‹ Description des échinodermes tertiaires du PortugalChapitre 3 sur 17 · PI. IX · texte numérisé non relu

PI. IX

Dimensions

Lon^ear 140 à 185 mill.

Largeur^ par rapport à la lonipiear 0,9i à 0,94

Hauteur, id.» id 0,85 àO^

Test elliptique oa sabpentagonal, rétréci eo avant et arrondi à rextrémitë, arrondi ou légèrenient tronqué sur le bord postérieur. Sur les côtés latéraux la sinuosité, qui se remarque sur un grand nombre d'espèces du genre Clypeasier, est à peine indiquée, et môme nulle, sur quelques individus. Tantôt la face supérieure est presque uniformément convexe^ tantôt elle se montre plus on moins soulevée sous la région ambulacraire, avec le sommet plus ou moins aplati; ce soulèvement peut être plus ou moins brusque. La face inférieure constitue une surface parfaitement plane interrompue seulement par le très faible évasement du péristome. Le bord est relativement très mince, pas plus épaissi en avant qu'en arrière; la marge n'est pas, proprement, étalée, mais elle est régulièrement et uniformément déclive, tout autour sans l'être fortement, et sans que les aires ambulacraires se marquent sur elle par des renflements.

Appareil apical un peu excentrique en avant. Le corps madréporiforme, qui en occupe le centre, est en forme de bouton, peu développé et peu renflé. Les pores génitaux, fort petits, s'ouvrent très près de son bord.

Aires ambulacraires largement pétaloides, élargies et arrondies vers leur extrémité, un peu inégales; l'antérieure impaire et les postérieures sont un peu plus longues que les deux antérieures paires, mais cette différence est peu sensible et varie légèrement suivant les individus. EQes sont, relativement, longues et très larges; dans le grand exemplaire de 485 mill. de longueur, leur largeur totale atteint 37 mill. et leur longueur 67 mill. En général la longueur des aires ambulacraires est de ^Vtoo du rayon, soit, de la distance du sommet apical au bord du test. Zones poriferes fort larges, (9 mill.) étalées et légèrement déprimées; vers l'extrémité des ambulacres elles s'arquent fortement, en laissant les pétales relativement très peu ouverts. Les pores des deux rangées sont unis par un sillon peu profond dans chaque paire, les étroites cloisons qui séparent ces dernières portent au maximiun de leur longueur (9 mill.) jusqu'à 46 petits tubercules très serrés. La largeur maximum de Tune des lones poriferes égale les ^V^m de celle de la zone interporifère. Celle-ci est convexe, parfois à peine renflée, d'autres fois un peu plus, mais sans prendre jamais un aspect digiliforme.

Les aires interambulicraires, très resserrées et déprimées vers le sommet apical, restent relativement étroites à cause de la grande laq^rar des aires ambulacraires; planes au sommet eUes se renflent bientôt plus ou moins fortement, pois, à peu de distance de Teitrémité des pétales, elles se fondent avec la marge qui se montre onifonnément déclive partout

Péristome relativement petit à parois abruptes, et très peu évasé en infundibolum, dont le diamètre ne dépasse guère ^/r de la largeur de Toursiu. Les sillons ambulacraires qui viennent j aboutir, en 1 entaillant, sont relativement assez larges, et assez profonds; ils disparaissent vers le bord.

Périprocte très petit, circulaire, ouvert à une distance du bord égale à son diamètre.

T^ibercoles très petits et très serrés, presque contigus aux environs de Fapex; ils forment

deux rangées sur chacune des plaques des zones interporifëres; en approchant du bord Ils s'écartent sans se développer davantage et l'espace intermédiaire est alors revêtu de granules extrêmement fins. A la face inférieure les tubercules sont un peu plus développés, mais très serrés, et leurs scrobicules sont séparés par une mince cloison sans granules intermédiaires.

Variations. — Au cours de la description j'ai déjà indiqué les modifications indivldueUes que présentent les exemplaires nombreux que j'ai eu l'occasion d'examiner; elles se relient entre elles par les passages les plus évidents. La forme générale varie en ce sens que, de subelliptique, elle peut devenir subpentagonale ; elle est toujours rétrécie en avant, avec les côtes latéraux à peine un peu évidés et le bord postérieur paraissant toujours arrondi ou à peine tronqué, lorsqu'il est complet. La face supérieure varie dans son élévation, surtout dans son renflement sous la région ambulacraire, qui, presqu'insensible à Tune des extrémitôs de la série, se montre, à l'autre, assez prononcé, sans l'être beaucoup. Les caractères des aires ambulacraires se montrent très constants; une faible différence se fait parfois remarquer dans leur largeur proportionnelle; la zone interporifère est aussi un peu plus renflée dans certains individus que dans d'autres; les variations sont de peu d'importance et se relient entre elles de la manière la plus évidente; tous les autres caractères sont sans variations.

Rapports et différences. — Parmi les très nombreuses espèces de Clypeaster fossiles qui sont déjà connues, je n'en trouve aucune avec laquelle ceUe que je viens de décrire pourrait être identifiée. Elle se fait remarquer par sa forme subelliptique, arrondie en arrière, avec les côtés latéraux à peine sensiblement évidés, ses aires ambniacraires très larges, allongées et relativement peu renflées dans la zone interporifère, par ses aires interambulacraires renflées, et par sa face inférieure dont la surface, parfaitement aplatie, est à peine interrompue par le faible évasement d'un petit péristome.

Le Clypeaster olisiponensis, Michelin, est plus nettement pentagonal, ses zones interporifères sont plus renflées; ses aires interambulacraires ne le sont point du tout, et son péristome est au fond d'un infundibulum bien plus évasé. Les exemplaires dont la face supérieure est le plus aplatie au sommet rappellent le CL gibbosus, Marcel de Serres, et particulièrement la variété à laquelle Desor avait donné le nom de CL dUatatus, mais lenr« face supérieure est moins relevée en dôme, la marge est plus grande et plus étalée, les aires interambulacraires sont moins renflées, la face inférieure est plus plane, avec un infundibulum bien moins évasé; il y a jusqu'à 16 tubercules sur les cloisons qui séparent les paires de pores, au lieu de 7 à 8. L'espèce la plus voisine est certainement le CL subeUipticus, Pomel, et, j'ai même été tenté d'y réunir celle que je viens de décrire, cependant la description très détaillée, donnée par M. Pomel, m'a permis de saisir des différences qui m'ont engagé à les séparer. D'après la description du Cl. subelUpiicus, sa face inférieure serait pulvînée, déprimée autour de la fosse buccale, or, elle est absolument plate partout dans le CL Delgadùi, dont la forme est notablement plus rétrécie en avant, et dont les zones porifères sont relativement plus larges et plus resserrées à l'extrémité des aires ambulacraires, les laissant moins ouvertes, de plus les cloisons qui séparent les paires de pores portent jusqu'à 15 à 17 petits tubercules au lieu de 10 à 11, les tubercules de la face inférieure ne sont pas cdoubles de ceux de la face supérieure», le péristome est distant du bord de la longueur de son diamètre et non pas du double diamètre. Une comparaison immédiate de séries d'exemplaires des deux espèces serait à désirer, mais, en l'état actnel, il ne m'est pas possible de les réunir. L'exemplaire type de M. Pomel a 164 mill. de longueur.

Le CL myriophyma, Pomel, est plus arrondi, plus renflé, ses pétales ambniacraires sont plus fermés à l'extrémité, ses tubercules sont bien plus petite et plus serrés à la face supérieure, formant quatre séries transverses sur les plaques des aires ambulacraires, au lieu de deux. Le CL pachffpleurus, Pomel, a le bord plus épais, plus arrondi, ses zones porifères sont, relativement, bien moins larges, les cloisons qui séparent les paires de pores ne portent que 6 à 7 petite tubercules.

Le Cl. subcbUmgus, Pomel, est plus pentagonal, ses zones porifères sont plus étroites relativement, les cloisons séparant les paires de pores ne portent que 7 à 8 petits tubercules.

Localités.— Marvilla près Lisbonne, (VI, c). Entre Sacavem et Boa-Vista. Helvétien, (VI, c).

Un exemplaire mal conservé, mais appartenent probablement à cette espèce a été recueilli entre Areeiro et Porto Brand3o à un horizon un peu inférieur, (V).

L'exemplaire figuré est le mieux conservé, et celui qui est le plus régalièrement elliptique, avec la face supérieure soulevée, assez abrupte.

0]LiTnPJBilL»1?£:B TJL1D1XLCXU&9 Desmonllns

Synonymie

ClypwiUr taurkus, Desor, 1847^ in Agassiz et Desor, Catalogue raisonné des Echinides, p. 73. » » Desor^ 1838. Synopsis des Echinides foss., p. 240.

• » Michelin, 1861. Monogr. des Clypéastres fossiles, (Môm. Soc. gôol. de France, 2* série,

t. vri, p. 108, pi. X et XI, fig. a, a', e).

?? » » Wright et Adams, 1864. On the fossil Echinidae of Malta, Quart Journal GeoL Soc. of

London, vol. xx, p. 477.

• » D'Archiac, 1866. Descr. pbys. de l'Asie Mineure par Tschihatscheff, Paléontologie, p. 307.

pi. 18, ûg. 1.

• • Fraas, 1878. Aus dem Orient, ii, p. 104.

» » Cotteau, 1895. Descr. des Echinides miocènes de la Sardaigne, p. 23. (Mém. Soc géol.

de France, Paléontologie, Mém. n^ 5).

DlmenfllonB

Longueur 140 mill.

Largeur par rapport à la longueur ? 0,84

Hauteur très approximative id., id 0,32

Test pentagonal, allongé, très rétréci et arrondi en avant, tronqué et évidé sur le bord postérieur. Les angles sont très arrondis, les côtés latéraux fortement évidés. Face supérieure élevée, renflée, mais déprimée sur le sommet; dans l'exemplaire que je décris les pétales sont comme coudés et déprimés à leur sommet, non par cassure, mais par déformation, ce qui fait paraître le sommet particulièrement aplati. Face inférieure formant une surface plane interrompue seulement par le large infiindibulum du péristome. Le bord est très épais et arrondi en avant et sur les côtés, mais en approchant des ambulacres, et du bord postérieur, il s'amincit considérablement.

L'appareil apical n'existe plus.

Ambulacres fort larges, très allongés, très ouverts à Textrémité; je ne puis apprécier la longueur de l'ambulacre impair; la longueur des antérieurs pairs égale 0,76, celle des postérieurs égale 0,77 du rayon. Zones porifères très étroites au sommet, graduellement et assez rapidement élargies suivant une courbe uniforme, ils se contournent très peu à Textrémité, laissant le pétale très ouvert; leur largeur (8 mill.) égale 0,33 de celle des zones interporifères. Les cloisons qui séparent les paires de pores sont larges, et portent une série de neuf petits tubercules; les sillons entre les cloisons sont très étroits. Zones interporifères très étroites au sommet, puis assez brusquement élargies, relativement peu resserrées à leur extrémité; elles ont la forme de côtes oblongues, arrondies, relativement peu renflées; leur largeur maximum égale 0,58 de celle de l'ambulacre entier.

Aires interambulacraires très étroites au sommet et consenrant longtemps leur faible largeur, sous la forme d'une longue bande très étroite, plate, déprimée entre les zones porifères, ne portant que deux séries de petits tubercules; elles s'élargissent ensuite assez brusquement, deviennent fortement déclives et vont se réunir à la marge, sans se renfler. La marge elle-même est fort étroite, renflée, et rapidement déclive vers le bord.

Péristome au fond d'un infundibulum évasé dont le diamètre maximum égale 0,33 de la largeur de l'oursin; il est fortement entaillé par les sillons qui sont profonds mais s'effacent de bonne heure.

Périprocte petit, ovale, rapproché du bord d'une distance égale à son diamètre.

Tubercules des zones interporifères serrés et petits relativement à la taille de l'oursin, ils forment deux séries parallèles sur chaque plaque. Les tubercules des aires interambulacraires ne sont guère plus forts, mais plus écartés. Ceux de la face inférieure sont assez volumineux, largement et profondément scrobiculés, et très serrés, surtout vers les bords.

Bapports et différences. — L'exemplaire que je viens de décrire est le seul qui ait été recueilli, il n'est pas de grande taille pour l'espèce, mais ses proportions sont les mêmes que celles de l'Individu figuré par Michelin, auquel il est du reste identique par tous ses caractères, qui sont très particuliers, et ne laissent pas confondre l'espèce avec d'autres. Sa surface est altérée, et ce n'est que sur des points restreints que l'on peut observer les tubercules. Il est intéressant de retrouver cette espèce en Portugal. On la connaît du Taurus, de l'Ile de Crète, suivant le témoignage d'Agassiz. Wright la cite de llie de Malte, il en existait des échantillons dans sa collection et dans celle de Lord Ducie, mais M. Gregory n'en fait pas mention dans son mémoire sur les Echinides fossiles de Malte. M. Cotteau, dans son dernier ouvrage sur les Echinides miocènes de la Sardaigne, en cite deux exemplaires. On a rapporté au Clypeaster tauricus une figure de Kundmann (Rarlora naturae, pi. 5, fig. 45); d'Archiac, (loc. cit.) affirme qu'elle doit appartenir à une autre espèce.

Localité.— Portinho d'Arrabida, (Y).

Localités en dehors du Portugal. — Perdo de Migrania, Capo délia Fresca. Sardaigne, (Langhien). — Ile de Crète. — Mont Taurus.

PI. X, fig. 3

Synonymie

? Scilla^ 1752. De corporibus marinis lapidescentibus, pi. 10, ûg. 11.

Clypeaster seuteUatus, Desmoulins, 1835-37. Tableau des Echinides, p. 216, 217, 504. Clypeasier Miehehtti, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. foss. mus. néoc, p. 6.

» » Agassiz et Desor^ 1847. Catalogue raisomié des Echinides, p. 73.

Clypeaster scutdlaius, variété, Desor, 1858. Synopsis des Echinides fossiles, p. 242. Clypeaster Miehelotti, Michelin, 1861. Monogr. des Clypéastres fossiles, (Mém. Soc géol. de France^ 2« série,

p. 132, pi. XXXIV, fig. 1).

» » Laobe, 1867. Vicentin. Echiniden, (Sitxungsberichte der Wiener Akad., vol. 56, 1* par-

tie, p. 242).

•• » Laube, 1868. Beitr&ge zur Kenntniss der Eehinod. des Vicentin. Tertiftr-Gebietes, p. 18,

(Denkschr. der Wiener Akad., vol. xxix).

» • Bayan, 1870. Terr. tert de la Vénétie. Bull. Soc. géol. de France, 2« série, t. 27, p. 471.

• Fochs, 1874. Die Stellung der Schichten yon Schio, Verhandl. der k. k. geol. Reichsanttalt, 1874, p. 131

ClfgpeasUr MkhèbUi, Dames, 1877. Echiniden der Yicent TertiSHSebbietes, p. S5.

» m Segoenza^ 1880. Le form. tens. nella proT. di Reggio, Atti délia Acad. dei Lîneei, 3* ser.,

yol. 6, p. 05.

Longueur iS3 milL

Largear^ par rapport à la longueur '. . . . 0,95

Hauteur, id., id 0,24

Test largement pentagooal, avec les angles très arrondis, rétréci et arrondi en avant, faiblement rétréci et tronqué sur le bord postérieur. Les côtés latéraux ne sont que légèrement évidés. Face supérieure peu élevée, un peu renflée sous la région ambulacraire, du reste assez uniformément convexe. La face inférieure forme une surface plane, interrompue par le large évasement de rinfundibulum du péristome. Le bord est arrondi, mince, sans renflements sensibles aux extrémités des ambulacres.

Sommet ambulacraire subcentral; l'appareil apical n'existe plus.

Ambulacres larges, relativement assez courts, faisant très peu de saillie, et peu inégaux; l'antérieur impair a une longueur de 0,66 du rayon, les antérieurs pairs, 0,64. Zones porifères assez étroites^ non déprimées, étalées, très étroites vers le sommet, peu à peu élargies jusqu'à une largeur maximum de 5 mill. ; elles s'arquent régulièrement, et assez fortement, jusqu'à leur extrémité, où elles se recourbent brusquement sur trois ou quatre paires, pour former l'extrémité du pétale qui reste cependant encore notablement ouvert. Les cloisons, très étroites, qui séparent les paires de pores, portent 9, au plus 10 tubercules très petits. Aires interporifères oblongues, convexes, mais point renflées, ne faisant qu'une faible saillie; leur largeur maximum atteint presque trois fois la largeur de l'une des zones porifères, prise à son maximum.

Aires interambulacraires presque nulles au sommet, où elles se confondent avec les zones interporifères, se trouvant presque sur le même plan; elles s'élargissent ensuite très gradueUement, en suivant une courbure à peine sensible, mais uniforme, jusqu'au bord; la marge, assez étendue, présente donc une déclivité peu rapide, mais parfaitement uniforme.

Péristome au fond d'un infundibulum peu profond, mais largement évasé; les sillons qui y pénètrent sont profonds.

Le périprocte n'a pu être dégagé.

Les tubercules des zones interporifères sont un peu plus développés que ceux qui couvrent les cloisons des zones porifères; ils forment deux séries parallèles sur chaque plaque. La surface des aires interambulacraires est exceptionnellement bien conservée; les tubercules qui la couvrent sont très petits, à peine un peu plus gros que ceux des cloisons, et ils paraissent comme noyés dans une granulation relativement très saillante, il ne sont pas beaucoup plus écartés vers le bord qu'ailleurs. A la face inférieure les tubercules sont un peu plus volumineux, plus profondément scrobiculés, et plus serrés, mais loujours entourés des mêmes granules.

Rapports et différences. — Je ne connais qu'un seul exemplaire du Portugal appartenant à cette espèce; sa surface est d'une parfaite conservation, mais des cassures, passant par le milieu des ambulacres, altèrent un peu la forme; Tapex est en mauvais état. J'ai pu comparer cet individu avec un exemplaire du Clypeaster Michelotti, provenant de Schio, qui m'a été donné par Desor; il l'avait étiqueté € Clypeaster scuteUatus var. Cl. Michelmù. L'exemplaire du Portugal, de taille un peu plus forte, présente identiquement les mêmes caractères; il me serait impossible de le séparer. Sa forme est un peu plus large proportionnellement (0,95 de la longueur au lien de 0,91), mais cela peut tenir aux cassures que j'ai mentionnées, ou bien, aussi, n'être qu'une légère variation individuelle. La surface de l'exemplaire de Scbio est assez usée, on ne peut voir si une granulation identique enton-

rait les tabercules de la face supérieure; on en compte neuf, très petits, sur les cloisons des zones porifères. L'individu que je viens de décrire correspond non moins exactement à la figure et à la description du CI. ÈKcheUati données par Michelin (loc. cit.); cet auteur dit, dans la description, que les cloisons des zones porifères portent 5 à 7 petits tubercules, et la figure en donne iO, c'est ce dernier chiffre qui doit être exact, si on les compte au point le plus large des zones porifères; c'est le môme que celui que j'ai indiqué pour l'exemplaire du Portugal.

Parmi les espèces qui peuvent être comparées, il faut citer le CL kuirostris, Ag., dont le péristome se trouve dans un iofundibnlum beaucoup moins évasé, et dont les cloisons des zones porifères ne portent que six à sept tubercules, puis, le CL placenta^ Michelotti, encore plus déprimé, avec des ambulacres plus longs, et le pourtour plus sinueux; enfin le CL Mardmanus, Desmoulins, dont le péristome se trouve au fond d'un infundibulum à peine évasé ; ce même caractère éloigne le CL laganoides^ Ag.

Localité. — Praia das Bicas, au nord du cap d'Espichel, (V).

Localités en dehors du Portugal. — Scbio, Sauta Libéra di Malo, Monte Sgreve, Gollalto di Morfumo. (Vicentin), (Couches de Scbio). Italie.

Synonymie

Scilla, 1759. De corporibus marinis lapidescentibus, p. 53, pi. iO, fig. 2. Clypeatter latiroUriê, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. foss. mus. nôoc, p. 6. Cljfpea$itr SciUœ, pars, Agassiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Echinides, p. 73. Clypeaster scuMatus^ pars, Desor, 1858. Synopsis des Echinides foss., p. 242.

Clffpeastêr Uuiroskis, Michelin, 186 J. Monogr. des Glypéastres fossiles^ (Mém. Soc. géol. de France, 2« série,

t. vn, p. 137, pi. XV, fig. 2, pi. XXXVI, fig. 2). • » Wright et Adams, 1864. On the fossii Echinidae of Maita, Quart. Journ. Geol. Soc. of

London, vol. xx, p. 479.

» » Laube, 187 1 . Echiniden der Oest. Ung. Terti&rschichten, (Abhandl. der k. k. geol. Reicbs-

anstalt, t. v, p. 65).

» » Gotteau, 1877. Echinides tertiaires de la Corse, p. 259.

» » Seguenza, 1880. Le form. ten. nella proT. di Reggio, Atti délia Acad. dei Lincei, 3« ser.,

vol. 6, p. 43.

» » Gregory, 1891. On the Maltese foss. Echinoidea, Trans. Royal Soc. Edinburgh, vol. 36,

Dlmenflions

Longueur 125 mill.

Largeur, par rapport à la longueur 0,94

Hauteur, approximative, Id., id 0,21

Test déprimé, large, subpentagonal, rétréci et arrondi en avant, à peine, ou nullement évidé sur les côtés. Face supérieure relevée sons la région ambulacraire; la marge, assez étendue, et légèrement déclive Test uniformément partout. Face inférieure plane. Bord arrondi, mais très mince.

Sommet ambulacraire subcentral; l'appareil apical n'existe plus.

Ambulacres très peu saillants, ovales, allongés, assez fermés à Textrémlté, peu inégaux, les

deux antérieurs pairs on pea plus courts que les autres. La longueur de Fantérieur impair égale 0,69 du rayon, sa largeur égale 0,53 de sa longueur. Zones porifëres étalées, un peu impressionnées, assez étroites, (15 mill. dans le plus grand exemplaire); très resserrées au sommet, elles s'élargissent très graduellement jusque vers leur extrémité, près de laquelle elles se rétrécissent brusquement, et s'arquent pour fermer en partie l'ambulacre. Les sillons qui unissent les pores sont étroits, mais les cloisons qui séparent les paires sont larges et portent, en moyenne, six à sept tubercules très petits, au point le plus large. Aires interporifères étroites, oblongues, convexes, très peu saillantes, à peine renflées; leur largeur égale 0,50 de celle de l'ambulacre avec les deux zones porifères.

Les aires interambulacraires sont très étroites, et un peu renflées au sommet; vers la moitié de la longueur des ambulacres leur renflement atteint à peu près la bauteur des zones interporifères; elles s'abaissent ensuite et viennent se confondre avec la marge qui est presque plate.

Péristome petit, dans un infundibulum peu profond, et très peu évasé. Les sillons sont larges et profonds, surtout près de Tinfundibulnm, où ils font paraître les aires interambulacraires comme de légers renflements.

Périprocte invisible.

Tubercules des zones interporifères de même grosseur que ceux des cloisons des zones porifères, serrés, entourés d'une très fine granulation; ils forment deux séries un peu irréguliëres sur chaque plaque. Sur le reste de la face supérieure les tubercules sont encore plus petits^ écartés, comme noyés dans une granulation assez grossière relativement à eux-mêmes, et très serrés. Les tubercules de la face inférieure sont plus gros, plus largement scrobicnlés, et peu écartés.

Rapports et différences. — Les deux exemplaires que je rapporte au Clypeaster Icuirostris, Âg., ne sont pas dans le meilleur état de conservation, toutefois ils sont assez complets pour permettre une détermination correcte, et je ne pense pas me tromper en les attribuant à cette espèce. Dans l'un, la face supérieure est très usée et altérée autour de Tapez, dans l'autre elle est enfoncée par suite de cassures, de sorte que le renflement de la face supérieure ne peut être exactement apprécié.

Il y a quelques différences à observer dans les descriptions qui ont été données. Ainsi Michelin dit, qne les ambulacres n'atteignent que la moitié de la distance du sommet au bord, et, dans la figure qu'il a donnée, la longueur de l'ambulacre antérieur impair égale 0,70 du rayon, la description indique 9 à 10 tubercules sur les cloisons des zones porifères, la figure n'en donne que six. Dans le moule en plâtre d'Agassiz, type, (60) la longueur de l'ambulacre impair égale 0,64 du rayon.

Très voisin du CL laganoides, Ag., le CL latirostris s'en distingue par sa face supérieure un peu plus bombée, sa largeur proportionnelle plus forte, ses zones interporifères relativement plus étroites, les tubercules des cloisons des zones porifères moins nombreux; les tubercules de la face supérieure me paraissent aussi plus fins.

LocaUté.— Foz da Fonte, (V).

Localités en dehors du Portugal. — Santa Manza. Corse, (Langhien). — Gaudendorf près Vienne. (Leithakalk^ Helvétien;. Autriche. — Morée.

PL XI, ûg. 1

Synonymie

Clffpeoiter ambigenut, E. Sismonda, 1841 (non Laroark). Echin. foss. del Piemonte, p. 41. Clypeoiter laganoides, Agassiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Ecbinides, p. 73.

» » E. Sismonda, 1847. Synopsis meth. anim. inv. foss. Pedemonti, p. 8.

Clypeoiter ambigeiius, Michelotti, 1847. Descr. des foss. des terr. miocènes de l'Italie sept, p. 65. Clypeasier laganoidee, d'Orbigny, 1850. Prodrome, t. m, p. 141. Cljfpeaster setUeUatus (pan), Desor^ 1858. Synopsis des Echinides fossiles, p. 242.

Clffpeaster lagamides, Miehelin, 1861. Monogr. des Clypéastres fossiles, Mém. Soc. géol. de France, 2* série,

vol. vn, p. 141, pi. 36, fig. 1.

> » D'Archiac, Fischer, de Vemeuil^ 1866, in Tschihatscheff. Descr. phys. de l'Asie mi-

neure. Paléontologie, p. 309.

> > L. Lartet, 1872. Géologie de la Palestine, Ann. des Se. géol, t 3, p. 85. » • Cotteau, 1877. Descr. des Echinides tertiaires de la Corse, p. 261.

DlmenBlonfl

Longueur 97 à 110 roill.

Largeur, par rapport à la longueur 0,92

Hauteur, id., id 0,18 à 0,19

Test sabpentagODal, rétréci et arrondi en avant, un peu rétréci en arriére; la plus grande largeur se trouve en face des ambulacres antérieurs pairs; les côtés latéraux sont à peine légèrement évidés. Bord arrondi et très mince partout.

Face supérieure déprimée, cependant un peu relevée et bombée au dessous de la région ambulacraire. Face inférieure plate, un peu déprimée tout près du péristome.

Sommet ambulacraire légèrement excentrique en avant. Les pores génitaux sont ouverts à peu de distance du corps madréporiforme qui est arrondi, et un peu renflé; les plaques ocellaires» très petites et arrondies, sont appliquées contre lui.

Ambulacres relativement courts, ovales, faisant peu de saillie, arrondis à leur extrémité qui est relativement peu fermée; Tantérieur impair est sensiblement égal aux postérieurs, les antérieurs pairs sont un peu plus courts. Dans un exemplaire de 97 mill. de longueur les ambulacres postérieurs ont une longueur de 29 mill. et une largeur de 16 mill.; les antérieurs pairs ont 27 mill. de longueur. L'antérieur impair a une longueur égale à 0,62 du rayon. Zones porifères commençant au sommet par quelques pores imperceptibles, puis, rapidement élargies, sans prendre cependant une grande largeur (4 mill.); elles s^arquent faiblement, mais uniformément, jusqu'à l'extrémité, où elles se recourbent davantage pour fermer un peu Tambulacre. Les cloisons qui séparent les paires de pores sont plus larges que les sillons qui les unissent, et portent 8 à 9 tubercules très petits, entourés de granules. Zones interporifères oblongues, convexes, mais peu renflées; leur largeur égale 0,56 de la largeur totale de l'ambulacre.

Aires interambulacraires très étroites au sommet, et renQées, parfois assez fortement, jusqu'aux deux tiers environ de la longueur des ambulacres, atteignant presque le niveau de leurs zones interporifères; elles s'aplatissent ensuite et arrivent au bord en suivant une déclivité faible, mais très Septembre, 1896 5

aniforme; la marge, assez étendue, relatiyement très aplatie, est donc très régalièrement déclive sur toat le poartour.

Péristome étroit, an fond d'un infundibulum très peu évasé, et de faible profondeur; les sillons qui y pénètrent commencent près du bord, et deviennent très profonds.

Périprocte rapproché du bord*

Tubercules petits et peu serrés, relativement, sur les aires interporifères, où ils forment sur chaque plaque deux rangées parallèles. Ils sont de même dimension, mais plus serrés et entourés de nombreux granules sur la marge, un peu plus volumineux et plus serrés à la face inférieure.

Rapports et différences. — J'ai sous les yeux deux exemplaires appartenant à cette espèce dont ils présentent fort exactement tous les caractères. Comparés à de très bons individus du Clypeaster laganoides provenant de la Corse, j'ai pu m'assurer de leur parfaite identité. Voisine du CL marginatmy Lamk., cette espèce s'en distingue essentiellement par ses ambulacres plus longs, l'infundibulum de son péristome beaucoup moins évasé, et ses aires Interambulacraires renflées au sommet.

Localité.— Penedo, (Y). Un exemplaire très typique, dont la localité exacte n'a pu être précisée. Un autre exemplaire imparfait, mais appartenant très probablement à cette espèce, entre Trafaria et Murfacem, rive gauche du Tage, (V).

Localités en dehors du Portugal. — Santa Manza, (Corse), (Langhien). — Superga près Turin, (Helvetien).— Morée.— Mont Taurus.

PL XI, fig. 2

Synonymie

Clypeaster marginatus, Lamarck^ 1816. Animaux sans vertèbres^ tome m.

• » Agassiz^ 1835. Prodrome d'une monographie des radiaires, Mém. Soc. se. nat. de

Neuchatel^ t i, p. 187. Clypeaster tarbellianus, Grateloup^ 1836. Mémoire de géo-zoologie sur les animaux fossiles des environs de

Dax, p. 40, pi. 1, fig. 5, 6, (Actes Soc. linn. de Bordeaux, t. 8). Clypeaster marginatui, Grateloup, 1836. Id., id.^ id., p. 40.

» » Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. foss. Mus. néoc.^ p. 6, (M. 57).

» » Agassiz et Desor^ 1847. Catalogue raisonné des Echinides^ p. 73.

» » Wright, 1855. On fossil Echinod. from the Island of Malta, Gotteswold Club Report,

• » Desor, 1858. Synopsis des Echinides fossiles, p. 242.

» 9 Michelin, 1861. Monogr. des Clypéastres fossiles, Mém. soc. géol. de France, 2« série,

vol. vu, p. 130, pi. 19. fig. 1.

» > Gotteau, 1877. Echinides tertiaires de la Corse, p. 257.

» > Seguenza, 1880. Le form. terziarie nella prov. di Reggio. Atli délia R. Accad. dei Lin-

cei, 3* sér., vol. 6, p. 88.

» • var. tenuipetalus, Seguenza, 1880. Id., id., p. 88, pi. 10, fig. 3.

Clifffeatter marginatm, Parona, 1887. Appunti per la paleont. miocen. délia Sardegna, p. 19.

• » Gregory, 1891. On the Maltese foss. Echinoidea, Trans. R. Soc Edinburgh, vol. 36,

CI/^p$a$Ur margmaiui, Cotteau, 1895. Description des Echinides miocènes de la Sardaigne^ p. SI, (Mém. de

la soc géol. de France. Paléontologie, n* 13). (Voir la synonymie plos complète dans Gottean^ Echinides de la Corse, et Gregory, Maltese foss. Echinoidea).

Dimensions

Longueur 80 à 120 miil.

Largeur, par rapport à la longueur (petit exemplaire). • . . 0,94

Bauteur, id., id. (id.^ id.) 0J9

Test elliptique ou sabpentagonal, sinueax aa pourtour^ rétréci eu avant, ordinairement évidé sur le bord postérienr. Face supérieure assez brusquement relevée sous la région ambulacraire, où elle se trouve plus ou moins saillante» Fensemble restant toujours déprimé, relativement. Face inférieure plate. Bord arrondi, très mince, à peine un peu plus épais, en avant, et en face des ambulacres.

Sommet ambulacraire subcentral. Corps madréporiforme relativement petit, arrondi et peu saiUant; les pores génitaux s'ouvrent à une faible distance; les sutures des plaques génitales ne sont pas distinctes.

Ambulacres courts, ovales, relativement étroits, peu saillants, inégaux, l'antérieur impair est le plus long, les antérieurs pairs et les postérieurs sont à peu près égaux; dans un exemplaire de lli mill. de largeur, Tambulacre impair a 32 miil. de longueur, les antérieurs pairs 27 mill. et les

postérieurs 28 mill. La longueur de l'ambulacre antérieur impair est de 0,51 de la longueur du rayon; ce caractère est très constant dans les exemplaires du Portugal; dans un très grand exemplaire de Dax, ce rapport est de 0,52.

Zones porifères un peu déprimées, relativement étroites; elles s'élargissent rapidement dès le sommet, en s'arquant à peine, et conservent leur largeur jusque tout près de leur extrémité où elles se recourbent pour fermer en bonne partie l'ambulacre; leur largeur ne dépasse pas 3 mill. dans les plus grands exemplaires du Portugal. Les sillons qui réunissent les deux pores d'une même paire sont larges; les cloisons qui les séparent sont étroites et portent 8 à 9 tubercules très petits. Zones interporifères convexes, peu renflées, étroites, oblongues, ou plus ou moins lancéolées à Textrémité. Leur largeur peut varier entre 0,61 et 0,65 de la largeur de l'ambulacre avec les deux zones porifères. Aires interambulacraires extrêmement étroites et déprimées à leur sommet, entre les ambulacres, où elles ne sont que faiblement convexes; elles s'élargissent bientôt rapidement, et s'abaissent vers le bord, suivant une déclivité peu rapide, uniforme, et tout à fait régulière. Gomme il n'y a pas de renQements aux extrémités des ambulacres, la marge, qui est très étendue^ se trouve uniformément déclive tout autour. Les sutures des plaques des aires interambulacraires sont, ordinairement, assez visibles pour donner à la surface un aspect tessellé.

Përistome très petit, au fond d'un infundibulnm profond, mais, relativement, pas très évasé. Les cinq sillons qui y pénètrent sont faibles près du bord, où ils commencent, puis ils s'approfondissent rapidement et fortement, de manière à faire paraître les aires interambulacraires renflées dans l'infundibulum.

Périprocte arrondi, ouvert à une distance du bord à peine égale à son diamètre.

Tubercules des zones interporifères très petits, serrés, formant deux séries parallèles sur chaque plaque; sur le reste de la face supérieure ils sont à peu près de même dimension, mais écartés et séparés par une granulation très fine, serrée, et saillante. A la face inférieure, ils sont plus largement scrobiculés, un peu plus développés, et plus serrés.

Variations.— Sauf un seul, de petite taille, les exemplaires que j'ai examinés sont incomplets, leurs caractères peuvent être appréciés fort exactement, mais je ne puis rien dire au sujet des modifications de la forme générale, qui pourraient avoir existé. Souvent les zones interporifères s'efQlent

sensiblement à leur eitrémité, tandis que, d'autres fois, elles demeurent bien arrondies. Ces modifications, que Ton retrouve sur les figures données par Grateloup (loc. cit.), peuvent s'observer sur les ambulacres d*un même exemplaire. J'ai déjà indiqué quelques différences possibles dans la largeur relative de la zone interporifëre. Il faut noter encore que la face supérieure peut être plus brusquement soulevée sous la région ambulacraire dans certains individus que dans d'autres» la marge est, conséquemment, plus décliv^e ou plus étalée.

Rapports et différences. — Les exemplaires du Portugal, que j'ai pu comparer avec un excellent échantillon des environs de Dax, présentent fort exactement tous les caractères du Clypeauter marginatus^ anciennement connu et bien reconnaissabie.

Des espèces voisines ont été reconnues par M. Pomel en Algérie, je ne saurais leur rapporter aucun des exemplaires que j'ai sous les yeux, lesquels sont bien typiques.

Localités. — Fonte da Pipa, (YII b). Pera de Gima, près Costa de Gaparica, (VII à). Penedo au S. de Lagoa d'Âlbufeira, (VU). Aldea do Meco, (VI).

Localités en dehors du Portugal. — Dax, Narosse, (Landes), (Helvétien). Santa Manza, (Corse), couches inf., (Langhien). Gozo, (Helvétien). Gapo S^ Elia, (Sardaigne), (Langhien).

H:jQRKnX>OIL.7irPJBXJS ȣ:m:IO]L.OBXJS, Ootteau (ILiamairolc)

Synonymie

Galeritei semiglobui, Lamarck, 1816. Animaux sans veilëbres, t. iii^ p. 22.

» » Grateloup^ 1836. Mémoires de géo-zoologie sur les oursins fossiles^ p. 63, pi. U^ fig. 4.

Eehinolampas semiglobus {pan). Desmoulins, 1837. Tableau des Ëchinides, p. 344. Conoclypw semiglobus, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. foss. mus. néoc, p. 5. Eehinolampas semiglohuSj Agassiz et Desor, 1847. Catal. raisonné des Ëchinides, p. 108. EchinarUhus semiglobus, d'Orbigny, 1854. Magasin de zoologie, 2« série, t. vi^ p. 23. Eehinolampas semiglobus, Leymerie et Cotteau, 1856. Catalogue des Ëchinides des Pyrénées, (Bull. Soc géol.

de France, 2* série^ vol. xm, p. 335).

Conodypus semiglobus, Desor, 1856. Synopsis des Ëchinides foss.^ p. 322. » m Cotteau 1863. Ëchinides fossiles des Pyrénées, p. 114.

» » F. Roemer, 1870. Géologie von Oberschlesien, p. 395, pi. 43.

Hypsoclypus semiglobus, Pomel, 1883. Class. méth. et Gênera des Ëchinides^ p. 63. Conodtfpus semiglobus, Mazzetti e Pantanelli, 1885. Cenni monogr. lut alla fauna fossila di Montese^ Atti di

Soc dei natur. di Modena, ser. m, vol. iv, p. 95. Hypsodffpus? semigU^us, Pomel, 1887. Paléontologie de l'Algérie, 2* fasc, Echinodermes, p. 163. Beterodypeui semiglobus, Cotteau^ 1891. Paléont. franc, Terr. eocène, n, p. 194.

• • Cotteau, 1895. Descr. des Ëchinides miocènes de Sardaigne, p. 30. (Mém. Soc. géoL

de France, Paléontologie. Mém. n^ 13).

Conod^eus timiglobus, Mazzetti, 1896. Catal. dei Echini foss. délia coll. Mazzetti, p. 34. (Mem. Accad. se di

Modena, t. xi).

(Pai omis plusieurs citations des anciens auteurs qui me paraissent douteuses ou erronées).

DimenBions Diamètre approximatif 115 mill.

Je ne connais qu'nn seal exemplaire, il est déformé, de sorte que des dimensions précises ne sauraient être données, mais il est cependant assez bien conservé pour que l'ensemble de ses ca-

ractëres puisse être parfaitement apprécié, permettant de le déterminer correctement. Une comparaison immédiate avec un excellent exemplaire de Dax m'a permis de m'assnrer d'une identité parfaite. La face supérieure était conique, sans être bien élevée; la face inférieure est parfaitement plane.

Ambulacres fort longs, sans tendance marquée à se fermer à l'extrémité. Zones poriféres fort étroites (2 mill.), composées de pores internes petits et arrondis et de pores externes plus ouverts et allongés en fente en dedans; une série de granules assez régulière se trouve en dedans, le long des zones poriféres internes, quelques autres sont disséminés çà et là. Zone interporifère plane, fort large (10 milL), cinq fois la largeur de Tune des zones poriféres. Dans celui des ambulacres que je puis observer nettement jusqu'à son extrémité, l'une des zones poriféres est plus courte que l'autre de 2 à 3 paires de pores, cela se remarque aussi sur l'exemplaire de Dax.

Péristome pentagonal, petit, entouré de cinq bourrelets granuleux très renflés, dont l'extrémité, arrondie, surplombe un peu dans l'intérieur. Dans l'intervalle étroit et profondément creusé qui sépare les bourrelets, se distingue nettement un pbyllode nullement pétaloïde composé de sa séries de pores dont les externes se prolongent dans deux sillons divergents peu accentués qui s'efiTacent avant d'arriver au bord.

Tubercules petits, à fleur du test, enfoncés dans de profonds scrobicules, assez écartés, égaux partout.

Rapports et différences. — Le genre Heteroclypeus, créé par Gotteau pour y comprendre l'ancien Conodypeus semiglobusj est voisin des EdiinolampaSj dont il se distingue par ses ambulacres non pétaloïdes, son floscelle extrêmement développé, sa forme circulaire; on peut dire aussi par ses pores qui ne sont pas distinctement conjugués. Il est très voisin des Hypsodypeus, Pomel, qui ont des zones poriféres encore plus grêles et des pores parfaitement conjugués. On trouve certainement des passages qui relient ces genres aux Echinolampas. La synonymie de l'espèce est assez embrouillée, elle a été souvent confondue avec le Conodypeus œnoideuSj aussi ne saurait-on avoir de confiance dans les citations anciennes que Ton peut rencontrer, et il faut regarder la figure donnée par Grateloup (loc. cit.), comme étant celle du type de l'espèce. Il est assez admis que c'est bien là le type de Lamarck, cependant Lamarck, dans sa diagnose, dit: Vertice excentrico, ce qui ne s'applique guère à VHaer. semiglobus; son type provenait de Plaisance.

LocaUtè.— Penedo, (VII).

Localités en dehors du Portugal.— Narosse, Dax, (Landes), (Helvétien). Gagliari, (Sardaigne), (Langhien).

PI. XI, fig. 3

Synonymie

Cljfpeaster hemisfihaericut, Lamarck, 1816. Animaux sans vertèbres, vol. m, p. 293.

Ed^inolampa$ hemisphoêricM, Agassiz, 1835. Prodrome, Mém. Soc se. nat de Neuchatel^ 1. 1^ p. 187.

Cljfpeaster hemiq>haericus, Grateloup^ 1836. Mém. de géo-zoologie sur les oursins foss. des env. de Dax, Actes

Soc linn. de Bordeaux, t viii, p. 44.

Clypeeuter semiglohus, Grateloup, 1836. Id., Id., p. 43, pi. I, fig. 7,

Ethinolampas hemisphaericus, Agassiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Eehinides, p. 107. Pygurut hemisphaerieus, d'Orbigny, 18^. Prodrome, t. m, p. 140.

Ediinanthus hêmisphamcus, d'Orbigny, 1854. Revue et mag. de Zoologie, 2* série, t vi, p. 23. * Ediinolan^as hemisphaerieus, Desor, 1858. Synopsis des Ëchinides foss., p. 307.

Ed^inolampai himitphoêrieiê», Gandry, 1869. Géologie de llle de Chypre, p. 301.

Gotteau, 1863. Echinides foss. des Pyrénées, p. 108. d'Archiac, Fischer, de Vemeail;1866, in Tschihatscheff. Descr. phys. de l'Asie

mineure. Paléontologie, p. 310.

Desmoulins, 1870. Spécification de six espèces d'Echinolampas. Actes Soc.

linn. d» Bordeaux, t. xxvn, p. 9.

Lanbe, 1871. Die Echinoiden der Oest-Ung. tertiftr Ablag., Abhandl.derk.k.

geol. ReichsansUlt, t v, Heft 3, p. 65, pi. XVIll, fig. S-3. Cotteau, 1877. Echinides tertiaires de la Corse, p. 275. Fontannes, 1877. Etudes sur les terr. tert du bassin du Rhône, ii. Haut Corn*

tat-Venaissin, p. 49.

Manaoni, 1880. Echinodermi foss. délia molassa serpentinosa» Denkschr. der math, naturw. Classe der Akad. der Wissenscbaften, vol. 42, p. 4, pi. I, fig. 1-3.

Manzoni, 1880. Echinod. foss. pliocenici, Atti délia Soc Tosc. se. natur., nr, p. 332.

Palaedampoi hemisphaerieus, Pomel, 1883. Classification des Echinides, p. 62.

EdiinoUmpai hemitphMricui (var. Bhodi, Laube), Koch, 1887. Die Echiniden der ObertertiAren Ablag. Sie-

benbttrgens, Medic. Naturw. Mittheilungen, 1887, p. 15. B » Gregory, 1891. On the maltese fossil Echinoidea, Trans. R. Soc. Edinburgh,

vol. 36, p. 605.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie détaillée de l'espèce). ■ > Fontannes et Depéret, 1892. Les terrains tert. marins de la côte de Provence,

2* partie, p. 54.

» » Cotteau, 1895. Descr. des Echinides miocènes de la Sardaigne, (Mém. de la

Soc géol. de France, Paléontologie, Mém. n*" 13, p. 32). Fallût, 1895. Notice relative à une carte géol. des env. de Bordeaux, p. 34 et 39. Mazzetti, 1896. Cotai, dei Echin. foss. délia Coll. Mazzetti, p. 32. (Mem. Accad. se. di Modena, t xi).

Dimensions

Longueur 85 à 110 mil!.

Largeur, par rapport à la longueur 0,92 à 0,96

Hauteur, id«, id. 0,33 à 0,42

Test subcîrculaire, arrondi en avant, légèrement rostre en arrière. La plus grande largeur

se trouve au milieu des aires interambulacraires postérieures paires, et, sur ce point, le contour est

souvent légèrement anguleux. Face supérieure presque toujours uniformément convexe, plus ou moins

élevée, rarement un peu conique. Face inférieure pulvinée, déprimée au milieu, autour du péristome,

'tantôt plus, tantôt moins, jamais fortement. Le bord est très arrondi.

Apex excentrique en avant, au 0,45 de la longueur totale. L'appareil apîcal, peu étendu, un peu quadrangulaîre, légèrement renflé, en occupe tout le centre; les quatre pores génitaux, relativement petits, s*ouvrent aux quatre angles.

Ambulacres nettement pétaloides, longs, larges, inégaux, s'avançant près du bord; les zones porifères sont légèrement déprimées, et la zone interporifère est un peu renflée. L'antérieur impair est un peu plus étroit que les autres; sa longueur est légèrement inférieure à celle des ambulacres antérieurs pairs. La zone porifère de droite a quatre paires de pores de plus que celle de gauche. Ambulacres antérieurs pairs notablement plus courts que les postérieurs, leur largeur atteint 15 mill. dans les grands individus^ soit, en moyenne, 0,11 de la longueur totale de Toursin. Les zones interporifères ont quatre fois, à quatre fois et demie la largeur de Tune des zones porifères. Les zones porifères antérieures sont souvent presque droites, tandis que les postérieures sont fortement arquées, resserrées vers leur extrémité, et plus longues; le nombre des paires qu'elles comptent de plus peut

varier de 7 à 15, et cela, dans le même individu. Les ambulacres postérieurs pairs sont plus longs que les antérieurs, et aussi un peu plus larges; leurs zones porifères sont tantôt de longueur presqu'égale, tantôt un peu inégales, les internes ayant 3 à 4 paires de pores de plus que les autres ; elles sont ordinairement un peu moins arquées que les antérieures» mais également resserrées à l'extrémité.

Péristome excentrique en avant, transverse, entouré d'un floscelle assez développé. Les pores des pbyllodes sont à peine multipliés, les bourrelets plus ou moins accentués.

Périprocte fort grand, tout à fait inframarginal, entièrement ouvert à la face inférieure, mais sur une sorte de replat un peu déclive, de sorte qu'on peut apercevcnr l'orifice lorsqu'on regarde l'oursin sur le profil, du côté postérieur.

Tubercules très petits, profondément scrobiculés, épars et serrés; l'espace intermédiaire est garni de granules microscopiques d'une finesse extrême; à la face inférieure les tubercules sont un peu plus développés. Ils sont, en général, exactement semblables à ceux des exemplaires de l'espèce provenant du Dép^ de la Drôme, et pas plus petits, comme le sont ceux de V Echinolampas subhemisphaericus, Pomel. Un exemplaire provenant de Foz da Fonte, où se trouve l'espèce^ lut appartient, suivant toute probabilité, et représente le péristome et une partie de la face interne de la région inférieure du test d'un individu. Un rebord élevé entoure le péristome, qui est pentagonal, sans aucune trace d'auricules; les pores des cinq ambulacres viennent très près du bord supérieur de cette saillie; ils ne sont pas précisément multipliés; quelques uns seulement dévient de l'alignement; les bourrelets ne laissent en dedans qu'une légère impression, mais on distingue la saillie externe par l'orifice péristomal.

I.— Les exemplaires que j'ai examinés sont nombreux; leurs caractères paraissent très constants et je n'ai que des modifications peu importantes à signaler. Presque tons^ sont de grande taille et leurs dimensions proportionnelles peuvent varier dans les limites assez étroites que j'ai indiquées. En général la face inférieure est un peu pulvinée et largement déprimée autour du péristome, quoique jamais très profondément, mais l'étendne et l'importance de cette dépression peuvent varier. Dans certains individus, la face inférieure se montre presque convexe, avec une faible dépression autour du péristome, et la déclivité sur laquelle s'ouvre le périprocte s'accentue; ces individus ressemblent alors beaucoup à un exemplaire de VEchinol. linkii, Goldfnss, provenant de Ralksburg près Vienne, que j'ai sous les yeux, comme les autres caractères sont ceux de VEchinol. hemisphaericus, je pense que c'est avec raison que les deux espèces ont été réunies. Les dimensions relatives des ambulacres pairs sont légèrement variables, et il peut arriver que dans le même exemplaire, l'un des ambulacres d'une même paire est un peu plus large que l'autre; on peut faire la même remarque relativement à la largeur des zones porifères par rapport à celle des zones interporifères. La différence de longueur des deux zones porifères dans les ambulacres pairs peut varier très sensiblement, et cela aussi dans un même individu, comme je l'ai déjà indiqué.

Rapports et différences. — Les exemplaires du Portugal sont parfaitement identiques à de bons échantillons de YEchind. hemisphaericm provenant de Bollène et de S^ Paul-Trois-Cbâteaux, avec lesquels je les ai comparés, et je n'ai aucune hésitation sur leur détermination. L'espèce, depuis longtemps connue, se rencontre dans de nombreux gisements de l'époque miocène. Elle devrait être comprise dans le genre Pcdaeolampas, Bell, mais je ne saurais trouver des caractères qui permettent de l'éloigner du genre Echinolampas; du reste il y a tant de passages qu'il ne me parait pas possible de séparer ces deux genres, et d'établir pour le premier une diagnose ayant une valeur solide.

Localités.— Foz da Fonte, (III). Entre Odivellas et Olivaes, (III). Oeiras près Lisbonne, (III). Quinta de Silva, à Palma de Gima, (III). Praia de Palença, (III). Torre de San Jùli3o, (III). Albarquel, (V). Pedreira do Covïo, (V). Alferras, (Setubal), (V). Palmella, (V). Casai Vistoso, (V, a).

en dehors du Portugal. — Léognan (Gironde), (Langhien inf.). Narrosse» etc. (Lan-

des), (FaloDs bleus» Helvétien). Boliène (Vanclase), S^ Paul-Trois-Gbâteaux (Dr6me)» Gap Couronne, les Martigues, etc., (Bouches du Rhône), (Helvétien). Gavelabra (Gorse), (Helvétien). France. — Monte Titano, (Langhien). Gastel Arquato, (Plaisancien). S. Maria Yigliana, près Montese, (Langbien). Environs de Bologne (Mollasse serpentineuse), (Helvétien). Environs de Sassari, de Gagliari (Ile de Sardaigne), (Langbien). Italie. — Kalksburg, etc. (Leitbakalk, Helvétien), Autriche-Hongrie. — Ile de Malte, (Helvétien). Marrospylios, Ile de Chypre, (Pliocène).

-EOIiEJNOI^AJMJ^A.» HEMTSPH:A.SRI0XJ<9, A.^WLmmlx (Hiamarok)

PL XII, fig. 1

Dlm enslons

Lons[aear 158 mill.

Largeur (146 mill.), par rapport à la longueur 0,93

Hauteur (60 mil!.), id., id 0,34

J'ai sous les yeux de très grands individus, qui, sauf la taille, bien supérieure à celle qu!atteint ordinairement V Echindampas hemisphaericus, présentent si exactement les caractères de l'espèce qu'il m'est impossible de les en séparer, en avouant, toutefois, qu'au premier abord ce rapprochement parait peu probable. Les proportions sont les mêmes, la forme est identique. La face supérieure est presque régulièrement convexe, un peu relevée à l'apex. La face inférieure est, relativement, assez déprimée, en général, et très largement autour du péristome dans l'exemplaire figuré; celle d'un autre l'est beaucoup moins et se montre même pulvinée comme cela arrive fréquemment dans VEchinol. hemisphaericus. Les ambulacres sont absolument identiques, soit dans leur forme, soit dans leurs proportions relatives; ainsi la largeur des ambulacres antérieurs pairs est de 0,11 de la longueur totale du test et les zones interporifères ont quatre fois et demie la largeur d'une zone porifère. L'excentricité de l'apex est la même (0,43). Aucune différence dans la structure du péristome et la position du përiprocte. Quant à la taille, qui parait si disproportionnée, il y a plusieurs passages entre les individus de 110 mill. de longueur et celui de 158 mill., de sorte qu'il m'est impossible de trouver aucune différence, aucun caractère à invoquer, pour conduire à une séparation, et que j'arrive forcément à envisager ces géants comme appartenant à YEchind. hemisphaericus. Gotteau a déjà eu à s'occuper d'un individu de Sardaigne, (Sardaigne, loc. cit.) de dimensions à peu près semblables, (long. 147 mill., larg. 134 mill., hauteur 60 mill.) et il est arrivé à la même conclusion que moi, c'est à dire qu'il le rapporte à VEchinol. hemisphaericus.

Localités.— Marvilla, (VI, c). De Forno do Tijolo à Pragal, (V). Gazai das Rolas, (VU, b). Palma, au N. d'Alcacer do Sal, (VI). Alto dos Buxos, (Trafaria), (V, a).

PI. XII, fig. 2

Synonymie

Echinanihas aremorieus, Bazin, 1884. Echinides miocènes de Bretagne, Bail. Soc. géol. de France, 3* série,

t. xn, p. 40, pi. I, fig. 26-30.

Dimensions

Longueur 36 mill.

Largeur, par rapport à la longueur 0,8i

Hauteur, id., id 0,51$

Test ovale, allongé, arrondi et rétréci en avant, puis graduellement élargi, suivant une courbe régulière jusqu'à un point assez rapproché de l'extrémité des ambulacres postérieurs^ où se trouve le maximum de largeur, il est ensuite graduellement rétréci, et légèrement rostre sur le bord postérieur un peu échancré par le périprocte. Face supérieure uniformément convexe, sans aucune carène dans l'aire interambulacraire impaire. La face inférieure n'a pu être dégagée. Pourtour renflé et arrondi.

Appareil apical excentrique en avant, aux ^V^oo de la longueur. Les pièces de l'appareil luimême ne sont pas visibles.

Ambulacres inégaux, relativement peu pétaloïdes, assez larges; la zone interporifère est un peu plus large que l'une des zones porifères. L'antérieur impair est plus long que les antérieurs pairs, et atteint la déclivité du pourtour; il a 24 paires de pores. Les antérieurs pairs en ont 18. On en compte 22 dans les postérieurs qui sont un peu moins divergents.

Je ne connais pas le péristome.

Périprocte ovale, ouvert au sommet de la face postérieure qui est un peu rentrante, de sorte qu'il se voit lorsqu'on regarde l'oursin en le plaçant sur la face supérieure; il échancré légèrement le bord, ainsi qu'il a été dit. Tubercules relativement très petits, serrés, étroitement scrobiculés, égaux partout sur la face supérieure.

Rapports et différences. — Je ne connais qu'un seul exemplaire que je ne saurais distinguer de YEchinanthus aremorieus. On ne connaît encore qu'un petit nombre A' Echinanthus dans les couches miocènes, aucun ne pourrait être confondu avec celui-ci ; je n'en vois aucun non plus, parmi les espèces eocènes, bien plus nombreuses, avec lequel il soit nécessaire de le comparer.

LocaUté.— Portinho d'Arrabida, (VI).

Localités en dehors du Portugal.— S^ Juvat près Dinan, S^ Grégoire près Rennes, (Helvé* tien). France.

Septembre, 1896

B:BISS0PSIS UU&TTA.T9TaTJ»9 p. de IL.oi-iol, 1800

PL Xni, ûg. 2

Dimenslo ns

Longueur 25 milL

Largeur, par rapport à la longueur 0,84

Hauteur, id., id 0,60

Test obloDg, rétréci et écbaDcré en avaot, rétréci et tronqué verticalemeDt sur la face postérieure. La plus grande largeur se trouve au milieu des aires interambulacraires postérieures paires. Face supérieure uniformément déclive en avant, à partir de l'extrémité de l'aire interambulacraire postérieure impaire, où se trouve Tapex. Face inférieure renflée sur le plastron. Pourtour très arrondi.

Appareil apical presque central. Quatre pores génitaux bien ouverts, les deux antérieurs contigus. Le madréporide, très étroit d'abord, passe entre les deux pores génitaux postérieurs, et s'élargit en arrière en devenant pyriforme.

Ambulacre impair court, composé de pores très petits; il est logé dans un sillon étroit mais rapidement et profondément creusé, puis affaibli près du pourtour qu'il écbancre cependant assez fortement; ses parois sont presque abruptes.

Ambulacres pairs spatuliformes, surtout les antérieurs, relativement courts, étroits, et très creusés. Les antérieurs, assez divergents, sont très faiblement arqués en dehors; les zones porifères antérieures ont 16 paires de pores, dont les sept premières sont atrophiées et presque invisibles, les zones postérieures ont 15 paires de pores bien ouverts. La largeur de la zone interporifëre est égale à la moitié de la largeur de Tune des zones porifères; celles-ci sont larges. Les ambulacres postérieurs sont un peu plus courts que les antérieurs, et plus rapprochés; leurs zones porifères sont droites; on compte, dans les zones antérieures, 14 paires de pores bien développées et une atrophiée; dans les postérieures, onze paires et deux ou trois atrophiées. Les ambulacres n'étant pas séparés au sommet par les aires interambulacraires, il en résulte un espace enfoncé, an milieu duquel se trouve l'appareil apical.

Aires interambulacraires antérieures paires en forme de côte étroite et assez renflée vers les bords du sillon; les postérieures paires ne sont ni renflées ni gibbeuses vers leur sommet qui est plutôt déprimé, et forme un angle aigu; la postérieure impaire, très étroite, n'est nullement carénée.

A la face inférieure, les avenues ambulacraires sont très larges et lisses. Le plastron, fort réduit, est élevé et renflé, de sorte que la face postérieure se trouve beaucoup plus élevée que la face antérieure.

Je ne connais pas le péristome, le test étant détruit dans sa région.

Le périprocte est grand, ovale, allongé, ouvert immédiatement au sommet de la face postérieure.

Fasciole péripétale assez large; il traverse l'aire interambulacraire impaire à peu de distance du périprocte, puis serre de très près les ambulacres pairs; il s'allonge en avant dans les aires antérieures, en se rapprochant du sillon antérieur par un fort sinus, et il le traverse en ligne droite assez près du pourtour. Le fasciole sous-anal, distinct par places seulement, entoure le talon en paraissant passer à mi hauteur de la face postérieure.

Tubercules très petits et serrés sur la face supérieure, plus développés et plus écartés au pourtour, surtout en avant; ils sont gros et très écartés à la face inférieure.

Rapports et différences. — Je ne connais qu'un seul exemplaire, dans lequel, malheureuse-

ment, la rëgioD autonr du përistome se trouve très altérée; il est, du reste, très bien conservé. Voisin dn Brissapsis Borsoni, (Sismonda) Agassiz, il s'en distingue par son appareil apical central et non excentrique en arrière, son sillon antérieur plus étroit, ses ambulacres antérieurs pairs plus courts, formant, entre l'antérieur et le postérieur de chaque côté, un angle moins ouvert et plus aigu; les antérieurs pairs sont aussi moins arqués en dehors, plus divergents, et à peine plus longs que les postérieurs; les aires interambulacr aires sont aussi moins saillantes. M. Pomel a décrit des espèces du miocène d'Algérie qui sont également voisines du Briss. Borsoni, mais n'ont, malheureusement, pas été flgurées. Un examen attentif des descriptions ne m'a pas permis de reconnaître, parmi elles, Tespèce que je viens de décrire. Daos le Briss. Tissoii, Pomel, le sillon antérieur est large et évasé, les ambulacres sont larges et courts, les antérieurs rejetés en dehors, la forme générale est plus large, (0,04, au lieu de 0,84). Le Briss. Delagei, Pomel, est tronqué obliquement en arrière et non verticalement, le sillon antérieur est évasé, élargi en avant, le plastron est moins renflé. On ne peut confondre l'espèce du Portugal avec le Briss. Nicoleti, Desor.

Localité. — Grillos, près Lisbonne, (VI a).

PL XII, ûg. 3-4

Echinui spatagus eompressui et lapidescens in melitenti topho, Scilla, 1 753. De corporibos marinis lapidescen-

tibus, Index, p. % pi. 7, fig. I.

Spatanguê ScUlae, Desmoulins, 1837. Tableau des Ecbinides, p. 392. Sehizaster eurynotus, Agassiz^ 1840. Gâtai. Ectyp. EchinodL foss. mus. néoc, p. 2. Sehizaster graecus, Agassiz, 1840. Id., id., p. 3.

Sehizasier eurynotus, Sismonda, 1843. Memoria sugli Echinidi fossili del Contado di Nizza^ p. 31, pi. 2,

fig. 2-3, (Mém. Acad. de Turin, t vi).

• » Agassu et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Ecbinides^ p. 127. Sckizoiter SeiUae, Agassiz et Desor, 1847. Id., id., p. 127.

Sehizaster graeeus, Agassiz et Desor, 1847. Id., id., p. 128.

Sehizaster eurynotus, Wrigbt, 1855. On fossil Ecbinoderms from the Island of Malta, p. 102. Sehizaster SciUae, Leymerie et Cotteau, 1856. Catal. des Ecbin. des Pyrénées, (Bull. Soc géol. de France^

2« série, t. xiii, p. 342).

» » Desor, 1858. Synopsis des Ecbinides fossiles, p. 389.

• » Cotteau, 1863. Ecbinides fossiles des Pyrénées, p. 134.

• » Karl Mayer, 1872. Verzeicbniss der Verstein. des Helyetians der Schveiz. (Beitr&ge zur

geol. Karte der Scbveiz, 11"* Lief., p. 489). Sehizaster eurynotus, Quensledt, 1872-1875. Petrefactenkunde Deutscblands, iii^ Ecbiniden, p. 672, pi. 89,

fig. 6.

Sehizaster SeiUae, Cotteau, 1877. Ecbinides tertiaires de la Corse, p. 291

» » Cotteau, 1881. Descr. des Ecbinides tertiaires de la Belgique, p. 69, pi. VI^ fig. 3.

» • Mariani et Parona, 1887. Fossili tortoniani di Capo S. Maria in Sardegna, p. 55.

• • Cotteau, Peron et Gautbier, 1891. Ecbinides fossiles de l'Algérie, fasc, x, p. 109.

• • Gregory, 1891. On tbe Maltese foss. Ecbinoidea Trans. R. Soc. Edinburgb, vol. 36, p. 617. » » Cotteau, 1895. Descr. des Ecbinides miocènes de Sardaigne, p. 42. (Mém. de la Soc. géol.

de France, Paléontologie, Mém. n* 13).

» » Mazzetti, 1896; Catal. degli Ecbin. foss. délia Coll. Mazzetti, p. 23. (Mem. Accad. se. Mo-

dena, ser. ii, vol. xi).

(Voir dans Cotteau, Ecbinides tert. de la Belgique et dans Gregory, On tbe Maltese foss. Ecbinoidea, pour compléter la synonymie).

Dimensions

Longueur 43 à 80 mill.

Largeur, par rapport à la longueur 0,88 à 0,91

Hauteur maximum, i(L, id 0,57 à 0,60

Test largement cordiroroie, profondément échancré et rétréci sur la face antérieure, très rétréci et rostre en arriére. La plus grande largeur se trouve vers le milieu de la longueur. Face supérieure fortement déclive en avant, à partir de 1 apex, qui se trouve vers le milieu de Taire interambulacraire impaire. Face inférieure presque aplatie sur le plastron, déclive vers le pourtour à partir des avenues ambulacraires. Le pourtour lui même est très arrondi.

Appareil apical très excentrique en arriére, aux trente trois centièmes de la longueur du test. Deux pores génitaux.

La plaque madréporique, granuleuse, se trouve entre les deux pores, on ne distingue pas ses sutures, les perforations sont peu nombreuses.

Aire ambulacraire impaire logée dans un sillon qui, très large et très profond, presque dès le début, se rétrécit à peu de distance du bord antérieur, entame profondément le pourtour, puis s'affaiblit brusquement et disparait en arrivant au péristome. Le fond du sillon est plat et couvert d'une granulation extrêmement fine et serrée, sans tubercules. Les parois sont abruptes et excavées; l'excavation, limitée par un angle aigu qui est le bord de Taire interambulacraire, est divisée en petites loges verticales séparées par d'étroites cloisons, et correspondant chacune à une paire de pores. Dans un petit exemplaire les sutures des plaques ambulacraires sont visibles; elles sont fort étroites, carénées au milieu jusqu'à leur extrémité interne de sorte que la suture médiane est fortement denticulée; au delà des zones poriféres, elle se coude verticalement dans la partie excavée des parois du sillon que leurs sutures, un peu relevées, font paraître comme divisée en- autant de petites loges correspondant chacune à une paire de pores, ainsi que cela a été mentionné. Les zones poriféres s'allongent immédiatement au bas de Texcavation des parois; elles cessent d être régulières un peu avant le passage du fasciole. On compte quarante paires de pores, disposées sur une seule rangée^ dans chacune des zones du plus grand exemplaire, vingt six dans le plus petit, dans chaque paire un gros granule sépare les deux pores, dont Tinterne est triangulaire et très petit, Texterne arrondi et bien ouvert. Au delà des paires de pores apparentes l'ambulacre se continue jusqu'au péristome par des pores microscopiques, disposés par paires très éloignées.

Ambulacres pairs, longs, étroits, profondément creusés, divergents, sans l'être très fortement, légèrement infléchis en dehors vers leur extrémité, qui est arrondie. A leur origine, ils sont déjà profonds, mais rétrécis, et fortement coudés. On compte 32 paires de pores par zone dans les plus grands exemplaires et, de plus, 8 à 10 paires beaucoup moins apparentes dans le coude étroit et bref qui marque l'origine de l'ambulacre. Les zones poriféres sont larges, de même largeur à peu près que Taire int'erporifère; dans chaque paire les pores sont écartés; les paires elles mêmes sont séparées par une cloison qui forme le bord interne, relevé, des plaques ambulacraires. Ambulacres postérieurs très courts, un peu moins divergents et plus étroits, à peine légèrement infléchis en dehors à leur extrémité. On compte 19 paires de pores pour chaque zone poriTère dans les plus grands exemplaires, plus, trois ou quatre paires très peu apparentes dans l'étroit canal un peu coudé qui commence l'ambulacre.

Les aires interambulacraires antérieures paires sont fortement carénées au milieu, entre les ambulacres pairs et le sillon antérieur, avec un replat prononcé du côté de ce dernier; cette carène s'efface vers les deux tiers antérieurs de Taire; toujours sensible, elle est plus ou moins aiguë suivant les individus. Le sommet des aires interambulacraires postérieures paires est arrondi, peu sail-

lant, mais un peu gibbeux. Aire ioterambulacraire impaire, très courte, fortement relevée en carène an milieu, et formant un rostre qui surplombe notablement le périprocte.

Péristome en croissant, rapproché du bord, aux vingt trois centièmes de la longueur du test; la lèvre, légèrement bordée, est proéminente.

Périprocte ovale, allongé, ouvert sous le rostre de Taire interambulacraire, au sommet de la face postérieure qui est abrupte.

Fasciole peripétale large; il traverse en ligne droite Taire interambulacraire impaire, serre de près les ambulacres pairs, en marquant quelques angles peu accusés; parvenu à Textrémité des ambulacres antérieurs pairs, il traverse, un peu obliquement, les aires antérieures, se coude brusquement près du sillon antérieur pour aller le traverser à peu de distance du bord. Le fasciole peripétale s'embranche vers le milieu de la longueur des ambulacres antérieurs pairs, puis descend obliquement vers la face postérieure, en s'infléchissant fortement au dessous du périprocte.

Tubercules petits, peu saillants et très serrés à la face supérieure, un peu plus développés en avant et au pourtour, et surtout à la face inférieure; ils sont sériés sur le plastron. Les avenues ambulacraires sont lisses et fort étroites; un angle obtus limite, sur leur bord, le contour du plastron.

Variations. — A part les modifications dans la taille et les proportions que j'ai indiquées, je n'ai pas de variations de quelque importance à signaler, bien que j'aie eu de nombreux exemplaires à examiner. Dans les petits indiviiius les ambulacres antérieurs pairs sont presque droits, c'est, du reste, à peine s'ils sont légèremeut arqués en dehors, vers leur extrémité, dans les plus grands individus.

Rapports et différences. — Les exemplaires du Portugal sont très typiques, parfaitement caractérisés, et identiques à des exemplaires de Corse avec lesquels je les ai comparés. L'espèce est très voisine du Schizasier cancUiferus, Lamk., vivant dans la Méditerranée, mais, indépendamment d'autres caractères, elle s'en distingue à première vue par la structure de son ambulacre impair, dans lequel les porcs sont disposés par paires simples, ne formant quune seule série, et nullement dédoublés comme dans l'espèce vivante.

Localités. — De Fonte da Pipa à Costa de Caparica, (VII, a). Pera de Cima près Costa de Caparica, (VII, a). Penedo, (VII). De Picagallo à Fonte da Pipa, (VII), Grillos près Lisbonne, (VI). De Mutella à Forno da Cal, (VI, b). Ginjal-Arialva, (V). Au S. de Lagoa d'Albufeira, (V).

Localités en dehors du Portugal. — Perpignan, (Plaisancien). Bonifaccio, S^ Manza, (Corse), (Langbien et Helvétien). France. — Nice, Palerme, Sasso del Magno près Bologne, (Plaisancien). Italie. — Cap San Marco, Sassari, Ile de Sardaigne. (Tortonien). — Baden près Vienne, Autriche, (Tortonien). — Anvers (Scaldisien), (Pliocène). Belgique.— Oued Soubella, Tizi Ouzou. Algérie, (Langbien). — Morée.

PI. XIII, ûg, 1

Dimensions

Longaear 93 mill.

Largeur 90 »

Hauteur 57 •

Quelques cassures de l'exemplaire unique, type de l'espèce, ne permettent pas de donner des dimensions proportionnelles sufQsamment correctes.

Test de grande taille, subcirculaire, ou plutôt très largement cordiforme, presque aussi large que long, arrondi et légèrement écbancré en avant, rétréci et un peu rostre à l'extrémité postérieure. Pourtour très arrondi. Les cassures ne permettent pas de se faire une idée absolument exacte de la forme véritable de la face supérieure; elle parait avoir été assez uniformément convexe; Tapex se trouve vers le sommet des aires interambulacraires antérieures paires, donc excentrique en avant; à partir de ce point le test s'abaisse uniformément vers le bord antérieur; la déclivité de l'aire interambulacraire impaire est également régulière, mais moins rapide. Face inférieure faiblement et uniformément convexe, aplatie sur le plastron.

Sommet apical relativement peu excentrique en arriére, au ^V^oo de la longueur du test, enfoncé entre les sommets des aires ambulacraires. L'appareil lui-même est détruit.

Âmbulacre antérieur impair, logé dans un sillon relativement assez large^ très profond à son origine, mais graduellement affaibli vers le pourtour, qu'il n'écbancre que faiblement. Les parois sont très abruptes et légèrement excavées sur une faible hauteur; les petites loges formées dans Texcavation par les plaques ambulacraires sont étroites; à chacune correspond une paire de pores séparés par un granule; je ne les vois pas d'une manière suffisamment nette pour en donner un grossissement. Le fond du sillon est plat et finement granuleux.

Ambulacres antérieurs pairs très creusés, très longs (36 mill.), très divergents, fortement et uniformément arqués en arrière sur toute leur longueur; leur largeur est notablement inférieure à celle du sillon antérieur. Les zones porifères sont un peu plus étroites que l'aire inlerporifère. On compte 30 paires de pores dans chaque zone porifère, non compris celles de la partie coudée à l'origine, que je ne puis distinguer.

Ambulacres postérieurs pairs également fort longs proportionnellement (26 mill.), arqués en S, divergents, un peu moins toutefois que les antérieurs. On compte environ 25 paires de pores dans chaque zone porifère, les premières, à l'origine, ne sont pas distinctes. L'extrémité des ambulacres est arrondie.

Aires interambulacraires antérieures paires très élevées, renflées et très rétrécies à leur origine, un angle peu sensible, accompagné d un méplat interne, se montre près du sillon, mais sur une faible longueur. Les aires interambulacraires postérieures paires sont moins resserrées, et beaucoup moins élevées. Il en est de même de Faire impaire qui se relève un peu sur sa ligne médiane, mais en demeurant convexe, sans carène; elle s'avance légèrement^ de manière à recouvrir le périprocte.

Les avenues ambulacraires à la face inférieure sont larges et lisses. On distingue incomplètement les pores autour du péristome.

Péristome assez rapproché du bord, étroit, en forme de croissant; il s'ouvre aux ^/loo de la longueur du test. La lèvre est très proéminente, largement bordée, anguleuse au milieu.

Périprocte ouvert au dessus du léger rostre formé par Taire impaire.

Le fasciole péripétale est large; il forme un angle obtus, prononcé, en traversant l'aire interambulacraire impaire, puis serre de près les ambulacres pairs avec un angle aigu au milieu des aires interambulacraires postérieures paires; il traverse, en ligne droite, les aires interambulacraires antérieures jusqu'à une faible distance du sillon; là il se coude à angle droit, et court parallèlement au sillon; je ne puis le suivre que jusqu'à une faible distance de ce point.

Point de fasciole latéral, ni de fasciole sous-anal.

Tubercules petits et très serrés sur la face supérieure, plus développés vers le pourtour. A la face inférieure ils sont volumineux et écartés dans la région antérieure; ceux du plastron sont plus petits que ces derniers, et disposés en séries chevronnant sur la ligne médiane. Partout où les tubercules ne sont pas très serrés, la surface est couverte de granules dune grande finesse.

Rapports et difTérences. — UOpissaster Cotteri, sauf une forme un peu insolite dans le genre, présente absolument tous les caractères des Schizaster^ à l'exception du fasciole latéral qu'il ne possède pas; c est donc un véritable Opissaster. Il se rapproche de ÏOpissaster Jourdyi, Peron et Gau-

thier, mais il s'en disUngae par son sillon antérieur plus large^ ses ambalacres pairs plus longs, d'allure différente, plus larges, tout en restant plus étroits que le sillon antérieur, par des différences dans le conrs du fasciole péripétale, et par le renflement des aires interambulacraires antérieures paires. Dans VOpissaster insignis, Pomel, espèce également de grande taille, qui, malheureusement, n*a pas été Qgurée, et qui parait certainement très voisine par sa forme» Tappareil apical est à peine excentrique en arrière, les ambulacres antérieurs pairs sont flexueux, les postérieurs droits et bien plus courts, puisqu'ils n'ont que la moitié du rayon, le fasciole péripétale forme un ample sinus arrondi dans les aires ambulacraires postérieures paires au lieu d'un angle aigu arrivant presque à l'ambulacre.

Localité. — Tertiaire du Portugal, sans indication précise.

Collection. — Musée national de Lisbonne.

PI. XIII, fig. 3

Synonymie

Spatangus corsictu, Desor, 18i7, in Agassiz et Desor. Catalogue raisonné des Echinides, p. 113.

• » Requien, 1847. Catalogue des coquilles de llle de Corse, p. 96. » » d'Orbiguy^ 1850. Prodrome, t in^ p. 139.

SpatanguM de^hinus, variété, Desor, 1858. Synopsis des Ecbinides foss., p. 421. Spatangui corsicus, Pictet, 1858. Traité de paléont., 2* éd., t. m, p. 200.

» » Cotteau, 1877. Ecbinides tertiaires de la Corse, p. 333, pi. 17, fig. 1-3.

• » Mazzetti e Pantanelli, 1885. Cenno monogr. int. alla fauna fossile di Montese, p. 67.

» » Cotteau, 1895. Descr. des Ecbinides miocènes de la Sardaigne, p. 52. (Mém. de la Soc.

géol. de France, Paléontologie, Mém. n"* 13).

• • Mazzetti, 1896. Catal. degli Echin. foss. délia Coll. Mazzetti, p. 11. (Mem. Accad. se di

Modena, ser. ii^ yol. xi).

Dimensions

Longueur 77 mill.

Largeur^ par rapport à la longueur 0^93

Hauteur, id., id 0,48

Test plus long que large, cordiforme, fortement écbancré en avant, rétréci et obliquement tronqué en arriére. Face supérieure peu élevée, carénée au milieu de Taire interambulacraire postérieure impaire. Les aires interambulacraires paires ne sont point renflées au sommet; dans les antérieures paires \m méplat assez prononcé existe de chaque côté du sillon antérieur. Ce dernier, très peu accusé au sommet, s'élargit et se creuse graduellement jusqu*au pourtour qu'il échancre profondément; une carène légère le limite de chaque côté. Face inférieure très faiblement convexe, un peu déprimée autour du péristome et légèrement renflée sur le plastron. Pourtour arrondi.

Appareil apical excentrique en avant, aux ^ym de la longueur totale; il est très finement granuleux. Les quatre pores génitaux sont bien ouverts et fort rapprochés; les deux postérieurs un peu plus écartés. Le madréporide commence entre les pores génitaux et s'étend un peu en arrière.

Les pores de l'ambulacre impair, extrêmement petits, sont disposés par paires très écartées.

Ambulacres antérieors pairs pétaloïdes, divergents, assez étroits, longs, sinueux; leur longueur égale 0,36 de la longueur totale du test. La zone porifëre postérieure est plus droite que Tantérieure qui est arquée et compte 29 paires de pores dont les dix premières sont atrophiées. La zone Interporirëre a une largeur égale à 0,14 de la longueur de l'ambulacre.

Ambulacres postérieurs pairs un peu plus l(»igs que les antérieurs pairs, moins écartés, plus effilés, légèrement arqués en dehors à rextrémité; ils comptent 32 paires de pores dont les six premières sont atrophiées.

Péristome fortement labié, éloigné du bord.

Périprocte transverse, au sommet de la face postérieure qui est étroite, un peu évidée et rentrante.

Gros tubercules perforés, crénelés, scrobiculés, petits et peu apparents, mais très nombreux. Ils sont disposés en chevrons plus ou moins réguliers dans les cinq aires interambulacraires, et sont un peu plus développés dans les aires antérieures paires sur lesquelles on en voit jusqu'à Tambitus ; ils se montrent aussi dans le sillon; ils ne dépassent guère l'extrémité des ambulacres dans les antres aires. Toute la surface intermédiaire est couverte, sur la face supérieure, de petits granules scrobiculés, épars, serrés, d'une grande finesse. La face inférieure est couverte de petits tubercules, crénelés, perforés, mais à peine scrobiculés, écartés et plus développés en avant, bien plus fins et plus serrés en arrière. Sur les larges avenues ambulacraires les granules sont microscopiques et très écartés.

Pasciole sous-anal assez large, annulaire.

Rapports et difTirences. — L>xemplaire décrit est parfaitement identique soit à un exemplaire du Spatangtis corsiais provenant de Santa Manza, (Corse), soit à un moule en plâtre d'un type de Sardaigne, donné par Cotteau; il est particulièrement semblable à ce dernier. Dans ces trois individus le sillon antérieur échancre davantage le bord que dans la figure donnée par Cotteau (Ecb. de la Corse, loc. cit.), qui, sous ce rapport n'est pas très exacte, elle n'indique pas non plus le méplat qui existe, de chaque côté du sillon, dans les exemplaires dont je viens de faire mention. Voisin du Spai. delphimi^, Defr., le Spai. corsions s'en distingue par son sillon antérieur échancrant le bord plus profondément, par sa forme plus rétrécie en arrière, sa face supérieure moins renflée, son sommet ambulacraire moins excentrique, ses ambulacres postérieurs plus droits^ sa face postérieure rentrante, ses gros tubercules plus abondants et autrement disposés.

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