèce, et qui, parfois, remonte assez haut. Le milieu de l’aire est presque dégarni vers le sommet. Point de tubercules secondaires, les granules mamelonnés dont il vient d'être question sont loin d’en avoir l'importance.

Péristome assez grand, très peu enfoncé, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,44 à 0,48 de celui de l’oursin.

L'espace occupé par l'appareil apical devait être grand, son contour n’est pas appréciable dans les exemplaires que j'ai étudiés.

Rapports et différences.— En tout conformes au type du Pseudodiadema macropygus décrit par M. Cotteau, les individus que je lui rapporte sont parfois un peu plus hauts relativement, et quelques uns atteignent une taille plus forte. Voisine du Ps. tenue, cette espèce, indépendamment de quelques autres points de détail, s’en distingue par l'absence complète de tubercules secondaires.

Localités.— Au nord de Varzea, près Cintra.

Niveau à Placenticeras Uhligi.

Baloreira c. 13.

Niveau à Sphaerulites Verneuil.

Fort de Junqueiro, Bellas, Campos (Caneças), Monte-Serves. Niveau à Ostrea pseudo-africana.

Bellas.

1 Niveau à Ptecera incerta.

Localités en dehors du Portugal.—La Perrière (Orne), France. Etage Cénomanien.

PSEUDODIADEMA SCRUPOSUM, P. de Loriol, 1887 PI. V, fig. 4

Dimensions

IDE ooccooovoccdbonneocosococosébcdoeor este person 16 mill. Hauteur par rapport au diamètre... ..... RE EE 0,43

Forme circulaire, déprimée à la face supérieure et à la face inférieure, renflée au pourtour.

Zones porifères légérement onduleuses à l’ambitus; pores disposés par paires régulièrement superposées, espacées à l’ambitus.

Aires ambulacraires relativement larges, notablement plus larges que la moitié des aires interambulacraires, garnies d’une double rangée de tubercules relativement très saillants par la base qui supporte le mamelon, crénelés, finement perforés, faiblement mamelonnés, serrés, contigus par leurs scrobicules qui sont marqués, mais peu profonds; ils diminuent assez rapidement à la face supérieure. La zone miliaire est extrêmement étroite et occupée par un seul filet de petits granules inégaux. Les sutures des plaques composées ne sont guère visibles, on peut cependant constater que chacune à trois plaques primaires et trois paires de pores.

Dans les aires interambulacraires les tubercules sont identiques à ceux des aires ambulacraires, mais un peu plus volumineux, au nombre de neuf ou dix par série; leurs scrobicules, arrondis, grands, profonds et confluents, occupent presque toute la surface des plaques, ne laissant d'espace que pour un cercle incomplet de petits granules. La zone miliaire est dégarnie au milieu, vers le sommet. Point de tubercules secondaires. |

Péristome à fleur du test, à peine entaillé, relativement grand; son diamètre égale 0,50 du diamètre de l’oursin. L'espace qui était occupé par l'appareil apical a un diamètre un peu moins fort que celui du péristome; je ne puis suivre exactement son contour.

Rapports et différences. —Ce Pseudodiadema, voisin du Pseud. macropygus, Cotteau, s’en distingue par ses aires ambulacraires plus larges relativement aux aires interambulacraires, ses tubercules plus saillants, ses scrobicules arrondis et non elliptiques dans les aires interambulacraires dont la zone miliaire est aussi plus étroite, puis enfin par un plus grand péristome.

Localités. —Bellas, Junqueiro.

Niveau à Sphaerulites Verneuil.

Junqueiro.

Niveau à Ostrea pseudo-African«.

PSEUDODIADEMA SCULPTILE, P. de Loriol, 18587

PI. V, fig. 5 et 6

Dimensions

MAMA otoocecooovcovo0oocs0600oct ee et 10 à 145 mill. Hauteur par rapport au diamètre ...................... 0,43

Test circulaire, déprimé, légèrement conique à la face supérieure, enfoncé autour du péristome à la face inférieure.

Zones porifères tout à fait rectilignes: pores disposés par paires très régulièrement superposées.

Aires ambulacraires un peu plus étroites que la moitié des aires interambulacraires, mais conservant à peu près leur largeur sans se rétrécir beaucoup au sommet. Elles portent deux séries de tubercules très rapprochés des zones porifères, entourés d’un scrobicule circulaire peu distinct, crênelés et très finement perforés; leur mamelon est fort petit, mais porté sur une base assez saillante : en général ils sont peu apparents, et ce n’est qu'à l'ambitus et à la face inférieure qu'ils prennent quelque développement; à la face supérieure ils diminuent très brusquement en s'espaçant beaucoup, et si fortement que ceux qui avoisinent l'appareil apical n’ont plus que l'apparence d’un gros granule. Un peu au dessous de l’ambitus les scrobicules occupent presque entièrement les plaques, et il ne reste de place que pour un filet de trois petits granules sur la ligne médiane. À l’ambitus, et sur toute la face supérieure, la zone miliaire devient très large, et toute la surface est occupée par une granulation très fine, très dense, et très homogène. On compte douze à treize tubercules par série.

Aires interambulacraires larges. Leurs tubercules, un peu plus volumineux que ceux des aires ambulacraires, sont placés plus près des zones porifères que de la suture médiane; ils sont entourés de scrobicules elliptiques bien distincts, surtout à l’ambitus et à la face mférieure, car, à la face supérieure, ils diminuent très brusquement en s’espaçant, moins cependant que dans les aires ambu-

lacraires ; tout l’espace intermédiaire est uniformément recouvert d’une granulation identique à celle de ces dernières. Le long des zones porifères, quelques granules, plus volumineux que les autres, mamelonnés, et bien distincts au milieu de la granulation, forment une série irrégulière qui ne dépasse pas l’ambitus, et joue un peu le rôle de tubercules secondaires.

L'espace occupé par l’appareil apical, est, relativement, de faibles dimensions, tandis que le péristome, enfoncé, a un assez fort diamètre; 1l est muni d’entailles peu profondes.

Rapports et différences. —Assez voisin par sa granulation, qui est cependant bien plus serrée, plus fine et plus homogène, du Pseudodiadema Guerangeri, Gotteau, le Ps. sculptile S'en distingue, en outre, par ses tubercules qui diminuent bien plus fortement et plus brusquement à la face supérieure, en S'espaçant beaucoup plus, et par la présence de granules mamelonnés à la face inférieure. Il est également voisin du Ps. insignitum, P. de Loriol, mais il en diffère par ses aires ambulacraires plus larges, surtout au sommet, ses granules encore plus fins et plus serrés, ses tubercules ambulacraires encore plus affaiblis à la face supérieure, ses tubercules interambulacraires relativement moins développés, et la présence de gros granules le long des zones porifères, au-dessous de l’'ambitus. Les quelques exemplaires que j'ai sous les yeux se montrent très constants dans leurs caractères.

Localité.—La localité précise n’est pas connue. Etage bellasien.

PSEUDODIADEMA INTEIRJECTUM, P. de Loriol, 1557 PL. V, fig. 7

Dimensions

IDE 8 cu Code DA CROIRE OS D AD An AD ANSE ete 44 mil.

Forme circulaire, peu élevée, renflée au pourtour.

Zones porifères parfaitement droites; les pores sont disposés par paires très régulièrement superposées partout.

Aires ambulacraires égalant en largeur la moitié des aires interambulacraires, et légèrement enfoncées sur leur ligne médiane; elles portent deux rangées de tubercules très finement crénelés et perforés, diminuant assez rapidement à la face supérieure. Ces tubercules, bien qu’assez largement scrobiculés à l’ambitus, sont cependant fort peu dèveloppés, et leur mamelon lui même est extrêmement petit. Les granules miliaires sont abondants, et paraissent homogènes. Les plaques ambulacraires composées ont trois plaques primaires portant chacune une paire de pores; elles sont assez égales, mais celle du milieu est fortement rétrécie dans sa région médiane.

Aires interambulacraires larges; leurs tubercules sont semblables à ceux des aires ambulacraires, un peu moins nombreux, et un peu plus développés, comme eux diminuant très rapidement et très fortement à la face supérieure; ils sont placés plus près du bord inférieur des plaques que du bord supérieur. Une faible élévation médiane des plaques leur donne un aspect très légèrement caréné sur chacune des deux séries de tubercules. La zone milaire, qui est très large, ainsi que tout le reste de la surface, sont occupés par des granules très fins, serrés et homogènes. Les sutures des plaques, surtout les horizontales, sont bien marquées.

Ni le péristome, ni l'appareil apical ne sont encore connus.

Rapports et différences.—L'exemplaire décrit est unique et incomplet, cependant je n’ai pas cru devoir le négliger, parcequ'il appartient certainement à une espèce distincte et intéressante. Il ressemble, en quelque manière, au Pseudod. Guerangeri, Cotteau, mais il s’en distingue par ses tubercules moins développés, diminuant bien plus rapidement et plus sensiblement à la face supérieure où ils sont situés plus près du bord inférieur des plaques, puis par les légères carènes des aires interambulacraires. Il a l'apparence des Glyphocyphus, dont il différe par l'absence d'impressions, mais surtout l'aspect des Echinocyphus, et en particulier de l’Echinocyphus tenuistriatus, dont les tubercules sont imperforés.

Localités.— Monsanto.

Niveau à Ostrea pseudo-africana.

PSEUDODIADEMA ALCANTARENSIE, P. de Loriol, 1SsS7

PI. V, fig. 8-9

Dimensions

DEnRocoocoooccascoooccoococovvovv 0800000000 16 à 24 mil). Hauteur par rapport au diamètre.................... 0,55

Forme circulaire, élevée, aplatie en dessus et en dessous, peu renflée au pourtour.

Zones porifères droites; les pores n’ont aucune tendance à se multiplier près du sommet.

Aires ambulacraires assez larges, plus larges que la moitié des aires interambulacraires, avec deux séries de tubercules peu volumineux, crénelés, perforés, scrobiculés, au nombre de 12 à 413, au plus, par série. Assez écartés à l’ambitus, ils ne diminuent que très graduellement à la face supérieure. Les scrobicules ne sont pas contigus, mais séparés par un filet de petits granules fins et serrés, semblable à celui qui garnit seul la zone miliaire, et qui ne se double, en partie, que dans les grands individus.

Aires interambulacraires entièrement dépourvues de tubercules secondaires ; les tubercules principaux sont identiques à ceux des aires ambulacraires, un peu plus largement scrobiculés, mais pas plus développés. Les granules miliaires sont fins, mégaux, écartés, et cependant assez abondants sans être serrés; la zone miliaire est assez dégarnie au milieu, vers le sommet, où elle se trouve légérement déprimée. À la face inférieure les granules sont épars et ne forment pas de rangée régulière le long des zones porifères. L'espace occupé par l'appareil apical est assez grand, pentagonal, un peu prolongé dans l’aire interambulacraire postérieure impaire.

Péristome non enfoncé, faiblement entaillé, relativement petit: son diamètre égale 0,38 de celui de l’oursm.

Rapports et différences.— Voisine du Pseudod. macropygus, Cotteau, l'espèce que je viens de décrire s’en distingue par sa forme plus élevée, ses tubercules moins serrés, ses granules plus écartés, ses aires interambulacraires, dont la zone miliaire est moins dégarnie de granules vers le sommet, et qui ne possédent pas, à la face inférieure, le long des zones porifères, une série régulière de eranules mamelonnés et serrés comme tous les individus du Pseudod. macropygus. Yen connais quel-

ol

ques exemplaires; ils présentent des caractères constants, et 1l ne m'a pas paru possible de les réunir à ce dernier.

Localité.— Alcantara.

1° Niveau à Pterocera ancerta (c. 4).

Soure.

Cénomanien.

Alcantara.

Carentonin supérieur (c. 16).

GENRE PLESIODIADEMA, Martin Duncan

Les espèces du genre Plesiodiadema présentent tous les caractères de celles du genre Pseudodiadema; leurs tubercules sont crénelés et perforés, leurs pores sont disposés par simples paires régulièrement superposées; seulement leurs plaques ambulacraires ne sont plus régulièrement formées de trois plaques primaires, portant chacune une paire de pores, mais elle se composent de quatre plaques primaires porifères, ou de cèng, et même plus. M. Martin Duncan !, qui a créé ce nouveau genre dans un travail plein d'intérêt sur la constitution des plaques ambulacraires dans plusieurs genres fossiles, y comprend le Ps. mamillanum, Roemer; Pseudod. Michelini, Ag; Pseudod. Blancheti, Desor; Pseudod. Verneuilli, Cotteau ; Pseudod. tenue, Desor: Pseudod. annulare, Desor. Comme il reste encore beaucoup d'espèces de Pseudodiadèmes dont la composition des plaques ambulacraires n’est pas encore connue, la liste des Plesiodiadema ne pourra manquer de s’augmenter.

Je suis d'accord avec M. Martin Duncan pour attribuer de l'importance à la composition des plaques ambulacraires (malheureusement elle ne peut-être observée qu'assez rarement), et pour grouper dans une coupe distincte les Plesiodiadema; cependant il ne faudrait pas l’exagérer. En effet, si, dans les Pseudodiadema les plus typiques, le Pseudod. depressum, par exemple, les plaques ambulacraires composées sont constamment formées de trois plaques primaires, il est d'autres espèces, telles que le Pseudod. pseudodiadema, dans lesquelles, près du péristome, s’intercalle occasionnellement une demi plaque avec une paire de pores. et ces plaques composées sont alors formées de trois plaques primaires, et d'une demi plaque, ce qui est déjà un acheminement aux Plesiodiadema. I est plus difficile, pour moi, de séparer les Plesiodiadema des Diplopodia que des Pseudodiadema. En effet, on peut dire que les Diplopodia sont des Plesiodiadema dans lesquels les pores sont ouverts tantôt près, tantôt loin du bord externe des plaques. Ce n’est pas là un caractère organique, il est très variable, il est extrêmement loin d'avoir l'importance de celui que fournit la structure même des plaques, et je crois que M. Martin Duncan lui a accordé trop de valeur. À l'ambitus, là où les pores sont sur une seule ligne, le Diplopodia est un Plesiodiadema, mais pas un Pseudodiadema. Je serais donc tenté de réunir les Plesiodiadema aux Diplopodia, dont il faudrait alors changer la diagnose, mais je crois qu'ils doivent être séparés des Pseudodiadema. Avant de prendre un parti définitif, relativement à ces genres, il convient, me semble t'il, d'attendre d'avoir réuni de nouvelles observations, en continuant avec zèle les recherches dans la voie que nous à tracée M. Martin Duncan.

1Martin Duncan, 14885, On the structure of the ambulacra of some fossil genera of regular Echinoidea. Quart. Journ. geol. Soc. London, 1885, p. 433.

PLESIODIADEMA INSIGNITUM, P. de Loriol, 1887 PI. VI, fig. 1-6

Dimensions

Dianétrerteseecescmeccneecmencoc rer Ten Ce 17 à 38 mill. AO ADO AN MEME SScooocoocoooocoscoc 0,40 à 0,41

Forme circulaire, déprimée, très légèrement coniqne à la face supérieure dans les grands individus, arrondie et renflée au pourtour, aplatie et subpulvinée à la face inférieure.

Zones porifères à fleur du test, onduleuses, souvent d’une manière très prononcée, surtout dans les grands individus; elles sont composées de pores disposés par simples paires, régulièrement superposées, très rapprochées, nullement bigéminées à la face supérieure, un peu déviées seulement près du péristome. |

Aires ambulacraires non renflées, tres étroites, notablement plus étroites que la moitié des aires interambulacraires. Elles portent deux rangées de tubercules écartés, perforés, finement crêénelés, avec un mamelon très petit, mais porté par une base assez saillante; les scrobicules sont peu profonds, souvent indistincts. Assez développés à l’ambitus, ces tubercules, immédiatement contigus aux zones porifères, diminuent assez rapidement à la face Supérieure, mais surtout s'espacent considérablement. Dans un individu, trois ou quatre des tubercules de la face supérieure, sont remplacés par des dépressions marquées, couvertes de granules, comme le reste de la surface; j'ai oublié de le faire figurer. Le milieu de l'aire, et l'espace assez grand qui sépare les tubercules, sont couverts de eranules fins et serrés, plus écartés au milieu de l'aire, à l'ambitus. La suture médiane des plaques est très marquée, et forme même, au dessus de l’ambitus, comme un sillon vertical onduleux, souvent très marqué, qui s’affablit peu à peu. Les plaques ambulacraires sont composées de plus de trois plaques. Je ne puis les distinguer nettement que dans deux exemplaires, et toujours un peu au dessous de lambitus. Dans l’un, qui a 20 mil. de diamètre, chaque plaque composée est formée de quatre plaques primaires, portant chacune une paire de pores près de la suture; l'inférieure, du côté du péristome, est subrectangulaire, avec un renflement assez prononcé; la seconde, au dessus, est resserrée vers le milieu, et fortement élargie vers son extrémité interne, aux dépens de ses deux voisines, la troisième s’amincit au contraire beaucoup en dedans, vers la suture médiane de l'aire; la quatrième enfin, plus large, en général, est à peu près rectangulaire, mais se renfle assez fortement, puis s’amincit du côté interne. Dans un grand individu de 37 mill. de diamètre, je distingue très bien, dans la même région, une cinquième plaque primaire très mince, supérieure à la seconde plaque à partir de l'inférieure: chacune de ces cinq plaques porte une paire de pores rapprochée de la suture inférieure. À la face supérieure je ne puis, nulle part, distinguer les sutures des plaques composées, mais On peut voir que, à peu de distance de l’apex, chaque plaque ambulacraire correspond à quatre paires de pores, puis à cinq, et même, semble til, à six, plus loin vers l’ambitus; cependent il peut y avoir de l'incertitude; les sutures n'étant pas toujours bien nettes. Dans tous les cas, l'espèce dont il est ici question, avec des pores unigéminés, possédant pour chaque plaque ambulacraire composée quatre où cinq plaques primaires, et quatre ou cinq paires de pores, doit être classée dans le genre Plesiodiadema.

Dans les aires interambulacraires, qui sont fort larges, les deux rangées de tubercules se trouvent à peu près à égale distance des zones porifères et de la suture médiane, et on en compte dix à

treize par rangée, suivant la taille des individus; ils sont identiques à ceux des aires ambulacraires, un peu plus développés, entourés de scrobicules arrondis ou subelliptiques bien marqués, et ils diminuent plus graduellement à la face supérieure. Des granules fins, serrés, et assez homogènes, occupent tout l’espace intermédiaire; le milieu de la zone miliaire qui est fort large, est un peu déprimé au sommet, surtout dans les grands individus, et assez dégarni de granules. Il n'existe aucune trace de tubercules secondaires. A la face inférieure les granules sont un peu plus grossiers, et naturellement moins nombreux.

L'espace occupé par l'appareil apical est relativement fort restreint, sub-pentagonal, et très légèrement prolongé dans l'aire interambulacraire postérieure impaire. |

Le péristome n’est exactement dégagé que dans un seul individu; il n’est point enfoncé, étroit, très faiblement entaillé; son diamètre ne dépasse pas 0,35 de celui de l’oursin.

Un petit exemplaire, dont le diamètre ne dépasse pas 11 mill., est absolument identique aux adultes dans tous ses caractères; naturellement le nombre des tubercules est un peu plus faible, la granulation est très fine, très serrée, et très homogène, les aires interambulacraires ne sont presque point déprimées au milieu vers le sommet.

Rapports et différences.—Je connais un assez bon nombre d'individus, appartenant à cette cspèce: ils varient pour la taille, mais ils sont parfaitement identiques dans tous leurs caractères. Elle se distingue sans peine, parmi les Pseudodiadèmes dépourvus de tubercules secondaires, par l'étroitesse relative de ses aires ambulacraires, ses zones porifères onduleuses, sa fine granulation, les faibles dimensions de son appareil apical et de son péristome. Elle se rapproche du Pseudod. Fütoni, Wright, mais en diffère par sa forme régulièrement circulaire, les aires ambulacraires n'étant point renflées, puis par ses tubercules ambulacraires plus écartés et diminuant moins rapidement à la face supérieure, ses zônes porifères onduleuses, et l'absence complète de tubercules secondaires.

Le Pseudod. insignitum est encore voisin du Pseud. macropygus, Gotteau, il s’en distingue par ses tubercules plus espacés, surtout dans les aires ambulacraires, par l'exiguité proportionnelle de son péristome et de l’espace occupé par l'appareil apical; la granulation est aussi plus fine et plus serrée, enfin il est très probable que la composition des plaques ambulacraires est tout à fait différente.

Localités. —Estoril (Cascaes). Baforeira. Raia des Sainhas, au NO. de S. Juliäo da Barra. Bellas. Valle Covo (Caneças). Azenhas do Mar. N. Est de Varzea (Cintra).

Niveau du Placenticeras Uhligi.

Baforeira.

Niveau du Sphaecrulites Verneuilli.

Bellas.

Niveau de Ostrea pseudo-africana.

Genre DIPLOPODIA, M° Cor

Le genre Diplopodia à été créé par M° Coy pour les Pseudodiadema dont les pores, aux abords de l'appareil apical, se trouvent disposés par paires plus ou moins bigéminées, c’est à dire formant deux séries parallèles plus ou moins distinctes, et non plus une seule série de paires régulièrement superposées. La valeur de cette coupe générique a été fort discutée; Desor, dans le Synopsis des Echinides fossiles, l'a acceptée; M. Cotteau, par contre, dans ses divers ouvrages, la rejette, tout en formulant quelques réserves à cet égard dans la Paléontologie française; Wright n’admettait pas lé

Mars, 1887. D

(à | pre

genre Diplopodia. M. Pomel, dans son dernier ouvrage sur la classification des Echinides, lui accorde bien une valeur générique, mais il en sépare les espèces dans lesquelles les tubercules secondaires deviennent aussi importants que les tubercules principaux, en reprenant, pour les classer, le genre Tetragrammna, d'Agassiz. Ce caractère, tiré uniquement de l'importance si variable du développement des tubercules, ne me paraît point, de même qu'à beaucoup d'autres, avoir une réelle valeur générique. Jusqu'à présent j'avais toujours regardé les Diplopodia comme ne pouvant être séparés génériquement des Pseudodiadema, mais l'étude du mémoire de M. Dunçan‘ à modifié mon opinion, et, conformément à sa manière de voir, j'envisage maintenant la création du genre Diplopodia par M° Coy comme fout à fait justifiée. La composition des plaques ambulacraires si différente de celle des vrais Pseudodiadèmes, en y ajoutant le dédoublement des pores à la face supérieure, constitue un caractère certainement très important, auquel il est fort probable qu'il viendra s’en ajouter d’autres, lorsque l’on connaîtra l'appareil apical des Diplopodia.

Les Diplopodia différent des Plesiodiadema uniquement par le fait du dédoublement des pores à la face supérieure. J'ai exprimé plus haut quelques doutes sur la nécéssité de séparer ces deux genres. Il est fort possible qu'il conviendrait de réunir les Plesiodiadema aux Diplopodia, dont il faudrait alors modifier la diagnose, en disant que ce genre comprend des espèces qui présentent les caractères généraux des Pseudodiadema, mais dont les plaques ambulacraires composées sont toujours formées de plus de trois plaques primaires, les pores pouvant être disposés sur deux séries plus ou moins distinctes à la face supérieure. En effet, ce dédoublement des pores, ainsi que je l’ai déjà dit à propos du genre Plesiodiadema, tient uniquement à ce qu'ils sont ouverts alternativement, plus près ou plus loin du bord externe des plaques. Quant au fait du plus ou moins grand nombre des plaques primaires, ou des demi plaques, qui composent la plaque ambulacraire, il est variable, et n’a que peu d'importance, du moment qu'il dépasse le nombre fixe de trois qui est la règle pour tous les Pseudodiadema, sensu stricto.

DIPLOPODIA VARIOLARIS, (Brongniart) Desor

PI. VI, fig. 7-8

Synonymie

Cidarites variolaris, Brongniart, 1822, Geogr. phys. des env. de Paris, p. 84 et 390, pl. 5, fig. 9, a, b, c.

Diadema variolare, Agassiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Echinides. p. 46.

Diadema subnudum, Agassiz et Desor, 1847. Id., id., p. 46.

Diadema Roissyi, Agassiz et Desor, 1847. Id., id., p. 46.

Diplopodia variolaris, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 78.

Pseudodiadema variolare, Cotteau, 1863. Paléontologie française, Terr. Crétacés, t. vu, p. 468, pl. 1117-1120. —Voir dans cet ouvrage la synonymie et ajouter :

Diplopodia Roissyi, Strombeck, 1857. Gliederung des Pläners in N. W. Deutschland, in Zeitschrift der deutschen geolog. Gesellsch, t. 1x, p. 415.

Pseudodiadema variolare, Bueaille, 1867. Liste des fossiles cénomaniens de Rouen, p. 7.

» » Wright, 1868. Monograph. of british Echinodermata from the cretaceous Form. vol. E p. 107, pl. XVIL, fig. 1-5 et pl. XVII, fig. 1-2.

1 Martin Duncan, 1885. On the structure of the ambulacra of some fossil genera and species of regular Echinoidea, Quart. Journ. Geol. Soc. London for 1885.

Pseudodiadema variolare, Geinitz, 1872. Das Elbthalgebirge, p. 70,:pl. XV, fig. 30-34.

» » L. Lartet, 14872. Géologie de la Palestine. Ann. des Se. Géolog., t. nr, p. 73. » » Hébert, 1872. Néocomien dans le midi de la France, Bull. Soc. géolog. de France,

2e série, t. xx1x, p. 400.

Pseudodiadema variolare, Lennier, 1872, Etude géol. des falaises de la H'e Normandie, p. 217.

» » Cotteau, 1875. Echinides crétacés du Hainaut, Bull. Soc. géol. de France, 3 série, t. 1, p. 643.

Pseudodiadema variolare, Cotteau, Péron et Gauthier, 1876. Echin. foss. d'Algérie, fase. nr, p. 89 et fase. v, p. 191.

EM cs asooeo oc cnen do oUe e 30 à 4% mill.

Hauteur par rapport au diamètre... ................. 0,37 à 0,47

Forme circulaire, toujours déprimée, mais plus ou moins fortement; face supérieure aplatie, face inférieure tantôt presque plane, tantôt assez enfoncée autour du péristome. Pourtour renflé.

Zones porifères droites, composées de pores fortement bigéminés à la face supérieure, disposés par paires régulièrement superposées, où un peu déviées à l’ambitus, un peu multipliées autour du péristome.

Aires ambulacraires relativement étroites, garnies de deux rangées de tubercules assez volumineux, très apparents, serrés, tout en ayant leurs scrobicules nettement séparés, crénelés et perforés; au milieu de l'aire serpente une rangée de granules Imégaux et de faible dimension, dédoublée à l'ambitus. Les sutures des plaques ambulacraires composées ne sont, malheureusement, pas suffisamment distinctes vers l’'apex, là où les deux séries de paires de pores sont nettement séparées, pour pouvoir être dessinées; elles me semblent formées de cinq plaques primaires et d'une demi plaque. Un peu plus bas vers l’ambitus, sur un point où les pores sont moins distinctement bigéminés, les sutures sont très apparentes, et on voit que chaque plaque est composée de cinq plaques primaires minces et assez régulières, dont la troisième seulement, en comptant du sommet, est assez élargie vers son extrémité externe, aux dépens de ses voisines; les pores, très rapprochés des sutures inférieures, sont ouverts alternativement plus près, ou plus lom du bord externe des plaques, et ou pourrait dire qu'ils forment, dans cette région, trois séries verticales, plutôt que deux séries de paires parallèles, comme c’est le cas près de l’apex. Un peu plus bas encore, tout à fait à l’ambitus, là où les pores ne sont plus aucunement dédoublés, les plaques ambulacraires sont composées, tantôt de quatre plaques primaires, tantôt de trois plaques primaires, et d’une demi plaque; la troisième, en comptant de l’apex, est très resserrée vers le milieu, sur le tubercule, et très élargie à son extrémité interne; les pores sont toujours très rapprochés des sutures. C'est là une plaque ambulacraire de Plesiodiadema. Vers le péristome, là où les pores sont de nouveau un peu dédoublés, avec des paires très écartées, il m'est impossible de distinguer les sutures.

Dans les aires interambulacraires, on compte quatre rangées de tubercules principaux égaux entre eux, et égaux aussi, ou à peu de chose près, à ceux des aires ambulacraires; de chaque côté de l'aire, le long des zones porifères, se trouve encore une rangée de tubercules secondaires qui, parfois, ont un volume égal à celui des principaux, et, d’autres fois aussi, restent bien plus petits. Dans les grands individus on voit encore quelques petits tubercules secondaires, au milieu de la zone miliaire. Cette dernière est large, et un peu déprimée au sommet. Les granules qui la garnissent sont inégaux et assez peu nombreux. On en distingue encore quelques uns antour des scrobicules.

Péristome relativement petit, son diamètre égale 0,30 de celui de l’oursin.

Radioles.—Un exemplaire à conservé quelques uns de ses radioles. La tige est mince et grêle, cylindrique, finement striée en long. On voit encore, distinctement, que sur une grande partie de sa

longueur, elle était ornée d'anneaux étroits, également espacés, nombreux, d’une couleur plus foncée. Le bouton est assez volumineux, l'anneau très saillant et strié, la collerette assez haute, non limitée, très finement striée; la facette articulaire crénelée. Ces radioles sont tout à fait semblables à ceux qui ont été déjà décrits par M. Cotteau. Au fort de Junqueiro, on a recueilli, avec le test bien caractérisé de l'espèce, divers radioles isolés, dont les uns sont exactement conformes à ceux qui viennent d'être décrits, tandis que les autres, tout en présentant les mêmes caractères, sont fort aplatis, et un peu élargis au dessus de la collerette; leur diamètre ne dépasse pas 21/2 mill.; je pense qu'ils appartiennent à la même espèce, mais à une autre région de la tige, peut-être à la face supérieure.

Rapports et différences.—J'ai sous les yeux plusieurs individus, provenant de divers gisements, qui ne se peuvent séparer des types du Dipl. variolaris, décrits avec tant de soin par M. Cotteau. Leurs caractères sont également identiques à ceux des exemplaires de France et d'Algérie auxquels je les ai comparés. Les individus des divers niveaux sont, de même, identiques entre eux. Malgré tout le soin avec lequel je les ai examinés, je n'ai su découvrir aucune différence qui püt m'inspirer quelques dontes sur ma détermination. Deux d’entre eux appartiendraient à la variété subnuda. Le Dipl. variolaris est voism du Dipl. Malbosi, mais il s’en distingue par sa face supérienre plus aplatie, non renflée, ses tubercules moins homogènes, moms volumineux et, par cela même, paraissant moins serrés, par Sa granulation en général moins abondante, et par son péristome relativement plus petit. On recueille le Dipl. variolaris en Algérie, dans des «couches intermédiaires entre l’aptien et le cénomanien», qui, me semble til, doivent correspondre assez bien à la zone à Plac. Uhligi.

Localités.—Baforeira, C. 4 et 5. Picada do Corvo, au SE. de Estoril. Praia das Sainhas, au NO. de S. Juliäo da Barra.

Niveau à Placenticeras Uhligi.

Canecas.

Niveau à Sphaerulites Verneuilli.

Bellas. Monte-Serves. Fort de Junqueiro. Nazareth. (De cette derniére localité deux exemplaires incomplétement conservés, mais dont la détermination me parait cependant à peu près certaine; lun d'eux à le péristome rélativement d'un fort diamètre, mais pas plus grand cependant que dans certains individus de la variété Rorssyi).

Niveau à Ostrea pseudo-africana.

Alcantara C. 4.

1% Niveau à Pterocera cfr. incerta. Cénomanien.

Monte-Serves, Ourem.

Rhotomagin.

Localités hors du Portugal.—Villers sur Mer. Rouen. Le Mans et un grand nombre de localités en France. Folkestone. Warminster. (Angleterre).

Étage Cénomanien.

Algérie.

Couches entre l’Aptien et le Cénomanien.

DIPLOPODIA DESHAYIESII, Cotteau PI. VI, fig. 9-10. PL VI, fig. 1

Synonymie

Pseudodiadema Deshayesi, Cotteau, Paléont. franc. Terr. Crét., t vir, p. 504, pl. 1124, fig. 1-5.

Dimensions

DATE coocoscacecoocéocpénoveomoosocovsoucanpue 45 à 24 mill. Hauteur, par rapport au diamètre .................... 0,40 à 0,45

Forme tantôt circulaire, tantôt un peu pentagonale, déprimée, tantôt presque plane, tantôt Iégérement conique à la face supérieure, à peu près plane à la face inférieure, arrondie et assez renflée au pourtour.

Zones porifères droites, légèrement onduleuses à la face inférieure dans les grands individus; les paires de pores, régulièrement superposées à l’ambitus et sur une partie de la face supérieure; se dédoublent un peu vers le sommet dans les petits individus, plus bas et plus régulièrement dans les plus grands exemplaires; vers le péristome, on remarque aussi quelque irrégularité dans l'alignement des paires de pores, mais pas toujours.

Aires ambulacraires à peu près aussi larges ‘que la moitié des aires interambulacraires. Leurs tubercules, au nombre de dix à douze dans chacune de leurs deux séries, sont crénelés, très finement perforés, et légèrement scrobiculés; leur mamelon est petit, mais supporté par une base relativement bien saillante. Comme ces tubercules sont serrés et occupent presqu'entièrement la surface des plaques, le nombre des granules miliaires est fort restreint, et se borne à un petit filet qui serpente au milieu de l'aire; le long des zones porifères il y à un granule à l'extrémité de chaque suture des plaques. À la face supérieure les tubercules diminuent, en général graduellement, mais ils s’affaiblissent plus rapidement, en s’espaçant davantage, dans certains individus que dans d’autres, et même, quelquefois, dans les aires d'un même individu. Je n'ai pu réussir à voir les sutures des plaques composées dans le grand individu à pores nettement bigéminés à la face supérieure que j'ai fait figurer, mais, dans un autre, de 18 mill. de diamètre, plus exactement semblable à celui qui à été figuré par M. Cotteau (loc. cit.), avec des tubercules secondaires relativement moins développés, et les pores peu dédoublés à la face supérieure, les sutures sont très distinctes. Tout près de lFapex, là où les pores forment trois séries verticales, (plutôt que deux séries parallèles de paires de pores) les plaques ambulacraires paraissent simples, étroites, quadrangulaires, et les pores s'ouvrent alternativement, tantôt près, tantôt loin du bord externe des plaques. La première plaque composée que je distingue porte le troisième tubercule à partir de l’apex, elle est composée de quatre plaques primaires, et tout à fait semblable à celle que je figure (fig. 12) qui porte le quatrième tubercule, seulement les paires de pores dévient un peu davantage de la ligne droite; la plaque primaire supérieure, de même que l'inférieure, sont renflées vers le milieu, et la troisième, en comptant de l'apex, est fortement élargie vers son extrémité interne; chacune porte une paire de pores très rapprochée de la suture inférieure. Dans un individu de plus grande taille, j'ai vu, au dessus de l'ambitus, une plaque ambulacraire avec cinq plaques primaires dont les paires de pores étaient exactement superposées.

Dans le grand individu qui a été figuré il y avait aussi cinq paires de pores pour une plaque ambulacraire, autant du moins qu'on peut en juger sans distinguer les sutures.

Aires interambulacraires garnies de deux rangées de tubercules principaux un peu moins nombreux, mais un peu plus développés et un peu plus distinctement scrobiculés que ceux des aires ambulacraires, du reste identiques; ils sont accompagnés, de chaque côté des zones porifères, d'une série de tubercules secondaires, crénelés et perforés comme les autres, mégaux, mégalement espacés, qui s’affaiblissent et disparaissent plus ou moins rapidement à la face supérieure. En général petits, et relativement peu apparents, ces tubercules secondaires prennent plus d'importance dans certains individus, sans égaler toutefois les tubercules principaux, et s’affaiblissant toujours rapidement à Ia face supérieure. La zone miliaire est étroite à l’ambitus et 1l n’y a de la place que pour une double série de granules assez grossiers, espacés et inégaux; quelques granules accompagnent encore les tubercules secondaires; au sommet la zone miliaire, devenue large, est presque entièrement dégarnie, mais pas sensiblement déprimée.

Péristome très peu enfoncé, relativement étroit, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,40 de celui de l’oursin.

La place occupée par l'appareil apical, dont je ne connais pas très exactement le contour, parait plus grande que le péristome.

Variations.—Les individus appartenant à cette espèce, que J'ai examinés, sont assez nombreux, et proviennent tous, sauf un, de la même localité; ils présentent certaines modifications qui m'ont paru se relier toutes au type par des passages très évidents. À côté d’exempiaires absolument typiques, correspondant dans tous leurs caractères et de la manière la plus exacte à la description et à la figure données par M. Cotteau, on en trouve d’autres dont la forme est assez distinctement pentagonale, mais qui, du reste, sont identiques. Dans les grands exemplaires, tels que celui qui à été fieuré, le dédoublement des paires de pores à la face supérieure est bien plus accentué que dans les petits individus, et même parfois très prononcé; cette modification du type aurait pu me faire hésiter à lui rapporter ces exemplaires, si je n'avais trouvé des passages très évidents qui montrent clairement que ces grands individus, lors même que leurs zones porifères sont assez largement bigéminées à la face supérieure, ne sauraient être rapportés à une autre espèce. Du reste, dans le Diplapodia Deshayesi, ce dédoublement des paires de pores est en général assez variable; il commence bien plutôt dans quelques individus que dans d’autres, et, dans plus d'un cas, j'observe que, dans un même ambulacre, l'une des zones porifères est notablement plus bigéminée que l’autre, qui reste presque simple. Quelques variations se montrent aussi dans le plus où moins grand développement des tubercules secondaires; ces modifications là ne tiennent pas à la taille; de petits mdividus, et d’autres de bien plus forte taille, ont des tubercules secondaires faibles, les uns comme les autres, et vice versa: encore ici on observe des passages qui me paraissent très évidents, et le développement des tubercules secondaires n’est nullement corrélatif du large dédoublement des zones porifères, comme on pourrait le croire, et comme cela existe parfois en réalité, dans l’exemplaire figuré, par exemple. , 3

Je rapporte encore à l'espèce un échantillon recueilli à Ourem, avec les autres, dans lequel Fa forme est un peu plus élevée, un peu plus conique à la face supérieure, et la place occupée par l'appareil apical relativement plus petite; dans cet individu on distingue bien, que, à l’ambitus, lya cinq plaques primaires pour une plaque ambulacraire composée.

Un autre exemplaire ne différe des autres que par sa forme élevée et pentagonale, très marquée: il est du reste semblable au type, ses zones porifères ne sont dédoublées que faiblement à la face supérieure et les tubercules secondaires sont peu apparents; ne sachant pas voir d'autres différences et n'ayant qu'un seul individu, je crois devoir le rapporter, pour le moment du moins, au Pseudod. Deshayesii (Outeiro ao Palao).

Rapports et différences.—Le Diplopodia Deshayesii présente certains rapports avec le Diplop.

variolaris, Snrtout les exemplaires à zones porifères très dédoublées, et ceux dont les tubercules secondaires sont assez développés; ils s’en distinguent cependant toujours par le dédoublement des zones porifères moins étendu, par ses tubercules secondaires plus faibles, n’égalant jamais les principaux. et ne formant jamais deux séries le long des zones porifères, puis par la zone miliaire bien plus étroite, avec moins de granules à l’ambitus, et pas déprimée à la face supérieure. La distinction est des plus faciles lors qu’on compare des exemplaires bien typiques. Dans le Ps. macilentum, Péron et Gauthier, la forme est plus déprimée, les paires de pores sont à peine un peu déviées au sommet, et les tubercules secondaires sont presque nuls; dans le Ps. concinnum, Péron et Gauthier, la zone miliaire est beaucoup plus large.

Localités.—Bellas.

Etage bellasien.

Ourem, Olival.—Bellas (1 ex.) ?

Rhotomagin.

Localités en dehors du Portugal.—Vimoutiers (Orne). France. Cénomanien.

DIPLOPODIA LUSITANICA, P. de Loriol, iSS7 PI. VIT, fig. 2-3

Synonymié

Pseudodiadema Malbosi, Choffat, 1885. Monogr. strat. sur le Syst. crétacique du Portugal, E, p. 22.

Dimensions

IDAMÉEooocsecopccocccoconDoveepesconcoodoccpac 42 à 56 mill. Hauteur par rapport au diamètre..................... 0,40 à 0,43

Test de grande taille, circulaire, déprimé, légèrement conique à la face supérieure, pulviné au pourtour à la face inférieure.

Zones porifères droites, très largement bigéminées. À la face supérieure les pores forment deux séries de simples paires très régulièrement superposées dans chaque série; ces dernières sont séparées l'une de l’autre par une série verticale régulière de granules assez gros. A l’ambitus les pores continuent à être dédoublés, mais les deux séries ne sont plus aussi régulières; elles se rapprochent, finissent par s’enchevêtrer, et, peu à peu, par ne plus former qu'une série unique et tout à fait régulière sur toute la face inférieure. Vers le péristome les paires dévient un peu, mais sans se multiplier.

Aires ambulacraires relativement étroites, car leur largeur ne dépasse pas les ?/; de celle des aires interambulacraires; à la face supérieure, elles sont, naturellement, très rétrécies, par suite du développement des zones porifères. À l’ambitus, leurs tubercules, crénelés, perforés, scrobiculés, sont volumineux et saillants, surtout par leur base, car le mamelon est, relativement, petit; leurs deux séries sont si rapprochées au milieu de l'aire qu'il ne reste de la place que pour une série de gra-

nues inégaux, unique, où à peu près, qui suit la suture. A la face inférieure un gros granule, ou un petit tubercule, marque les angles de chaque plaque, et une série irrégulière de petits tubercules 5econdaires, parfois bien développés, se montre de chaque côté le long des zones porifères. Au dessus de l'ambitus, les tubercules diminuent brusquement, s’espacent, et s'affaiblissent très rapidement, jusqu'à n'avoir plus que l'apparence de gros granules très écartés qui longent les zones porifères; la zone miliaire, devenue large, est cependant presque dégarnie de granules; vers le sommet, la lione suturale médiane est bien marquée. Les plaques ambulacraires composées, que l'on distingue fort bien, comptent six plaques primaires et une demi plaque, portant chacune une paire de pores alternativement plus ou moins rapprochée du bord externe des plaques. La première et la seconde plaque, du côté du péristome, sont primaires et assez larges, la troisième, également primaire, est fort élargie à son extrémité interne; il en est de même de la quatrième, mais moins sensiblement; la cinquième primaire est fort arquée; la sixième est une demi plaque, mais longue, et, ça et là, arrivant presqu'au bord interne; la septième est large et renflée au milieu sur son bord inférieur. Chacune des deux séries de tubercules en compte vingt. |

Aires interambulacraires larges, occupées par deux rangées de tubercules principaux, flanquées de chaque côté par une rangée de tubercules secondaires de même volume à l'ambitus, mais diminuant bien plus rapidement à la face supérieure, et s’effaçant avant d'arriver au sommet; de plus, le long de chacune des zones porifères, se trouve encore une série de tubercules secondaires beaucoup plus petits, mais serrés, qui ne dépassent guère l'ambitus, enfin, au milieu de la zone miliaire, quelques tubercules secondaires semblables forment deux courtes séries. Il y a donc quelques plaques, à l'ambitus, qui portent un tubercule principal, un tubercule secondaire à peu près égal, et deux autres bien plus petits. Les deux rangées principales, qui seules arrivent au sommet, comptent chaeune 47 tubercules; à l'ambitus, ils ne sont pas plus volumineux que ceux des aires ambulacraires, mais ils diminuent moins, et plus graduellement, à la face supérieure. Les granules miliaires sont, en général, fins et inégaux, relativement rares; le milieu de l'aire, enfoncé au sommet, est très dégarni, et une petite zone lisse, très étroite, se montre encore jusqu'à l'ambitus: des petits granules forment des cercles incomplets autour des scrobicules qui sont plus ou moins confluents à l'ambitus dans la ligne verticale.

L'espace occupé par l'appareil apical est relativement fort peu étendu.

Péristome assez enfoncé, relativement étroit; son diamètre égale 0,38 de celui de l'oursin ; les entailles, sans être très profondes, sont cependant fort sensibles. Les auricules sont très grandes, elles ont 6 mill. de large, et 7 mill. de haut, ou 0,#1 du diamètre du péristome; leurs deux branches, larges et solides, sont entièrement soudées à leur extrémité, ne laissant qu'une lunule relativement courte et étroite.

Rapports et différences.— Cette belle espèce, voisine des Diplopodia Malbosi, variolaris et marticensis, s’en distingue par l’affaiblissement et l'espacement singulièrement rapide et prononcé de ses tubercules, à la face supérieure, et surtout des tubercules des aires ambulacraires, puis par la présence constante de tubercules secondaires dans ces dernières. En outre, les pores forment deux séries de paires parfaitement régulières sur une plus grande étendue, et elles sont séparées par une série de granules verticale, enfin la zone miliaire, dans les aires interambulacraires, est bien plus largement dégarnie, et les tubercules, ont, en général, un aspect bien moins homogène. Les auricules sont beaucoup plus grandes que celles du Dipl. marticensis avec une forme différente.

Dans un premier examen des Echinides crétaciques qui m'avaient été communiqués par la Section, j'avais rapporté au Ps. Malbosi quelques individus de cette espèce; ce sont eux qui ont été cttés sous ce nom par M. Choffat. Depuis lors, l'étude de séries plus étendues m'a fait comprendre mon erreur. |

Localités.— Bellas.

Niveau à Placenticeras Uhligi.

Un grand exemplaire de Varzea (Cintra) est probablement du même niveau. Praia das Maçäs, Azenhas do Mar, Varzee.

Niveau à Sphaerulites Verneuil.

DIPLOPODIA MARTICENSIS, Cotteau PI. VII, fig. 45

Synonymie

Pseudodiadema Muarticense, Cotteau, 1863. Paléont. franç. Terr. Crét., t. vu, p. 507, pl. 1422. » » Cotteau, 1864. Oursins des Martigues, Bull. Soc. Géol. de France, 2° série, t, xxx, p. 489.

Dimensions

DEMO 000 000000000000 SD DO 000000060000 30 à 58 mill. Hauteurnpamrappontauidiametteeerer etre eEr cree 0,46

Forme circulaire, ou un peu pentagonale, également déprimée à la face supérieure et à la face inférieure, renflée au pourtour.

Zones porifères droites: les pores forment deux séries de paires bien séparées, et fort régulières, mais, avant d'arriver à l’ambitus, elles commencent à s’enchevêtrer, et elles se confondent très rapidement en une série unique, qui se continue, avec une grande régularité, sur l’ambitus, et à la face inférieure, jusqu'au péristome, près duquel on remarque, au plus, une ou deux paires supplémentaires.

Aires ambulacraires étroites, notablement moins larges que la moitié des aires interambulacraires. Dans chacune de leurs deux séries de tubercules, on en compte dix sept; ils sont, relativement, volumineux et saillants, perforés, crénelés, scrobiculés; ils diminuent très graduellement et régulièrement à la face supérieure, sans s’espacer. Comme ils occupent la surface des plaques presque entièrement, il ne reste de la place que pour un très petit nombre de granules très peu apparents, qui forment, au milieu de l'aire, un double filet sinueux; un granule plus gros se trouve à chacun des angles des plaques. Tout à fait au sommet de l'aire les plaques ambulacraires sont simples, à peu près égales, portant chacune une paire de pores alternativement ouverts tout près du bord externe des plaques, et vers leur milieu. Plus bas, vers l’ambitus, les plaques simples se groupent et constituent des plaques composées formées de quatre plaques, dont la première inférieure est primaire et un peu plus large du côté interne; la seconde, tantôt est une demi plaque, arrivant près du bord interne, sans l’atteindre, tantôt y parvenant comme les autres et devenant primaire ; la troisième, primaire, est très étranglée au milieu, et beaucoup plus large du côté interne; la supérieure est renflée au milieu dans la courbure de la précédente. Cette même division se retrouve dans les plaques de l’ambitus, qui sont plus larges, mais la demi plaque est plus courte, et n’atteint que le milieu de la plaque composée; les deux ou trois dernières plaques, vers le péristome, se divisent en trois plaques primaires seulement, et n’ont, par conséquent, que trois paires de pores.

Les tubercules des aires interambulacraires sont parfaitement identiques à ceux des aires ambulacraires, et ne paraissent pas plus développés à l’ambitus, mais ils diminuent bien moins à la face supérieure; ils forment quatre rangées parfaitement égales à l’ambitus, mais les secondaires n'arrivent pas jusqu'à l’appareil apical. Le long des zones porifères se voient encore, dans les grands indi-

Avriz 1887 6

vidus, à la face inférieure, quelques tubercules secondaires très petits, formant une série irrégulière. Les plaques coronales sont obliquement disposées, et leurs sutures fortement sinueuses. Les granules miliaires sont inégaux et très peu nombreux; ils forment une seule ligne smueuse entre les séries de tubercules secondaires et les principales, et une double dans la zone miliaire; il y a encore quelques petits granules épars, le long des zones porifères. Au sommet, le milieu de l'aire est un peu déprimé et dégarni.

Le contour de l’espace occupé par l'appareil apical n’est pas intact dans les exemplaires décrits.

Péristome nullement enfoncé, tout à fait à fleur de la face inférieure, nettement, mais peu profondément entaillé; son diamètre égale 0,38 de celui de l’oursin. Les auricules sont très peu élevées, leurs branches, très minces, forment un demi cercle, en se fermant à leur extrémité, et laissent entre elles une lunule circulaire fort grande, relativement aux dimensions de l’auricule.

Rapports et différences.—Le Diplop. marticensis présente assez de rapports avec le Diplop. lusitanica; il s'en distingue par sa forme nullement conique à la face supérieure, mais également aplatie en dessus et en dessous, et renflée au pourtour, tandis que le Diplop. lusitanica est toujours un peu conique à la face supérieure qui est convexe et non plane, ce qui lui donne un autre aspect; de plus, dans la première de ces espèces, les zones poriféres sont dédoublées sur une bien plus grande longueur, les plaques ambulacraires composées comprennent sept plaques à la face supérieure et les auricules sont tout à fait différentes. Dans le Ps. variolare, la face supérieure est plus convexe à diamètre égal, les tubercules sont moins volumineux et moins homogènes, la petite série des tubercules secondaires le long des zones porifères est plus régulière et plus accentuée, la zone miliaire est plus large, les plaques ambulacraires se composent de six à sept plaques primaires à la face supérieure, les pores sont bigéminés plus bas, et se multiplient près du péristome. Les exemplaires du Portugal concordent, par tous leurs caractères, avec les types de lespèce, figurés par M. Cotteau.

Localités.—Ourem. Arco-do-Carvalhäo (Lisbonne). Cénomanien.

Localités en dehors du Portugal.—Le Gros Mourré près Martigues. (Bouches du Rhône). France.

Cénomanien supérieur.

DIPLOPODIA DEPAUPERATA, P. de Loriol, 1587 PI. VIII, fig. 1

Dimensions

ID'anÉREoo0oco ococoocooco00000d000000000000000000006000 24 mill. Hauteur, par rapport au diamètre. ......................... . 054

Test circulaire, élevé, légèrement conique à la face supérieure, assez renflé au pourtour, un peu pulviné sur la face inférieure.

Zones porifères droites, tout à fait à fleur du test. Les pores sont très petits, séparés par un petit granule dans chaque paire. Celles ci sont dédoublées à la face supérieure, sans former cependant deux séries très écartées: les paires alternent dans deux rangées rapprochées; je ne sais où s'arrête ce dédoublement, mais, à l’ambitus et à la face inférieure, les paires de pores se trouvent régulièrement superposées, et ne dévient que légèrement de la ligne droite, auprès du péristome.

Aires ambulacraires étroites, garnies de deux rangées tout à fait marginales de tubercules très petits, espacés, faiblement mamelonnés, perforés et crénelés. Je ne puis compter leur nombre à cause des défectuosités du test; ils sont homogènes et diminuent peu, soit à la face supérieure, soit à l'inférieure. Les granules qui occupent le reste de la surface sont petits et espacés, il me parait qu'à l'ambitus il s’en trouve quelques uns, un peu plus volumineux, au milieu de l'aire, jouant le rôle de tubercules secondaires, mais je ne puis m'en assurer exactement. Les sutures des plaques ambulacraires ne sont distinctes que partiellement et sur un seul point; je ne puis préciser exactement leur composition, mais ce que je constate avec certitude, c’est qu'il y entre une, et même deux demi-plaques à l’ambitus. Chaque plaque ambulacraire porte, à l’ambitus, 4 paires de pores, et aussi trois, un peu au dessous.

Les aires interambulacraires ont deux rangées de tubercules principaux semblables à ceux des aires ambulacraires, et à peu près de même taille, puis une rangée externe de chaque côté et deux rangées internes de tubercules secondaires toutes un peu plus faibles; les deux rangées principales arrivent seules au sommet; à l’ambitus chaque plaque interambulacraire porte done trois tubercules. Les granules sont petits, inégaux et espacés.

Péristome petit, un peu enfoncé, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,34 du diamètre de

l’oursin.

Rapports et différences.—Je ne connais aucune espèce avec laquelle puisse se confondre celle que je viens de décrire, elle est remarquable par sa forme élevée, la petitesse particulière de ses tubercules, et de son péristome. Elle est encore mal connue, car le seul exemplaire qui ait été recueilli est en mauvais état de conservation à la face supérieure où l’on ne voit que fort peu de chose, et où l’on peut seulement constater le déboublement des pores. Malgré cela, je n'ai pas voulu négliger cet individu, car les caractères que l’on peut apprécier avec certitude montrent qu'il appartient certainement à une espèce bien différente des autres.

Localité.—Monte-Serves.

1° Zone à Pterocera cf. incerta.

HETERODIADIEMA IL Y BICUM, (Desor) Cotteau

Synonymie

Hemicidaris lybica, Desor, 4847, in Agassiz et Desor. Catalogue raisonné des Echinides, p. 34. Pseudodiadema lybicum, Desor, 1858. Synopsis des Echin. foss., p. 72. Pseudodiadema Martinianum, Cotteau, 1859. Echinides nouveaux ou peu connus, 1, p. 17, pl. IL, fig. 5 et 6. Pseudodiadema lybicum, Dujardin et Hupé, 1862. Suites à Buffon, Echinod.. p. 499. Heterodiadema Martinianum, Cotteau, 1862. Echinides nouveaux ou peu connus, 7, p. 7 Pseudodiadema batnense, Coquand, 4864. Géol. et pal. de la Prov. de Constantine, p. 257, pl. XX VIT, fig. 1-4. Pygaster batnensis, Coquand, 1864. Ibid., ibid., p. 328. Heterodiadema lybieum, Cotteau, 1864. Paléont. franç. Terr. Crét., €. vir, p. 322, pl. 1124. » » Cotteau, 1864. Echinides crétacés des Martigues, Bull. Soc. Géol. de France, 2° série, t. XXI, p. 490.

Heterodiadema lybicum, Duncan, 1867. Echinod. of the cretaceous Rocks of Sinaï. Quart. Journ. Geol. Soc. London, vol. XXII, part. [, p. 39.

Heterodiadema lybicum, Cotteau, 4869. Note sur les Echinides de Syrie rapportés par M. Lartet. Bull. Soc. Géol. de France, 2° série, t. XX VI, p. 537.

Heterodiadema lybicum, L. Lartet, 1872. Géologie de la Palestine, Ann. des Sc. géologiques, t. 1, p. 83.

» » Fraas, 1878. Aus dem Orient, 1, p. 9%.

» \ » Cotteau, Péron et Gauthier, 1879. Echin. foss. d'Algérie, 5° fase., p. 201 pl. XV, fig. à

Heterodiadema lybicum, L. Lartet, 1880. Exploration géologique de la Mer Morte durant l’exp. du due de Luynes, p. 156, pl. XIV, fig. 15-21.

Heterodiadema lybicum, Coquand, 1880. Études suppl. sur la paléontologie Algérienne. Bull. de l’Acad. d’Hippone, n° 45, p. 337.

Heterodiadema lybicum, Pomel, 1883. Classification méthodique des Echinides, p. 405.

Dimensions

END oacasesocooocococoo0000000000000002000000 25 à 37 mill. Hauteur par rapport au diamètre ............. ete 0,40 à 0,45

Cette espèce est bien connue; elle à été décrite et figurée plusieurs fois, de sorte qu'il n’est pas nécessaire de m'étendre longuement ici à son sujet. Les exemplaires du Portugal sont exactement identiques aux nombreux exemplaires de Batna avec lesquels je les ai comparés; souvent leur péristome se trouve un peu plus enfoncé, il m'est impossible, du reste, de voir aucune différence. Les plaques ambulacraires sont composées de trois plaques primaires, dont la médiane est presque égale aux autres, en dehors, bien plus étroite au milieu, sur le tubercule, et plus large en dedans.

Localités.-—Nord de Varzea (Cintra).

Zone à Placenticeras Uhligi.

Monsanto, Junqueiro.

Zone à Ostrea pseudo-africana.

Monte-Serves (Galväo). Casal-da-Manhä (Bellas). Zone à Pterocera cfr. incerta. (?)

Monte-Serves, Olival, Ourem (rare), Bellas.

Rhotomagin.

Localités hors du Portugal.——La Gueule d'Enfer près les Martigues (Bouches du Rhône). Turben (Var) France.—Batna, Tebessa, ete., (Dept. d'Alger). Oasis de Moghrar Tahtania, (Dept. d'Oran). Algérie.— Sinai, W. Majet, Ain Musa, (Ammonitide). Hakel, (Liban). Syrie.

Etage Cénomanien.

HETERODIADEMA OUREMENSE, P. de Loriol PI. VIII, fig. 2-4

Synonymie Heterodiadema ouremense, P. de Loriol, 1884. Notes pour servir à l'étude des Echinid. Recueil Zoologique

Suisse, t. 1, p. 696, pl. XXXIIT, fig. 1-6.

Heterodiadema ouremense, Choffat, 14885. Monogr. stratigr. sur le Syst. crétacique du Portugal, 1, p. 62.

Dimensions

Diamètre... OJ006 00000 D00000900p000000000 28à 93 mill Hauteur, par rapport au diamètre .................. . 0,56 à 0,89

Test circulaire, élevé, renflé au pourtour, souvent subconique en dessus, et également rétréci à la face supérieure et à la face inférieure; quelquefois presque rotulaire. La face inférieure n’est

jamais enfoncée autour du péristome, et rarement un peu aplatie et déprimée au centre; dans la presque totalité des cas elle est uniformément convexe, et souvent très fortement.

C'est dans l'aire mterambulacraire postérieure impaire que s'étend l'échancrure de l'appareil apical, tout au moins on le suppose, car l'absence de la plaque madréporique ne permet pas d’orienter l'oursin; sa longueur égale ordmairement le diamètre de l'appareil apical, quelquefois elle le dépasse un peu, comme il arrive aussi qu'elle est un peu moins longue. Le diamètre du vide occupé par l'appareil est presque toujours à peu près égal à celui du péristome; il est régulièrement pentasonal, avec les angles un peu enfoncés.

Zones porifères rectilignes, fort étroites, et à fleur du test. Les pores, arrondis, disposés par simples paires régulièrement superposées, sont fort rapprochés dans chaque paire, et les paires sont fort peu éloignées l’une de l’autre. On compte trois paires de pores pour une plaque ambulacraire.

Aires ambulacraires assez larges; leur largeur est contenne un peu plus de 2 {/2 fois dans une aire interambulacraire. Chacune de leurs plaques composées est formée de trois plaques primaires étroites, dont la médiane, extrêmement rétrécie sur le mamelon du tubercule, plus près des zones porifères que du milieu de laire, est beaucoup plus large du côté interne que du côté externe ; les deux autres plaques primaires, sont, au contraire, renflées dans la même région; chacune des trois porte une paire de pores à son extrémité externe. À la face inférieure les aires ambulacraires portent deux séries de tubercules contigus aux zones porifères, serobiculés, perforés, crénelés, à mamelons fort petits, mais supportés par une base élevée; ils augmentent rapidement et régulièrement jusqu'à l'ambitus, où se trouvent les plus volumineux, et où ils cessent brusquement, pour être remplacés par d’autres, extrêmement petits, à peme scrobiculés, et à peine saillants, qui n'ont plus que l'apparence de gros granules, et se continuent jusqu à l'appareil apical. Les granules miliaires sont très fins, écartés les uns des autres, mamelonnés, légèrement scrobiculés, et entourés de verrues microscopiques; le milieu de l'aire, depuis la moitié environ de la hauteur, sur un espace assez étroit, est enfoncé et absolument dégarni.

Aires interambulacraires larges, avec deux rangées de tubercules placés un peu plus près de la suture médiane de l'aire que des zones porifères, du reste tout à fait semblables à ceux des aires ambulacraires, de même volume, interrompus à la même hauteur, et remplacés de la même manière. Les granules miliaires sont également identiques, et, de même, très peu apparents à l'œil nu; le milieu de l'aire, sur une bande étroite, déprimée vers le sommet, est totalement dégarni.

Péristome très petit, nullement enfoncé; son diamètre est de 0,22 à 0,24 dans la presque totalité des exemplaires; la proportion 0,28 n'a été constatée que dans un seul individu. Les entailles sont étroites et relativement très profondes, leur lèvre externe est repliée, en formant une petite oouttière, qui se continue un peu sur le test, sous la forme d’une étroite impression lisse.

Variations.— J'ai déjà indiqué (loc. eit.) les variations de la forme, observées sur des exemplaires nombreux et fort remarquables. Presque tous les individus sont de grande taille, très élevés et très renflés au pourtour. La face supérieure parait comme tout à fait dégarnie de tubercules; le volume relatif des granules tuberculiformes est sensiblement le même dans tous les mdividus ; le nombre des vrais tubercules, qui cessent toujours brusquement, varie un peu, je le trouve de sept, au minimum, par série, et de neuf, au maximum. La longueur de l’entaille de l’appareil apical varie légèrement, ainsi qu'il a été dit. Tous les autres caractères sont identiques dans tous les échantillons.

Rapports et différences.—Lorqu'on compare une série d'exemplaires de l’Heter. ouremense avec une série d'individus de l’Heter. lybicum bien typiques, de Batna, par exemple, on est frappé, tout d’abord, par une forme et des proportions entièrement différentes, puis, par la convexité de la face inférieure des premiers, au milieu de laquelle S’ouvre, à fleur du test, un bien plus petit péristome muni d’entailles singulièrement profondes. Ces caractères suffisent pour distinguer les deux espèces; il faut encore ajouter que, dans la première, les tubercules cessent toujours bien plus brusquement, et ne sont, à proprement parler, remplacés que par des granules, le milieu des aires am-

bulacraires est enfoncé et dégarni, les granules miliaires sont plus petits et plus délicats proportionnellement, aussi plus écartés, l'appareil apical est relativement plus étroit, les petites rigoles lisses qui contmuent les entailles du péristome sont relativement plus courtes.

Localités.— Nazareth.

Niveau à Pterocera cfr. incerta.

Environs d'Ourem (principale localité); Olival; Figueira da Foz. Barcoico près Sargento-Mor. Alcantara, près Lisbonne. Monte Serves.

Rhotomagien.

ORTHOPSIS REPELILINI, (A. Gras.) Cotteau PI. VIII, fig. 5-6

Synonymie

Diadema Repellini, A. Gras, 1848. Oursins fossiles de l'Isère, p. 34, pl. IL, fig. 10-14. Orthopsis Repellini, Cotteau, 1864. Paléont. franc. Terr. crét., t. var, p. 351, pl. 1199, fig. 5-44. » » P. de Loriol, 1873. Echinol. helv. n, Echinides crétacés p. 136, pl. IX, fig. 1. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce et ajouter) : Orthopsis Repellini, Péron et Gauthier, 1876. Echin. foss. d'Algérie, fase. mr, p. 40; et, 4884, fase. 11, p. 96; 1875, Foss. Ale. p. 91.

Orthopsis Repellini, Choffat, 1885. Monogr. strat. sur le syst. crétacique du Portugal, 1, p. 20.

Dimensions

Drametress tes re Re ie ae con ee EI 419 à 27 mill. Hauteur parnrapportau diametre "ere Men 0,51

Test subhémisphérique, à peu près uniformément convexe à la face supérieure.

Appareil apical formant un anneau étroit autour du périprocte, qui est grand et pentagonal:; les plaques génitales sont heptagones, plus larges que hautes, échancrées fortement au milieu sur leur bord interne, percées par un grand pore tout près de leur pointe externe. Plaques ocellaires pentagonales, enchâssées dans les angles externes des plaques génitales.

Zones porifères parfaitement rectilignes, composées de pores disposés par paires régulièrement superposées, ne se multipliant aucunement.

Aires ambulacraires fort étroites, avec deux rangées tout à fait marginales de tubercules très nombreux, serrés, fortement mamelonnés, finement perforés, non crénelés, au nombre de 16 à 48 par série, affaiblis et écartés à la face supérieure. Les granules qui garnissent tout le milieu de l'aire sont serrés et Inégaux: un granule, sur chaque plaque, un peu plus développé que les autres, joue le rôle de tubercule secondaire. Les plaques ambulacraires sont simples, très étroites, et égales entre elles; chacune forme un rectangle très régulier, et se trouve percée à son extrémité externe par une paire de pores dont l'interne est plus ouvert que l'externe. Ces plaques, à leur extrémité interne, ne sont pas coupées régulièrement et présentent, dans l'état normal, une échancrure correspondant à une saillie de celle qui est vis à vis, de sorte que la suture médiane est irrégulière. Cette disposition est plus ou moins apparente suivant l’état de conservation du test. Le grossissement que j'ai

donné ailleurs (loc. cit.), n’est pas exact sous ce point de vue, les sutures des plaques ayant été indiquées d’après des indices qui étaient faux et qui ont trompé le dessinateur et moi même.

Les aires interambulacraires, fort larges, ont deux séries de tubercules principaux un peu plus développés et plus espacés que les tubercules ambulacraires, placés à peu près au centre des plaques: ils sont acompagnés de tubercules secondaires dont il existe deux séries dans la zone miliaire et une, ou même deux, inégales, et assez irrégulières, de chaque côté, le long des zones porifères. Les granules, assez espacés, Inégaux, couvrent toute la surface entre les tubercules.

Péristome un peu enfoncé; son diamètre est d'environ 0,45 de celui de l’oursin.

Rapports et différences.—Les deux exemplaires de cette espèce que je viens de décrire, et que j'avais précédemment déterminés pour M. Choffat, sont parfaitement identiques, dans tous leurs caractères, à des individus de l'Urgonien de la Suisse avec lesquels je les ai comparés minutieusement, et avec les figures et la description données par M. Cotteau dans la Paléontologie française. Ils sont un peu frustes, malheureusement, et se prêtent mal à des grossissements, surtout dans les aires interambulacraires; par contre ils laissent très bien voir la disposition particulière des plaques des aires ambulacraires, si différentes des plaques composées des Pseudodiadema; je les avais précédemment très mal comprises, parceque le test des individus que j’étudiais était trop bien conservé, et ne laissait que vaguement apercevoir les sutures des plaques, aussi, ainsi que je l'ai dit, le grossissement d'un fragment de l'aire ambulacraire, que j'ai donné dans l'Echinologie helvétique, est tout à fait inexact quant aux sutures des plaques ambulacraires. L'Orthopsis Repellini est bien caractérisé parmi les autres espèces du genre.

Localités.—Carreguelra. Presa (Rinchoa).

Hauterivien. Facies de Carregueira.

Localités hors du Portugal.—Fontanil, (Isère).

Etage valanginien.

Sud d’Anouel, (Algérie).

Etage néocomien.

Le Rimet; Les Bussières, à Voreppe; (Isère), France.—S" Croix; La Russille près Orbe ; Vaud), Suisse.-—Eddis. Prov. d'Alger.

‘Etage urgonien.

ORTHOPSIS GRANULARIS, Cotteau PI. VIII, fig.7 -8

Synonymie

Diadema granulare, Agassiz et Desor. 1846, Catalogue raisonné des Echinides, p. 46.

Hemipedina granularis, Cotteau et Triger, 1862. Echinides du Dept de la Sarthe, p. 449, pl. XXX VIL fie, 1-6.

Orthopsis granularis, Cotteau, 1864. Paléont. franc. Terr. Crétacés, €. vir, p. 554, pl. 1130. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, à laquelle il faut ajouter).

Orthopsis granularis, Geinitz, 1872. Elbthalgebirge in Sachsen, p. 71, pl. XVI, fig. 1-2. » » Hébert, 1872. Néocomien dans le Midi de la France, nr, Bull. Soc. Géol. de France, 2 série, t. XXIX, p. 398.

Orthopsis granularis, Cotteau, 1875. Echinides crétacés du Hainaut, Bull. Soc. géol. de France, 3° série, €. 17. p. 644.

Orthopsis granularis, Cotteau, 1883. Echin. foss. du Sud Ouest de la France, p. 40.

Dimensions

DANS ocovooovocoocesooc D DO T0 00000 ... A22à 19 mil. Hauteur par rapport au diamètre .......,.....,...... 0,35 à 0,45

Test circulaire, déprimé, convexe en dessus, plane à la face inférieure.

Appareil apical formant un anneau étroit autour du périprocte. Plaques génitales triangulaires, beaucoup plus larges que hautes; le pore n’est pas éloigné de l'extrémité externe. Plaques ocellaires triangulaires, fort petites, enchâssées dans les angles externes des plaques génitales. Périprocte fort grand, subcirculaire.

Zones porifères droites, composées de paires de pores régulièrement supperposées, nullement dédoublees.

Aires ambulacraires avec deux rangées marginales de tubercules fort petits, à peine perforés, très rapprochés; au milieu de l’aire, se trouvent, à l’ambitus, deux séries de petits tubercules secondaires qui remontent à la face supérieure, et sont accompagnés de granules inégaux. Les plaques ambulacraires sont fort étroites, rectangulaires, séparées par des sutures rectilignes, simples, percées par une paire de pores unique à leur extrémité externe; à leur extrémité interne les plaques sont échancrées et pénétrent les unes dans les autres. Cette disposition, que j'ai déjà constatée dans l'Orthopsis Repellini, bien distincte dans certaines régions, et dans certains échantillons, l’est à peine dans d’autres.

Aires interambulacraires larges; elles portent des tubercules semblables à ceux des aires ambulacraires, mais un peu plus développés; ils forment deux séries fort écartées situées presque au milieu des plaques. Ces deux rangées principales sont flanquées, en dehors, de deux petites rangées de tubercules secondaires peu régulières, de chaque côté, et de deux autres semblables, mais plus marquées, dans la zone miliaire. Les granules sont petits et assez clairsemés. A la face supérieure, les tubercules sont relativement peu affaiblis.

Péristome tout à fait à fleur du test, et très ouvert; son diamètre égale 0,46 de celui de l’oursin. Les entailles sont peu profondes, quoique bien distinctes; les lèvres sont à peu près égales dans les aires ambulacraires, et les aires mterambulacraires. Les auricules ! sont relativement élevées, à peu près aussi larges que hautes; les branches sont larges, soudées à leur extrémité, laissant entre elles une lunule fort étroite; la côte interradiale qui unit les auricules est peu élevée, mais je ne la vois pas assez bien pour la faire dessiner.

Rapports et différences.—Les individus que je viens de décrire, quoiqu'un peu frustes, sont nettement caractérisés, et identiques à ceux qui ont servi de types à M. Cotteau. Les caractères qui séparent l’Orth. granularis de l'Orthopsis Repellini sont: une forme plus déprimée, des tubercules secondaires moins nombreux, des granules moins abondants, le péristome moins enfoncé. M. Cotteau, (Echin. foss. du S. O. de la France) exprime des doutes sur la nécéssité de la séparation de l’'Orth. granularis, et de l'Orth. miliaris; je les partage, mais je n'ai pas les matériaux nécessaires pour les lever; les exemplaires du Portugal correspondent fort bien à l'espèce cénomanienne à laquelle on a réservé jusqu'ici le nom d'Orthopsis regularis.

Localité.—Figueira da Foz.

Etage cénomanien.

1 Ou rocessus ambulacraires, voir l'intéressante note de M. Duncan, On the perignatic girdle of the Echinoidea, Linnaean Society Journal, Zoology, vol. x1x.

Localités hors du Portugal.—Le Mans, Yvré l'Evêque, (Sarthe). La Cadicre, (Var). La Bedoule, (Bouches du Rhône). France.—Tournay, (Belgique).—Plauen, (Saxe).—Portugallete, (Espagne).

Etage cénomanien.

Port des Barques, (Charente inférieure). France.

Etage Turonien.

CYPHOSOMA MICROSTOMA, P. de Loriol, 1887 PI. VIIL, fig. 9

Dimensions

DAME TE PE EE CE Un CU ei ae ne 33 mill.

FOUtCUPIPARMAP ONU EEE EE EEE EE CEE Ce 0,33

Test Subpentagonal avec les angles arrondis, très déprimé. Face supérieure légèrement convexe. Face inférieure plane, très faiblement déprimée autour du péristome.

Zones porifères tout à fait à fleur du test, fortement bigéminées à la face supérieure: les paires de pores forment ensuite une série simple, un peu onduleuse, à l’ambitus, et elles se multiplient de nouveau près du péristome.

Aires ambulacraires étroites, un peu renflées au pourtour, occupant les angles du pentagone ; elles portent deux rangées marginales de tubercules peu volumineux, pas très serrés, relativement, légèrement crénelés, imperforés, au nombre de treize ou quatorze par série. Ils ne s’affaiblissent que très graduellement à la face supérieure. La zone médiane et les intervalles entre les tubercules sont occupés par des granules serrés que l’état un peu fruste de l'individu décrit ne permet pas d’observer avec toute la précision désirable, mais qui sont très approximativement disposés comme dans le grossissement donné, ainsi que j'ai pu le constater en comparant les cinq aires.

Dans les aires interambulacraires, relativement fort larges, les deux rangées de tubercules sont situées à peu près au milieu des plaques, et en comptent chacune 14 à 15: ils sont un peu plus volumineux que ceux des aires ambnlacraires, et ne diminuent que très graduellement à la face supérieure ; ils sont fort rapprochés, entourés de scrobicules peu enfoncés et presque confluents. On compte deux rangées internes de tubercules secondaires, assez développés, qui remontent presque Jusqu'à l’appareil apical, et, de plus, deux rangées externes, une de chaque côté, le long des zones porifères. La zone miliaire est large, et occupée par de nombreux granules; vers le sommet elle n’est aucunement enfoncée et se montre granuleuse comme ailleurs. Le détail exact de la granulation ne peut, malheureusement, pas être suffisamment apprécié.

Péristome lègérement décagonal, point enfoncé, étroit; son diamètre est égal à la hauteur de l’oursin, soit, 0,33 du diamètre; les entailles sont relativement profondes et marginées.

Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul exemplaire appartenant à cette espèce; il est assez fruste, ce qui empêche de décrire et de figurer, avec toute l'exactitude désirable, dans leurs détails les plus délicats, les zones porifères et la granulation; il permet cependant d'apprécier fort bien les caractères. Il se rapproche certainement du Cyphosoma Perroni, Cotteau, mais il s’en distingue par sa forme pentagonale, sa face supérieure moins élevée, son pourtour moins renflé, sa face inférieure plane, son péristome plus petit et point enfoncé, ses zones porifères bigéminées sur une grande partie de leur longueur, ses aires interambulacraires nullement enfoncées au sommet au milieu de la zone miliaire. Dans l’exemplaire rapporté avec quelque doute au Cyph. Perroni par M.

Avril, 1887. 7

Schlüter (Die regul. Echiniden der Norddeutschen Kreiïde) les aires interambulacraires ne sont pas enfoncées au milieu, au sommet, mais il se rapproche, du reste, beaucoup plus de cette dernière espèce que du Cyph. microstoma.

Localité.— Mexilhoeira.

Hauterivien avec Ostrea Couloni.

CYPHOSOMA DEBILE, P. de Loriol, 1887 PI. IX, fig. 1-2

Dimensions

DEntitieoconoodosoe sas bacoode ab o to uoosoobe oc 20 mill. Hauteur par rapport au diamètre. .......................... 0,40

Test circulaire, peu élevé, aplati sur la face inférieure, assez renflé au pourtour, légèrement convexe à la face supérieure.

Zones porifères à fleur du test, un peu onduleuses. Les paires de pores sont dédoublées à la face supérieure, mais faiblement, et sur un parcours peu étendu; à l’ambitus elles ont une tendance assez marquée à s'arranger en arcs de 4 à 5 paires, et, vers le péristome, elles se dédoublent encore sensiblement.

Aires ambulacraires relativement étroites, garnies de deux rangées de tubercules peu déve- Joppés, imperforés, légèrement crénelés, tout à fait marginaux, et au nombre de 10 à 11 par rangée ; à la face supérieure ils s’écartent, et s’affaiblissent graduellement. Les granules miliaires forment des cercles incomplets autour des scrobicules.

Aires interambulacraires près de deux fois et demi aussi larges que les aires ambulacraires ; leurs tubercules, un peu plus développés que ceux des aires ambulacraires, mais faibles, et faiblement scrobiculés, sauf un ou deux à l’ambitus, forment deux rangées non parallèles, mais notablement écartées au milieu; de chaque côté se trouve une série de petits tubercules secondaires, le long des zones porifères. La zone miliaire, très large, et garnie à l’ambitus de granules nombreux et serrés, paraît assez dénudée au sommet, mais nullement déprimée.

L'appareil apical était fort étendu, à en juger par le vide qu'il a laissé.

Péristome relativement petit, un peu enfoncé, son diamètre ne dépasse pas 0,32 à 0,33 de celui de l’oursin.

Rapports et différences.—Ce Cyphosome, voisin du Cyphosoma Loryi, Gras, s’en distingue par ses pores moins largement bigéminés à la face supérieure, par ses tubercules interambulacraires notablement plus faibles et moins largement scrobiculés, dont les deux rangées sont très écartées à l'ambitus, puis, par son péristome beaucoup plus petit. Dans le Cyph. paucituberculatum, A. Gras, également voisin, les pores ne se dédoublent pas à la face supérieure. Je connais deux exemplaires de cette espèce.

Localité.—Forte da Guia.

Hauterivien. Niveau à Ostrea rectangularis.

Mexilhoeira.

Hauterivien. Niveau à Ostrea Couloni.

CYPHOSOMA RIBEIROI, P. de Loriol, 1887 PL. IX, fig. 3

Dimensions

Diametree er mndeet codaserc ennemies ot deg 25 nil. REDON, DEP DO AN EME cecos0co0sacacoc 00000000 0,52

Test un peu pentagonal. Face supérieure assez élevée, un peu conique. Face inférieure plane, légèrement convexe.

Zones porifères tout à fait à fleur du test. Les pores sont dédoublés à la face supérieure, sans que les paires forment cependant deux rangées parallèles bien définies. Un peu au dessus de l’ambitus, le dédoublement cesse, mais les paires de pores se disposent promptement en arcs de cinq à six paires, assez bien définis, qui se continuent avec une grande régularité à la face inférieure, jusqu auprès du péristome, où l’arrangement devient irrégulier.

Aires ambulacraires étroites, avec deux rangées de douze ou treize tubercules largement scrobiculés, mais faiblement mamelonnés, imperforés et crénelés. Les scrobicules, qui se trouvent tout à fait au bord des zones porifères, si bien que les pores les perforent souvent, sont, pour le reste, entourés d’un cercle de granules petits, inégaux, et serrés, acompagnés de quelques autres; à la face inférieure il ny à guère qu'une série de granules qui serpente au milieu de l'aire. A la face supérieure, ces tubercules s’affaiblissent graduellement en S’espaçant beaucoup, et, vers l’appareil apical, ils sont fort petits, et ne forment plus qu'une seule rangée.

Dans les aires interambulacraires, les tubercules, toujours largement scrobiculés, sont cependant un peu plus développés que ceux des zones ambulacraires; on en compte 13 dans chacune des deux séries principales; ils occupent à peu près le milieu des plaques et s’affaiblissent très graduellement, tout en s’espacant à la face supérieure. De chaque côté, le long des zones porifères, se trouve une série de très petits tubercules secondaires, inégaux, et, quoique mamelonnés, ne paraissant, pour la plupart, guère plus développés que de gros granules; ils remontent presque jusqu'au sommet de l'aire. Le reste de la surface des plaques, du côté des zones porifères, est occupé par de nombreux granules imégaux, d'autres, plus fins, forment un petit filet entre les scrobicules; enfin, la zone miliaire est garnie également de granules inégaux, nombreux, serrés, plus rares vers la ligne suturale médiane qui est bien marquée; ces granules ne forment pas de cercle distinct autour des scrobicules. La surface parait encore très finement chagrinée entre les granules. Le milieu de laire est étroit au sornmet, un peu dégarni, mais nullement déprimé.

Péristome tout à fait à fleur de la face inférieure, circulaire, relativement étroit, son diamètre ne dépassant pas 0.36 de celui de l’oursin. Les entailles sont peu profondes, mais largement marginées.

Rapports et différences.—Voisin, par quelques caractères, du Cyph. paucituberculatum, Gras, le Cyph. Ribeiroi S'en distingue, à première vue, par ses pores dédoublés à la face supérieure. Il diffère du Cyph. Loryi par sa forme générale, ses tubercules plus nombreux et plus espacés à la face supérieure, ses granules plus abondants, surtout dans les aires ambulacraires, et, généralement, plus fins, puis, par son péristome plus étroit. Dans le Cyph. cenomanense, Cotteau, qui est tout à fait circulaire, la zone miliaire est tout autrement garnie.

Dans un petit exemplaire de 8 mill. de diamètre, provenant de la même localité, les caractères sont les mêmes, naturellement le nombre des tubercules est plus faible.

Localités.— Baforeira.

Assise à Sphenodiscus Uhligi.

CYPHOSOMA ALCANTARENSE, P. de Loriol, 18587 PL IX, fig. 4

Dimensions

DiIAMÈTE ER AE ER MER CE EEE CCE 19 mill. ÉMOTION EN TEMAREMEoocco00000000000c00 000000 0,42

Test circulaire, déprimé, apiati en dessus et en dessous.

Zones porifères à fleur du test, un peu onduleuses. Pores tout à fait bigéminés à la face supérieure; les paires formant deux séries parallèles, en alternant jusqu'à l'ambitus; ils se multiplient aussi, largement, près du péristome.

Aires ambulacraires étroites, entièrement occupées par deux rangées de tubercules imperforés, légèrement crénelés, assez saillants, sans être fortement mamelonnés, très serrés, diminuant brusquement et tres fortement près de l'appareil apical, moins rapidement à la face inférieure. On compte dix à onze tubercules par rangée; ils sont si serrés qu'il n’y à de la place, au milieu de l'aire, que pour quelques granules isolés et très rares.

Aires interambulacraires larges; elles portent deux rangées de dix à onze tubercules prineipaux, entièrement identiques à ceux des’ aires ambulacraires, et deux rangées de tubercules secondaires, exactement de même taille à l'ambitus, mais s’effaçant avant d'arriver au sommet, tandis que les premiers S’affaiblissent très peu à la face supérieure, et arrivent, sur deux lignes divergentes, jusqu'à l'appareil apical. À l'ambitus, et sur une partie de la face supérieure, les quatre rangées de tubercules des aires interambulacraires, et les deux des aires ambulacraires, paraissent parfaitement homogènes. Le long des zones porifères se trouvent encore quelques petits tubercules secondaires espacés, et très faibles. La zone miliaire, nulle à l'ambitus, est un peu élargie, déprimée, et dénudée près de l'appareil apical. Les granules sont très rares: il y en a un à chacun des angles des plaques, et quelques autres, bien plus petits, serpentent entre les rangées de tubercules.

L'appareil apical était fort grand, à en juger par le vide pentagonal qu'il a laissé.

Péristome tres grand, non enfoncé, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,52 de celui de l'oursin.

Rapports et différences.— L'espèce intéressante qui vient d'être décrite, est facile à distinguer des autres Cyphosomes qui ont, à l’ambitus, quatre rangées égales de tubereules interambulacraires ; il en est une seule dont elle se rapproche beaucoup, c'est le Cyph. nobile, de l'étage valangien; elle sen distingue par ses tubercules encore plus homogènes, plus nombreux et plus serrés dans les aires interambulacraires, ses granules plus rares, son péristome et son appareil apical de beaucoup plus grandes dimensions. Le Cyphosoma Choisyi, Cotteau, de l’étage turonien, est également voisin, mais sa zone miliaire est plus large et plus granuleuse, ses tubercules secondaires sont un peu moins volumineux, et il posséde des petits tubercules secondaires au milieu de la zone miliaire.

Localité. — Alcantara.

Etage carentonien supérieur.

GONIOPYGUS PELTATUS, Agassiz

Synonymie

Salenia peltata, Agassiz, 1836. Fossiles du Jura Neuchatelois, Mém. Soc. Se. Nat. de Neuchatel, t. 1, p. 140, pl. XIV, fig. 13-15.

Goniopygus peltatus, Agassiz, 1838. Monogr. des Salénies, p. 20, pl. L, fig. 9-18. Goniopygqus intricatus, Agassiz, 1838. Id. id., p. 214, pl. IL, fig. 19-98. Goniopygus peltatus, P. de Loriol, 1873. Echinologie helvétique, n, Echinides crétacés, p- 147, pl. X, fig. 1-6. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l'espèce et ajouter). Goniopygus peltatus, Cotteau, Péron et Gauthier, 1876. Echin. foss. de l'Algérie, fase. mr, p. 40.

Dimensions

Hauteur par rapport au diamètre................. Goboceo 0,5%

Test subhémisphérique.

Appareil apical étoilé, saillant, composé de plaques épaisses, rugueuses, qui paraissent granuleuses, ou un peu persillées, dans les échantillons frais, provenant d’autres localités. Plaques génitales subpentagonales, allongées, un peu en fer de lance, légèrement échancrées sur les bords : ordinairement le pore oviducal est ouvert tout à fait à l'extrémité de la plaque, mais je vois très nettement, sans l’expliquer, dans l’un des individus que je décris, que, dans l’une des aires interambulacraires, Gest la plaque coronale supérieure elle même qui est perforée; le corps madréporiforme se concentre sur une bande étroite de chaque côté de la plaque, en dehors.

Plaques ocellaires sub-pentagonales, un peu laciniées sur leurs bords, enchâssées entre les extrémités externes des plaques génitales.

Périprocte ovale; quelques unes des plaques génitales portent, sur son bord, un petit tubercule logé dans une niche.

Zones porifères droites. Pores disposés par simples paires régulièrement superposées.

Aires ambulacraires à peu près aussi larges que la moitié des aires interambulacraires, garuies de deux rangées de tubercules serrés, imporforés, lisses, assez saillants; le milieu de l'aire est occupé par des granules très fins. Les plaques ambulacraires se composent de trois plaques: une plaque primaire supérieure étroite, très rétrécie en biseau vers l'extrémité interne; une plaque primaire au milieu qui occupe, en dedans, presque toute la hauteur de la plaque composée et qui porte le tubercule; puis une demi plaque inférieure dont la longueur n’atteint pas le milieu; chacune porte une paire de pores dont l'interne est sur la suture.

Aires interambulacraires avec deux rangées de tubercules bien plus volumineux que ceux des aires ambulacraires, surtout à l’ambitus, très graduellement affaiblis à la face supérieure. Les granules sont très fins et serrés au dessus de l’ambitus, plus gros et plus rares en dessous.

Le péristome ne peut s’observer dans les exemplaires du Portugal.

Rapports et différences.—Les individus décrits sont absolument identiques aux nombreux échantillons typiques du Gon. peitatus, avec lesquels je les ai comparés. Cette espèce est bien connue et bien caractérisée.

Localités.—Mexilhoeira.

Etage hauterivien. Calcaire à Crioceras.

Preza.

Etage hauterivien. Facies de Carregueira.

Forte do Guincho.

Etage urgonien.

Localités hors du Portugal.—S'® Croix. Ballaigues, (Vaud).—Vigneules, (Neuchatel).—Suisse.

Etage valanginien.

La Russille près Orbe, Vallorbes, Vaulion, etc., (Vaud).—Landeron, Boveresse, etc., (Neuchatel). Suisse.— Morteau, (Doubs). France.

Etage urgonien.

S'® Croix, (Vaud). Suisse.—Feniet et Haad, Eddis. Algérie.

Etage aptien inférieur.

GONICPYGUS MENARDI, (Desmarets). Agassiz PL IX, fig. 5-6

Synonymie

Echinus Menardi, Desmarets, 1825. Dict des Se. Nat. t. xxxvir, p. 1014, (art. oursin).

Goniopyqus Menardi, Agassiz, 1838. Monog. des Salénies, p. 22, pl. IL, fig. 29-36.

Goniopygus globosus, Agassiz, 1838. Id. id., p. 24, pl. IV, fig. 9-16.

Goniopyqus Bronni, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Ech. foss., p. 11.

Goniopyqus peltatus, (non Agassiz) Roemer, 1840. Norddeutsche Kreide, p. 30.

Pseudodiadema carinella, (radioles), Cotteau et Triger, 4859, Echinides foss. de la Sarthe, p. 437, pl. XX VII, fig. 15-18.

Goniopygus Brossardi, Coquand in Cotteau, 1865. Paléont. franc. Terr. crét., t. vu, p. 732, pl. 4479, fig. 1-7.

Gonopyqus Menardi Cotteau, 1865. Paléont. franc. Terr. crét., t. vu, p. 734, pl. 1179, fig. 7-14 et pl. 1180. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce et ajouter):

Goniopygus Brossardi, Cotteau, 1869. Echinides de Syrie rapportés par M. Lartet, Bull. Soc. Géol. de France, 2e série, t. xxXvI, p. 38.

Goniopygus Brossardi, L. Lartet, 1872. Géologie de la Palestine, Ann. des Se. géol., p. 84.

Goniopyqus Menardi, Cotteau, 1875. Echinides du Hainaut, Bull. Soc. Géol. de France, 3° série, t. 11, p. 646. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 4879. Echinides fossiles d'Algérie, fase. v, p. 219.

Goniopygus Brossardi, L. Lartet, 1880. Explor. géol. de la mer Morte durant l’exp. se. du due de Luynes, géologie, p. 157, pl. XIV, fig. 12-14.

Goniopygus Menardi, Cotteau, 1883. Echin. foss. du Sud Ouest de la France, p. 67.

Dimensions

Test circulaire, assez élevé, un peu conique à la face supérieure.

Appareil apical saillant, assez grand, son diamètre égale 0,45 de celui de l’oursin. Plaques génitales allongées, heptagonales; le pore se trouve exactement à leur extrémité externe; la plaque madréporique est plus profondément échancrée à l'extrémité que les autres, et le corps madréporiforme

se montre comme une bande étroite de chaque côté des échancrures. Les plaques ocellaires sont grandes, toutes sont situées entre les angles externes des plaques génitales. Périprocte un peu triangulaire, avec les angles arrondis; sur le bord de trois des plaques génitales se trouve un granule, enfoncé dans une petite niche.

Zones porifères étroites, composées de pores disposés par paires très régulièrement superposées, au sommet, et à l’ambitus.

Aires ambulacraires étroites, avec deux rangées de tubercules imperforés et lisses, serrés, ne diminuant que très graduellement à la face supérieure; de très petits granules occupent l’espace restreint au milieu de l'aire. Les plaques ambulacraires sont composées de deux plaques primaires et d'une demi plaque; la plaque supérieure, primaire, est étroite et presque rectangulaire, quoique un peu irrégulière, parce qu'elle s’échancre pour loger la demi plaque de la plaque composée qui se trouve au dessus, la seconde, au milieu, également primaire, s’élargit beaucoup vers l'extrémité interne, et porte le tubercule; la troisième, imférieure, c’est à dire du côté du péristome, est une demi plaque qui ne dépasse guère le milieu de la plaque composée; du côté externe toutes les plaques paraissent égales en hauteur, chacune porte une paire de pores dont l’interne seul est sur la suture.

Aires interambulacraires avec deux rangées de tubercules beaucoup plus développés et moins serrés que ceux des aires ambulacraires, acompagnés, le long des zones porifères, et dans la zone miliaire, de gros granules inégaux et mamelonnés, qui ont disparu dans l’exemplaire figuré, dont la surface est assez fruste.

Le péristome n’est pas visible dans nos échantillons du Portugal.

Rapports et différences.—Les exemplaires, en petit nombre, appartenant à cette espèce bien connue, qui m'ont été communiqués, comparés minutieusement avec de très bons exemplaires du G. Menardi du Cénomanien de Piédemont (France), ne m'ont pas laissé apercevoir la moindre différence. Ils sont malheureusement assez frustes, ce qui m'empêche d'en faire dessiner des grossissements.

Localité.—Furadoiro.

Etage cénomanien.

Localités hors du Portugal.—Le Mans, (Sarthe). Ile d'Aix, Fourras, Piédemont, (Charente inférieure). La Bedoule, (Bouches du Rhône), etc. (France).—Essen sur la Ruhr. (Prusse).—Tournay. (Belgique).—Diebal Mahdid, Bou Saada, Batna, etc. (Algérie).—W. Mojeb (Hammonitide). Syrie.

Etage cénomanien.

GENRE CIRCOPELTIS, PomEL

Test subhémisphérique.

Appareil apical solide, composé de cmq plaques génitales mégales, perforées à quelque distance de leur extrémité externe, et de cinq plaques ocellaires.

Zones porifères composées de pores disposés par paires régulièrement superposées à la face supérieure, un peu multipliées près du péristome.

Tubercules lisses et imperforés.

Rapports et différences.—Les Circopeltis sont des Leiosoma dont les pores ne sont pas bigéminés à la face supérieure; ils correspondent, en partie, au second groupe établi par M. Cotteau dans son genre Leiosoma, comprenant le L. Archiaci, et le L. Meridanense; l'espèce que M. Cotteau regardait comme le type de ce second groupe, le L. Tournoueri, Cotteau, devient, pour M. Pomel,

le type d’un nouveau genre, le genre Micropeltis. Les Circopeltis sont très voisins des Goniopygus, mais s’en distinguent par la structure de leur appareil apical et, surtout, par celle de leurs plaques ambulacraires, si, comme il est probable, ces dernières sont construites dans les autres espèces comme dans celle que je décris plus loin, la seule qui, parait-il, a permis de les observer.

CIRCOPELTIS NEOCOMIENSIS, P. de Loriol, 1887 PL IX, fig. 7

Dimensions

Diameétrenies see rue eee CL TO a Ce Ce Ce 18 mill. HAUTEUR Par TAPPOrt AULTIAMÉETE eee eeeercieieneeisiee 0,61

Test circulaire, un peu conique à la face supérieure, plane à la face inférieure.

Appareil apical solide. Plaques génitales mégales, à cinq, six et sept pans; la plaque madréporiforme est la plus grande, elle, et sa voisine de gauche, sont un peu plus hautes que larges, les deux postérieures sont plus larges que hautes; les pores génitaux sont peu ouverts, et à une petite distance de l'extrémité externe. Plaques ocellaires pentagonales, enchâssées entre les extrémités des plaques génitales; les postérieures sont plus rapprochées du périprocte que les antérieures, mais cependant ne le touchent pas. Ce dernier est assez grand, subcirculaire, un peu irrégulier.

Zones porifères légèrement onduleuses, tout à fait à fleur du test, les paires de pores sont serrées, et régulièrement superposées dès la plaque ocellaire; à la face inférieure elles commencent par dévier un peu de la ligne droite, puis se multiplient près du péristome.

Aires ambubulacraires étroites, garnies de deux rangées de tubercules lisses et imperforés; les mamelons sont portés par une base relativement très saillante à l’ambitus; ils sont assez espacés, surtout à la face supérieure, où ils paraissent diminuer rapidement. Entre les tubercules, et au milieu de l'aire, la surface est garnie de granules assez gros. Les plaques ambulacraires sont simples, fort étroites, presque régulièrement rectangulaires, à sutures horizontales droites; chacune porte une paire de pores dont l’externe est à une petite distance de l'extrémité. A la face inférieure, la déviation commence à s'opérer en ce que, de deux en deux, l’une des paires de pores se trouve percée beaucoup plus en dedans de la plaque, et, enfin, tout près du péristome, une sorte de multiplication des pores se produit par l'intercalation de quelques demi-plaques porifères, sans qu'elle ait toujours pour effet une déviation de la ligne droite des paires de pores, tel est le cas dans la figure 7, à.

Aires interambulacraires larges, avec deux rangées de tubercules principaux identiques à ceux des aires ambulacraires, au nombre de 9 à 10 par rangée; à la face supérieure ils S'espacent beaucoup, et diminuent assez rapidement. À la face inférieure, de chaque côté des zones porifères, se trouve une série de petits tubercules secondaires serrés, mamelonnés, qui disparaissent à la face supérieure; à l’ambitus se trouve encore, sur chaque plaque, un granule que est plus gros que les autres, mais qui ne parait pas mamelonné. Les granules sont assez volumineux, inégaux, et abondants.

Péristome tout à fait à fleur du test, subdécagonal, muni d’entailles courtes, mais néanmoins très distinctes. Son diamètre égale 0,44 de celui de l'oursin.

Rapports et différences.——Je n'ai sous les yeux qu’un seul individu appartenant à cette espèce; il est un peu fruste de sorte que quelques détails de la granulation peuvent n'être pas tout à fait exacts, mais, du reste, bien conservé, et présentant tous ses caractères. Il se distingue du Cérc. meridanensis, et du Cire. Archiaci, Cotteau, par sa forme déprimée et un peu conique en dessus, par

ses tubercules relativement moins nombreux, et par la présence de tubercules secondaires, de plus, dans le €. Meridanensis, l'une des plaques ocellaires touche le périprocte. Il présente tous les caractères du genre Circopeltis, que M. Pomel a eu raison de séparer du genre Leiosoma, à cause de ses pores unigéminés à la face supérieure. On ne peut regarder comme un caractère générique le fait qu'aucune des plaques ocellaires ne touche le périprocte, pas plus que la faible multiplication, et la légère déviation des paires de pores près du péristome. La structure des plaques ambulacraires est très particulière ; je ne connais pas celle des autres espèces; si elle est identique, ce sera un caractère très important à ajouter à ceux dont on s’est servi pour établir le genre, car elle n’est certainement pas la même que celle des Leiosoma; dans le cas où elle se trouverait différente il faudrait examiner S'il ne conviendrait pas d'établir encore un nouveau genre.

Localité. — Carregueira.

Etage Hauterivien, faciès de Carregueira.

CODIOPSIS LORINI, Cotteau PI. IX, fig. 8-9

Synonymie

Codiopsis Lorini, Cotteau, 1851. Catal. des Echin. néoc. de l'Yonne, p. 7. Codiopsis alpina, A. Gras, 1852. Catal. des corps organisés fossiles de l'Isère, p. 33 et 50, pl. XL, fig. 7. Codiopsis Lorini, Cotteau, 1866. Paléont. frane. Terr. crétacés, t. vir, p. 775, pl. 1189 et 1190, fig. 1-8. » » P. de Loriol, 1873. Echinologie helvétique, IL. Echinides des terr. crétacés, p. 151, pl. X, fig. 7.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l'espèce, à laquelle il faut ajouter): Codiopsis Lorini, Schlüter, 1883. Die regulären Echiniden der norddeutsehen Kreide, p. 53. » » Choffat, 1885. Recueil de Monogr. strat. sur le syst. crétacique du Portugal, [, p. 20.

Dimensions

IDE oo0000ocovococosooodocoocosogdedvocetarons 12 à 20 mill. ÉauteuRpanTaPPORAUTIAMÈE RE EEE ECC CE 0,65

Test circulaire, ou, le plus souvent, légérement pentagonal.

Appareil apical solide, peu étendu, granuleux. Je ne distingue pas nettement les sutures des plaques génitales, les pores oviducaux sont grands et marginés. Plaques ocellaires petites, situées aux angles des plaques marginales.

Zones porifères droites. Les paires de pores sont régulièrement superposées à la face supérieure, et un peu multipliées près du péristome.

Aires ambulacraires étroites, couvertes des cicatrices éparses des appendices radioliformes, dont quelques uns sont encore en place. À la base se trouvent deux séries de tubercules saillants, fortement mamelonnés, imperforés, lisses, au nombre de cinq par série dans le plus grand individu. C’est à peine s'ils s’élevent un peu au dessus de l’ambitus, les deux plus élevés sont les plus développés. Quelques granules occupent la région médiane.

Les plaques ambulacraires sont composées de trois plaques, une primaire au milieu occupant toute la hauteur dans leur moitié interne, et deux demi-plaques, dont la supérieure s’avance un peu

Mar 1887 d 8

au delà du milieu de la plaque composée, tandis que l’inférieure est très courte; chacune porte une paire de pores à son extrémité externe. Je ne puis, malheureusement, pas voir assez distinctement les sutures des plaques auprès du péristome pour en faire figurer une, mais je distingue très bien des petites plaques indépendantes, portant une paire de pores, s’intercalant parmi les autres.

Aires interambulacraires fort larges, un peu déprimées au milieu dans les exemplaires les plus pentagonaux, couvertes, comme les aires ambulacraires, de nombreux appendices radioliformes serrés et épars, ou de leurs cicatrices. À la face inférieure se trouvent deux séries très divergentes de quatre ou cinq tubercules tout à fait semblables à ceux des aires ambulacraires.

Péristome fort grand, un peu enfoncé, subdécagonal, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,45 de celui de l’oursm.

Rapports et différences. Quelques individus appartenant à cette espèce m'ont été communiqués depuis ceux que j'avais étudiés précédemment, et sont venus confirmer ma détermination. Tous sont parfaitement typiques, la plupart de grande taille, et bien conservés. Il me parait difficile de distinguer du Cod. Lorini, soit le Cod. Meslei, Gauthier, qui paraît être un individu très adulte, soit le Cod. Nicaïsei. Gauthier, plus pentagonal; j'ai sous les yeux un individu du Portugal, aussi pentagonal que ce dernier, et qui n'est pas à distinguer, du reste, des autres exemplaires avec les quels on l’a trouvé.

Localités.—Carregueira, Reza, CaSaes da Camara. Etage hauterivien, Faciès de Carregueira.

Albarraque, Cap d'Espichel.

Etage hauterivien.

Localités hors du Portugal.— Villers le Lac, (Doubs).-—France. Etage valangien.

Auxerre, Chaney, (Yonne). Marolles, (Aube).—France. Etage néocomien.

Grande Chartreuse, Le Rimet, (Isère). —France. Etage urgonien.

COTTAELDIA BENETTIAE, (Koenig}) Cotteau

Synonymie

Echinus Benettiae, Koenig, 1820. Icones foss. sectiles, p. 2, pl. LL fig. 35. Echinus granulosus, Munster, in Goldfuss, 1826. Petref. Germ., I, p. 195, pl. XLIX, fig. 5, a, b. Cottaldia granulosa, Desor, 1856. Synopsis, p. 114, pl. XIX, fig. 1-3. Cottaldia Benettiae, Cotteau, 1866. Paléont. franc. Terr. crét., t. var, p. 789, pl. 4193 et 119%, fig. 440. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce à laquelle il faut ajouter) : Arbacia Wiesti, Quenstedt, 1867. Handbuch der Petrefastenkunde, 2 Aufl., p. 694, pl. LXIV, fig. 16. Cottaldia granulosa, Bucaille, 1866. Liste des fossiles cénomaniens de Rouen, DE Cottaldia Benettine, Geinitz, 1871, Das Elbthalgebirge in Sachsen, I, Quader, I Theil, p. 75, pl. XVEL, fig. 9, pl. XVI, fig. 1.

Cottaldia granulosa, Lennier, 4872. Études géol. et pal. des falaises de la Hte Normandie, p. 246. Cottaldia Benettiae, Bucaille, 1872. Echin. foss. de la Seine inférieure, I, p. 427. » » Wright, 1874. Monogr. of brit cretaceous Echinid. I, p. 187, pl. XL, fig. 4, 2, 3. Cottaldia Wiesti, Quenstedt, 1872-75, Petrefactenkunde Deutschlands, If, Echiniden, p. 356, pl. LXXIV, fig. 31.

Cottaldia Benettiae, Cotteau, 1875. Echinides crétacés du Hainaut, Bull. Soc. géol. de France, 3° série, t. nr,

Cottaldia Benettiae, Cotteau, Péron et Gauthier, 1879. Echin. foss. d'Algérie, 5° fase., p. 234. » » Cotteau, 1883. Echin. foss. du Sud Ouest de la France, p. 76.

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Je n'ai eu sous les yeux qu'un seul exemplaire bien typique, appartenant à cette espèce. II est incomplet et assez usé, de sorte qu'on ne peut distinguer les tubercules avec précision, par contre, les zones porifères sont très nettes. Malgré son imperfection, ses caractères spécifiques les plus importants sont cependant suffisamment perceptibles, et, en le comparant avec d’autres individus, je puis constater sûrement qu'il appartient au Cottaldia Benethae, espèce bien connue et assez répandue dans un grand nombre de gisements de l'étage cénomanien.

Je crois devoir rapporter encore à cette espèce un petit mdividu de 7 mill. de diamètre environ recueilli à M" Serves, dans la zone à Ostr. pseudo-africana. Il est un peu usé et incomplet, mais, cependant, on peut reconnaitre en lui les caractères du Cott. Benettiae, avec une précision suffisante ; il faut pourtant faire quelques réserves, à cause de son état de conservation. Il appartiendrait à la variété signalée par M. Cotteau, dans laquelle les tubercules sont inégaux, quelques uns étant bien plus volumineux que les autres, à l'ambitus, et à la face mférieure.

Localités.—N. de Figueira, M" Serves.

Etage cénomanien.

Localités hors du Portugal.— Villers s. mer; Rouen, Le Mans, etc., nombreuses localités en France.—Ratisbonne, Kehlheim; Bavière.—Plauen; Saxe.— Warminster, Chute Farm, Chardstock; Angleterre.—Tournay; Belgique.—Bordj du Scheik Messavud; Algérie.

Etage cénomanien.

Royan (Charente inférieure); France.

Etage Sénonien.

MAGNOSIA CAMARENSIS, P. de Loriol, 1887 PL. X, fig. 4

Synonymie

Magnosia globulus, Choffat, 1885. Recueil de Monogr. sur le terr. crétacique du Portugal, 1, p. 20.

Dimensions

DAME TE EE Re ce bien ce caler eine cos elus + 20 mill. HauteURpaNrappontautdiametre eee ere creer 0,60

Test circulaire, renflé, et régulièrement bombé en dessus, plane en dessous,

Zones porifères parfaitement droites. Pores disposés par paires régulièrement superposées jusqu'à la face inférieure, où les zones porifères s’élargissent considérablement, envahissant l'aire, sous la forme de deux triangles, dans lesquels les paires de pores sont très nombreuses, et disposées par lignes obliques de trois et de quatre, convergeant vers le milieu de l'aire.

Aires ambulacraires étroites, très uniformément rétrécies depuis le pourtour jusqu'à l'appareil apical; le milieu de l'aire est légérement déprimé sur un étroit espace. A l’ambitus on compte six rangées de petits tubercules presque homogènes, lisses et imperforés, tendant à former de petites séries de trois tubercules chevronnant sur la dépression médiane; ces rangées disparaissent successivement à la face supérieure, sauf deux qui se développent très sensiblement et graduellement, jusqu'au sommet de l'aire, lorsqu'elles restent seules. À la face inférieure les tubercules, en petit nombre, vu le grand développement des zones porifères, sont encore plus développés et fortement mamelonnés. Quelques petits granules, à peine distincts, séparent les tubercules, surtout à la face supérieure ; ils ont été omis dans le dessin. Les plaques composées des aires ambulacraires sont formées de trois plaques; la supérieure est une plaque primaire étroite, subrectangulaire, graduellement rétrécie du côté interne; la médiane est aussi une plaque primaire, très élargie du côté interne; l'inférieure est une demi-plaque qui dépasse un peu le milieu de la plaque composée: du côté externe les trois plaques ont la même hauteur et sont percées chacune de deux pores, dont l’un, inférieur, est tout à fait sur la suture. Je n'ai pas pu voir nettement les sutures des plaques de la face inférieure, là où les pores sont nombreux.

Les aires interambulacraires, fort larges, marquées au milieu par une dépression étroite, représentant la zone miliaire, mais ayant bien plutôt l'apparence d'un sillon à peu près lisse, qui diminue graduellement et s’efface avant le pourtour. Les tubercules sont très nombreux et arrangés avec une grande régularité. Des séries transverses, composées, au maximum, de huit à neuf tubercules à lambitus, partent de chaque côté du bord de la dépression médiane, et aboutissent, en s’arquant un peu, aux zones porifères; les tubercules forment aussi des séries verticales divergentes, mais moins régulières; le nombre diminue peu à peu à la face supérieure, et les séries deviennent plus horizontales; deux rangées verticales, bordant, de chaque côté, la dépression médiane, arrivent seules au sommet, et leurs tubercules se développent graduellement plus que les autres, en s’espaçant à partir du point où disparait la dépression médiane, et où les tubercules sont plus petits et plus fins qu'ailleurs. Au dessous de l'ambitus les séries s’arquent fortement du côté du péristome et leurs tubercules augmentent rapidement de volume: ils arrivent à égaler ceux des aires ambulacraires, de sorte qu'à la face inférieure, tous les tubercules paraissent assez homogènes. Des granules très fins, et assez nombreux, séparent les séries de tubercules transverses; ils sont peu distincts à la face inférieure.

Péristome très grand, subdécagonal, un peu enfoncé; on ne distingue pas les entailles; son diamètre égale, 0,55 de celui de l’oursin. Par suite de Ja dilatation considérable des zones porifères, les aires interambulacraires se trouvent, sur le bord du péristome, plus étroites que les autres.

Rapports et différences.— Tout en se rapprochant du Magnosia globulus, avec lequel je l'avais confondu lorsque, 1l y a peu d'années, M. Choffat m'envoya pour la première fois l'échantillon décrit pour l’examiner, le M. Camarensis S'en distingue, par sa forme bien plus élevée, plus renflée à la face supérieure, ses zones porifères dilatées d'une manière extraordinaire à la face inférieure, ses tubercules formant des séries transverses régulières dans les aires ambulacraires, ses tubercules interambulacraires plus nombreux, plus serrés, formant des séries transverses plus serrées, et changeant très brusquement de volume au point où cesse la dépression médiane.

Localité. Camara, Carregueira.

Etage hauterivien. Facies de Carregueira.

MICROPEDINA ROTULARIS, P. de Loriol, 1887 PL. X, fig. 2

Dimensions

IDAMMAROS cosoososococenpobonccocdseeesoostodaeto con ous 26 mil. MAUTESDATADDOTAUNAMELEE EE EE ES Ce er ere 0,42

Test rotulaire, peu élevé, renflé au pourtour, convexe à la face supérieure, un peu pulvinè à la face inférieure.

Zones porifères à fleur du test, composées de pores dont les paires forment de petits ares de trois, obliques, et dirigés du dehors au dedans. Ils ne sont point dédoublés autour du péristome.

Aires ambulacraires étroites à l’ambitus, où elles portent deux rangées tout à fait marginales de tubercules principaux très espacés, inégaux, perforés et dépourvus de crénelures à la base du mamelon. Les granules paraissent relativement volumineux, inégaux et espacés, mais, comme la surface est fruste, on ne voit certainement pas tous ceux qui existent. On ne distingue point les sutures des plaques composées.

Dans les aires interambulacraires, chaque plaque, à l’ambitus, porte quatre à cinq tubercules fort petits, qui tendent à former une série transverse, mais peu régulière; l’un d'eux, au milieu de la plaque, est un peu plus volumineux que les autres, et semblable à ceux des aires ambulacraires il fait partie de l’une des deux rangées principales; les autres tubercules sont plus petits, et appartenaient à deux séries internes de tubercules secondaires, et à deux externes, dont la marginale est très petite. Les intervalles paraissent occupés par une granulation fine et dense qui ne se distingue pas nettement, à cause de la conservation assez imparfaite de la surface.

Péristome fort petit, un peu enfoncé, faiblement entaillé; il n’est pas bien intact, mais on peut cependant s'assurer que son diamètre égale 0,31 du diamètre de l’oursin.

Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul exemplaire appartenant à cette espèce, malheureusement, en mauvais état de conservation, sur la face supérieure on ne distingue à peu près rien, et la surface est fruste à l’ambitus et à la face inférieure. Néanmoins on peut apprécier les caractères généraux les plus importants, et, tout en faisant des réserves, à cause de l’imperfection de l'échantillon, il me semble qu'on peut le rapporter au genre Micropedina sans trop de chances d'erreur; je distingue bien les perforations des tubercules, mais je ne saurais affirmer que, sur un individu frais, on ne puisse découvrir des crénelures. C’est, tout au moins, de ce genre, que l’espèce se rapproche le plus, à cause de ses pores disposés par triples paires obliques, de ses tubercules perforés et de son petit péristome. Dans le Microp. olisiponensis, type du genre, les petits arcs de trois paires de pores sont dirigés du dedans au dehors; ce caractère, qui tient uniquement à la distance du bord à laquelle les pores sont percés sur chaque plaque, est très utile pour distinguer l'espèce, mais je ne pense pas qu'il puisse être pris comme caractère générique; il en est de même de Ia différence de forme et du nombre plus faible des rangées de tubercules.

Localité. — Mexilhoeira.

Etage hauterivien. Couches à Ostrea Couloni.

MICROPEDINA OLISIPONENSIS, (Forbes) P. de Loriol PL. X, fig. 3-6

Synonymie

Echinus olisiponensis, Forbes, 1850. In Sharpe, On the secondary rocks of Portugal, Quart Journal, Geol. Soc. London, vol. vi, p. 195, pl. XXV, fig. 1. Codiopsis Cotteaui, Coquand, 1862. Paléontologie de Constantine, p. 254, pl. XXVIL, fig. 11-43. Micropedina Cotteaui, Cotteau, 1866. Paléont. franc. Terr. crét., t. vir, p. 823, pl. 1197. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 1879. Echin. foss. d'Algérie, fase. v, p. 247.

Dimensions

IDAMÉRIcocoovvocgvsosodocoonoocococococccccoccoc 43 à 40 mill. Hauteur par rapport au diamètre ............. Doodécee 0,64 à 0,88

Test circulaire, plus ou moins renflé et élevé à la face supérieure, plus ou moins convexe à la face inférieure, et plus ou moins renflé au pourtour.

Zones porifères droites, à fleur du test. Pores disposés par paires formant de petits arcs de trois paires, qui ont ceci de particulier, qu'ils sont obliques en dehors, au lieu d'être obliques vers le dedans de l’aire, comme dans les Echinus par exemple. Ces petits ares obliquent quelquefois un peu moins dans certains individus que dans d’autres, et se rapprochent alors un peu plus de la verticale, mais on retrouve toujours cette disposition. Vers le péristome les pores ne se multiplient pas, mais les paires tendent à se superposer presque régulièrement.

Aires ambulacraires étroites, garnies, à l’'ambitus, de quatre, et même de six rangées de petits tubercules homogènes, perforés et non crénelés, qui forment, en même temps. des séries transverses assez régulières. Ces tubercules disparaissent peu à peu à la face supérieure, et plus ou moins rapidement; seules les deux rangées externes marginales atteignent le sommet de l’aire sans se développer autrement. Les granules sont mégaux et assez rares. Les plaques ambulacraires composées sont formées de trois plaques qui n’ont pas été très exactement dessinées dans la figure donnée dans la Paléontologie française. Je distingue les sutures avec une grande netteté dans les individus que j'ai sous les yeux. La plaque supérieure est une demi-plaque n’arrivant pas jusqu'à la moitié de la plaque composée; la plaque médiane est une plaque primaire, très étroite dans sa moitié externe, occupant toute la hauteur dans la moitié interne; la plaque inférieure est une demi-plaque assez semblable à la supérieure, mais bien plus amincie du côté externe, un peu plus anguleuse et un peu plus longue. Tout à fait au sommet de l'aire, dans les cinq ou six premières plaques composées, à partir de l'appareil apical, comme aussi à la face inférieure, dans les cinq ou six plaques qui terminent la zone porifère, la plaque inférieure se trouve être une plaque primaire. Chacune des trois plaques porte une paire de pores, mais elle est percée au milieu dans la demi-plaque inférieure, plus près de l'extrémité externe dans la plaque médiane, et tout à fait à l'extrémité dans la supérieure, de là vient la disposition en petits ares divergents en dehors, dont il a été parlé.

Les aires interambulacraires, ordinairement légèrement déprimées au milieu, sont garnies de nombreux tubercules homogènes très petits, semblables à ceux des aires ambulacraires, et formant jusqu à seize séries verticales à l’ambitus, dans les grands individus. Ce nombre est naturellement

plus faible dans les exemplaires de petite dimension; ils forment aussi des séries horizontales plus ou moins régulières, le plus souvent rompues en deux. Ces tubercules disparaissent graduellement à la face supérieure; deux séries verticales seulement, situées au milieu des plaques, sur une très légère saillie, et un peu plus développées, arrivent à l'appareil apical; deux séries voisines internes, plus faibles, arrivent aussi tout près. Granules très fins et espacés.

Péristome un peu enfoncé, très petit, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,30 de celui de l'oursin.

Rapports et différences.—Les exemplaires assez nombreux, appartenant, à cette espèce, et recueillis en Portugal, que j'ai étudiés, la font connaître à tous ses degrés de développement. Ils sont tout à fait identiques à ceux qui ont été décrits primitivement par Forbes, et qui provenaient des mêmes localités. Ils sont également identiques à ceux qui ont été recueillis en Algérie; ces derniers, décrits par Coquand sous le nom de Codiopsis Cotteaui, ont servi ensuite de types à M. Cotteau pour son genre Micropedina. On observe parmi eux des variations dans la forme générale et dans l’arrangement des tubercules interambulacraires, semblables à celles qui sont signalées dans la «Paléontologie française» et les «ŒEchinides fossiles de l'Algérie». Dans aucun de ces individus l'appareil apical n'est conservé et je n'ai pas pu observer le fait si curieux qui a été signalé, que trois des plaques génitales sont occupées par le corps madréporiforme.

Localités.—Ourem. Olival. Alcantara. Barcoiço, NO. de Sargento-Mor. S. Fagundo, NO. de Coimbra.

Etage cénomanien.

Localités hors du Portugal.—Batna; Ain-Baira; Djebel Bon Thalab. Algérie. Etage cénomanien.

PEDINOPSIS DESORI, Cotteau PI. X, fig. 7

Synonymie

Magnosia Desori, Coquand, 1862. Géol. et pal. de la Prov. de Constantine, p. 204, pl. XX VIT, fig. 13-15. Pedinopsis Desori, Cotteau, 1865. Pal. fr. Terr. crét., t. vit, p. 826, pl. 1196, fig. 6-16. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 1878. Echin. foss. d'Algérie, fase. v, p. 207.

Dimensions

IMAMAMBco00000cc0000 D CLEO DT DA PO DO Te Are environ 30 mill.

Les individus que j'ai à décrire étant écrasés et déformés, il n’est pas possible d'indiquer leur forme et de donner des dimensions précises.

Zones porifères larges. Pores disposés par paires régulièrement superposées, en alternant sur deux rangées verticales parallèles; on n’apercoit pas de modification sensible à l’ambitus.

Aires ambulacraires garnies de deux rangées tout à fait marginales de tubercules petits, perforés, un peu plus développés vers la face inférieure. À l'ambitus se trouvent encore deux rangées internes de tubercules secondaires plus faibles, et des granules bien développés, et très espacés, qui ne sont guère plus petits; la granulation plus fine qui parait exister, se distingue à peine, à cause

d'une certaine altération de la surface qui diminue le relief de tous les tubercules. J'ai réussi à distinguer les sutures des plaques ambulacraires composées, dans l'un de mes exemplaires d'Algérie. Elles sont formées, à l’ambitus, de deux plaques primaires, et de deux demi-plaques; l'une de ces dernières, sur le bord, entame à la fois deux plaques ambulacraires voisines, et porte une paire de pores ouverts tout près du bord externe, sur la suture; la seconde demi-plaque, intercalée entre les deux plaques primaires, a sa paire de pores dans la même position, tandis que les paires de pores des deux plaques primaires s'ouvrent bien plus en dedans, ainsi se produisent les deux rangées parallèles verticales des paires de pores dans les zones porifères.

À l'ambitus. il y a, sur chaque plaque interambulacraire, un tubercule principal au milieu de la plagne, un tubercule secondaire en dehors, et un tubercule secondaire en dedans, à quelque distance de l'extrémité; ces tubercules correspondent à autant de rangées verticales qui paraissent subsister assez loin à la face supérieure, mais dont les principales, seulement, atteignent le sommet de l'aire. Les granules, relativement bien développés, et espacés, manifestent une tendance à former deux séries horizontales et, en outre, quelques uns sont épars.

Rapports et différences.— Ainsi que je l'ai dit, les deux exemplaires venus à ma connaissance sont déformés et incomplets. Sur l’un d’eux se distinguent fort nettement la plupart des caractères, et ils sont parfaitement identiques à ceux que font connaître la description et la figure du Ped. Desori: la taille est un peu plus forte que celle de l'individu figuré dans la Paléontologie française. Je vois nettement les perforations des tubercules, mais je ne puis distinguer des crénelures à la base des mamelons; cependant, comme elles sont légères dans l'espèce, l'état du test de l’exemplaire, un peu altéré, permet parfaitement de supposer que ces crénelures existent réellement et se verraient Si l'échantillon était plus frais. Je puis ajouter qu'une comparaison immédiate avec des exemplaires d’AIgérie, que je dois à l'obligeance de M. Perron, ne me permet de constater aucune différence. Considérant l'imperfection de l'exemplaire du Portugal, je suis aussi certain que possible au sujet de l'exactitude de ma détermination, et, en attendant de meilleurs échantillons, il convient, en tous cas, de le laisser sous ce nom. Un second individu est encore en plus mauvais état, mais ce qu'on peut apprécier, et, en particulier, la structure des zones porifères, permet d'affirmer quil appartient au même genre, et, selon toute probabilité, a la même espèce; il semble seulement que les tubercules mterambulacraires, dont on ne voit que la base, sont plus volumineux; du reste, ils sont arrangés de la même manière. Il se peut très bien que ce soit l’altération du test, qui, manifestée d'une manière différente dans Fun et dans l’autre individu, fasse paraitre les tubercules plus diminués dans l'un, et plus saillants dans l’autre; ce dernier, au point de vue de la saillie des tubercules est tout à fait semblable aux individus d'Algérie. On voit dans les «Œchinides fossiles d'Algérie» que l’on trouve des individus dans lesquels les zones porifères ne forment qu'une seule série à l’ambitus: il semble donc que le genre doit bien être placé dans le voisinage des Diplopodia, ainsi que l'avait d'abord fait M. Cotteau. Dans le meilleur des deux exemplaires que j'ai sous les yeux les deux séries de paires de pores sont identiques du sommet à la base des zones porifères.

Localités... Junqueiro.— Bellas.

Niveau de l’Ostrea pseudo-africana.

Localités hors du Portugal.— Batna, Bou Saada. Algérie. Etage cénomanien.

S'TOMECHINUS CAMARENSIS, P. de Loriol, 1887 PI. X, fig. 8

Dimensions

LEMUP FIMOLMMMNE 6 0000 osocooocovocooso00boc0esese o À D

Test de grande taille, circulaire, déprimé, lexemplaire décrit l'est singulièrement, mais il a certainement subi un aplatissement anormal, dû à une cassure, et il devait être en réalité plus renflé.

Zones porifères larges, tout à fait à fleur du test. Pores disposés par petits arcs de trois paires très transyerses, séparés par une série parallèle de 3 ou 4 petits granules. Les pores ne paraissent pas se multiplier autour du péristome, ou, du moins, fort peu.

Aires ambulacraires garnies de nombreux tubercules assez homogenes, peu développés, imperforés et non crénelés, faiblement scrobiculés, formant au moins six rangees à l'ambitus. Deux d'entre elles, celles qui bordent les zones porifères, sont un peu plus développées que les autres, et arrivent au sommet; la voisine est un peu plus faible et l’interne est la moins apparente. Entre les tubercules se trouvent encore de nombreux granules inégaux, dont le détail m'échappe un peu, la surface étant légèrement fruste. Les plaques ambulacraires composées sont formées de trois plaques, une plaque primaire au milieu, occupant toute la hauteur sur la moitié interne, et deux demi plaques; Sur la demi plaque inférieure les pores sont percés très en dedans et l'inférieur est sur la suture, les deux pores de la plaque médiane primaire, sont, au contraire, ouverts très près de l’extrémité externe, et ceux de la demi plaque supérieure un peu plus en dedans: il en résulte que, sur chaque plaque ambulacraire, se trouve la paire supérieure de l'are inférieur et les deux paires inférieures de l’arc supérieur.

Aires interambulacraires fort larges, occupées aussi par des tubereules très nombreux, semblables à ceux des aires ambulacraires et presque homogènes; malheureusement, l’état de conservation de l'exemplaire ne me permet pas de juger très exactement de leur nombre à l'ambitus, mais ils forment, au moins, 16 rangées verticales, sans constituer des séries transverses régulières. Au miheu de chaque plaque se trouve un tubercule un peu plus développé que les autres, il fait partie des deux rangées verticales principales qui, seules, arrivent jusqu'au sommet: les tubercules secondaires sont à peine plus faibles. Les granules intermédiaires sont nombreux et inégaux; je ne puis les apprécier avec l'exactitude désirable. Les plaques coronales sont relativement très peu élevées. Au sommet, la zone miliaire est un peu déprimée et assez dénudée sur un faible espace.

Le péristome est grand. son diamètre égale 0,45 de celui de l’oursin; son bord est fort alieré, On ne reconnait les entailles que très imparfaitement, je crois cependant en distinguer une qui parait profonde.

Un petit individu, qui n’a guère plus de 20 mill. de diamètre, a été trouvé avec celui que je viens de décrire; malgré sa taille bien plus faible il en présente exactement tous les caractères, sauf, bien entendu, un nombre de tubercules plus faible, de sorte que je ne balance pas à le rapporter à la même espèce; ses plaques ambulacraires sont, en particulier, composées exactement de la même manière. Il est très incomplet, mais on peut cependant juger que sa forme était plus bombée à la face supérieure que celle du grand individu.

Rapports et différences.—Je ne connais aucune espèce de Stomechinus ou de Psammechinus Mar, 1887. 9

qui puisse être confondue avec le Stom. camarensis. Le Stom. denudatus du néocomien est beaucoup plus élevé que n’a pu être celui ci, et ses tubercules sont moins abondants, soit dans les aires ambulacraires, soit dans les aires interambulacraires. Je le place dans le genre Stomechinus à cause de certaines analogies, et du fait que je crois distinguer des entailles profondes au péristome. Sa place générique ne peut pas encore être regardée comme bien fixée. La composition des plaques ambulacraires est remarquable et montre que l'espèce, en tous cas, n'appartient pas au genre Psammechinus dont les plaques ambulacraires, dans les espèces vivantes typiques, se composent de deux plaques primaires avec une demi plaque au milieu. Je n’ai pu voir les sutures sur aucun des nombreux Stomechinus de ma collection, et on ne peut se faire une idée très précise de la composition des plaques d’après les planches données des espèces de ce genre; je ne puis donc affirmer qu'elle soit identique à celle des plaques du Sr. camarensis; cela me parait assez probable, tout ou moins d'après une figure grossie du Stom. denudatus, Cotteau. Dans son dernier ouvrage sur la classification des Echinides, M. Pomel crée de nombreux genres nouveaux pour distribuer, soit les espèces fossiles attribuées au genre Psammechinus, soit celles du genre Stomechinus: je dois dire que je n'ai pas très bien saisi, ni leurs caractères respectifs, ni ceux qui les distinguent entre eux, de sorte que je ne saurais me rendre compte exactement de celui auquel le Stom. camarensis pourrait bien appartenir.

Localité. — Camara.

Hauterivien. Faciès de Carregueira.

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