ALFORT. — CHARENTON
j4lfort yhamcan qui n’est qu’une dépendance de la commune de Maisons, est séparé de Charenton par la Marne. Il doit sa célébrité à scui école vétérinaire. L’origine de ce lieu est duc à l’un de ces hôtels que nos ancêtres avaient à la camfiagnc, et que nous avons depuis appelés châteaux , alors même (ju’ils n’avaient rien de fortifié. Celui-ci est nommé, dans des litres de i56j et 161a, Iiôtel d’Harrefürt et d’Hallcfort ; il a sans doute été re^ bâti plus d’une fois depuis. Le château qui existe
DEl’XrÈSre PROMENADE.
" aujourd’hui est vaste, mais sans aucune dccorsttion. Ou y jouît du point de vue le plus varié et -le ‘plus étendu. a i
Le célèbre Bourgelat, qui avait fondé à Lyon, sa pairie, la première école vétérinaire, fut charge, ,en 1766, parle ministre liertin , d’en établir une seconde dans le châlcau d’Alfort, Ce nouvel établissement surpassa bientôt le premier; et depuis, sa proximité de la Capitale et un clioix de profes- .seiirs distingués , lui oui conservé la supériorité sur l’école de Lyon. Alfort possède, et tient ouverts tous les jours au public , une riche bibliothèque, et deux cabinets, l’un de zoologie domestique etd’anatoiuiecomparée, l’autrede pathologie. La aéation de ces cabinets, uniques en Europe, est duc au zélé Cbabert , son ancien directeur, (]ui n’a épargné aucun soin pour les porter au point de jKjrfection qu’ils ontatlcint.
Eulrc autres déjiendances utiles de cette école , on di.‘>lingiie encore un jardin botanique, le plus beau peut-être de ce genre qui soit en France; de \astes hôpitaux, où l’on reçoit les. animaux .malades; une pharmacie; un enclos |iour la culture des Iburrages; un l ucher; un troupeau destiné.à 1 des expériences sur le croiseniejit des races, et l’a- 1 mélioration des laines; enlin , un amphithéâtre où ^ les élèves reçoivent des leçons de médecine \ étérinairé et d’économie rurale.