JJ
IA TILLE DE TEftSAILIES.
fronton riangnlaire. Cet ordre se fait remarquer par la l)eaii{é de ses proportions et la pureté de scs . profils.Lc plan de l’édiüce est d’une disposition fort simple; il se compose, à l’intérieur, de trois nefs rllvisécs par vingt colonnes d’ordre dorique cannelées, dont l’entablement reçoit la reloml)éc de la voûte principale, qui est en berceau et décorée’ de caissons. Deux hémicycles terminent les extré- • mites de lagrandenef; l’un d’eux contient le chœur, l’autre, l’atrium. I^cs portes des sacristies , plâtrées dechaque côté du chœur, sont ornées de üjontons et de l»as-reliefs sculptés par Lecomte. Derrière le sanctuaire s’élève un clocher dont le dessin est assez lourd. Le peu de soin donné à sa construction ayant fait qu’il menaçait ruine avant d’être entièrement achevé , il Lllut l’entourer d’un encaissement en pierre, auquel on joignit j)etit portail postérieur ou posticurn , décoré de deux ; è, colonnes. Quoique cette additioji ne puisse pas être • considérée comme faisant partie de» la première disposition , 1 ensemble de cette heureuse compo- «ition n en fait pas moins hqnneur ^ notre école •et à son auteur, qui occupera toujours un rang distingué parmi nos meilleurs maîtres.
On remarque encore à Versailles plosicurs belles Casernes qui formaient , avant la révolution, les Ecuries de la reine ct^des j)rinces, et les Hôtels . . des Gard<s-du-Corps. ' » v-
Ql'ATRlÊMS PHOSraNADE.
La Suriiitenclaiicc , la Chancellerie,' la Geôle,, niôtel du Gouvernement, la nouvelle Prison bâtie sur les dessius de Petit, sont encore des édificeft considérables.
. Outre les jardins du plais , qtü sont ordinairement tres-fi équentés , les nombreuses avenues qui prtagent la ville , et les campagnes charmantes qui l’entourent, lui procurent une infinité de promenades agréables, et attirent dans son sein la * foule des étrangers. .
Le peuple de V ersailles est généralement inactif : aussi, dans cette ville , voit-on très-peu d’établis-' sements industriels. La seule spéculation à laquelle ses habitants paraissent s’être livrés avec quelque succès , est celle des pépinières. On •. èn trouve un grand nombre à Versailles, et toutes sont remarquables par leur bonne tenue, et la beauté des élèves qu’cllcs livrent au commerce. ■ > ^
Versailles a vu naître le général Hoche et le poëtc Ducis.' • '
Parmi les jardins prticuliers, que contient la
ville de Ver.salllcs, il ne faut plus chercher celui
de madame Elisabeth , dont Delillc a dit :
Les Grâces, en riant, dessinèrent Montreuil.
Il a été. détruit comme celui de madame' de ] Provence, dont il ne reste plus que 1# pavillon