‹ Description des échinodermesChapitre 9 sur 34 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

PYRIN A INCISA, (Agassiz) d’'Orbigny PI. XIT, fig. 4,9

Synonymie

Nucleopyqus incisus, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Echin. foss. mus. neoc., p. 7.

Nucleolites truncatulus, Roemer, 1841. Petref. der Norddeutschen Kreide Geb., p. 33, pl. 6, fig. 12.

Nucleopygus incisus, Desor, 1842. Monogr. des Galerites, p. 33, pl. 5, £ 23, 26.

Pygaster Koechlini, Michelin, 1853. Sur quelques espèces d'Echin. foss. Revue et mag. de Zoologie, 2 série, t. v, .p: 30:

Pyrina incisa, d'Orbigny, 1857. Paléontol. fr. Terr. Crét., t. vi, p. 469, pl. 980, fig. 1-4.

Pyrina pygea, d'Orbigny, 1857. (non Agassiz) Paléontol. fr. Terr. Crét., t. vr, p. 466, pl. 978, fig. 1-6.

Pyrina campicheana, d'Orbigny, 4857. (non Agassiz) Paléontol. fr. Terr. Crét., t. vr, p. 468, pl. 978, fig. 7-14.

Pyrina incisa, P. de Loriol, 1873. Echinologie helvétique, 11. Ech. crétacés, p. 201, pl. 14, fig. 11-14. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, à laquelle il faut ajouter) :

Desoria incisa, Ogérien, 1867. Hist. nat. du Jura, t. 1, p. 45.

Pyrina incisa, Greppin, 1870. Deser. géol. du Jura bernois, p. 132. (Matériaux pour la carte géol. de la Suisse, 8 Livr.)

Pyrina incisa, Cotteau, Péron et Gauthier, 1876. Echinides foss. de l'Algérie, fase. ur, p. 29: et 1884, fase. It, p. 83.

Nncleolites truncatulus, Quenstedt, 1872-75. Petrefactenkunde Deutschlands, mr. Echiniden, p. 456, pl. 78, fig. 33-36.

Dimensions

LOEB 60 SP occpcopaocoscoceobosanco0ooeto0o6e 45 à 29 mill. Largeur par rapport à la longueur.................... 0.81 à 0,89 Hauteur par rapport à la longueur.................... 0,48 à 0,64

Forme ovale, oblongue, plus ou moins renflée, arrondie en avant, parfois légèrement rétrécie et un peu tronquée en arrière. Face supérieure uniformément convexe, sans être très renflée. Face inférieure assez déprimée au milieu, surtout dans les grands exemplaires, tandis que, dans les petits individus renflés, elle est presque convexe. Dans ces derniers, l’aire interambulacraire postérieure impaire est souvent un peu plus renflée que les autres. Pourtour très arrondi.

Appareil apical un peu excentrique en avant, composé de quatre plaques génitales perforées, inégales, contiguës, et de cinq plaques ocellaires également perforées: il n’est pas conservé d’une manière assez nette dans nos exemplaires pour que je puisse en donner le grossissement.

Zones porifères filiformes, droites, se continuant depuis l'appareil apical jusqu'au péristome. Elles sont composées de pores très petits, disposés par paires simples régulièrement superposées jusqu'aux environs du péristome, où elles dévient de la ligne droite de manière à former de petits ares de trois paires obliques du dehors en dedans.

Aires ambulacraires assez larges, presqu'égales entre elles, très rarement légèrement renfées. Les plaques ambulacraires, sur toute la face supérieure et à l’ambitus, sont très étroites, simples, portant chacune une paire de pores à leur extrémité externe; à l’ambitus, dans les plus grands individus, on en compte neuf pour une plaque interambulacraire. Au dessous de l’ambitus, et dans toute la face inférieure, les plaques ambulacraires deviennent des plaques composées, formées de trois plaques, une plaque primaire inférieure, (du côté du péristome) échancrée du côté externe pour

loger une demi plaque qui s’allonge à mesure que les plaques se rapprochent du péristome, puis d'une plaque primaire supérieure. Jusqu'au dessous de l’ambitus les plaques sont toutes percées d’une paire de pores tout près de leur extrémité externe; près du péristome la demi plaque est percée plus en dedans que la plaque primaire inférieure, et la plaque primaire supérieure encore plus en dedans, c’est ainsi que se forment les petits arcs de trois paires de pores.

Péristome un peu excentrique en avant, un peu oblique, paraissant décagonal lors que son pourtour est parfaitement conservé, ordinairement un peu enfoncé, mais pas du tout dans les exemplaires renflés.

Périprocte grand, pyriforme, ouvert dans l'aire interambulacraire impaire, entièrement visible d'en haut, et jamais d'en bas, n'échancrant pas le bord postérieur. L’area sub’anale est très peu marquée, souvent nulle.

Tubercules petits, perforés, crénelés, entourés d'un profond scrobicule, écartés et épars sur la face supérieure, plus serrés à l’ambitus. Granules miliaires d’un grande finesse.

Variations.— Les exemplaires du Portugal, dont j'ai une vingtaine sous les yeux, présentent les mêmes modifications dans la forme et les dimensions que J'ai déjà signalées, (loc. cit) et qui se rencontrent généralement. À l’une des extrémités de la série se placent de grands individus larges, relativement déprimés, assez enfoncés autour du péristome; à l’autre des exemplaires de petite taille, relativement étroits, renflés, élevés, et presque convexes à la face inférieure. Les autres caractères restent les mêmes, et, en particulier, la position du périprocte. De nombreux passages très évidents relient les individus extrêmes, au premier aspect assez différents, et montrent qu'ils appartiennent incontestablement à une même espèce.

Rapports et différences.—Le Pyrina incisa se distingue essentiellement du Pyrina pygea, Ag. par son périprocte pyriforme et non ovale, ouvert au dessus du bord, visible en entier d'en haut, et pas d'en bas, au lieu de n'être visible ni d'en haut ni d’en bas, et d'occuper une partie de la face postérieure. Ainsi que je l’ai déjà exposé ailleurs, d'Orbigny a décrit et figuré l'espèce sous les trois noms de Pyrina incisa, Pyrina pygea, et Pyrina campicheana, et il a nommé Pyrina cylindrica, le vrai Pyrina pygea. Michelin avait aussi appliqué le nom de Pygaster Koechlini à un grand exemplaire de S' Croix, (Vaud, Suisse). Maintenant que l’espèce est représentée dans les collections par des séries nombreuses, il est facile de rectifier ces dénominations. Peu de temps après qu'Agassiz eut fait connaître l’espèce par son catalogue des moules d’Echinodermes et que ces derniers eurent été distribués dans de nombreuses collections, Roemer la décrivit et la figura sous le nom de Mucleolites truncatulus, mais on est d'accord pour accorder la priorité au nom donné par Agassiz.

Les exemplaires du Portugal présentent tous les caractères de l'espèce, en général leur périprocte n’est pas tout à fait aussi supére que dans les individus les plus typiques, mais j'ai sous les yeux plusieurs échantillons de la Suisse et du Hanovre absolument identiques.

Localités.——Mexilhoeira. Camara. Carregueira. Preza. Etage hauterivien. Néocomien moyen.

Localités en dehors du Portugal. —S"® Croix, (Vaud). Gaicht près Douanne, (Berne). Suisse. — Villers le Lac, (Doubs). France.

Etage Valangien.

S® Croix, S' Cergues, (Vaud). Suisse.—Bettancourt la Ferrée, (H!® Marne). Fontanil, (Isère). Censeau, (Jura). France.—Berklingen, etc. Hanovre.—Foum-Anouel, Algérie.

Etage hauterivien. Néocomien moyen.

S® Croix, (Vaud). Suisse.—Khenchela, dépt. de Constantine. Algérie.

Etage urgonien.

PYKRINA GLOBOSA, P. de Loriol, 1888 PI. XVI, fig. 1-3

Dimensions

LOMATEP 000000008600 A RE 216080 006 00 25 mill. Lanenenaenmnoot à 18 one. + 060800000000000608000000 0,96 LEE EP jo à A IONGEMNP 00 0-0:00000095000000090000 0,80

Forme globuleuse, presqu'aussi large que longue, et presqu aussi haute que large. Face supérieure très élevée, très renflée. Face inférieure convexe. Pourtour très renflé.

Appareil apical assez excentrique en arrière. Zones porifères fillformes, extrèmement étroites. Pores très petits, disposés par paires très serrées. A la face inférieure les pores sont très petits et absolument invisibles lorsque la surface n’est pas altérée et que les granules existent encore.

Aires ambulacraires relativement assez larges.

Péristome très petit, surtout très étroit, oblique, tout à fait à fleur du test, acuminé aux deux extrémités.

Périprocte petit, ovale, allongé, ouvert tout à fait au sommet de la face postérieure, mais de manière à n'être visible qu'un peu d’en haut, et pas d'en bas.

Tubercules petits, entourés d’un scrobicule étroit et profond, comme dans les autres Pyrmes, épars et écartés partout, principalement à l’ambitus.

Rapports et différences.— Je ne connais, malheureusement, cette espèce intéressante que par quatre exemplaires, dont deux seuls sont assez bien conservés. On ne saurait la comparer qu'au Pyrina nucleus de l'étage sénonien, mais elle n’est pas aussi élevée, son périprocte est plus au sommet de la face postérieure et elle est moins renflée au pourtour. Elle se distingue du Pyrina incisa par sa forme beaucoup plus élevée et renflée, sa face inférieure tout à fait convexe, son sommet apical excentrique en arrière, ses pores invisibles à la face inférieure, son périprocte plus petit et moins supère, son péristome bien plus petit et plus étroit.

Localité. —Mexilhoeira.

Etage hauterivien. Niveau à Crioceras.

PYRINA JUNQUEIROENSIS, P. de Loriol, 1888 PI. XVI, fig. 4

Synonymie

Pyrina junqueiroensis, P. de Loriol, 1885, in Choffat, Monogr. stratigr. sur le syst. crétacique du Portugal,

Dimensions Diimetren is PR M MR ce me entre cle 48 mill. À EN D a OR Aion Dan OI do à 100 4 01000 00 9 00.010 0 A »

Hauteurpar rapport au diametre EEE ECC CORTE EEE 0,45

Test très légèrement pentagonal, presque circulaire, déprimé. Face supérieure légèrement conique à l’apex, qui est un peu excentrique en arrière, du reste uniformément convexe. Face inférieure très pulvinée, déprimée autour du péristome, qui est assez enfoncé. Pourtour très arrondi.

Appareil apical correspondant avec l’apex, un peu excentrique en arrière; le test est trop fruste dans cette région pour que le détail puisse être apprécié.

Zones porifères filformes, légèrement déprimées. Pores très petits, disposés par paires simples qui se continuent depuis le sommet jusqu’au péristome.

Aires ambulacraires assez larges, légèrement renflées, les postérieures plus courtes que les antérieures. Les plaques ambulacraires à la face inférieure sont très peu élevées, leur hauteur ne dépassant pas {/3 de millimètre; à chacune d’entre elles correspond une paire de pores; le pore interne est sur la suture inférieure, l’externe sur la supérieure, de sorte que les paires sont obliques. Je ne puis voir les sutures des plaques auprès du péristome, je ne puis done m'’assurer si les plaques sont composées dans cette région et s’il y a des demi-plaques, comme dans le Pyrina incisa; je serais tenté d’en douter, et, dans tous les cas, les plaques composées seraient très peu nombreuses, Car, à une distance assez faible du péristome, je puis encore constater que les plaques sont simples comme à la face supérieure. Si l’on vient à découvrir qu’en effet les plaques ambulacraires restent simples jusqu'au péristome, ce serait peut être le cas de faire de cette espèce le type d’un genre nouveau, auquel se joindrait, probablement, le Pyrina Vionneti, qui, de même que le P. junqueiroensis, s'éloigne assez, par sa forme, des Pyrina typiques.

Péristome enfoncé, grand, irrégulier au pourtour, mais je ne puis le préciser avec une exactitude parfaite.

Périprocte très ouvert, ovale, situé sur la face postérieure, mais plus rapproché de la face supérieure que de la face inférieure sans être décidément supra marginal; il est toutefois invisible d'en bas; l’area sous anale est creusée et échancre très sensiblement le pourtour.

Tubercules invisibles sur la face supérieure qui est fruste; ceux de la face inférieure sont petits, entourés d’un profond scrobicule comme dans les autres Pyrmnes, et, relativement, serrés.

Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul exemplaire de cette espèce remarquable. Bien qu'un peu aberrante par sa forme subcirculaire et sa grande taille, elle présente cependant les caractères généraux des Pyrina. Je n'ai malheureusement pas pu dégager aussi exactement que je l'aurais voulu le pourtour du péristome. Elle se rapproche du Pyrina Vionneti, Desor, mais elle s’en distingue par son contour un peu plus pentagonal, non rétréci en arrière, par sa face supérieure plus déprimée, un peu conique, sa face supérieure plus pulvinée, et son périprocte plus élevé, un peu supramarginal, entièrement visible d'en haut et pas d’en bas. Le Pyr. Vionneti forme un intermédiaire, pour la forme générale et la taille, entre le Pyr. junqueiroensis, et les Pyrines tout-à-fait typiques.

Localité.—Fort de Junqueiro.

Niveau de l’Ostrea pseudo-africana. Cénomanien.

PHYLLOBRISSUS GRESSLYI, (Agassiz), Cotteau PL. XVI, fig. 5

Synonymie

Catopygus Gresslyi, Agassiz, 1839. Catal. des Echinides fossiles de la Suisse, I, p. 49, pl. 8, fig. 1-3. Clypeopygus Gresslyi, d'Orb., 1856. Paléontol. française. Terr. crét., t. vr, p. 425, pl. 966, fig. 1-6. Echinobrissus Gresslyi, Desor, 1856. Synopsis des Echin., foss., p. 269. Phyllobrissus Gresslyi, Cotteau, 1857-58. Etudes sur les Echinides fossiles de l'Yonne, IL p. 83, pl. 56. » » P. de Loriol, 1873. Echinologie Helvétique, IL, T. crétacés, p. 242, pl. 19, fig. 4, 5. (Voir dans ces ouvrages la synonymie de l’espèce).

Un exemplaire très déformé, tout à fait mcomplet, me parait devoir être rapporté au Phyllobrissus Gresslyi, avec assez de probabilité. Les ambulacres, qui sont encore parfaitement intacts, sauf à leur extrémité, sont exactement identiques à ceux des individus de cette espèce que J'ai comparés. Le périprocte est très éloigné du sommet, mais le bord postérieur est tout à fait dévié et brisé, de sorte qu’on ne peut pas bien voir s’il était vertical comme dans les Phyllobrissus, lorsque l’exemplaire était intact. La détermination de cet individu reste donc encore douteuse quoi qu'elle soit fort probable, mais je n’ai pas voulu le négliger parce que c’est le seul Phyllobrissus des terrains crétacés du Portugal venu à ma connaissance.

Localité.— Camara.

Hauterivien. Facies de Carregueira. Avec Pseudocidaris clunifera, Codiopsis Lorin, etc.

Localités en dehors du Portugal.—S' Sauveur, Saintes, etc. (Yonne). Plusieurs autres localités en France, où il se trouve aussi avec Pseudoc. clunifera, Codiopsis Lorini, etc.—S" Croix, (Vaud), etc., Suisse.

Hauterivien, néocomien moyen.

CASSIDULUS LUSITANICUS, P. de Loriol PI. XVI, fig. 6-10

Synonymie

Cassidulus lusitanicus, P. de Loriol, 1884. Notes pour servir à l'étude des Echinodermes, I. Recueil zoologique Suisse, t. 1, p. 629, pl. 34, fig. 6.

Dimensions

LONMANPH00000000000000000000000000000006080600000 8 à 40 mill. Largeur par rapport à la longueur..................... 0,90 à 1.00 Hauteur par rapport à la longueur..................... 0,50 à 0,57

Espèce de petite taille, arrondie en avant, dilatée et un peu rostrée en arrière, généralement très élargie, souvent aussi large que longue et assez épaisse. Face supérieure plus où moins élevée,

toujours très convexe, mais uniformément, sans être relevée sur le faite; un peu en arrière de l’apex, qui est légèrement excentrique en avant, elle s’abaisse assez brusquement. Face inférieure excavée, un peu relevée en arrière dans l'aire interambulacraire impaire. Pourtour arrondi; un angle, parfois assez indiqué, mais très obtus, marque, en général, le commencement du rétrécissement de la région postérieure.

Appareil apical un peu excentrique en avant, correspondant avec l’apex. Le corps madréporique, en forme de bouton, occupe le centre; les deux pores génitaux postérieurs, sont beaucoup plus écartés que les antérieurs.

Ambulacres relativement courts, à peu près égaux entre eux, les deux antérieurs pairs, seulement, sont un peu plus longs que les autres, ils comptent dans chaque zone porifère 14 à 18 paires de pores fort petits, et non conjugués par un sillon. Tous les cinq sont étroits et relativement peu resserés à leur extrémité, la zone interporifère est étroite, un peu plus large seulement que l’une des zones porifères.

Péristome un peu excentrique en avant, pentasonal, entouré d’un floscelle très distinct. Les cinq bourrelets arrondis, et bien accentués, sans être très saillants. Les phyllodes, en fer de lance, longs, larges et très distincts; leurs pores internes sont bien plus largement ouverts et plus espacés que leurs pores externes, petits, et très serrés.

Périprocte ouvert à quelque distance de l'appareil apical, au sommet de la brusque déclivité de la face postérieure, à l’origine d’un sillon assez marqué qui n’entame pas l'extrémité du rostre.

Tubercules profondément scrobiculés, extrêmement petits et assez écartés à la face supérieure, tres serrés au pourtour, plus accentués à la face inférieure et de plus en plus écartés aux abords du péristome. Toute la surface, entre les scrobicules, est occupée par des granules d’une grande finesse. Une bande lisse, c'est à dire dépourvue de tubercules, mais très finement granuleuse, traverse, dans le milieu de sa longueur, la face inférieure; elle est étroite, et bien plus distincte en avant du péristome qu'en arrière.

Rapports et différences. — Cette jolie petite espèce ressemble un peu au Cassidulus lapis cancri; elle en diffère par son ensemble plus élargi, sa face supérieure plus uniformément convexe, non relevée sur le faite, par ses ambulacres bien plus étroits et moins pétaloïdes, son périprocte plus rapproché du sommet, et ouvert sur une déclivité plus abrupte, sa face inférieure plus évidée, les bourrelets de son péristome moins renflés.

Localité.—Barcoico au Nord de Coimbre.

Etage cénomanien.

ARCHIACIA DELG-ADOI, P. de Loriol, 1888 PI. XV, fig. 1

Dimensions

Longueurtotale... DOSHO0 EDR En Neo Eee 52 mill. LEP 0 0e 0 ben OO ER EE 45 MES CUTPARTAPPONAANIANONQUEUT eee 0,86 HER 0008 comp DD RTE EE CT RE 32 mill.

Hauteur par rapport à la longueur. ................... 500000 (I

Test ovale-allongé, tronqué et échancré en avant sur le pourtour de la base, un peu rostré en arrière. Face supérieure très relevée et conique en avant, de sorte que le point culminant se

trouve presque sur le bord antérieur; à partir de l’apex elle s’abaisse en arrière par une forte déclivité jusqu'au pourtour de la base, suivant une pente et une convexité uniformes, sans carènes. Face antérieure à peu près abrupte, presque perpendiculaire, toutefois un peu rentrante; elle a la forme générale d'un triangle, au milieu duquel, à partir de la mi hauteur, une dépression, d’abord très peu sensible, devient plus prononcée, et échancre fortement le bord inférieur; cette dépression est accompagnée, de chaque côté, sur presque toute la hauteur, par un méplat assez large, et bien accusé. Il n'y à point de face postérieure proprement dite. Face inférieure plane au milieu, mais accidentée sur les bords, une large et profonde dépression se trouve en avant du péristome; d’autres existent encore sur les côtés, mais elles ne sont pas nettement appréciables par suite d’altération du test.

Appareil apical à l’apex, très imparfaitement conservé; il parait très compact; les plaques sont petites, et les pores génitaux très petits.

Ambulacre impair court, non pas dans un sillon, mais au contraire un peu renflé dans la zone interporifère. Les deux zones porifères sont étroites, un peu enfoncées, et paralléles, l’ambulacre n'étant point fermé à l'extrémité; elles sont composées, chacune, de deux rangées de paires de pores qui alternent, les pores sont extrêmement petits, arrondis, et disposés dans chaque paire, non sur une ligne horizontale, mais sur une ligne oblique, et, parfois, presque verticale. Ambulacres pairs plus longs, pétaloïdes, les antérieurs n’arrivant pas à la moitié de la hauteur de la face antérieure; leurs zones porifères, composées d'environ 45 à 50 paires de pores, sont tout à fait à fleur du test, les pores internes sont petits et arrondis, les externes en fente allongée, sauf au sommet où les pores sont tous très petits et arrondis. L'espace interporifere, légèrement renflé, a environ trois fois la largeur de l’une des zones porifères. Entre chaque paire de pores se trouve une série de petits granules. Les ambulacres postérieurs sont un peu plus longs, un peu plus étroits, et un peu plus effilés que les antérieurs. On compte cinq, six, et sept plaques ambulacraires pour une plaque interambulacraire.

Péristome assez éloigné du bord, pentagonal, entouré d’un floscelle très accusé; les bourrelets sont bien prononcés, les phyllodes larges et en fer de lance.

Le périprocte est à peme distinct, il se trouvait à l'extrémité de la face inférieure, tout à fait marginal, mais mvisible d'en haut.

Par suite de l'usure du test, les tubercules ne sont presque plus visibles; on en distingue quelques uns, assez gros, relativement, au sommet des aires interambulacraires, et dans l’ambulacre antérieur impair; à la face inférieure on en aperçoit aussi quelques uns, très petits et très écartés, au milieu d’une granulation-serrée et d'une grande finesse.

Le test est partout extrêmement mince.

Rapports et différences.—Ce n'est que de l’Archiacia sandalina. et seulement des exemplaires d'Algérie, que je puis rapprocher l'individu que je viens de décrire. Il en diffère par sa face antérieure plus verticale, et marquée d’un méplat prononcé de chaque côté de la dépression médiane, par sa largeur proportionnelle notablement plus forte et sa hauteur moindre, sa face inférieure plus plane, plus évidée et fortement déprimée en avant du péristome, puis par le floscelle accentué de ce dernier, et, enfin, par les ambulacres pairs plus pétaloïdes avec une zone interporifère relativement plus large, les antérieurs étant proportionnellement plus courts. L'Archiacia gigantea ne peut être confondu. L’Arch. santonensis et l'Arch. saadensis sont tout à fait différents.

Localité. — Ourem.

Etage rhotomagien.

COLLYRITES OVULUM (Desor), d’'Orbigny PI. XIV, fig. 11-12

Synonymie

Dysaster ovulum, Desor, 1842. Monographie des Dysaster, p. 22, pl. 3, fig. 5-8.

Collyrites ovulum, d'Orbigny, 1853. Paléont. franc. Terr. Crétacés, t. v, p. 54, pl. 801, fig. 7-48. » » P. de Loriol, 1873. Descr. des Echinides crétacés de la Suisse, p. 297, pl. 32, fig. 7-40. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l'espèce à laquelle on peut ajouter):

Collyrites ovulum, Lory, 4860. Descer. géol. du Dauphiné, p. 299 et 304. » » Hébert, 1871, Néocomien du midi de la France, Bull. Soc. géol. de France, 2 série, t. 28, p. 470, ete.

Dysaster ovulum, CcHot, 1877. Sur une carte géol. d'Aix, Bull. Soc. géol. de France, 3 série, t. v, p. 456.

Collyrites ovulum, Weerth, 188%. Die Fauna des Neocomsandsteins in Teutoburgerwald (Paleontol. Abhand]. vol. n), p. 69.

Collyrites ovulum, Cotteau, Péron et Gauthier, 1884 (4 ed. 1875). Echin. foss. d'Algérie, fase. 11, p. 64. » » Choffat, 1885. Monogr. sur le syst. crétacique du Portugal, 1, p. 47.

Dimensions

IHOMANEUR ssd0osocc00co000000000008000a000s ne eee 23 mill. LEARN eEnnord A ones 06 666660666060 0000000 0,87 ÉAUEUR, per mono à Ib Iommeumr.c060c66c00000000000000000c 0,74

Exemplaire douteux

LOGE co000000000008000000000000060000000600008d00008c 32 mill. Leger, par moon à 18 loniemmocconooocoosses6600b00000e 1,00 Hauteur, par rapport à la longueur.............. A CD DA uEe 0,72

Test ovale, allongé, légèrement cordiforme, arrondi en avant, et rétréci on arrière. Face supérieure élevée, renflée, convexe avec une légère carène dans l'aire interambulacraire impaire. Pourtour très arrondi et renflé. Face inférieure assez convexe, légèrement renflée sur le plastron, un peu déprimée autour du péristome.

Appareil apical et ambulacres tout à fait invisibles. L’ambulacre antérieur impair était logé dans un sillon très peu accentué, mais, cependant, distinct, et échancrant très légèrement le bord.

Péristome subcirculaire, un peu transverse, assez éloigné du bord antérieur.

Périprocte arrondi, inframarginal, à l'extrémité du renflement du plastron, visible seulement d'en bas.

On ne distingue pas les tubercules.

À côté de l’exemplaire bien typique que je viens de décrire, et que j'avais déjà étudié il y a quelques années, on a recueilli, dans la même localité, un grand individu, appartenant certainement au genre Collyrites, et peut être au Colyrites ovulum. Il est un peu déformé, et mal conservé, de sorte qu'on ne distingue pont les ambulacres. Il diffère dn Co. ovulum par sa forme beaucoup plus large, aussi large que longue (j'ai donné plus haut ses dimensions), sa face supérieure très uniformément convexe, Sans {race aucune de carène en arrière. Les autres caractères concordent assez bien,

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