‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 10 sur 107 · ADMISSION DES PRODUITS · texte numérisé non relu

ADMISSION DES PRODUITS

la galerie des machines et plusieurs annexes reçurent leur aménagement défmitif.

Dans le rapport que nous avons déjà cité, M. Leplay explique ainsi la cause et Tinconvénient des retards qu*on peut constater à chaque exposition universelle :

« Loin de se croire obligés d'être prêts au jour indiqué, un grand nombre d'exposants tiennent à s'installer tardivement, afin d'éviter la poussière des travaux voisins et les risques qui peuvent en résulter. Quelques-uns môme semblent être mus, dans ces retards calculés, par le désir de dérober à leurs concurrents la vue de leurs produits, ou encore de tirer parti de ce qui peut être exposé par des rivaux plus exacts. La commission qui préside à ces travaux précipités d'installation a donc la mission presque impossible de tenir envers le public un engagement qui ne dépend pas d'elle seule , et que des milliers de volontés particulières s'étudient à éluder. Cependant les visiteurs sont fidèles au rendez-vous donné; ils arrivent au jour dit, tenant à honneur d'assister à l'ouverture, et disposés à payer d'un haut prix cette faveur. Lpur déception n'en est que plus bruyante : dès lors se répand partout la nouvelle que rien n'est prêt et qu'il faut différer sa visite. Ainsi le succès de l'entreprise est compromis gravement dès le début et parfois d'une manière définitive. »

Pour vaincre la négligence ou la mauvaise volonté des industriels dont l'installation n'est pas prête au jour fixé, nous voudrions que dans les futures expositions on punisse sévèrement les retardataires, soit au moyen d'une forte amende, soit mieux encore par la privation de toutes récompenses.

Le règlement général publié par la commission autrichienne mettait à la charge des exposants un droit de location de 10 florins par mètre superficiel dans les galeries du palais de l'Industrie et un droit proportionnel dans celles des machines et dans les jardins. Afin de facilitera ses nationaux l'accès de l'Exposition, le gouvernement français prit à sa charge tous

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I frais de location afférents aux espaces attribués à la France ; de sorte que les seules dépenses restant à la charge des exposants furent celles du transport de leurs produits, des installalions particulières , telles que vitrines, gradins, étagères; du déballage, du loyer des caisses pendant l'exposition et de la ^^expédition des produits (I).

^k La dépense la plus importante des exposants consista dans HpB frais de représentation. A l'étranger il est nécessaire de confier ses intérêts à des personnes parlant la langue du pays ûîi l'on est et celle du pays d'où viennent les produits, et possédant en outre des notions sur la spécialité qu'ils doivent expliquer et faire valoir. La plupart des représentants à Vienne, dans les sections de la mécanique et des sciences, ont été payés 500 francs par mois avec un bénéfice déterminé sur tes afTaires qu'ils ont préparées ou conclues ; dans les sections agricoles, industrielles et métalhirgiques, plusieurs exposants se sont réunis pour confier leur représentation à une même personne afin de diminuer d'autant leurs frais ; mais comme ces représentants avaient des clients dans plusieurs spécialités il en résultait qu'ils ne connaissaient pas très-bien les produits dont ils devaient énumérer les qualités, et que ni près le jnry des récompenses, ni près le public ils n'ont bien rem-

Éi leur mandats.

Les compag-nies de chemins de fer consentirent, sur la deandc du commissariat fran(,'ais,àunc réduction de 50pour (00 snr leurs tarifs pour tons les objets qui devaient figurer à l'Kxposilion, et mirent en outre h la disposition du public des billets

Klep et retour à prix réduits.

(I) Ces frais, qiti paraissent minimes, fiireiil assez élevés; le piiv de la iioiirriliiro des loyers ayant iiugmenlé à Vienne, les o 'il repreneurs et Itis ouvriers se firent pajer des prix eiorbiiaiits. Un ouvrier menuisier ^taît coté 2 fr. 30 l'Iieure; un peinUc en lellres ne voulait pas Iravaillcr il moins de SO francs par jour ; les Toiir-

nitareï élaient taxées dans les mêmes proporlinns.Tuiisles exposants se plaignaieut,

ils étaient bien forcés de passer par là pour ï'instiiller, heureux encore ceux

étaient servie les premiers et qui n'étaient pas torcés de séjourner des semaines

i Vienne pour surveiller eux-mêmes l'ïiislallalion de leurs pruduits.

s ORGANISATION DU JURY DES RÉCOMPENSES.

Araot leur admission, les œuvres d*art furent soumises à un comité nommé par le ministre de l'agriculture et du commerce, les produits de l'agriculture et de l'industrie furent admb sur l'avis favorable des chambres de commerce et des comités consultatifs d'agriculture de France. En général le contrôle des chambres de commerce fut une simple formalité, car nous ne connaissons aucune demande qui ait été rejetée.

Les produits exclus de l'Exposition furent les matières explosibles et facilement inflammables. Les esprits et alcools, les huiles et les essences, et généralement les corps qui peuvent altérer les autres produite exposés ou bien incommoder le public, ne furent admis que dans des vases solides et de dimensions restreintes.

La force motrice nécessaire pour mettre les machines en mouvement a été mise gratuitement à la disposition des intéressés.

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