HAUTS FOURNEAUX
aux parois du fourneau, et y forme des conoretions qui empêchent la descente régulière des charges.
La vérité est qu'après une longue période de service on n*a jamais constaté de concrétionsi et que la proportion de charbon a toujours été, toutes choses égales, de 10 à 15 pour 100 plus faible que dans les hauts fourneaux ordinaires.
La principale modification apportée par M. Buttgenbach, dans le modèle exposé à Vienne, consiste dans une grande diminution de la base à la partie qui supporte la cuve ; cette diminution est accompagnée d'une pente si considérable du centre vers la naissance des étalages, que l'espace autour de l'ouvrage et des étalages a encore été élargi davantage.
Les figures 1 et 2 (pi. 3) se rapportent à une disposition de fourneau dont l'intérieur est presque cylindrique, et dont les supports de base sont en fonte. Les figures 3 et 4 se rapportent au modèle exposé à Vienne, avec cône intérieur très-prononcé et chemise reposant sur sept piliers en briques.
Les figures 5 et 6 représentent le système particulier de poitrine du nouveau fourneau. Celte poitrine est fermée par une tympc de fonte, laquelle se trouve refroidie dans la position ordinaire par un courant d'eau que fournit un serpentin en fer emprisonné à l'intérieur de la fonte. Dans le milieu de cette plaque est ménagée une ouverture de 0",02 de largeur sur presque toute la hauteur ; le tuyau rafraîchisseur se trouve le plus près possible de cette fente, qui est fermée par de l'argile ordinaire. La partie supérieure de la fente se trouve à 0",08 audessus du centre de la ligne des tuyères. Du reste, les indications suivantes suffiront pour donner une idée de l'ensemble de la disposition : le niveau centre des tuyères est en ab; on voit en c la colonne de la poitrine ; la dame est en d; le trou de coulée en e:p est l'espace entre la dame et la tympe fermée avec de l'argile; t est la tympe en fonte, et r la tuyère du rafraîchisseur.