JUIN
Zones porifères linéaires, un peu enfoncées. Pores très petits; les paires, très serrées à la face supérieure et à l’ambitus, s’écartent beaucoup et deviennent obliques aux abords du péristome.
Aires ambulacraires assez étroites, garnies, à l’ambitus, dans les individus que j'ai Sous les yeux, de quatre à six rangées de tubercules fort petits, peu apparents, fort écartés en tous sens, et régulièrement sériés. Les plaques ambulacraires, à la face supérieure, sont très minces, primaires, au nombre de 4 à 5 pour une plaque interambulacraire, présentant à peine assez d'espace pour les deux pores qui les percent à leur extrémité externe. Au-dessous de l’ambitus, les plaques deviennent beaucoup plus hautes, et sont composées: les sutures ne sont pas assez nettes pour que je puisse en examiner beaucoup. Je vois distinctement des plaques composées d’une grande plaque inférieure et d'une demi plaque supérieure.
Dans les aires interambulacraires ou compte une quinzaine de rangées de tubercules semblables, plus ou moins alternes dans les rangées. qui ne sont pas très régulières. Au milieu de Paire les tubercules sont plus effacés. À la face inférieure ils sont plus écartés et moins sériés, mais plus développés. Toute la surface est, en outre, occupée par des granules très fins, formant des séries horizontales régulières.
Péristome petit, enfoncé, décagonal, finement entaillé; les entailles sont peu profondes, mais bien marquées, et bordées, en dehors, d’un bourrelet assez fort.
Périprocte fort grand, ovale, acuminé aux deux extrémités, occupant à peu près tout l'espace entre le péristome et le bord, et même, parfois, échancrant un peu FPambitus.
Rapports et différences. —Les exemplaires du Portugal présentent fort exactement tous les caractères de cette espèce bien connue. Ils sont, en général, d’une taille plutôt petite, de 15 à 20 mill. de diamètre; un seul individu, fruste, mais appartenant certainement à l'espèce, atteint un diamètre de 35 mill. J'ai exposé ailleurs, (Echin. Helv. loc. cit.) que les Hol. Sanctæ Crucis, Desor, et similis Desor, ne peuvent être séparés de l’Holect. macropygus.
Localités.—Mexilhoeira.
Etage Valangien.
Mexilhoeira.
Etage Hauterivien. Niveau à Crioceras lusitanicumn.
Localités en dehors du Portugal.
S' Croix (Vaud). Vigneules. (Neuchatel). Suisse. :
Etage Valangien.
S® Croix. (Vaud). Landeron, le Locle, (Neuchatel). Suisse.—Mont Salève. (H® Savoie). S' Sauveur, Flogny, (Yonne).—Marolles, (Aube), et nombreuses localités en France.—Berklingen etc., Hanovre.— Foum-Anoual.—Teniat-Courass, etc. Algérie.
Etage hauterivien, néocomien moyen.
La Russille, S'° Croix (Vaud). Suisse.
Etage urgonien.
S® Croix (Vaud). Drüsberg, Sillthal (Schwytz). Suisse.—Perte du Rhône. (Ain) France.—Dolat— Joudi près Bou-Saada. Algérie.
Etage Aptien inférieur.
HOLECTYPUS CENOMANENSIS, Guéranger PI. XI, fig. 4
Synonymie
Holectypus cenomanensis, Guéranger, 1859, in Cotteau et Triger, Ech. foss. de la Sarthe, p. 137, pl. 30, fig. 5-40.
» » Desor, 14859. Synopsis des Echinides, suppl., p. 448.
» ; Cotteau, 1861. Paléontol. franc. Terr. erét., t. vi, p. 53, pl. 30, fig. 5-40.
: » Duncan, 1865. Asiatic Echinodermata, Quart. Journ. Géol. Soc. of London, €. xxr. p. 394.
» » L. Lartet, 1872. Géologie de la Palestine, Ann. des Se. Géolog., t. ur, p. 82.
>» » Cotteau, Péron et Gauthier, 1879. Echinides de l’Algérie, fase, v, p. 174.
» » Cotteau, 1883. Echinides foss. du S. 0. de la France, p. M.
Dimensions
IJertfnoocsonesssoconooonsesodo ose oosonone 41 à 48 mill. Hauteur, par rapport au diamètre... -....:............. É 0,52
Test de grande taille, circulaire. Face supérieure peu élevée, conique. Face inférieure plane, ou plutôt légèrement pulvinée, assez largement déprimée autour du péristome. Pourtour arrondi sans être renflé.
Appareil apical mal conservé, on ne distingue pas les pores.
Zones porifères fort étroites, tout à fait à fleur du test.
Aires ambulacraires étroites, très peu tuberculeuses; dans le plus grand exemplaire, elles ne portent, à l’ambitus, que six rangées de tubercules à peu près égaux, qui diminuent rapidement de volume jusqu'à devenir presqu'imperceptibles. De très petits granules occupent le reste de la sur-face. Les plaques ambulacraires sont fort étroites, rectangulaires, primaires, percées chacune d’une paire de pores à l'extrémité externe, et chevronnant légèrement sur la ligne suturale qui marque le milieu de l'aire; je ne puis, malheureusement, aucunement distinguer les sutures à l’ambitus, ni à la face inférieure, par conséquent, je ne saurais dire si les plaques deviennent composées comme dans le Discoidea cylindrica et l’Holectypus macropygus.
Aires interambulacraires fort larges, nullement renflées, garnies de tubercules extrèmement petits au-dessus de l’ambitus, plus développés, égaux à ceux des aires ambulacraires, à l'ambitus, où ils forment environ 24 séries verticales et aussi des séries horizontales; chaque tubercule est entouré d’un petit cercle de granules. Toutes ces séries disparaissent graduellement à la face supérieure et, vers le sommet, il n’en reste plus que deux. Autour du péristome les tubercules, que je ne distingue qu'en partie, sont peu nombreux, mais plus développés.
Péristome enfoncé et de faible diamètre dans le grand exemplaire décrit, circulaire, et nettement, même assez profondément entaillé.
Périprocte très grand, occupant à peu près tout l’espace entre le bord et le péristome, ovale, très acuminé en dedans, l’extrémité externe est mal conservée.
Rapports et différences.—Je n'ai sous les yeux que deux exemplaires pouvant être rapportés
à cette espèce avec certitude; tous deux sont de forte taille, l’un, surtout, est bien plus grand que le
type de l'espèce. En Algérie (loc. cit.) on rencontre des individus aussi développés et présentant, du
reste, tous les caractères de l'espèce. Les auteurs des «Œchinides fossiles de l'Algérie» font observer 10 »x
aussi que l’on rencontre des individus avec la face inférieure un peu plus creusée et le bord un peu plus épais et plus arrondi; tel est aussi le cas pour les exemplaires du Portugal. Leur péristome est un peu plus petit que celui du type, (0,21 du diamètre de l’oursin, au lieu de 0,25), et il n’est pas transverse, ce qui, du reste, n'est pas un caractère constant, mais plutôt exceptionnel. Un exemplaire de 30 mill. de diamètre, assez incomplet, avec le bord mince et la face inférieure très enfoncée, mais pas naturellement, semble t'il, me parait pouvoir encore être rapporté à cette espèce, mais, comme la région où se trouvait le périprocte est détruite, il manque un élement important d'appréciation, et la détermination de cet individu reste incertaine.
Localités.— Alcantara. Ourem.
Etage cénomanien. Carentonin supérieur.
? Bafoeira à Forte do Junqueiro.
Zone à Sphenodiseus Uhligi.
Localités en dehors du Portugal. —La Trugale, le Mans, Coulaines, etc. (Sarthe). —Touvois, (Loire inférieure.) Piédemont. (Charente inférieure.) France.—Bou-Saada, Ain Bara, Bou-Thalel, etc. Algérie.—Palestme.—Ras Fartak et Ras Sharwen. S. E. Arabie.
Etage cénomanien.
HOLECTYPUS OUREMENSIS, P. de Loriol, 1558 PI. XI, fig. 5
DHneoocoovcoovcovo00%00000000000000006000000€ ee 29 mill. Hauteur, par rapport au diamètre. .......................... 0,59
Test circulaire. Face supérieure subhémisphérique, régulièrement convexe, non conique. Face inférieure pulvinée, très peu déprimée autour du péristome. Pourtour épais, et très régulièrement arrondi.
Appareil apical compacte. Les cinq pores génitaux sont placés en cercle autour du corps madréporique, on ne distingue pas les sutures des plaques.
Zones porifères tout à fait à fleur du test, très étroites. Pores tres petits, disposés par paires très serrées à l’'ambitus, écartées et obliques à la face mférieure.
Aires ambulacraires relativement étroites, garnies à l’ambitus de six rangées verticales de tubercules très petits. Les plaques ambulacraires sont extrêmement étroites, un peu obliques vers Ja ligne suturale, percées chacune d’une paire de pores; on en compte quatre pour chaque plaque interambulacraire.
Aires interambulacraires larges, portant à l’ambitus 18 à 20 séries verticales de très petits tubercules qui ne sont pas très régulièrement alignés en séries transverses. Sur la face supérieure, tous les tubercules, qui sont très délicats, ont à peu près disparu, par suite d’une légère usure du test.
Péristome fort étroit, circulaire, nettement entaillé; son diamètre égale 0,24 de celui de l’oursm.
Périprocte fort large et très long, ouvert à très peu de distance du péristome et empiétant sur le pourtour; il est acuminé aux deux extrémités, surtout en dehors.
Rapports et différences. — Cette espèce intéressante ne m'est encore connue que par un seul
échantillon bien conservé, mais fruste à la surface. Il ressemble beaucoup à l'Holectypus turonensis, Desor, et j'ai hésité à l'envisager comme appartenant à cette espèce. Après un examen très attentif je crois cependant qu'il convient de le séparer et d’en faire le type d’une espèce distincte. Il différe, en effet, de l’Holectypus turonensis, par Son ensemble subhémisphérique, son pourtour renflé et plus arrondi, sa face inférieure plus convexe et moins déprimée autour du péristome, qui est, lui même, plus étroit et non enfoncé; enfin, ses tubercules sont moins nombreux. Il est également voisin de l’Holectypus crassus, Cotteau: il en différe cependant par son pourtour notablement plus renflé et plus arrondi, par son appareil apical nullement allongé, dans lequel les pores génitaux forment un cercle presque régulier autour du corps madréporique, sa face inférieure plus convexe, son périprocte encore plus grand, son péristome plus petit, ses plaques ambulacraires un peu plus étroites.
Localité.——Ourem.
Etage cénomanien.
HOLECTYPUS EXCISUS, (Desor), Cotteau PI. XII, fig. 1-2
Synonymie
Discoidea excisa, Desor, 1847, in Agassiz et Desor, Catalogue raisonné, p. 90.
» » d’Archiac, 1851. Hist. des Progrès de la géologie, t. 1v, p. 44. » » d'Orbigny, 1850. Prodrome, t. m1, p. 272. » » Desor, 1858. Synopsis des Ech. foss., p. 176. » » Coquand, 1860. Synopsis des fossiles des Charentes, p. 56. Holectypus excisus, Cotteau, 1864. Paléont. française, Terr. Crétacés, t. vu, p. 34, pl. 1046, fig. 1-7. » » Cotteau et Triger, 1861. Echinides de la Sarthe, supp.', p. 368, pl. 69, fig. 1-4. » » Duncan, 1867. Echinodermata from the cretaceous rocks of Sinai, in Quart. Journ. Géol. Soc. London, vol. xxur, part 1, p. 39.
» » Brossard, 1867. Essai sur la const. géol de la subdiv. de Sétif, p. 227. » » Cotteau, 1869. Echinides recueillis en Syrie par M. Lartet, Bull. Soc. géol. de France, 2° série, {. XXVI, p. 36.
» » L. Lartet, 1872. Géologie de la Palestine, Ann. des Se géolog., t. ur, p. 81. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 1879. Echinides fossiles de l'Algérie. Fase. v, p. 169. » » L. Lartet, 1880. Exploration géol. de la Mer Morte durant l’expéd. scient. du due de Luy-
nes, p. 194, p!. 14, fig. 6-8.
» » Cotteau, 1883. Echinides fossiles du $. O. de la France, p. 94.
Dimensions
DAMES © oo0000000006000000000b0000000020680808000080600 47 mil. Hauteur par rapport au diamètre........ Doboboodenccocoboooc 0,58
Test circulaire. Face supérieure subhémisphérique. Face inférieure assez convexe, mais déprimée autour du péristome. Pourtour arrondi.
Appareil apical invisible.
Zones poriféres très étroites, à fleur du test.
Aires ambulacraires assez larges, avec six rangées verticales de petits tubercules à l’ambitus. Les plaques ambulacraires sont fort minces, et on en compte quatre à cinq pour une plaque interambulacraire.
Aires interambulacraires larges, portant à l’ambitus de nombreux petits tubercules semblables à ceux des aires ambulacraires et formant, à l’ambitus, une quinzaine de séries verticales.
Périprocie très grand, commençant près du péristome, et remontant presque jusqu'à la moitié de la hauteur, son extrémité supérieure est très acuminée.
Rapports et différences.—L'un des deux exemplaires rapportés à cette espèce bien connue est un peu fruste, et usé, mais il présente très exactement les caractères de l’Holect. excisus. Son périprocte, qui remonte très haut, est moins large que celui du type figuré et des exemplaires de la Charente que j'ai comparés, par contre il est parfaitement semblable à celui de quelques individus d'Algérie que j'ai sous les yeux. Un autre individu, engagé en partie dans la roche, montre cependant l'extrémité supérieure de son périprocte et appartient assurément à la même espèce.
Localité.— Monte Serves. Junqueiro.
Etage cénomanien.
Localités en dehors du Portugal. —Fouras, Piedemont, etc. (Charente inférieure). Le Mans, etc. (Sarthe). France.—Bou-Saada, etc. Algérie. — Mont Sinaï.— Ain-musa. (Ammonitide) Syrie. Etage cénomanien,
ECHINOCONUS CASTANEA, Brongniart PI. XII, fig. 5
Synonymie
Nucleolites castanea, Brongniart, 1822. Descr. géol. des env.‘ de Paris, p. 400 et 399, pl. 9, fig. 4&, a, b, c. Nucleolites depressa, Brongniart. 1822. Descr. géol. des env. de Paris, p. 400, pl. 9, fig. 47. Conulus subrotundus, Mantell, 14822. Geology of Sussex, p. 194, pl. 17, fig. 15-48. Galerites rhotomagensis, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. mus. neoc., p. 7. Galerites subsphaeroïdalis, d’Archiac, 4847. Rapport sur les fossiles du Tourtia, Mem. Soc. géol. de France, ASSÉTIC LIL ID 208; pl 19 Ag 2310, DC:
Galerites qurgitis, Desor, 1857. Synopsis, p. 187. , Pyrina depressa, d'Orbigny, 1856. Paléontol. française, Terr. crét., vol. vi, p. 479, pl. 984, fig. 4-3. Pyrina castanea, d'Orbigny, 1856. Paléontol. française, Terr. crét., vol. vi, p. 473, pl. 981, fig. 4-6. Echinoconus rhotomagensis, d'Orbigny, 1860. Paléontol. française, T'err. crét., vol. vi, p. 509, pl. 993. Echinoconus subrotundus, d'Orbigny, 1860. Paléontol. française, Terr. erét., vol. vi, p. 847, pl. 997, fig. 8-12. Echinoconus castanea, Cotteau, 1881. Note sur les Echinoconus turoniens de Dracy, Bull. Soc. Se. nat. de l'Yonne, 3% série, t. 1v, p. 435, pl. 1.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).
Ce n’est pas avec une parfaite certitude que je mentionne ici cette espèce. Je n'ai sous les yeux qu'un seul individu qui puisse lui être rapporté, et son état de conservation n’est pas assez parfait pour qu'il puisse être déterminé avec toute la correction désirable. La forme générale, en particulier celle de la face inférieure, est très altérée, et on ne voit, ni le péristome, ni le périprocte. L'ensemble parait avoir été ovale ou subpentagonal; la hauteur, de 30 mill. environ, était, selon toute apparence, inférieure au diamètre, quoique, proportionnellement, assez forte. Les aires ambulacraires sont étroites, les pores très petits, très serrés, et tout à fait à fleur du test. À l’ambitus, on compte, dans les aires ambulacraires, six rangées de petits tubercules alternes, assez écartés, crénelés, perforés, profondément scrobiculés; l’espace intermédiaire est entièrement occupé par une granulation très fine et extrémement dense. Dans les aires interambulacraires les tubercules et Ja granulation sont exactement semblables.
Tous les caractères appréciables se rapportent parfaitement à ceux de l'espèce, la granulation et les tubereules sont absolument identiques à ceux de nombreux échantillons de l’Echin. castanea, var. subrotunda; très bien conservés, avec lesquels j'ai comparé l'individu en question: la forme générale parait avoir été analogue à celle des exemplaires types de la var. rhotomagensis, peut être un peu plus élevée. Sans avoir la certitude complète que fournirait un exemplaire intact, ce que je puis apprécier me permet d'affirmer, avec la plus grande probabilité, que lexemplaire décrit appartient bien à l'Echin. castanea, var. subrotunda.
Rapports et différences.—L'étude de nombreux échantillons à amené M. Cotteau à réunir, en une seule espèce, celles qui avaient été décrites sous les divers noms de Nucleolites castanea, Nucl. depressa, Conulus subrotundus, Galerites rhotomagensis, Galerites subsphæroidalis, Galerites gqurgitis, Galerites Leskei. Je partage la manière de voir de mon savant ami, dont il résulte que l'espèce s'est montrée d'abord dans l’étage albien, et s'est continuée successivement dans l’aptien, dans le cénomanien, pour finir dans le turonien. Au prémier abord j'avais cru avoir à faire avec un échantillon du Discoidea cylindrica dont l’exemplaire décrit a un peu la forme, mais ses tubercules sont entièrement différents de ceux de cette espèce.
Localité.— Alcantara.
Etage rhotomagien.
Localités en dehors du Portugal.—Nombreuses localités de France et de Suisse de l'étage albien. Perte du Rhône. (Ain.) Etage aptien.
Rouen, etc. Etage cénomanien.
Nombreuses localités de France, de Belgique, d'Angleterre, d'Allemagne. Etage turonien.
ANORTHOPYGUS ORBICULARIS, Cotteau PI. XV, fig. 1-6
Synonymie
Nucleolites orbicularis, Grateloup, 1836. Mémoire de géo-zoologie sur les oursins fossiles, p. 78, pl. 2. fig, 24. Pygaster costellatus, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. foss. mus. néoc., p. 7. Anorthopygus orbicularis, Cotteau, 1859. Echinides de la Sarthe, p. 178, pl. 31, fig. 1-9. Anorthopygus costellatus, Desor, 1859. Synopsis des Echinides, p. 188, a, pl. 22. fig. 4. Anorthopygqus orbicularis, Cotteau, 1861. Paléontol. française. Terr. crétacés, t. vir, p. 65, pl. 1019. (Voir dans cet ouvrage la synonymie, à laquelle il faut ajouter) : Anorthopygqus orbicularis, Cotteau, 1863. Echinides des Pyrénées, p. 37.
» » Hébert, 1872. Néocomien dans le midi de la France. Bull. Soc. géol. de France, 2: série, . XXIX, p. 398.
» » Cotteau, 1880. Echinides nouv. ou peu connus, p. 221, pl. 34, fig. 5-6.
» » Cotteau, 1883. Echinides fossiles du S. O, de la France, p. 88.
Dimensions
DEMO oooeccocbosanodobosoocho nes oo s0ooDobac 25 à 43 mill. Hauteur, par rapport au diamètre.......... AU ARRE 0,46 à 0,56
Test circulaire, ou subpentagonal, légèrement tronqué au milieu de la face postérieure. Face supérieure généralement subhémisphérique et même assez déprimée, uniformément convexe, mais
aussi, parfois, très sensiblement conique. Face inférieure pulvinée, parfois assez plane, très enfoncée autour du péristome. Pourtour très arrondi.
Appareil apical compacte; 4 pores génitaux; corps madréporiforme grand, occupant tout le centre de l'appareil et dépassant un peu, en arrière, les deux plaques génitales postérieures. Les deux plaques génitales de gauche se touchent et la plaque ocellaire est encastrée entre leurs extrémités externes.
Zones poriféres droites, très étroites, un peu enfoncées. Pores disposés par paires très serrées, séparés dans chaque paire par un petit granule. Tubercules fort petits, perforés et crénelés, scrobiculés, formant à l’ambitus, suivant la taille, quatre à six rangées dans les aires ambulacraires, et 28, au maximum, dans les aires interambulacraires; la surface intermédiaire est couverte de granules très petits et très serrés à la face supérieure où les tubercules sont assez écartés; en dessous ils forment simplement une série autour des scrobicules, qui constitue un hexagone assez régulier.
Péristome subdécagonal, ordinairement un peu plus large que haut, petit, entaillé, plus ou moins enfoncé.
Périprocte oblique, irrégulier, arrondi à ses deux extrémités, largement ouvert dans l'aire interambulacraire impaire, un peu au dessus du pourtour.
Dans un individu de 21 mill. de diamètre et de 11 mill. de hauteur, le périprocte est un peu acuminé au sommet, peu oblique, et rapproché de l'appareil apical: ces caractères sont assignés par M. Cotteau aux jeunes de l'espèce. Sa face supérieure est relativement un peu plus renflée et sa face inférieure est plus pulvinée au pourtour et même largement déprimée autour du péristome; ces différences peuvent provenir aussi, me semble til, du jeune àâge, c'est pourquoi je n’ai pas cru devoir séparer des autres cet unique individu qui leur est, du reste, semblable, dans tous ses autres caractères.
Variations.—Parmi les exemplaires du Portugal, très bien conservés, que j'ai examinés, les uns sont parfaitement typiques, et leur face supérieure est déprimée et uniformément convexe, mais il en est trois qui conduisent graduellement à une forme élevée et très nettement conique, qui se rapproche tout à fait de celle de l’Anorth. Michelini. Dans celui qui est le plus élevé le péristome est aussi plus enfoncé que dans les autres; dans tous les deux, les plaques génitales de gauche se touchent et la plaque ocellaire est intercalée entre leurs extrémités, comme cela est indiqué dans la figure de l'appareil apical, donnée par M. Cotteau, et comme je le vois dans les exemplaires de l’Anorthopygus orbicularis que j'ai sous les yeux. Ces exemplaires coniques font réfléchir au sujet de la distinction établie entre l'Anorthopygus Michelini, et V Anorthopygus orbicularis, et me font regarder comme possible la réunion de ces espèces en une seule lorsqu'on aura des séries suffisantes de la première espèce à comparer. Les caractères différentiels invoqués par M. Cotteau sont, pour l’Anorth. Michelini: da taille plus forte, la face supérieure renflée et conique, son test moins épais, son péristome plus profondément enfoncé, son appareil apical présentant une plaque madréporiforme plus large, son périprocte plus éloigné du sommet».—Ces caractères n’ont pas une importance de premier ordre, et on pourrait, presqu'aussi judicieusement, rapporter à l’Anorth. Michelini qu'à lAnorth. orbicularis, l'individu le plus conique que je viens de décrire; d’ailleurs les exemplaires qui forment le passage entre celui-ci et les individus très déprimés montrent que le caractère tiré de la forme, n'a pas de constance. Dans l'appareil apical de lAnorth. Michelini, figuré par M. Cotteau, les deux plaques génitales de gauche ne sont point contiguës comme dans l'Anorth. orbicularis, mais sont entiérement séparées par la plaque ocellaire, qui touche la plaque madréporique. Ainsi que je l'ai dit, je n'ai observé cette disposition dans aucun des exemplaires que je rapporte à l'Anorth. orbicularis. Serait ce là un caractère distinctif constant, qui puisse être ajouté à ceux que je viens de rappeler, ou bien cette structure est elle en relation avec le grand développement des individus dans lesquels ou l'a observée?—Je n'ai pas les matériaux nécessaires, (et je crois qu'on n’en connait pas même encore de suffisants), pour éclaircir ce point, car les exemplaires connus de l'Anorth. Michelini sont fort
rares. En attendant, je conserve les deux espèces, et je rapporte plutôt à l’Anorth. orbicularis l'individu conique dont je viens de faire mention.
Localités.—Mamarosa près Anadia. Ourem.
Etage cénomanien.
Localités en dehors du Portugal.—Le Mans, Condrecieux. (Sarthe).—Ile d'Aix, Fouras, Piédemont. (Charente inférieure).—La Bedoule près Cassis. (Bouches du Rhône). France. Etage cénomanien.
ANORTHOPYGUS MICHELINI, Cotteau PI. XV, fig. 7
Synonymie
Anorthopygus Michelini, Cotteau et Triger, 1860. Echinides de la Sarthe, p. 229, pl. 39 bis, fig. 10-13. » » Cotteau, 1861. Paléontol. française, Terr. Jurass., tom. x, 11, p. 67, pl. 1020, fig. 1-8. » » Cotteau, 1883. Echinides fossiles du S. O. de la France, p. 89.
Dimensions
D AD TE Re die MIA EE sde nent OL 43 mill.
HAUTEUR RE RTE EE ET RU tea. PI QAR OUT PR 25
Je ne connais qu’un seul individu qui paraisse devoir être rapporté à cete espèce. Il est très incomplet, car le tiers du test est détruit, et, malheureusement, sur la face postérieure, de sorte que l'on ne peut aucunement discerner le périprocte. Cependant, sauf ce caractère très important que l'on ne peut apprécier, tous les autres montrent, avec toute évidence, que l'échantillon appartient au genre Anorthopyqus. Sa forme est conique et élevée, son péristome profondément enfoncé. Sa plaque madréporique est relativement grande, et les deux plaques génitales de gauche sont séparées par la plaque ocellaire, on peut s’en rendre compte lors même que l'appareil apical n’est pas tout à fait intact. Les plaques interambulacraires, au dessus de l’ambitus, portent deux séries transverses de six tubercules profondément scrobiculés. Les plaques ambulacraires sont extrêmement étroites et, à leur extrémité externe, elles sont à peine assez larges pour donner de la place aux deux pores dont elles sont percées; ou en compte, en moyenne, six ou sept pour une plaque interambulacraire.
Les caractères de cet échantillon sont parfaitement ceux qui sont assignés à l’Anorth. Michelinr, et il doit, par conséquent, être rapporté à cette espèce. Toutefois, ainsi que je l’ai dit à l’occasion de l’Anorth. orbicularis, il me parait probable que ces deux espèces devront être réunies.
Localité. —Ourem.
Etage cénomanien inférieur.
Localités en dehors du Portugal.— Villaines sous Malicorne, (Sarthe).— Touvois, (Loire inférieure).—Piédemont. Port des Barques, (Charente inférieure). France. Etage cénomanien.