DESCRIPTION DES ESPÈCES
PL I, fig. 1-4
Synonymie
Cidaris atenùmensù, Desmoulins, 1838. Tableau des Ecbinides, p. 336. Cidarit itemtnacantha, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. néoc.^ p. 10.
» » Agassiz, 1840. Oescr. des Echinides foss. de la Suisse, q, p. 73, pi. 21 a, fig« 4.
Cidaris avenionmtit, Agassiz et Desor, 1848. Catalogue raisonné des Echinides, p. 3i. m m d'Orbigny, 1850. Prodrome, t m, p. 142.
» > Desor, 1858. Synopsis des Echinides, p. 17, p|. 7, fig. 7-8.
» » Toumouër, 1868. Note sur le terr. tert de Dinan en Bretagne, Bull. Soc géol. de
France, 2* série, t. xxv, p. 381.
» » Greppin, 1870. Descr. géol. du Jura bernois, p. 181. (Matériaux pour la carte géol. de
la Suisse, 8* livr.).
» » Karl Mayer, 1872. Verzeichniss des Helvetians der Schweitz, in Kaufmann, Rigi. (Bel-
tiilge zur geol. Karte der Schweiz, 11* Lief., p. 489). » » Manzoni, 1873. Il monte Titano, p. 17.
Cidarii stemmacantha, Qaenstedt, 1872-1875. Petrefactenkunde Deutschlands, m, Echiniden, p. 214, pi. 69,
fig. 9.
Cidarii avenùmensis, P. de Loriol, 1875. Descr. des Echinides tertiaires de la Suisse, p. 15, pi. I, fig. 8-13.
> » Cotteau, 1877. Echinides tertiaires de la Corse, p. 229, pi. 8, fig. 3-7.
» » Fontannes, 1877. Etudes sur les terr. tert du bassin du Rhône, n. Haut Comtat-Venais-
sin, p. 48.
ff Cidarii cf, avenionensii, Fuchs, 1883. Mioc&ne Fauna Aegyptens und der lybiscben Wflste, p. 46, pi. XXI,
fig. 9-12.
Plêgioeidarii avenionemii, Pomel, 1883. Class. et (renera des Echinides, p. 109.
Cidarii avenùmeniii, Bazin, 1884. Echinides miocènes de Bretagne, Bull. Soc. géol. de France, t xn, p« 35,
pi. I, fig. 1-14.
» » Mazzetti et Pantanelli, 1885. Genno monogr. int alla fauna fossila di Montese, I. Atti di
Soc. dei natur. di Modena, ser. m, vol. iv, p. 60. » » Kilian, 1889. Descr. géol. de la montagne de Lure, p. 324.
> » Simonelli, 1889. Terrene e fossili deirisola di Pianosa, Bull, del Comit. geoK d'Italia,
ser. II, vol. X, p. 233. (p. 43, tirage à part). Cidarii (Plegiocidaris) avenionemii, Pomel, 1887. Paléontologie de l'Algérie, n, Echinodermes, p. 321. C, ni.
II, fig. 19-23.
Cidarii aorniionensii, Kilian, 1889. Etudes paléontol. sur les terr. tert et crétacés d'Andalousie, p. 718, pi. 33,
fig. 10.
Cidaris avenionensii, Peron et Gauthier, 1891. Echinides fossiles d'Algérie, fasc. x, p. 243.
» » Gregory, 1892. On the Maltese foss. Echinoidea^Trans. Royal Soc. d'Edinburgh, yol. 36,
p. 587, pi. 1, fig. 1, 2, 3 {non fig. 1 c).
» * Fontannes et Depéret, 1892. Les terr. tert marins de la côte de Provence, 2* partie, p. 54.
» » Cotteau, 1895. Descr. des Echinides miocènes de Sardaigne. (Mém. Soc. g6ol. de France,
Paléontologie. Mém. n® 13, p. 7.
Dixnenslona
Longueur maximum des fragments de radioles 40 mill.
Diamètre des radioles 4à6 »
Radioles dont la longueur maximum est inconnue. Tous sont incomplets, sauf un petit nombre qui coiffaient des tubercules avortés et dont la longueur est de 30 milL ; d'autres, dans le même cas, brisés, accusent une longueur encore plus grande.
Tige épaisse, à coupe circulaire, ou un peu ovoïde, à peine un peu resserrée vers la collerette, puis très graduellement et insensiblement rétrécie vers l'extrémité. Elle est ornée de granules, tantôt arrondis, tantôt coniques, tantôt comprimés et un peu tranchants, tantôt. fins, tantôt grossiers, épars, ou en séries longitudinales plus ou moins régulières. Le plus souvent l'une des faces du radiole est un peu plus faiblement ornée que l'autre. Parfois les granules tendent à se souder peu à peu et les séries de granules se transforment en côtes lamelleuses plus ou moins saillantes. Ces modifications dans l'ornementation se présentent sur de nombreux radioles recueillis ensemble, elles passent de l'un à l'autre, et on peut dire qu'on trouve à peine deux radioles ornés exactement de la même manière. La surface entre les granules est couverte de verrues très fines, un peu inégales.
Dans le très petit nombre de radioles dont l'extrémité de la tige est conservée, elle se montre toujours acuminée, avec des séries de granules, ou, aussi, des côtes lamelleuses; un seul, couvert de côtes lamelleuses, est arrondi à son extrémité. Aucun des fragments recueillis ne laisse constater une terminaison en cupule.
Collerette peu élevée, à peine resserrée, finement striée.
Bouton peu développé. Anneau peu saillant, finement strié. Facette articulaire non crénelée; sa cavité est large et profonde, annonçant un mamelon épais et saillant. Des radioles, en nombre proportionnellement assez grand, parmi ceux que j'ai sous les yeux, n'ont pas de bouton, mais une simple cavité articulaire; ils appartenaient à des tubercules sans scrobicules situés près de l'apex.
Rapports et différences. — J'ai sous les yeux une cinquantaine de radioles qui me paraissent appartenir certainement au Cidaris avenionensis. Je les ai comparés avec de nombreux échantillons bien caractérisés, provenant de la Chaux de Fonds, et je ne sais voir aucune différence; c'est la même forme de la tige, le même bouton, le même caractère et la même variété dans l'ornementation; seulement aucun ne présente la terminaison en cupule si particulière. On ne peut, du reste, attacher une grande importance à l'absence de ces radioles spéciaux^ car, évidemment, il n'y en avait qu'un très petit nombre sur chaque test^ ainsi qu'on le remarque aussi^ assez fréquemment, sur des espèces vivantes. M. Peron, sur un très grand nombre de radioles qu'il a recueillis en Corse, n'a trouvé que trois cupules. Parmi les nombreux radioles de la Chaux de Fonds que j'ai examinés, je n'en ai vu que deux. Du reste, comme la plupart des radioles du Portugal que j'ai sous les yeux sont brisés, on ne peut savoir comment ils se terminaient, mais j'aurais bien voulu en trouver au moins un possédant la cupule. Les radioles qui ne se terminaient pas en cupule s'effilaient à l'extrémité; j'en vois un arrondi et couvert de lamelles, comme celui qu'a déjà figuré l'abbé Bazin, (loc. cit.).
Cotteau, (loc. cit. Sardaigne) a pu examiner un exemplaire de Sardaigne muni de ses radioles, et il a constaté les variations qu'ils présentent sur un même test; l'attribution à une même espèce, et au Cid. avenionensis, des radioles que j'ai décrits, se trouve ainsi justifiée.
Les facettes articulaires ne sont certainement pas crénelées dans les exemplaires du Portagal. J'ai revu avec soin mes exemplaires de la Cbaax de Fonds^ sur lesquels j'avais cru distinguer des crénelures; il n'y en a pas en réalité; c'est par erreur, je n'en doute pas, que le type du Cid. stemmacantha, provenant de la Gbaux de Fonds, a été figuré avec une facette articulaire crénelée, et, d'ailleurs, ces crénelures sont si fines, sur cette figure, qu'elles ne peuvent guère être naturelles.
Localités. — Portella das Necessidades près Azeit3o. (1) Moinho do Bezugo près AzeitSo. (I).
Localités en dehors du Portugal. — Les Angles près Avignon, (Helvétien). S^ Paul-Trois-Ghâteaux. S* Restitut (Drôme), (Helvétien). Forcalquier (Basses Alpes), (Helvétien). S* Juvat près Dinan, (Helvétien). Bonifaccio (Corse), (Helvétien). France.— La Chaux de Fonds, (Neucha tel), (Helvétien). S** Croix (Vaud), (Helvétien). Suisse. — lola (Montese), (Langhien). Ile de Pianosa, (Helvétien). Messine, (Langhien). Monte Titano, (Helvétien). Mont San Mechele, etc. (Sardaigne), (Langhien). Italie. — Ile de Malte, (Langhien). — Camp-Morand près Boghar, Amraona, etc. (Algérie), (Cartennien, Langhien).
PL I, fig. 5
Rhabdocidaris Sigtnondai, Karl Mayer, 1864. Die terti&r Fauna der Azoren und Madeira. Syst. Verzeichniss der fossilen Reste von Madeira, Porto Santo und Santa Maria, p. 12, pi. 1, fig. 6.
Je ne connais qu'un seul fragment de radiole pouvant être rattaché à cette espèce. Sa longueur est de 45 mill., son diamètre est de 7 mill. La tige, cylindrique à sa base, s'aplatit légèrement en approchant de Textrémité, et prend une forme un peu polygonale; elle est armée d'épines courtes, aiguës, accompagnées de nombreux tubercules épineux, plus ou moins serrés, épars, ou disposés en séries longitudinales plus ou moins régulières. La surface, entre les épines, est couverte d'une fine granulation. L'une des faces de ce radiole est usée, ne laissant voir que la base des épines, le reste est bien conservé. Collerette courte; elle parait avoir été finement striée. Bouton court; anneau peu saillant; facette articulaire usée, ne paraissant pourtant pas avoir été crénelée.
Rapports et différences. — Le radiole que je viens de décrire présente tous les caractères que font connaître la courte diagnose et la figure des exemplaires types recueillis par M. Ch. Mayer dans l'Helvétien de Madère. Une portion du radiole du Portugal est mieux conservée, il en résulte qu'il parait plus épineux, mais je ne vois pas de caractères permettant de le séparer de l'espèce de Madère, tant que celle-ci ne sera pas mieux connue, et qu'on n'aura pas trouvé en Portugal des exemplaires plus nombreux.
Localité.— Au S. de Lagôa d'Albufeira, (Estremadura) (VII). Localité en dehors du Portugal. — Madère, (Helvétien).
PL I, ûg. 6-9
Synonymie
Echinus dubius, Âgassiz, 1840. Catal. Ectyp. mus. néoc, p. il
Ediinomeira margaritifera, Nicolet, i840. Id., id.^ id., p. i2.
Eéhinuê dvbius, Agassiz, i840. Echinodermes foss. de la Suisse, p. 84, pi. 22, ûg, i-6.
Psammediintu duhiui, Agassiz et Desor, i848. Catalogue raisonné des Echinides, p. 65.
Echinui dubiui, d'Orbigny, i850. Prodrome, t. m, p. i42.
Ediinus Miquut, d'Orbigny, i850. Id.^ id., p. i42.
Piammêchinus mirabUis, Desor, i857. Synopsis des Echinides foss., p. i20.
» » Dujardin et Hupé, i862. Suites à Buffon, Echinodermes, p. 528.
» » 0. Heer, i865. Die Urwelt der Schweiz, p. 440.
» » Greppin, i870. Descr. géol. du Jura bernois, p. i81. (Matériaux pour la carte géol.
de la Suisse, 8* livr.).
» » Laube, i87i. Echinîden der Oest. Ung. tertiHr Form, (Abhandl. der k. k. geol. Reichs-
anstalt, t. v, p. 59).
» » Kaufmann, i872. Rigi und Molassegebiet der Mitteischweiz, p. 489. (Beitr. zur geol.
Karte der Schweiz, ii« livr.).
• » Karl Mayer, i872. Verzeichniss der Yerstein. des Helyetians der Schweiz. (Beitrilge
zur geol. Karte der Schweiz, ii** Lief., p. 489). Psammeehinui dûbiut, P. de Loriol, i875. Descr. des Echinides tertiaires de la Suisse, p. 29, pL II, fig. 6-7. Echinus dubitu, Quenstedt, i875. Petrefactenkunde Deutschlands, Echiniden, p. 345, pi. 74, fig. 7. Piammêchinus dubius, Fontannes, i877. Etudes stratigr. sur les terrains tert. du bassin du Rhône, n, Haut
Comtat-Venaissin, p. 48, 53.
» • Rothpletz, i893. Stratigraphisches von der Sinaï HalbinseL Neues Jahrbuch ftir Miné-
ralogie fttr 1893, p. i03.
Dimensions
Diamètre 8 à 19 mill.
Diamètre moyen 13 »
Hauteur, par rapport au diamètre 0,46 à 0,55
Test circulaire, plus ou moins déprimé, dans les limites indiquées. Face supérieure uniformément convexe. Face inférieure convexe autour du përistome.
Appareil apical inconnu.
Zones porifères droites, à fleur du test. Pores disposés par petits arcs de trois paires, obliques, bien définis. Chaque paire de pores est séparée de sa voisine par une côte transverse saillante, émise par le tubercule faisant partie de la série qui borde la zone porifère. Chaque tubercule émet trois de ces côtes; dans chaque arc deux des paires s'ouvrent entre les côtes du tubercule immédiatement voisin; la supérieure se trouve sur la côte inférieure du tubercule supérieur. Cet arrangement se montre le môme depuis le péristome jusqu'à l'appareil apical; très apparent dans les petits individus, il est encore parfaitement distinct dans les plus grands exemplaires. Çà et là apparaît un gros granule.
Aires ambulacraires étroites; elles portent deux séries de 12 à 14 tubercules assez développés, augmentant très graduellement de volume depuis le sommet jusqu'à l'ambitus, à partir duquel
ils diminuent insensiblement; ces tubercules se trouvent tout-à-fait contigns aux zones porifères; le mamelon, saillant, imperforé, non crénelé, couronne une base circulaire, saillante, d'où partent les trois petites côtes dont il a été parlé. La zone médiane est occupée par des granules assez grossiers, plus ou moins serrés, inégaux, dont quelques-uns, à Tambitus, plus développés que les autres, et mamelonnés, deviennent, dans les grands exemplaires, de petits tubercules secondaires, qui constituent une double série.
Les aires interambulacraires ont deux rangées de tubercules principaux semblables à ceux des aires ambulacraires, un peu plus développés, au nombre de onze à douze. En dehors, de chaque côté, le long des zones porifères, se montre une série de tubercules secondaires très petits, écartés, n'arrivant pas à l'apex; deux séries de tubercules secondaires semblables, mais un peu plus petits, se trouvent encore au milieu de la zone miliaire; ils ne dépassent pas l'ambitus, ou bien, montent un peu plus haut, sans atteindre l'apex. Le reste de la surface est occupé par des granules relativement grossiers, inégaux et plus ou moins serrés.
Péristome circulaire, ou parfois un peu oblong, assez grand; son diamètre est de 0,43 à 0,46 de celui de l'oursin; il est assez enfoncé et très légèrement entaillé.
J'ai sous les yeux de nombreux exemplaires, qui ne sauraient se distinguer du Psammechinus dubius, kg. Je les ai comparés avec de très bons exemplaires de la Chaux de Fonds, sans trouver aucune différence appréciable. Les caractères de cette espèce sont très constants. La taille et la hauteur relatives peuvent varier dans les limites indiquées. Les granules sont.parfois serrés, quelquefois aussi assez écartés; le volume relatif des tubercules secondaires n'est pas toujours le môme, dans les petits individus ils ne forment qu'qpe série insignifiante dans les aires ambulacraires; mais le nombre des rangées de tubercules dans, les aires ambulacraires et interambulacraires, leur position, les petites côtes émises par les tubercules des aires ambulacraires pour loger les paires de pores, ces caractères se montrent parfaitement constants dans tous les exemplaires, soit du Portugal, soit de la Chaux de Fonds.
Je rapporte à la même espèce deux individus de grande taille recueillis à un niveau supérieur, l'un a 26 mill. de diamètre et sa hauteur (16 milL) égale 0,62 du diamètre; l'autre a 31 milL de diamètre^ avec une hauteur de 20 mill., soit 0,64 du diamètre; dans le premier, on compte 24 tubercules dans chacune des séries ambulacraires, et 17 dans les séries interambulacraires; dans le second les séries ambulacraires ont 26 tubercules, tandis que les séries interambulacraires en ont 18. Dans les deux exemplaires on distingue deux petites rangées irrégulières de tubercules secondaires, au milieu de Taire, en sus des deux autres, et, de chaque côté, le long des zones porifères, une seconde rangée de tubercules secondaires plus faible. Tous les autres caractères sont les mômes que ceux des petits individus, et on distingue encore très bien, surtout près du sonunet, les petites côtes entre lesquelles se logent les paires de pores. Je ne sais voir aucune raison qui engagerait à envisager les grands exemplaires comme étant différents des plus petits. Us établissent un passage entre ceux-ci et l'individu encore plus grand et plus tuberculeux de la Chaux de Fonds accidentellement déprimé, que j'ai fait figurer, (loc. cit.). Il est naturel, du reste, que le nombre des tubercules principaux, et celui des rangées de tubercules secondaires, augmentent en proportion de la taille.
Rapports et différences. — Le Psamm. dubius est une espèce bien caractérisée que l'on rencontre dans bon nombre de gisements miocènes; elle est, en particulier, abondante dans la molasse de la Chaux de Fonds, (Neuchatel).
Je connais trop imparfaitement VEchinus astensis, E. Sism. et YEchinus Uneatus, E. Sism. que Desor associait au Psamm. dtibius, pour me faire une opinion correcte à leur égard, mais c'est très probablement avec raison que Desor les a réunis. Il me parait également probable que le Psamm. Gauthieri, Cotteau, et peut-être aussi le Psamm. Serresii, Agassiz, sont de grands exemplaires du Psamm. dubius.
Ainsi que je l'ai déjà exposé (Ech. helv., loc. cit.) le nom de Psamm. dubius doit rester à
l'espèce; celui à'Echinometra margaritifera, donné par Nicolet, n'est connu que par la mention dans les catalogues des moules d'Agassiz, tandis que VEchinus dubius, cité également la même année» a été en même temps décrit et figuré par Agassiz ; c'est par erreur que Desor avait pris le nom à'Echinometra mirabilis pour celui à'Echinom. margaritifera; quant à VEchinus mirabiUs d' Agassiz, (GataL Ectyp.» p. 12) il est devenu le Psammechinus mirabilis.
Localité. — Entre Mutelia et Gacilhas (Rive gauche du Tage), (YI b). Entre Lagôa et Penedo (grand exemplaire), (VII). Costa do Rego (grand exemplaire), (VII a).
Localités en dehors du Portugal. — Villeneuve, S^ Paul-Trois-Ghâteaux (Drôme). Les Martigues, (Helvétien). France. — Chaux de Fonds, Verrières, (Neuchatel), (Heivétien). S** Croix (Vaud), (Helvétien). Suisse. — Steinabrunn, Garschenthal, (Helvétien). Autriche. — Suskowa, Volhynie. — Wadi Etal ,(Sinaï).
PL I, fig. 10
Dimensions
Diamètre 9 roill.
Hauteur^ par rapport au diamètre 0,55
Test subhémlspbérique, un peu renflé au pourtour, uniformément convexe en dessus, un peu pulviné à la face inférieure.
Appareil apical inconnu.
Zones porifères assez larges, droites, un peu déprimées. Pores disposés par petits arcs de trois paires à peine obliques, constituant presqu'une série verticale simple; une petite saillie sépare les paires de pores.
Aires ambulacraires étroites, bordées de chaque côté par une série de petits tubercules assez fortement mamelonnés, lisses, imperforés, écartés, tout à fait contigus aux zones porifères; on compte treize tubercules par série, un ou deux granules entre chaque tubercule. La zone médiane est étroite et garnie de granules relativement assez gros, peu abondants, un peu oblongs, et très serrés. Au sommet de l'aire, les deux séries de tubercules sont presque contiguês.
Aires interambulacraires larges, avec deux séries de tubercules semblables à ceux des aires ambulacraires, au nombre de onze par série. La zone miliaire est garnie de granules oblongs, assez gros, relativement, toégaux, épars, très serrés, accompagnés de petites verrues microscopiques. Le long des zones porifères, outre quelques granules, se trouve encore comme une série peu régulière de très petits tubercules secondaires.
Péristome petit, assez enfoncé, circulaire, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,44 de celui de l'oursin.
Rapports et différences. — Cette petite espèce, dont je ne connais qu'un seul exemplaire, mais en très bon état de conservation, se distingue de suite de YArbacina monilis, (Desor) Pomel, par sa forme déprimée et sa granulation entièrement différente. Je ne trouve, du reste, aucune espèce, parmi celles qui ont été décrites, avec laquelle celle-ci pourrait être confondue.
Localité.— Entre Mutelia et Cacilhas, (VI b).
PL m, fig. 2
Synonymie
Ediinodiieiu Mi^roftmdiis, Leske, 1778. Addîtamenta ad Kleinii disp. Echinod., p. 206. Seuidla tîihroHtnda, Lamarck, 1816. Animaux sans yertèbrea, t. iii^ p. 11.
» » Agassiz, 1841. Monogr. des Scutetles, p. 76, pi. 17.
» » Desor^ 1858. Synopsis des Echinides foss., p. 232, pi. XXVIII.
• » Gotteau, 1877. Descr. des Echinides tertiaires de la Corse^ p. 241. (Voir dans cet ouvrage la synonymie détaillée de l'espèce, et ajouter:)
ScutéUa iubrùtunda, Laube, 1867. Vicentin. Echiniden, (Sit2ungst)erichte der Wiener Akad., toI. 56, !• partie,
• » Laube, 1868. BeitrUge zur Kenntniss der Echinod. des Vicentin. Terti&r-Gebîetes, p. 17,
(Denkschr. der Wiener Akad., toI. xxix).
• » Taramelli, 1868. Echinidi del Friul. Atti del R. Istituto Veneto, t 14, série 3, p. 2167. » » Bayan, 1870. Terr. tert de la Vénétie. Bull. Soc. géol. de France, 2* série, t. 27, p. 171.
> > L. Lartet, 1872. Géologie de la Palestine, Ann. des Se. géol, t 3, p. 84.
> » Fuchs, 1874. Die Stellung der Schichten von Schio, Verhandl. der k. k. geol. Reichs-
anstalt, 1874, p. 132.
> » Dames, 1877. Die Echiniden der Vicent Terti&r-Ablagerungen, p. 23. » • Fraas, 1878. Aus dem Orient, n, p. 104.
» » Parona, 1887. Appunti per la paleontol. miocenica délia Sardegna, p. 19.
» » Gotteau, 1895. Descr. des Echinides miocènes de la Sardaigne, p. 15. (Mém. Soc géol.
de France, Paléontologie, Mém. n<> 13).
• » Fallot, 1895. Notice relative à une carte géol. des env. de Bordeaux, p. 34.
DimensionB
Aucun exemplaire n'est complet La longueur du plus grand atteint environ 145 mill. et sa largeur maximum environ 153 mill. Dans le plus petit la longueur est d'environ 94 mill. et la hauteur de 14 mill.
Test arrondi, un peu élargi en arrière, légèrement ondaleux an poartoar; un faible sinus» plus ou moins accentué, sans être jamais bien profond, se montre, en particulier, en face de chacune des aires ambulacraires. Le bord postérieur n'est conservé dans aucun des exemplaires. Face supérieure faiblement convexe, parfois un peu relevée sous la région ambulacraire. Face inférieure plane.
Appareil apical assez étendu; le corps madréporiforme en occupe tout le centre. Pores génitaux écartés, bien ouverts, les deux antérieurs plus rapprochés que les deux postérieurs.
Aires ambulacraires pétaloïdes, relativement longues et larges, égales, ou sub-égales entre elles, arrondies à leur extrémité. Dans un exemplaire, dont la longueur atteignait environ 115 mill., la longueur de Tambulacre impair, (33 mill.) égale 0,57 de la longueur du rayon, prise au fond du sinus antérieur, et sa largeur maximum atteint 0,42 de sa longueur. Ces proportions sont presque exactement les mêmes que celles des ambulacres de très bons exemplaires de Bordeaux que j'ai sous les yeux. Dans un autre individu d'environ 100 mill. de longueur, du reste identique, la largeur de Tambulacre impair antérieur égale 0,48 de sa longueur. Il arrive aussi que la zone interporifëre est un peu plus étroite relativement à la largeur des zones porifères. Zones porifëres à fleur du test, relativement larges (4 7t mill.)^ chacune a une largeur égale à 0,35 de la largeur maximum de l'am-
Août, 1896 2
buiacre; à partir da sommet elles s'élargissent rapidement et fortement; près de l'extrémité elles se recourbent assez brusquement de manière à fermer en bonne partie l'ambulacre. Les sillons qui unissent dans chaque paire les pore^ externes aux pores internes sont excessivement fins et un peu onduleux; à Textrémité des zones il n'y a plus que quelques petits sillons virguliformes et irréguliers. Zones interporifères très légèrement renflées, lancéolées, un peu plus étroites que l'une des zones porifères.
Aires ioterambulacraires étroites au sommet, puis élargies, et légèrement déclives, suivant une pente uniforme, vers le bord^ qui est très mince et arrondi.
Les sillons ambulacraires, à la face inférieure, sont simples d'abord, sur une faible longueur à partir du péristome, et assez profonds; ils se bifurquent ensuite, en formant deux autres sillons, de même profondeur, d'où partent un ou deux petits rameaux latéraux; l'espace entre les deux sillons est, parfois, sensiblement déprimé au milieu.
Je ne connais, ni le péristome, ni le périprocte, des individus du Portugal.
Tubercules de la face supérieure extrêmement petits et serrés, finement scrobiculés; à la face inférieure ils sont sensiblement plus gros et plus espacés au milieu des aires ambulacraires, mais, vers les sillons, leur finesse devient excessive.
Rapports et différences. — Les exemplaires que je rapporte au SctUeUa subrotunda sont nombreux, mais, malheureusement, aucun n'est parfaitement complet, tous sont brisés dans la région postérieure et le périprocte n'est visible sur aucun. Il manque donc quelques éléments d'appréciation, cependant tous les caractères que Ton constate sont exactement ceux du Se. subrotunda, et les dimensions proportionnelles des ambulacres sont parfaitement les mômes. Quelques individus, un peu trop incomplets, me laissent bien quelques doutes, mais je ne sais à quelle autre espèce il serait possible de les rapporter, et il est infiniment probable qu'ils appartiennent aussi au Se. subrotunda.
Localités.— Portinho, (Musée national). Grillos près Lisbonne, (VI b). Casai Vistoso, (V a). Val-de-Chellas près Lisbonne, (V). Torre de San JuIiSo, (III). Casai das Rôlas près Cabo Ruivo, (VII b). Albufeira (Algarve), (V), (Musée national). Portinho d'Arrabida, (VI). Quinta do Anjo. Palmella, (VI b). De Pragal à Arialva, (V).
Localités en dehors du Portugal. — Léognan, Saucats, Dambery près Gomac (Gironde), (Langhien). S* Florent (Corse), (Langhien). France. — Schio, Alta villa, etc. Vicentin. (Couches de Schio). Dego, Piémont. Santa Manza, M^* Angelo. Isili, Castelsardo, etc. Sardaigne (Langhien). Italie. — Zucovece, Podolie.
PL I, fig. 11
Synonymie
Scutdla Fmyasii, Defrance, 1827. Dict. des Se. naturelles, t. 48, p. 230.
ScuteUa truncata, Valenciennes, 1828. Expt. des planches de l'Encyclopédie meth., pi. 146^ fig. 4-5.
SeuteUa FaMJani, Blainvitle, 1834. Manuel d'actinologie^ p. 220.
m » Desmoulins, 1837. Tableau des Echinides, p. 234.
» » Grateloup, 1837. Mémoires de géo-zoologie sur les oursins fossiles, p. 37, pi. I, fig« 2 et 3.
m » Dujardin, 1840. In Lamarck, 2« éd., t m, p. 285.
» • Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. foss. mus, néoc, p. 6.
Scutdla truncata, Agassiz, 1840. Id., id.
Scutella Brongniarti, Agassiz, 1840. Id., id. SeuiêUa FaujasH, Agassiz, 1841. Monographie des Scutelles, p. 81, pi. 15, fig. 4-^.
Seutdla irtmeata, Agassic, 1841. Id., id., p. 78, pL 16, ûg. i, 1, 3, S, 9, 10, pi. 19, fig. 3-6« *
Scutella Brongniarti, Agassiz, 1841. Id., id , p. 80, pi. 15, fig. 1-3.
SaUella Smithiana, Agassiz, 1841. Id., id., p. 84, pi. 19 a, fig. 5-6,
Scutella Faujasu, Agassiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Echinides, p. 77.
Scutella Brongniarti^ Agassic et Desor, 1847. Id., id.
Scutella truneata, Agassiz et Desor, 1847. Id., id.
Scutdla Smithif Agassiz et Desor, 1847. Id., id.
Scutella Faigaen, Desor, 1858. Synopsis des Echinides foss., p. 233.
« • Toumouër, 1868. Note sur les terr. terL de Dinan, etc., Bull. Soc. géol. de France, 2* sé-
rie, t. 25, p. 381.
• » Bazin, 1884. Echinides da miocène de la Bretagne, Bnll. Soc. géol. de France, 3* série,
t XI, p. 6, pi. II, fig. 1-4.
Longueur • 90 mill.
Largeur maximum, par rapport à la longueur 1,00
Epaisseur, id., id 0,12
Test SQbcircalaire, aussi large que long, très peu épais, arrondi en avant, ondulé au pourtour; un sinus bien accentué, correspondant à Textrémité des ambulacres postérieurs pairs, détermine le bord postérieur, qui est tronqué droit. Face supérieure uniformément convexe, très déprimée. Face inférieure plane. Les cinq siUons ambulacraires bifurquent à une faible distance du péristome; les dix siUons produits sont un peu onduleux, et assez profonds, et ils émettent en dehors deux ou trois courts sillons latéraux arqués. Bord arrondi et assez épais, relativement.
Sommet apical subcentral. Les quatre pores génitaux sont écartés, les antérieurs un peu plus rapprochés que les postérieurs.
Ambulacres à peu près égaux entre eux, la longueur de l'ambulacre antérieur impair est de 0,55 de celle du rayon; sa largeur égale 0,48 de sa longueur; ils sont largement ovales, arrondis à Fextrémité. Zones porifères larges, à fleur du test; leur largeur égale 0,33 de celle de l'ambulacre entier; graduellement élargies, elles se recourbent à peine à leur extrémité, laissant Tambuiacre très ouvert; les sillons qui unissent les pores sont presque droits, trois ou quatre à l'extrémité sont courts et tortueux. Zone interporifère large, plane, un peu rétrécie à son extrémité externe; sa largeur égale celle de l'une des zones porifères.
Péristome central, arrondi.
Périprocte petit, arrondi, relativement assez rapproché du bord dans l'exemplaire décrit, le seul qui permette de l'observer; mais, comme le pourtour est un peu altéré, la distance qui le sépare du bord ne peut être mesurée tout à fait correctement.
Les tubercules sont partout extrêmement petits et serrés.
Rapports et difiérences. — J'ai sous les yeux trois exemplaires qui peuvent être rapportés au Scutella Faujdsii; l'un d'eux est bien conservé et permet une détermination certaine. Ayant pu le comparer avec de bons exemplaires typiques de la Touraine, et avec les moules en plâtre d' Agassiz représentant le type et ses variétés, j'ai pu m'assurer de la parfaite identité de l'exemplaire du Portugal. Sous le nom de Se. Smithii Agassiz l'avait déjà citée des environs de Lisbonne, c'est, me paratt-il, avec toute raison, que cette espèce a été réunie au Se. Fatijasii. Plusieurs espèces créées par divers auteurs ont été rénnies successivement au Se. Faujasii; je ne puis décider si c'est à bon droit pour toutes, n'ayant point les matériaux nécessaires pour faire une élude sérieuse des variations de l'espèce. Je n*ai mentionné dans la synonymie que les Se. truneata, Brongniarii et Smithii, qui, d'après les moules en plâtre et les figures, me paraissent appartenir certainement au Se. Faujasii,
mais je ne saurais me former mie opinion sm* les Se. steUaia, Âg., Se. giberculay Marcel de Serres, Se. intégra, Blainville.
Localités. — Musgueîra près Lisbonne» (V). Torre de San JuliSo» (III).
Localités en dehors du Portugal. — S'* Maure, S^ Restitut, (Vauclnse). Cadenet, S^ George en Anjou, S^ Jttvat. (Helvétien). France.
PL II, fig. 1-3.— PI. m, fig. 1
Longueur 8S à i08 milL
Largeur par rapport à la longueur i,iO
Hauteur approximative par rapport à la longueur 0,16
Test subcirculaire, en général non onduleux au pourtour, ou, du moins, d'une manière peu distincte (un seul exemplaire montre un léger sinus en face des ambulacres); il est un peu élargi en arrière en face des aires interambulacraires postérieures paires. Face supérieure convexe, ordinairement assez relevée relativement à Tapex, moins dans quelques individus, régulièrement déclive partout. Face inférieure plane; les cinq sillons ambulacraires sont profonds et se bifurquent, très près du péristome, en deux branches qui se continuent, en divergeant, jusque près du bord, et n'émettent en dehors qu*un seul rameau, très arqué. Les aires interambulacraires sont plus ou moins déprimées au milieu. Bord arrondi, relativement assez épais.
Apex un peu excentrique. Appareil apical peu étendu, le corps madréporiforme en occupe le centre; les pores génitaux postérieurs sont un peu plus écartés que les antérieurs.
Ambulacres longs, larges; presque égaux entre eux; la longueur des postérieurs pairs atteint 0,63 du rayon, leur largeur égale 0,44 de leur longueur. Ils sont graduellement élargis, et s'arrondissent vers l'extrémité. Zones porifères très larges (7 mill.), formant à elles deux presque toute la largeur de Fambulacre, vers leur extrémité externe elles se recourbent pour le fermer; les trois ou quatre derniers sillons qui séparent les pores, dans chaque paire, deviennent très courts et tortueux ne laissant entre ceux de chaque zone qu'un faible espace libre; les intervalles entre les sillons sont couverts de granules très fins^ disposés un peu irrégulièrement sur une ou deux séries. Zone interporifëre extrêmement étroite, linéaire, ne dépassant pas 1 Vs DQill- ^^ largeur au maximum, et ayant l'apparence d'une simple petite bande qui sépare les larges zones porifères.
Péristome arrondi, subcentral.
Périprocte rapproché du bord, à 5 mill.
Tubercules extrêmement petits, presqu'invisibles à l'œil nu à la face supérieure, très serrés, à peu près égaux partout, un peu plus écartés à la face inférieure.
Rapports et différences. — L*espèce que je viens de décrire, dont j'ai quelques exemplaires sous les yeux, se dislingue facilement par Tétroitesse extrême de la zone interporifère, réduite à n'être plus qu'une bande très étroite de 1, à 1 Vs mill. de largeur. Ce caractère la distingue, à première vue, du Sciuella subrotunda, Lmk, dont elle se rapproche par sa forme et la longueur de ses ambulacres. Elle ressemble, par l'étroitesse de ses zones interporifères, à une espèce dont Tournouër m'avait donné un exemplaire sous le nom de Se. Bondi; il provient de l'Aquitanien de Pindères, (Lot et Garonne). Malgré mes recherches je n'ai pu découvrir si Tournouër avait publié quelque part cette
espèce. ^ Elle se distingue de celle da Portagal par sa forme plus élargie en arrière, son poortooF plus onduleox, ses ambulacres plus courts, relativement, et plus arrondis à rextremité, son périprocte encore plus rapproché du bord.
Localités.— Torre de San JuliSo, (ni). Foz da Fonte, (Y a). Villa Nogueira, (Musée national). €hameca, (V a). Porto Brandie, (IIÇ. Bicas, (V). Cazal Vistoso, près Lisbonne, (V a).
SOUrrEI^I^A. ROQXJErrXEI, p. de I^oriol» IdOe
PL m, fig. 8
Longaenr 20 mill.
Largeur 20 »
Hauteur 3 •
Test circulaire, très déprimé. Face supérieure relevée sous Tètoile ambulacraire; la marge est plane ou même légèrement concave. Face inférieure plane. Le pourtour est à peine onduleux; en arrière deux faibles sinus correspondent aux ambulacres postérieurs pairs, et une petite échancrure marque le milieu de l'aire interambulacraire postérieure impaire. Bord très mince.
Apex subcentral. L^appareil apical n'est pas distinct.
Ambulacres courts, paraissant égaux entre eux. Par suite de la conservation un peu défectueuse de la surface, ils sont peu distincts. Leur longueur atteint à peine la moitié du rayon; ils paraissent un peu efiBlés à leur extrémité, mais je ne puis voir jusqu'à quel point celle-ci reste ouverte. Les zones porifères sont relativement larges; la zone interporifère, un peu renflée, est égale, ou plus étroite que Tune des zones porifères. A la face inférieure, les cinq sillons ambulacraires se bifurquent à une distance du péristome relativement assez forte et logent chacun une série de paires de pores extrêmement ténus; des pores semblables, mais isolés, sont encore distincts dans chacune des deux branches.
Péristome central, fort petit.
Périprocte ovale, allongé dans le sens de la longueur, ouvert à 1 mill. du bord.
Rapports et diflérences. — La petite espèce que je viens de décrire n'est encore connue que par un seul échantillon assez fruste; elle ressemble à un Sismondia, mais le fait que les sillons ambulacraires se bifurquent à la face inférieure oblige à la ranger dans le genre Scutella. Je ne connais aucune espèce avec laquelle celle-ci pourrait être confondue. Une autre petite SctMla, Se. pygtnaea, Koch, est assez voisine, mais son périprocte est ouvert sur le bord dans une petite échancrure, et sa face supérieure est bien moins relevée dans la région ambulacraire.
On pourrait supposer qu'il s'agit d'un jeune individu de quelque espèce de Scutella, mais l'exemplaire a l'apparence d'un individu adulte, et je ne saurais l'attribuer ni au Se. subrotunda, ni au Se. Faujasii que Ton rencontre en Portugal, ce serait toutefois de ce dernier qu'il se rapprocherait le plus. Il reste encore là une question à résoudre. En attendant j'ai cru ne pas devoir négliger cet exemplaire qui présente des caractères particuliers, et qui est, en général, bien conservé, la
^ M. Fallot, dans sa notice relative à une carte géologique des environs de Bordeaux^ 1895, p. 19, dit que Tournou8r a étiqueté sous le nom de Se. BmaU une espèce de Seutdla de Pindôres, (Lot et Garonne) (donc, de la môme localité), conservée au musée de Bordeaux; il ne dit pas si elle a été décrite.
surface seule étant, malhenreasement, usée. Si Ton déeouTre, dans la suite, que ce n'est qu'un jeune du Se, Fttujasii, il sera bien facile de faire disparaître de la méthode le nom que je lui ai donné.
Localité. — L'unique exemplaire appartient au Musée national de Lisbonne. Son étiquette porte simplement: c tertiaire du Portugal».
PL m, fig. 4.— PL IV, fig. 1
Amphiope palpehrata, Pomel, 1886. Paléontologie de rAlgérie, Echinodennes, p. 280, pL B. XI, fig. i-4. » » Peron et Gauthier, i89i. Ectilnides fossiles de TAlgérie, p. 161.
Dimensions
Longueur 63 à 97 mill.
Largeur^ par rapport à la longueur 1,10
Epaisseur, id., id. (dans le petit exemplaire) 0,13
Test subcirculaire, arrondi en avant, élargi en arriére dans les aires interambulacraires postérieures paires» échancré» plus ou moins fortement, sur le pourtour, en face des trois ambulacres antérieurs. En arriére, le pourtour est un peu rétréci dans les jeunes, avec une petite échancrure au milieu. Dans les grands exemplaires, le bord postérieur est plus arrondi, avec un sinus médian faible, mais cependant distinct; ce sinus existe dans le type, M. Pomel prévient que la figure n'est pas exacte sur ce point, le bord n'étant pas intact. Bord très mince. Face supérieure faiblement convexe, un peu relevée à l'apex, et en avant. Face inférieure plane; les cinq sillons ambulacraires, assez pro* fonds, se bifurquent, très prés du péristome, en deux branches divergentes qui n'émettent pas de rameaux; entre les deux branches le test est plus ou moins profondément déprimé au milieu jusqu'au pourtour. En arrière, les branches des deux sillons postérieurs contournent les lunules en dehors.
Appareil apical un peu excentrique en avant. Le corps madréporiforme, relativement très étendu, et pentagonal, en occupe tout le centre, et se prolonge un peu dans l'aire interambulacraire postérieure impaire. Plaques génitales très petites; les quatre pores génitaux sont écartés, bien ouverts, les deux antérieurs un peu plus rapprochés que les postérieurs.
Pores ocellaires extrêmement petits.
Ambulacres relativement larges et assez longs; leur extrémité est arrondie ou un peu efiBlés; l'antérieur est un peu plus long que les autres; sa longueur égale 0,57 de celle du rayon, c'est à dire de la distance entre le pore ocellaire et le bord antérieur; sa largeur atteint 0,30 de sa longueur. Zones porifères s'élargissant très graduellement, avec une faible courbure, depuis leur origine jusque tout près de leur extrémité où elles se rétrécissent et se recourbent pour fermer presqu'entièrement l'ambulacre. Les sillons qui unissent les deux pores d'une même paire sont très déliés; les intervalles, bien plus larges, qui les séparent, portent une seule série régulière de 10 à 11 tubercules très petits, très serrés, semblables à ceux qui couvrent toute la surface du test. Zone interporifère un peu renflée, lancéolée, assez brusquement rétrécie et acuminée à son extrémité; sa largeur est plus forte dans l'ambulacre antérieur impair où elle atteint 1 ,60 de la largeur de l'une des zones porifères, tandis que, dans le même exemplaire, cette largeur ne dépasse pas 1 ,16 de la largeur d'une zone porifëre dans les ambulacres antérieurs pairs.
Lunules trts grandes» très transyerses, elliptiques, larges; leur longueur peut varier de i 20 milL suivant les individus, généralement leur largeur égale la moitié de leur longueur, ou ud peu moins. Toujours relativement très longues et transverses, on peut observer des modifications assez profondes dans leur largeur relative. On pourrait même dire qu'on ne trouve pas deux exemplaires dans lesquels elles soient exactement semblables. L'extrémité des ambulacres postérieurs arrive fort près de leur bord antérieur. Ordinairement elles sont légèrement contournées dans une direction parallèle au pourtour, et toujours bien plus rapprochées de rextrémité des ambulacres (4 à 5 mill. suivant la taille des exemplaires) que du pourtour; leur bord est un peu évasé, et entouré d'un renflement à la face supérieure, elles s'évasent sensiblement à la face inférieure.
Tubercules de la face supérieure extrêmement petits, scrobiculés, accompagnés de rares granules. A la face inférieure, ils sont plus gros et plus écartés dans les dépressions des aires ambulacraires, et beaucoup plus fins vers le bord des sillons; sur le pourtour ils sont saillants an lieu d'être enfoncés dans leurs scrobiculés.
Péristome petit, arrondi, un peu excentrique en avant.
Périprocte très petit, arrondi, relativement rapproché du bord (de 0,19 à 0,21 de la longueur du rayon).
Rapports et différences. — Cette espèce est bien reconnaissable à ses grandes lunules transverses, bien plus larges que celles de YAmphiope HoUandrei, Ciotteau, et arquées en sens inverse. J'ai plusieurs exemplaires sous les yeux, mais un seul, de petite taille, est parfaitement intact. Ils présentent fort exactement tous les caractères assignés à l'espèce par M. Pomel et par MM. Pérou et Gauthier, et je ne saurais trouver aucune différence. M. Pomel insiste sur la saillie du rebord entourant les lunules; ce rebord existe bien dans les grands exemplaires du Portugal, mais sa saillie n'est pas très forte; il attribue à la zone interporifère une largeur à peu près égale à celle de l'une des zones poriféres, mais j'ai montré que cette largeur peut varier dans le même exemplaire, et elle a la même largeur, en moyenne, dans nos individns, que celle que MM. Pérou et Gauthier assignent à leurs exemplaires de YAmph. palpebrata, dont les dimensions proportionnelles, soit celles du test, soit celles des ambulacres, sont les mêmes. UAmph. Villei, que M. Pomel a décrit sans le figurer, est certainement très voisin; il se rapproche de l'espèce du Portugal par la saillie moindre du rebord qui entoure les lunules, mais il en diffère par sa zone interporifère qui serait deux fois aussi large que l'une des zones poriféres; par ses ambulacres plus courts, les antérieurs pairs ayant une longueur égale à la moitié du rayon, puis par ses Innules relativement plus courtes et plus larges. Ces différences n'ont pas toute l'importance qu'on leur attribuerait au premier abord; la largeur relative de la zone interporifère peut varier dans certaines limites, sur un même exemplaire, ainsi qu'on l'a vu plus haut, et la largeur des lunules, relativement à leur longueur, est aussi sujette à quelques modifications, tout en conservant leur forme très transverse. Peut-être arrivera-t'on à réunir ces deux espèces en prenant pour intermédiaires les exemplaires du Portugal. Gotteau (Ech. de Sardaigne, p. 16) a décrit et figuré un Amph. Lovisatoi, très voisin de YAmph. palpdn^cUa, mais qui en différerait par ses ambulacres moins arrondis, ses zones poriféres moins larges, moins fermées à rextrémité, avec une zone interporifère plus large, les lunules plus éloignées de l'extrémité des ambulacres postérieurs, et la face supérieure moins épaisse et moins renflée. Ces différences ne me paraissent pas avoir une très grande importance, et, par le moyen des exemplaires du Portugal et de la description de YAmph. palpdfrata donnée par MM. Peron et Gauthier qui complète celle de M. Pomel, on arrive à trouver des passages qui me paraissent assez concluants; ainsi, on a vu que la largeur relative des zones interporifères peut varier dans de certaines limites dans un même individu, et on peut constater, sur la figure, qu'il en est ainsi dans YAmph. Lovisatoi; la distance des lunules à l'extrémité des ambulacres est de 4 mill. dans YAmph. paipébrata, d'après MM. Peron et Gauthier; e'est la même que celle que je trouve dans les exemplaires du Portugal, et que celle que donne la figure du type de Gotteau. Je remarque cependant que, dans ce dernier, les lunules ont une direc^
tion un peu différente, et, ayant de réunir ces deux espèces, il conyient d'attendre la découverte d^antrès exemplaires de Sardaigne (celui qui a été figuré parait être le seul connu), afin de ponvoir vé* rifier les passages.
VAmph. Demi, Loyisato, également de Sardaigne, est encore une espèce extrêmement toi* sine, ses ambulacres paraissent seulement un peu plus courts.
Localités.— Porto BrandSo, (III). Garnide, près List)onne, (III). Torre de San Juliio, (III). Pragal à Arialva, (V). De Sacavem à Boa-Vista, (VI).
Localités en dehors du Portugal. — Ras-el-Abiad, E. de Ghercbell. Algérie (Langhienj.
PI. IV, fig. 2.— PL V, % 1
Synonymie
Oiifp$a$iitr erauico$tatiÊ$, AghSêlz, 1840. Catal. Ectyp. foss. mas. néoc, p. 6, Q 11.
» » E. Sismonda, 1841. Eehin. foss. del Piemonte, p. 41, pi III, fig. 1-3.
9 » Michelotti, 1847. Descr. des foss. des terr. miocènes de l'Italie sept, p. 65.
» 9 Agassiz et Desor^ 1817. Catalogue raisonné des Echinides, p. 73.
» » Sismonda, 1847. Synopsis metb. anim. inv. foss. Pedemonti, p. 8.
m > d'Orbigny^ 1850. Prodrome» t m, p. 141.
» » Desor, 1856. Synopsis des Echinides foss., p. Hl.
?? » » Michelin, 1861. Monogr. des Glypéastres, p. 115, pi. 17, fig. 1, (Mém. Soc géol.
de France, 2« série, t va).
» » Dujardin et Hupé, 1862. Echinodermes, suites à BufTon, p. 574.
» » Karl Mayer, 1864. Veneichniss der fossilen Reste der tert Schichten von Madeira,
etc., p. 11.
Clypeaitêr grandifiorui, F. Roemer, 1870. Géologie von Oberschlesien, p. 395, pi. 42, fig. 1. CUfpeoiter erauieotialiui, Laube, 1871. Die Ecbiniden der Oest-Ung. tertil&r Form. Abhandl. der K. K. Rei*
chsanstalt, t. v, p. 63.
» m Cotteau, 1877. Echinides tertiaires de la Corse, p. 252.
» » Koch, 1887. Die Ecbiaiden der ObertertiUren Ablag. Siebenbflrgens, p. 9. (Medic
Naturw. Mittheilungen).
» » Pomel, 1887. Paléontologie de l'Algérie, 2« livr. Echinodermes, 2« fase., p. 206#
pi. B, 24, fig. 1-7.
« m Cotteau, Peron et Gauthier, 1891. Echinides fossiles de l'Algérie, 10* fasc, p. 235.
m 9 Nicklès, 1891. Etudes géologiques sur le S. E. de l'Espagne, I. Terr. secondaires
et tertiaires d'Alicante, p. 137.
• » Cotteau, 1895. Descr. des Echinides miocènes de la Sardaigne, p. 23. (Mém. de la
Soc géol. de France, Paléontologie, Mém. n. 12). m » Fàllot, 1895. Notice relative à une carte géol. des environs de Bordeaux, p. 34.
Dimensions
Longueur 115 à 125 mill.
Largeur, par rapport à la longueur 0,84 à 0,88
Hauteur, id., id 0,31
Test pentagonal, allongé, rétréci et arrondi en avant, tronqué et légèrement échancré sur le bord postérieur, à peine infléchi dans les aires interambnlacraires postérieures paires. Face supé*
rienre élevée sans Tétre beaucoup, tronquée au sommet. Face inférieure plane autour du grand inhndibulum du péristome. Le pourtour de la marge est arrondi, relativement assez épais, plus aminci en arrière qu'en avant.
Sommet ambulacraire un peu excentrique en avant. Le madréporide a la forme d'un petit bou-
ton auquel les pores génitaux sont contigus.
Ambulacres étroits, allongés, saillants, digitiformes, inégaux, un peu comprimés sur les côtés. L'antérieur impair est le plus long, sa longueur égale 0,72 de la longueur du rayon; dans l'exemplaire flguré il a 42 mill. de longueur, les antérieurs pairs 34 mill., et les postérieurs 40 mill. Zones porifères assez larges (6 mill.), la largeur de l'une égale 0,55 de la largeur de la zone interporifère. Elles s'élargissent rapidement à partir du sommet, suivant une courbure faible, régulière, à peine plus sensible vers l'extrémité, et laissant l'ambulacre bien ouvert. Les cloisons portent 7 à 8 petits tubercules écartés au point le plus large. Zones interporifères allongées, fusiformes, fortement et uniformément convexes; leur largeur égale en moyenne 0,32 de la longueur de l'ambulacre, elles sont un peu plus larges dans l'ambulacre antérieur impair.
Aires interambulacraires très étroites au sommet, où elles paraissent enfoncées entre les ambulacres; elles sont d'abord légèrement convexes, puis s'abaissent rapidement, en se déprimant, et se fondent dans la marge par une déclivité uniforme jusqu'au pourtour. Un renflement assez accusé se manifeste à l'extrémité des ambulacres.
Péristome au fond d'un grand infundibulum dont les bords sont très évasés.
Périprocte éloigné du bord, d'une distance à peu près égale à son diamètre.
Tubercules très petits et assez écartés sur la face supérieure, un peu plus serrés sur la zone interporifère des ambulacres, où ils forment deux séries sur chaque plaque; ils sont beaucoup plus développés et un peu plus serrés sur la face inférieure.
Je ne connais que deux exemplaires, dans l'un la largeur est un peu plus forte et les ambulacres ont un peu plus de saillie que dans l'autre; du reste leurs caractères sont identiques.
Rapports et différences. — Les deux exemplaires du Portugal sont parfaitement identiques an moule en plâtre du type de l'espèce (Q 12) que j'ai fait figurer, pi. V, fig. 1. Ils en présentent tous les caractères, et un examen très attentif et prolongé ne me laisse découvrir aucune différence appréciable. La longueur de ce type est de 107 mill., sa largeur de 91 mill., sa hauteur de 35 mill. Le Clypeaster crassicostatus n'a pas toujours été interprété de la même manière. H. Pomel estime que l'espèce décrite et figurée sous ce nom par Michelin n'est pas le CL crassicostatus d'Agassiz, et, croyant la retrouver en Algérie, il lui donne le nom de CL rhodopetaltts^ qui différerait du type d'Agassiz par son épaississement considérable en avant, par le grand développement relatif de ses tubercules, à la face inférieure surtout, et la réduction au nombre de trois des tubercules placés sur les costules des zones porifères.
Les auteurs des tEchinides fossiles de l'Algérie» envisagent, à l'exemple de H. Pomel, l'espèce nommée CL crassicostatus par Michelin, comme étant distincte de celle d'Agassiz, mais ils estiment qu'elle n'est pas le CL rhodopetalus qui constituerait une troisième espèce. Il m'est impossible de me former une opinion personnelle sur ces appréciations, faute de matériaux, mais il me parait avéré que le CL crassicostatus Michelin, n'est pas le CI. crassicostatus d'Agassiz. Du reste, les espèces du groupe (Bunactis, Pomel), ont été séparées par des caractères qui ne semblent pas avoir une importance majeure, et il faudrait voir où conduirait l'examen comparatif d'une bonne série de chacune d'entre elles. F. Roemer croyait que le CL grandifiorus Bronn, était synonyme du CL crassicostatus, et que ce nom devait avoir la priorité, mais il est généralement reconnu que le CL grandifiorus est synonyme du CL Scillae, Desm.
Localité. — Albufeira (Musée national), (V). La localité du second exemplaire n'est pas certaine, il provient probablement du même gisement, car sa couleur et sa gangue sont identiques.
ÂofrT, 1896 3
Iiocalités en dehors dn Portugal.— Léognan, (Gironde), (Langhien inférioar). France.— La Saperga près Tarin, (HelTétien). Italie.— Kemencze, etc. (Leithakalk, Helvétien). Felse-Orbo (Transylyanie), (HelvétieD). Autriche.— Santa Manza, (Langhien). Corse.— Gapo S^ Ilia, Issili, (Langhien), Sardaigne.— Porto Santo, (Helvétien), Madère.— Tiaret, Dj. Gasribou, (Helvétien)^ Algérie.
PL V, fig. 2
Clifpea$t0r aedivis, Pomel, 1887. Paléontologie de l'Algérie. Echinodermes, n, p. 210, pL 21, B^ pi. 42, fig. 1-3
(inédite).
» » Cottean, Peron et Gauthier, 1891. Echinides fossiles de l'Algérie^ fasc. x, p. 182.
Dimensions
Longueur . • l&O mill.
Largeur, par rapport à la longueur 0,85
Hauteur, id., id 0,27
Test pentagonal, très rétréci et arrondi en avant, légèrement rétréci, tronqué, et un peu évidé sur le bord en arrière. Face supérieure assez élevée sons les ambulacres, puis rapidement étalée sur une marge assez large; le sommet est déprimé. Face inférieure formant une surface plane interrompue par le très grand iufundibulum du péristome. Pourtour un peu évidé sur les côtés latéraux. Les angles du pentagone sont très arrondis. La marge est, relativement, peu épaisse, davantage en avant qu'en arrière, et renflée aux extrémités des ambulacres.
Sommet ambnlacraire légèrement excentrique en arrière, (0,48 de la longueur totale). L'appareil apical n'est pas conservé.
Ambulacres élevés, ayant Taspect de fortes côtes allongées, oblongues, étroites, digitiformes, comprimées latéralement. Ils sont un peu inégaux, rantérieur impair est le plus long, sa longueur égale 0,70 du rayon, les antérieurs pairs sont les plus courts, 0,66 du rayon. Zones porifères assez larges, leur largeur égale 0,36 de la largeur de la zone interporifère. Elles ne sont point déprimées, ni étalées, mais appliquées contre les flancs du pétale, et très graduellement élargies, suivant une légère courbure; à leur extrémité, elles s'arquent un peu plus et se terminent brusquement comme pour fermer Tambulacre qu'elles laissent cependant assez ouvert. On compte 5 à 6 tubercules très écartés sur les cloisons qui séparent les paires de pores au point le plus large; il n'y en a que 2 à 3 sur le premier tiers des zones. La zone interporifère est arrondie, relevée, relativement étroite, sa largeur est égale à environ une fois et demie la largeur des deux zones porifères réunies.
Aires interambulacraires fort étroites vers le sommet; d'abord un peu convexes, elles s'abaissent promptement en se creusant beaucoup à mesure qu'elles s'élargissent, et en devenant de véritables fosses faisant ressortir d'autant la saillie des pétales; le dessin n'a pu rendre suffisamment cette profonde dépression des aires interambulacraires, particulièrement dans la fig. 26, donnant le profil. La marge se trouve aussi très déprimée dans les aires interambulacraires, mais elle se renfle fortement vis à vis des aires ambnlacraires qui se terminent par une forte saillie s'évasant aux angles du pentagone.
Përistome au fond d'un grand infaDdibulom dont les parois sont très évasées. Les sillons qé y pénètrent sont assez profonds; ils commencent à une petite distance du Irnrd.
Périprocte un peu pins rapproché da bord que son propre diamètre.
Les tubercules des zones interporifères sont petits et assez écartés, comme sur toute la (lace supérieure; les sutures des plaques sont rarement visibles» je puis cependant afiBrmer que» sur quelques plaques» les tubercules forment deux séries» je crois même en voir trois sur une plaque» au point médian de la zone» mais je n'en suis pas sur ; dans sa description» M. Pomel dit que les plaques des zones interporifères portent trois séries de tubercules» mais» sur la figure» on n'en voit que deux.
Rapports et difiérences. — Je ne connais qu'un seul exemplaire appartenant à cette espèce» dont il présente très exactement tous les caractères. Il se distingue du CL crassicostatus, Ag.» par ses aires interambulacraires plus déprimées» en fosses profondes, ses pétales plus saillants et plus comprimés latéralement» sa marge plus étalée, bien plus amincie dans les aires interambulacraires» sa forme plus élargie. Dans le CL pentadaclylus, Peron et Gauthier, le bord est très épais, la face inférieure est pulvinée» etc.
Localité.— Entre Picagallo et Fonte da Pipa» (VI).
Localités en dehors du Portugal.— El Biar» Béni Hessour, (Langhien). Algérie.
PI. VI, fig. 1-2
Dlmensloxis
Longueur IIS à 132 milL
Largeur, par rapport à la longueur 0»88 à 0,89
Hauteur, id., id 0,26
Test pentagonal avec les angles très arrondis» rétréci et arrondi en avant» tronqué et légèrement émarginé sur le bord postérieur. Pourtour à peine évidé dans les aires interambulacraires postérieures paires, asseï épaissi» et d'une manière uniforme» sauf dans l'aire interambulacraire impaire» où il est plus aminci. Face supérieure relativement déprimée» un peu relevée cependant sous la région ambulacraire» assez aplatie an sommet. Face inférieure oflfrant une surface plane mterrompue par le grand iniundibulum du péris tome; les cinq sillons qui y pénètrent commencent faiblement à quelque distance du bord» puis s'approfondissent rapidement.
Appareil apical presque central, très peu étendu. Le corps madréporique a l'apparence d'un très petit bouton saillant» les pores génitaux» peu ouverts, sont très rapprochés.
Ambulacres saillants, étroits, allongés» digitiformes» un peu inégaux. Dans l'exemplaire type l'antérieur impair a 50 mill. de long» soit 0»7I de la longueur du rayon» la longueur des ambulacres pairs antérieurs est de 45 mill., celle des postérieurs est de 50 mill. Zones porifères appliquées contre les ambulacres et paraissant flanquer les zones interporifères sur leur convexité, ce que le dessin rend difficilement; elles sont assez larges, (maximum 6 mill.); la largeur de chacune égale 0»40 de celle des zones interporifères, mesurée sans égard à la projection. Au sommet les premières paires de pores sont toujours atrophiées; les zones s'élargissent bientôt rapidement et conservent leur largeur jusque tout près de leur extrémité» où elles se recourbent un peu en contractant l'extrémité des zones interporifères qu'elles laissent bien ouvertes. On compte 7 à 8 petits tubercules assez écartés
sur les cloisoQS qui séparent les paires de pores au poiot le plus large. Zones interporifères eu forme de côte digitiforme, étroite, arroodie, très saillante» fortement comprimée sur les côtés; ré* trécie à son extrémité qui va se confondre insensiblement avec la marge. Vers le sommet elles sont fortement déprimées, et presque sans saillie, de sorte que, autour de l'appareil apical, elles parais* sent presque sur le même niveau que les aires interambulacraires. Ces dernières» à peine distinctes an sommet, s'élargissent et se creusent très rapidement et fortement, à mesure qne les ambulacres deviennent plus saillants; elles se confondent ensuite insensiblement avec la marge qui s'abaisse vers le bord par une faible déclivité, sans renflement bien sensible à Textrémité des ambolacres.
Péristome pentagonal, au fond d un infundibulum à parois très évasées dont le diamètre égale 0,41 de la largeur du test.
Périprocte arrondi, très rapproché du bord dont il est séparé par un espace plus étroit que son diamètre.
Tubercules de la face supérieure très petits, écartés, entourés d'une granulation microscopique serrée; ils sont un peu plus développés et plus profondément scrobiculés sur les zones interporifères où ils forment deux séries régulières sur chaque assule. A la face inférieure les tubercules sont plus gros, plus largement scrobiculés et plus serrés.
Variations. — Je connais trois exemplaires qui présentent exactement les mêmes caractères; la saillie des ambulacres est un peu moins accentuée dans l'un d'eux que dans les autres, mais, à ce degré-là, on peut, sur un môme individu, observer une modification semblable.
Rapports et différences.— Tant d'espèces de Clypeaster ont déjà été décrites qu'il peut paraître inutile d'en augmenter encore le nombre. Cependant, il m'est impossible de rapporter correctement celle-ci à l'une de celles que l'on connaît déjà. Elle est voisine du Cl. crassicostatus, Ag., et elle appartient au même groupe (Bunaclis, Pomel) ; elle s'en distingue toutefois par sa forme plus large, sa face supérieure plus déprimée, ses ambulacres un peu plus longs, plus déprimés au sommet, plus comprimés sur les côtés, ses aires interambulacraires à peioe enfoncées au sommet, mais ensuite bien plus creusées en approchant de la marge^ qui est plu$ étalée avec moins d*épaissenr. Le CL rhodopetaltês, Pomel, est moins large et plus élevé, sa face inrérieure est assez convexe et pulvinëe entre le bord et la fosse buccale; le bord est plus épais et il n'y a que 3 ou 4 tubercules sur les cloisons qui séparent les paires de pores. Dans le CL bunopetaluss Pomel, les ambulacres sont plus larges, Tinfundibulum du péristome est plus grand, le pourtour est plus épais et plus évidé sur les côtés. Les aires interambulacraires du CL acclivis, Pomel, sont bien plus enfoncées, ses ambulacres sont moins contractés à leur extrémité, la marge est plus mince dans les interambulacres, et plus gonflée aux extrémités des ambulacres, il y a moins de tubercules sur les cloisons qui séparent les paires de pores. Le CL intermedius, Desor., a des ambulacres moins digitiformes, moins saillants, moins comprimés sur les côtés, ses aires interambulacraires ne sont pas creusées, rinfimdibulum du péristome est plus petit.
Iiocauté.— Fomo do Tijolo, (Palença), (IV). Portinho d'Arrabida, (IV).
PL Vn, fig. 1-2
Dim enaions
Longueur 175 mill.
Largeur maximum, par rapport à la longueur 0,82 à 0,89
Hauteur, id., id 0,S9
Test de grande taille, pentagonal, large, très rétréci et arrondi en avant, largement tronqué et on peu évidé sur le bord postérieur; la marge est légèrement évidée sur le bord dans les interambulacres antérieurs pairs, davantage dans les postérieurs; les angles du pentagone sont fortement arrondis. Pourtour arrondi, assez épais dans la région antérieure, très aminci dans Taire interambalacraire postérieure impaire, singulièrement renflé en face des ambul acres, et aminci dans les aires interambulacraires. Face supérieure tronquée au sommet, élevée sous la région ambulacraire, mais faiblement, relativement à la taille. Face inférieure plane en dehors du grand infundibulnm du péristome.
Sommet ambulacraire un peu excentrique en arrière (0,46 de la longueur). L'appareil apical n'existe plus.
Aires ambulacraires ayant l'aspect de grosses côtes oblongues, arrondies, saillantes, élevées, non comprimées sur les bords. Elles sont relativement longues et un peu inégales, l'antérieure impaire étant un peu plus longue que les paires, avec une longueur de 0,69 du rayon (65 mill.); les autres ont 60 mill. de longueur; leur largeur totale égale 0,52 de leur longueur. Zones porifères larges, chacune d'elles égale 0,3i de la zone interporifère (7 mill.); elles s'élargissent très rapidement à partir du sommet, puis conservent à peu près leur largeur en s'arquant légèrement jusque tout près de l'extrémité, où la série de pores externes se recourbe brusquement comme pour fermer la zone, l'ambulacre lui-môme reste assez largement ouvert. Elles ne sont nullement déprimées, mais s'étalent fort obliquement en formant avec la zone interporifère une courbe à peu près uniforme. Zone interporifère oblongue^ fasiforme, très resserrée au sommet, élargie à l'extrémité, saillante, régulièrement convexe. Sa largeur égale 0,67 de la largeur totale de l'ambulacre.
Aires interambulacraires très resserrées et enfoncées au sommet, un peu convexes d'abord, puis rapidement abaissées en s'élargissant et en se creusant notablement vers la marge qui est, relativement, peu déclive en s'amincissant.
Péristome au fond d'un iniundibulum très évasé, dont le diamètre égale 0,36 de la largeur de l'oursin. Les cinq sillons qui y aboutissent sont profonds dans son périmètre, mais s'effacent promptement en dehors.
Périprocte arrondi, très rapproché du bord, dont il est séparé par une distance plus petite que son diamètre.
Tubercules de la face supérieure relativement petits et rapprochés. Ceux qui couvrent les zones interporifères ne sont pas différents des autres. On en compte 7 à 8 sur les cloisons qui séparent les paires de pores dans les zones porifères. A la face inférieure les tubercules sont bien plus développés et extraordinairement serrés, se touchant tous par leurs scrobicules, qui ont une forme un peu hexagonale.
Tariationt. — Je ne connais que deux exemplaires appartenant à cette espèce. Leur Icmgueur est égale; l'un est nn peu plus large que Tautre, sa marge est un peu plus amincie dans les aires
tî
interambulacralres et son pourtour est an pen moins évidé dans les aires interambulacraires postérieures paires; du reste ils sont identiques.
Rapports et différences. — Cette grande espèce, qui appartient au groupe Bunactis de Pomel» se rapproche du Clypeaster crassicostaius, Ag., mais elle s'en distingue facilement par ses aires ambulacraires en forme de côtes largement arrondies, non digitiformes, ni comprimées sur les côtés, et par ses zones porifères plus étalées; de plus sa face supérieure est relativement moins élevée, ses aires interambulacraires sont plus creusées et sa marge est plus renflée en face des ambulacres et plus amincie dans les aires interambulacraires. Parmi les espèces de ce groupe recueillies en Algérie par M. Pomel on peut rapprocher le Cl. mutellensis du CL bunopetahis, Pomel, dont les ambulacres sont moins saillants, moins ouverts à rextrémilé, la marge plus épaisse dans les aires interambulacraires, le péristome ouvert dans un infundibulum moins évasé, et les tubercules moins serrés à la face inférieure; puis du Cl. rhabdop^alus, Pomel, qui se distingue par sa marge plus épaisse dans les aires interambulacraires, ses zones porifères relativement plus étroites, avec 3 à 4 tubercules seulement sur les cloisons des zones porifères. Les ambulacres du CL muieUensis sont relativement bien plus larges et non digitiformes et les aires interambulacraires sont bien moins creusées que dans le CL acdivis, Pomel.
Les tubercules de la face inférieure sont si serrés, que leurs scrobicules se touchent exacte» ment partout, c*est encore là un caractère différentiel, assez particulier, à ajouter aux autres. Les autres espèces me paraissent s'éloigner davantage. II est regrettable que Ton ne connaisse pas un plus grand nombre d*exemplaires de cette espèce, et appartenant à des phases de développement différentes, mais, en Tétat actuel, je ne saurais comment Tidentifier avec aucune de celles qui sont Tenues à ma connaissance. La détermination des Clypeaster, et, particulièrement, celle de ceux qui appartiennent à ce groupe, est difficile, surtout lorsque Ton n'a à sa disposition que des figures, et même que des descriptions. Il faudrait pouvoir comparer entre eux des exemplaires originaux ou de bons moules en plâtre pour arriver à des déterminations tout à fait satisfaisantes. Et ce qui augmente encore la difficulté c'est qu'on ne connait que rarement les limites dans lesquelles peut varier une même espèce.
LocaUtè.— Blutella, (VI, c).
C?i:.irPE^SrrKR OIL.XSIIPOPnB:N&IIS» BUolielin
PL TIU, ûg. 1-8
Ql/pim9Ur oitrpoMiins» Micheliii, I86i. Monogrqihie des Clypèastres fossiles, p. 118^ pL M, if. L (Memoires de U Soc féoL de Fnnee, î* série, t ti])«
Dimeasioas
Loa^MV 110 à liOmilt.
LftifMv; psr rapport à là lonfwor 0»83àQ»9l
iUuteor, id^ id. JD à 0,39
Test peutagonal, avec les angles très arrondis, relativement large, rétréci et arrondi en avant, tronqué et plus ou moins èvide sur le bord postérieur, sans Tétre fortement. Les côtés latéraux sont
presque rectilignes, toujours évidés, tantôt faiblement, tantôt d'une manière assez accentuée. Face sor périeure assez fortement relevée, sa hauteur est de 'V^oo à 'Vioo de la longueur, en moyenne, le som» met est toujours aplati, et, le plus souvent, un peu enfoncé. Face inférieure plane, mais largement creusée au milieu par le grand évasement du péristome. Le bord est arrondi, plus ou moins épais» parfois assez fortement, et toujours davantage en avant qu'en arrière.
Appareil apical un peu excentrique en avant, rarement subcentral. Le corps madréporiforme est relativement grand, pentagonal, étoile, un peu renflé, et couvert de granules très serrés.
Les pores génitaux sont ouverts aux cinq angles» il n'est pas possible de distinguer les plaques génitales. Par contre les plaques ocellaires sont très visibles, arrondies, appliquées contre le corps madréporique; le pore est central et très petit.
Aires ambulacraires ni très longues ni très larges, ovales, lancéolées, renflées, peu inégales» les antérieures paires un peu plus courtes que les autres. La longueur proportionelle des postérieures paires est en moyenne de ^V^oo de la distance du sommet au pourtour. La largeur des aires ambulacraires, y compris les deux zones porifères, peut varier de 0,43 à 0,51 de leur longueur; dans un même exemplaire cette largeur peut varier de 0,47 à 0,51 de la longueur. Zones porifères assez larges (6 mill. au maximum), très graduellement élargies, en suivant une courbure régulière et uniforme, dès le sommet, jusqu'à une faible distance de Textrémité, où elles se rétrécissent et se resserrent graduellement, laissant l'ambulacre tantôt très peu ouvert, tantôt davantage. Elles ne sont point déprimées. On compte au maximum 8 à 10 très petits tubercules écartés sur les cloisons qui séparent les paires de pores. Les zones interporifères sont arrondies et renflées, plus ou moins élevées, mais sans se rétrécir en devenant digitiformes; leur largeur égale 1,25 à 1,50 de la largeur des deux zones porifères réunies.
Aires interambulacraires déprimées entre les aires ambulacraires, et très étroites au sommet; elles s'élargissent bientôt en prenant une certaine convexité souvent à peine sensible» et s'étalent vers la marge qui s'abaisse vers le bord par une déclivité plus ou moins rapide suivant l'épaisseur du pourtour.
Péristome petit, pentagonal, ouvert au fond d'un infundibulum très profond et très largement évasé. Les cinq sillons qui viennent y aboutir, nuls vers le pourtour et sur une partie de la surface» restent peu profonds sur tout leur parcours.
Périprocte petit, arrondi, la distance qui le sépare du bord est à peu près égale à son diamètre.
Tubercules de la face supérieure très petits et écartés dans les aires interambulacraires et sur la marge, un peu plus volumineux et plus serrés sur les zones interporifères où ils se trouvent former deux séries parallèles sur chaque plaque. Toute la surface, entre les tubercules, est occupée par des granules très serrés et d'une grande finesse. A la face inférieure les tubercules sont un peu plus gros et plus serrés, surtout dans la région antérieure.
Variations. — J'ai eu de nombreux exemplaires sous les yeux appartenant incontestablement au Clypeaster olisiponensis, espèce déjà anciennement connue qui ne parait pas s'être retrouvée ailleurs qu'en Portugal» car, malgré mes recherches, je ne la trouve mentionnée nulle part. Elle présente des caractères très constants, qui la font aisément reconnaître. Toutefois la hauteur relative du test et sa largeur peuvent varier dans les proportions indiquées; le bord, épais dans les exemplaires bien typiques, ainsi que l'indiquait Michelin, peut s'amincir assez fortement par suite de la déclivité plus rapide et plus uniforme des aires interambulacraires. Les aires ambulacraires varient un peu de largeur et de longueur dans les proportions que j'ai indiquées; les zones interporifères, toujours renflées et bien arrondies, ont un peu plus de saillie dans certains individus que dans d'autres. Ces diverses modifications se relient entre elles par des passages serrés qui me paraissent si évidents qu'il m'est impossible de séparer des exemplaires typiques» de beaucoup les plus nombreux» ceux qui paraissent s'en éloigner par les quelques particularités que j'ai indiquées.
Rapports et différences. — Ainsi que Michelin l'avait déjà indiqué, le CL oUsiponensis se dis-
tingae da Cl. altus, Lamk, par ses aires ambalacraires moins larges, doot les zones interporifères ^ont, par contre, plas renflées, et anssi par ce que les cloisons qni séparent les paires de pores sont moins larges et garnies de tabercoles plus petits et plus nombreux; ce dernier caractère le sépare aussi du Cl intermedius. Desmoulins.
LocalHés. — Entre San Juliâo et Forte do Junqueiro, (II). Porto BrandSo, (III). Torre de San JnliSo, (H). Entre Porto BrandSo et Pragal, (III). Foz da Fonte, (V). Bicas, (V).Gosta de Picagallo, (V). Ouest du Fort d'Âlmada, (V). Torre près Ghameca, (Y). Âlbafeira (Algarve), (V).
PI. X, fig. 1
Clffpeoiier altiu, Lamarck^ 1816. Animaux sans vertèbres^ tome m^ p. 14.
Cinpeaiter porterUasus, Desmoulins^ 1837. Etudes sur les Echinides, p. 218.
Clypeaster altut, Grateloup^ 1837. Mémoire de géo-zoologie sur les oursins fossiles de Dax, p. 41. (sans
figures).
Clypeatier turrUus, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. foss. Mus. néoc., p. 6. Qffpeaster alius, Agassiz et Desor^ 18i7. Catalogue raisonné des Echinides, p. 72.
» » Philippin 1851. Ueber Clypeatter altus, etc. Palaeontograpbica, vol. i, p. 321, pi. XXXIX.
» • Desor, 1858. Synopsis des Echinides, p. 240.
Clfffieasier turrUus, Desor, 1858. Id., id., p. 240. Cljfpeaster altus, Michelin, 1861. Monogr. des Glypéastres fossiles, Mém. boc. géol. de France, 2* série, vol. vu,
p. 122, pi. 25.
Clypeatter pùrtentotuif Michelin, 1861. Id., id., p. 125, pi. 28. Clfffieaster aitui, Gotteau, 1877. Echinides tertiaires de la Corse, p. 263.
• • Pomel, 1887. Paléontologie de l'Algérie, Echinod., n, p. 261, pi. B, 41, fig. 1-7.
• » Kilian, 1889. Etudes pal. sur les terr. crét et tert. d'Andalousie, p. 718.
• • Simonelli, 1889. Terrene e fossili dell'Isola di Pianosa, Bull, del comit. geol. d'Italia, ser. n,
y. 10, p. 224 (tirage à part p. 34).
• • Cotteau, Pérou et Gauthier, 1891. Echinides fossiles d'Algérie, fasc. x, p. 224.
» » Gregory, 1891. On the Maltese foss. Echinoidea, Trans. R. Soc. Edinburgh, vol. 36. p. 593.
(Voir dans cet ouvrage, ainsi que dans Cotteau, Echinides de la Corse, la synonymie détaillée, qni n'est pas toujours absolument certaine, l'espèce ayant donné lieu à beaucoup de confusion). Clypeatter aliut, Cotteau, 1895. Description des Echinides miocènes de la Sardaigne. (Mém. de la soe. géol.
de France. Paléontologie, t. v, p. 23).
Dlmenfllonfl
Longueur 96 mill.
Largeur, par rapport à la longueur 0,83
Bauteur, id., id. 0,39
Test allongé^ snbpentagonal avec les angles très arrondis, pins on moins évidé snr les côtés latéranx, très rétréci et arrondi en avant, rétréci et tronqué sur le bord postérieur. Face supérieure assez élevée, renflée, aplatie au sommet. Face inférieure plane, légèrement pulvinée dans les aires interambulacraires postérieures paires, graduellement déclive dans le large infundibulum du péristome. Bord très épais, surtout en avant, et très arrondi, plus aminci en arrière.
Sommet ambulacraire un peu excentrique en avant. Appareil apical peu étendu, placé dans
ane dépression pea sensible; le corps madrëporiforme est en forme de boaton, arrondi, assez saillant; les pores génitaux sont ouverts à peu de distance de son bord» plus près que dans l'indiyidu figuré par Michelin, (loc. cit.); les plaques ocellaires, par contre, sont très petites^ arrondies et appliquées contre lui.
Ambulacres allongés, ovales, un peu lancéolés, ne faisant pas, relativement, une forte saillie, un peu inégaux; Tantérieur impair, qui est le plus long, a une longueur égale à 0,65 de la distance du sommet au bord; les postérieurs pairs sont à peu prés de même longueur; les antérieurs pairs sont un peu plus courts, leur longueur égalant seulement 0,62 de la longueur du rayon. Zones poriféres assez larges, étalées, légèrement déprimées, graduellement élargies en suivant une courbure très uniforme, à peine un peu plus prononcée à l'extrémité pour fermer un peu le pétale; leur plus grande largeur (5 mill.) égale 0,28 de la largeur totale maximum de Tambulacre. Les cloisons qui séparent les paires de pores sont assez larges, et portent 6 à 7 très petits tubercules. Zones interporifëres en forme de côtes arrondies, fnsiformes, un peu contractées à l'extrémité, peu saillantes relativement; leur largeur maximum égale 0,53 à 0^55 de leur longueur.
Aires interambulacraires presque planes, très rétrécies, et, relativement, longuement rétrécles au sommet; en s'élargissant elles gagnent peu à peu une faible convexité qui ne se fait plus sentir sur la marge; celle-ci est épaisse, étroite, fortement déclive, un peu plus étalée dans l'aire interambulacraire postérieure impaire.
Péristome dans un infundibulum profond, largement évasé, très entaillé par les cinq profonds sillons qui y pénètrent.
Périprocte arrondi, séparé du bord par une distance égale à son diamètre.
Tubercules des zones interporifères serrés, assez apparents, formant deux rangées parallèles sur chaque plaque; ceux du reste de la surface de la face supérieure à peu près de même volume, mais plus écartés. Les granules qui les séparent sont très fins et très serrés. A la face inférieure les tubercules sont plus gros, plus fortement scrobiculés, et plus serrés.
Rapports et différences. — Je ne connais qu'un seul exemplaire pouvant être rapporté au Clypeaster alius; il est, relativement, de petite taille, et un peu anormal, l'un des côtés latéraux étant plus évidé que l'autre. Il présente parfaitement les caractères de l'exemplaire appartenant à la variété trapue, à bord épais, et à face supérieure modérément renflée, qui a été figuré par Michelin, et les mesures proportionnelles se rapportent fort bien. Michelin a indiqué 10 à 12 tubercules sur les cloisons des zones porifëres, mais il n'en figure que 6; M. Gauthier, (loc cit.) en donnant des renseignements très précieux sur l'interprétation du CL cUtus, a déjà fait remarquer qu'il n'y en a que 7 à 8 dans les grands individus.
Localité. — L'exemplaire décrit, dont la localité précise n'a pu être indiquée, appartient au niveau V, a.
Localités en dehors du Portugal. — Bordeaux, Dax, (Helvétien). Aleria Vadina, (Corse), (Langnion). France. — La Superga près Turin, (Helvétien). Montalene près Reggio, (Helvétien). Italie.— Eisenstadt, (Hongrie), (Leithakalk, Helvétien). Autriche.— Gagliari, Sardaigne, (Langnien). Ile de Malte, (Helvétien).— Madère» (Helvétien).— Nemours, Renisaf, (Helvétien), (Algérie).— Planosa, (Pliocène d'après SImonelli).
Le Cltfpeaster altus a été diversement interprété, de sorte qu'il n'est pas possible de garantir l'exactitude de tous les gisements Indiqués.
Septexbbe, 1896