‹ Description des environs de Paris, considérés sous les rapports topographique, historique et monumental;Chapitre 23 sur 63 · CANAL ET PONT OB SAINT-MADR. — BERCT · texte numérisé non relu

CANAL ET PONT OB SAINT-MADR. — BERCT

«labli un peu au-dessus de Cbarcnton Sidnt-Maurice. Creusé presque entier d;ins le roc «f, il est recouvert d’une immense voûte de pierre meulière; Les parois intérieures sont formées par le rocher entamé. Un chemin de hallage, de dix pieds de largeur, borde, sons la voûte, les deux rives du canal , qui a lui-même Irentc-un pieds de largeur d’un bord à l’autre. L’extrados de la voûte est planté de c|uatre rangs d’arbres qui forment une promenade aussi pittoresque par sa situation que par la vue étendue et variée dont ou jouit à l’extrémité inférieure de la voûte. Au niveau du sol d’alentour sont, de chaque côté, deux autres avenues qui vont se joindre à celles qui entourent le port lui-même. Ce port peutcontenir un millier de bateaux ; il a été ouvert dans une île formée par la Marne et un au- LÎen bras de cette ri\ière. Le canal souterrain a environ deux cents soixante toises de long, et le port en a autant. Les eaux surabondantes, distribuées à droite et à gauche dans des cauaiix à ciel ouvert, permettront l’établissement de nombreuses usines, et la chûte dont ou jMJurra disposer donnera le moyen d’élever une quantité d’eau suffisante aux besoins de Vincennes et à la partie haute du faubourg Saint-Antoine dans la<jiiellc les eaux de la Seine ou de l’Ourcq ne peuvent parvenir. Le canal de Saint- Maur, dont l’exécution fait le plus grand honneur aux ingénieurs chargés de le diriger,

DBUXliMK VROMENAOB.

est un des plus importants ouvrages du siècle et l’un des beaux monuments en ce genre.

Bercy, qui touche aux murs de Paris , est un fort grand village connu par ses immenses entrepôts de vin, eau-de-vie et vinaigre pour l’approvisionnement de la Gipilale; il se divise en plusieurs parties, et contient douze cents habitants.

Le château de Bercy, bâti au milieu d’un parc de neufcents arpents dont la Seine baigne les murs, est dans une jKtsition fort agréable. Louis Leve;iu le bâtit pour un sieur de Bercy, intendant des finances. La Guespierre, autre architecte, chargé de sa restauration, le distribua de nouveau, dans le courant du siècle suivant. Paris de Montmartel, qui le posséda en 1 706 , l’orna d’un grand nombre de statues, et fit construire la magnifique terrasse qii> règne le long de la rivière : le vestibule est décoré de pilastres doriques. Lenôtre, dont on on trouve si souvent le nom dans les descriptions de Paris et de ses environs, a encore planté le parc de ce château.

MNCENNJSa.

Le bourg, le château et le parc de V incennea , dont l’étendue est dix-neuf cents arpents, occupent presque tout l’espace au levant de Paris compris , entre cette ville , les coteaux de Montreuil et les bords de la Marne. Les bois de Filcena, dont, par

Vlan lV«irral, du Château de Vineennea .

Pair en Arr dr -Tnoiiiphr.du ('hitrtu tlrVmci

VINCERNKS.

corniption on a fait Vicetme, puis f^incennea , était connu depuis l’an 847 par un titre de l’abbaye de Saint-Maur; té nom de Vilcena se retrouve dans tous les titres postérieurs, et démontre l’erreur où sont tombés les étymologislcs à l’égard de Vincenfaes. L’étendue de ce bois, autrefois beaucoup plus considérable, fut diminuée |>ar les cessions faites à rüvei-ses époques par les rois, aux églises et aux tnonasfcrcs. Louis VII en avait donné aux moines de Orainmont une partie considérable au delà des fossés. PIriKppe- Auguste, non conleul de ces fossés, lit clore en ll83, d’une épaisse muraille, ce qui lui restait dô ce bois. Henri II, roi d’Angleterre , instrfiit de cette dépense , voulant se rendre agréable au monarque français, lui envoya , de ses terres de Normandie et de Guienne , une grande qitatitilé de bétes fauves pour peupler le nouveau parc.

Philippe , trouvant ce lieu propre à la chasse , y bâtit un hôtel de caifipagne que Louis IX aimait à visiter souvent.

En 1274, Philippc-lc-Hardi augmenta de plusicnrs acqviishions le parc de\ incennes, et lui donna une nomellc clôture. Les traces de l’ancienne se tronvent encore à travers le bois , dans une espèce de saiHie que ses ruines ont produites sur le terrain, et que les paysans nomment le Dos d’ Ane.

Jeanne de France, épouse de Philippc-le-Bel ,

l4<5 - DECXIÈME PKOUENADE.

mourut à Vincemics, le 2 avril i3o4,et Louis-le- HiUln , en l3i6. Ce prince fit don, en mourant, de celte propriété à Clémence de Hongrie , qui en joiill en efiet jusqu’en iôi’] qu’elle la céda à son l)cau-frèrc, Plilllppe-le-Long, dont elle reçut en échange la maison du Temple et l’hôtel da Nesle a Paris. Charles-le-Bcl mourut à 'Vincennes, le 2 février J02yj et Jeanne d’Evreux , sa troisième femme, y accoucha deux mois après. En id33, Philippe de Valois assembla à Yincenues tous les évêques , docteurs et abbés qui étaient alors à Paris, pour examiner les sentiments du papa Jean XXII , sur la vision béatifique : grande et oiseuse question qui occupait tous les esprits de l’Eglise. Il paraît qu’à celte époque, le Regale ma~ nerium de Vincennes était en mauvais état, car il fut rasé en i33y, et Philippe de Valois entreprit la construction du donjon que nous voyons aujourd’hui. La mort surprit ce prince dans ce travail , qui fut coutinué , jusqu’au troisième étage , par le roi Jean , et achevé enfin par Charles V. Ces diverses circonstances sont consignées dans une* inscription en vers assez mauvais, qu’on lit sur un marbre noir, à l’entrée du pont-levis du donjon, et qu’on attribue à Philippe Ogier, secrélaii'e de Charles V. Après l’achèvement du donjon, on força les paysans de Vincennes , de Montreuil et de, Fontenay d’y monter la garde.

TINCEMtE*. l4~

Selon Christine deKsari, l’intention de Oiarles V aurait été de créer, à Yincennes, un bourg royal fermé de murs. Pour cela , il avait acheté à se* chevaliers les mieux ainez, des emplacements pour bâtir de beaux manoirs. Ce projet ne fut pas suivi. Le monarque ne (it construire à Yincennes que la Saintc-Clia|vclle , dont nous parlerons. 11 y tint, en iSyS , un concile qui se décida pour Clément Yil , compétiteur d’Urbain Y1 au trône pontifical.

Le roi d’Angleterre Henri Y, qui disputait la couronne de France à Charles Yll, mourut à Yincennes en i4aa. Louis AI, qui se plaisait beaucoup dans ce lieu, l’augmenta et l’embellit. 11 en fit concierge son ancien barbier, Olivier, surnommé là Diable, ou le Mauvais, à qui il donna «n outre une maison dans le vilhage, avec un para <le deux cents arpents. Sous le gouvernement de ce méchant prince, le château de Yincennes , qui n’avait été jnsque4à qu’un lieu de soûlas , devint tm séjour d’angoisse et de douleur. Louis XI , * cruel et superstitieux , aimait à avoir ses victimes près de lui : combien de malheureux ont gémi entre ces épaisses murailles, depuis 147a, qu’élevées d’abord pour le plaisir , elles furent changée* en prison d’état. Les successeurs du sombre Louis XI, n’aimant sans doute pas à vivre sous \ le même toit que les victimes de leur pouvoir, ne

UÜL’XIÈin PSOHEKADE.

vinrent plus à Vinceones. Charles IX senlemeul , bourrelé de remords , y traiiia souvent sa mélancolie, et y termina, le 3o mars 1674, des jours empoisonnés par l’honiicide journée de la Saint- ' Bartbélemv.

Marie de Médicis , Louis Xlll et Louis XIV , habitèrent Vinccnnes. Le régent y tint Louis XV . «pielques mois.

Le château de Vincennes se trouvant sans destination depuis que les rois n’y habitaient plus, le marquis do Furcy, qui en était gouverneur , y établit, en 17511, une manufacture de porcelaine qiû n’eut pas de succès , et fut transférée à Sèvres.

Cependant le donjon continua de servir de prison d’état, et de recevoir, à ce titre, jusqu’eu 1784, les plus nobles hôtes; que, devenu à peu pr« inutile, il fut ouvert par ordre de Louis XVI. Mais ce ne fut pas pour long-temps : en 1791 , les prisuus étant encombrées, on voulut rendre au donjon de Vinccnnes sa deuxième ou dernière destination. Le peuple de Paris, qui venait*de renverser la Bastille , alarmé d’un tel projet , se porta à Vincennes avec l’intention de détruire aussi cette ancienne prison. 11 y eût réussi , sans le général Lafayettequi,à la tôle de la garde nationale parisienne, arrêta et dissipa les démolisseurs. Cet événement fut cause qu’on c(»$a les réparations de ce donjon. Le château de Vincennes devait être

VIIieXNNI».

vendu ; mais, en attendant , il servit jusqu’en 1 7q4 de prison aux femmes de mauvaise vie. Desliné de nouveau à la réclusion de ce qu’on appelle les cri~ mineLs d’état , ou plutôt des victimes d’une politique souvent injuste et cruelle, Vincennes a vu périr le duc d’Engliien , arrêté contre le droit des gens, le i5 mars î8o4 en pays étranger, condamné à mort, le 20 , par une commission militaire, et fusillé le ai , dans les fossés où il fut •nterré.

Vincennes forme aussi, depuis une trentaina d’années, une espèce d’arsenal. Cette place n’est pas sans importance sous ce rapport, et le brave général Daumesnil , si connu du peuple et de ses frères d’armes soiisle nom de la Jambe de bois, sut, par sa fermeté, la préserver en 18 14 et 181 5, d’être prise par les Cosaques et les Prussiens.

La disposition générale de ce château , comme on peut le voir sur le plan que nous en donnons (pl. iq.), forme un rectangle d’environ cent soixante-dix toises de longueur sur 100 de largeur; il se compose cf abord d’anciens liàüments, terminés ou construits par Charles V, et de nouveUes constructions élevées par Marie de MérKcis, Louis XllI et Louis XIV. Autour de ce parallélogramme, on voit encore des restes de tours cai'rées, disposées avec symétrie | et dont la seule aujourd’hui entièrement conservée, et qui fut la plus

l5o DECXliuK ntOlflENADZ.

célèbre, est le donjon. De larges fossés (a) avec revêtements, autrefois remplis d'eau vive, et maintenant à sec , entourent l’ensemble de l’édifice dans lequel on n’entre que par deux ponts-levis.

En entrant dans ce château par le bourg (6) , on traverse la première partie divisée en plusieurs cours (c) par divers bâtiments irréguliers et sans symétrie , dont une partie (</) remonte au temps de la construction du premier château. A l’extrémité de la première cour, on en trouve tine seconde, à droite de laquelle s’élève le donjon, et k gauche, la Sainte-Chapelle.

Le donjon est entouré d’une enceinte et de fos-^ sés particuliers (e), profonds de quarante pieds, avec un revêtement à pic. Sou enceinte particulière, composée d’une épaisse muraille et d’une porte défendue par deux tourelles,' est coiironuée d’une galerie percée de meurtrières, et flanquée de quatre tourelles. Deux ponts-levis, dont un pour les voitures, et l’autre pour les gens de pied , donnent accès dans la cour qui forme cette enceinte ; à droite du premier se voit la table de marbre et l’inscription dont nous avons parlé.

La tour du donjon (f)esl carrée et accompagnée de quatre tourelles; elle a cinq étages, auxquels on monte |var un escalier d’une construction hardie. Cliaque étage est composé d’une vaste salle carrée , dont la vofttc , en pierre , est soutenue

TIRCE.'tNES.

par un gros pilier , et dans laquelle est une iiumcnse clic minée. Chaque tourelle forme, aux angles de la grande salle, une cliambrc de treize pieds de diamètre, avec une cheminée. A la hauteur du quatrième étage, on fait extérieurement le tour de l’édifice sur une galerie qui règne en saillie. Le comble qui termine le cinquième, étage, est voûté en pierres d’une coupe très-curieusc , et forme une terrasse, d’oàl’on jouit de la vue la plus magnifique. A l’un des angles de cette terrasse, s’élève une guérite en pierre, dont, l’exécution est de la plus grande délicatesse.

Le nom de salle de la question, que portait celle dti premier étage , indique assez quel était son afii'euse destination. Dans la salle du dernier étage, les rois tenaient leur conseil ; elle en avait pris le nom de Salle de conseil. La pièce commune est fermée par une porte très-épisse, et . chaque chambre , ou prison , l’est par trois portes doublées en fer et qui , s’ouvraut en sens contraire, se barrent rneiproquement. *

Les murs de ce donjon , q^ui ont seize pieds d’épisscur, ont été construits d’une manière si solide , qu’ils ne portent encore aucun signe de vétusté. Les neuf autres tours carrées servaient aussi < de prison ; celle qui est appelée la Tour de la surintendance, contient quatre cachots de cinq a six

DEDXli:M¥ rnOUERAOE.

pieds en csrrc , oit , les lits sont en pierre , et uq grand caveau ori l’ou ne peut descendre que par. un trou pratifjué dans la voûte; c’est un véritalile tombeau.... ()ii est pénétré d’un sentinient d’hofreur, en parcunrant ces lieux dont }es tn3tes éckos ont si souvent répété les sanglots des malheureux que des crimes imagin.' lires y avaient conduits, et que la vengeance y a lait expirer. Aujourd’hui Vincennes n’est plus um: pnson , et le donjon, vieux témoin, des malheurs de tant de victimes, sert de dépôt j>our la pou dre.

La Sainte-Chapelle (^),ifondée par Charles V en r 579, et rebâtie , en grand e partie , sous les règnes de François l” et de Henri U, est un bel édifice d’un gothique svelte et gracieux, dont les düTérentes parties présentent le style de co genre de décoratiou à l’époque du retour du bon goût, c’est-à-dire quelles sont de la plus grande richesse. L’intérieur, très-simplement orné , n’était remarquable que par ses vitraux peints par Jean Cousin, d’après les dessins de Raphaël. Détruits, pour la plupart , depuis long temps, il n’y eut que sept de ces précieux vitraux transportés au Musée des monuments français, lors de son établissement. Les cérémonies de l’ordre de Saint-Michel se firent dans cette chapelle, suivant l’ordonnance rendue en 1 557 par Henri 11, et j usqu’à l’institution de l’ordre

TIIfCENKES.

du Saint-£»prit par Henri 111. Louis XIV ayaiiJ, en quelquç sorte, rétabli l’ordre de Saint-Michel, on en continua les cérémonies à Vineennes, jusqu’en 1798 qu’elles furent transférées à l’église des Cordeliers de Paris.

La troisième cour (à) , dite cour royale , dans laquelle qn parvient, en traversant des portiques (r) qui ne manquent pas de beautés, est fornaée par deux grands bâtiments modernes. Celui de gauche (l) fut eommencé par Marie de Médicis ; il est simple en profondeur, et contient de vastes appartements qu’on appclüitappartementsdcla Reinemère. Celui de droite (/), commencé sans doute aussi sous Marie de Alédicis , ou peut être bien sous le règne de Louis XIH , ne fut terminé que sous le règne de Louis XIV, ainsi que tous les bâtiments du château neuf. Il est double en profondeur , et contient deux grands appartements. Dans le bâtiment qui donne sur le parc, était l’appartement du roi, et sur la cour, celui de la reine.

Ces appartements avaient été richement décorés et embellis de peintures estimées de Manchole , do Ba i zoni , de Seve, et de Philippe do C.lvmipague. La plupart do ces ouvrages sont encore assez bien conservés.

Les façades de ces deux corps de bâtiment, d’une parfaite symétrie , sont décorées d’une or-

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duimniice dorique en pilastres qui embrasse deux étages, et d’un attique; des vases, à l’aplompdes pilastres, terminent cette décoration. Ces deux bâtiments sont réunis à leur extrémité par deux murs ou galeries découvertes , ornés de bossages, couronnés de balnstradcs et percés de grandes arcades dont les pieds-droits sont décorés de niches, ornées de statues de marbre que le temps a presque détruites. La porte (/n) de cette cour, du côté du bourg , est décorée intérieurement de quatre colonnes toscanes d’un bon style. En face, est la porte (rt) qui donne entrée sur le parc; de ce côté, elle a conservé son ancienne construction , mais sur la cour royale (V. pl. 20.), elle représente un bel arc de triomphe, décoré d’une riche ordonnance de six colonnes do»iques ; divisant sa largeur en trois parties inégales , celles des côtés sont enrichies de niches qui étaient ornées de statues antiques en marbre, et, au-dessous , de bas-reliefe.

Cette magnifique décoration s’unit aux deux ailes par les galeries découvertes ; et cet ensemble harmonieux présentait, avant la mutilation, le spectacle le plus majestueux. Ce bel arc de triomphe est d’une parfaite exécution; il fait le plus grand honneur à Louis Leveau , qui fut chargé de tous les travaux du château neuf, par-

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ordre de Louis XIV, dont IL était le premier architecte.

La destination actuelle du château a exigé des dispositions qui ont entraîné la mutilation d’une grande partie de cet intéressant édifice ; mutilation que les amis des arts et des monuments qui rappellent les époques de notre histoire, déploreront éternellement.

Au milieu du parc se trouvait, avant la révolution , un couvent de Minimes qui avaient succédés aux Bons-Hommes, fondés {>ar Louis VU. Tous les bâtiments de cette habitation religieuse ont été détruits , à l’exception de ceux qui formaient le pied-à-terre des rois , et qui sont aujourd’hui une retraite charmante au milieu de cette solitaire et sombre forêt.

Le bourg de Vincennes , dont une partie s’aj)pclait autrefois la Pissote, est grand, bien bâti et bien percé. 11 est traversé par la route de Coulommiers à Paris. Ou arrive à cette dernière ville par une longue et magnifique avenue de quatre rangées d’arbres , parfaitement de niveau an moyen de murs de soutènement considérables venant aboutir à la barrière du Trône, qiii forme mie des plus importantes entrées de la Capitale.

Ge bourg est le siège d’une justice de paix, et

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compte dix-neuf çeuts habitants. La fête communale qui a lieu chaque année , le 1 5 août , à l’entrée du bois, est une des plus renommées des environs de Paris , et attire une grande affluence.

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