‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 35 sur 107 · OUTILLAGE DE FORGES · texte numérisé non relu

OUTILLAGE DE FORGES

Frappeur à vapeur Davlea {S team Striker). — Le frappeur à vapeur de M. Davies, de Newport (Angleterre), est destiné aux petites forges qui ne comportent pas l'emploi de marteaux pilons, et dans lesquelles il peut remplacer les ouvriers frappeurs ; il figurait déjà à l'Exposition de 1867, où il fut trèsremarque. Depuis cette époque, l'inventeur, sans modifier le principe sur lequel est basé son appareil, s'est appliqué à en simplifier la construction et a présenté à l'Exposition de Vienne le modèle reproduit dans tous ses détails par les figures de la planche 6.

Le frappeur de l'Exposition de 1867 était établi de façon à pouvoir desservir plusieurs enclumes à la fois, en le plaçant au centre d'une circonférence occupée par les enclumes et les étampes. Le mécanisme du marteau frappeur était porté sur un btlti pivotant enfoncé dans le sol. En soulevant ce bâti au moyen de la pression hydraulique, on pouvait le faire tourner de façon à placer le marteau en face de l'enclume à desservir.

Cette disposition, sans présenter de grands avantages dans la pratique, avait le double inconvénient de nécessiter Tem-

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ploi simultané de la pression hydraulique et de la vapeur, et d'augmenter considérablement le prix de revient de Tappareil par la construction de la partie en contre-bas destinée à obtenir le mouvement circulaire.

Sans énumérer les perfectionnements de détails apportés au frappeur Dévies exposé à Vienne, nous ferons remarquer que le mouvement de rotation a été supprimé, l'appareil repose sur une plaque de fondation, et ne doit desservir qu'une seule enclume.

Comme on peut le voir à l'inspection des dessins, le frappeur Davies est une sorte de martinet, mis en mouvement par un piston à vapeur et pouvant osciller de façon à frapper sous un angle déterminé.

Les deux figures placées à la gauche de la planche 6 donnent l'élévation d'ensemble et le plan du frappeur, et les autres figures, les détails de construction à une échelle plus grande.

L'arbre qui porte le marteau oscille autour d'un axe, et son extrémité inférieure se relie à une courte bielle dont le second point d'attache est à la partie supérieure de la tige du piston moteur; cette bielle suit naturellement le mouvement du piston dans sa course ascendante et descendante. Dans notre dessin, le piston est représenté à fond de course et la bielle, en appuyant sur l'extrémité de l'arbre du marteau, le maintient au point extrême auquel il peut être soulevé. Le piston a (r,152 de diamètre et sa tige 0*,075 ; sa course est de 0",127 et correspond à une course cinq fois plus grande du marteau, soit 0",635. Le croquis détaché représente le collier servant de guide à la tige du piston.

Sur l'oreille placée à l'extrémité supérieure de la tige du piston, se fixe une tige qui suit nécessairement les mouvements de ce piston. La partie inférieure de cette tige en forme de fourchette, dans laquelle est pratiquée une entaille curviligne, est reliée à la tige du tiroir pour lui communiquer un

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mouvement alternatif de ya*et- vient ; les figures en élévation et en plan indiquent cette disposition. Les dessins montrent également la forme adoptée pour le tiroir de distribution et les conduites de vapeur. Le môme tuyau, divisé par une cloison, est utilisé pour l'arrivée et l'échappement de la vapeur ; il est placé au centre du mouvement de rotation do tout le système dont nous parlerons plus loin. La pression de la vapeur se fait toujours sur les deux surfaces internes des pistons du tiroir de façon à le maintenir en équilibre, la vapeur est admise alternativement à chaque extrémité du cylindre moteur, et lorsqu'elle s'en échappe, elle se trouve en contact avec les surfaces extérieures des deux pistons de la distribution avant d'arriver à la moitié du tuyau de vapeur réservé à l'échappement.

L'appareil tout en entier se compose de deux parties en fonte, la première porte le marteau et renferme tout le mécanisme que nous venons de décrire, et est supportée par la seconde partie qui sert de bâti. Les supports de ce bâti ont, l'un 0",305, l'autre 0'",610 de diamètre; les dimensions ont été déterminées de façon a assurer le jeu du marteau et celui des appareils moteurs, et à donner une solidité suffisante à l'ensemble du frappeur, tout en permettant le mouvement de rotation nécessaire pour que le marteau puisse frapper sous un angle donné.

Ce mouvement de rotation s'obtient à la main au moyen d'une vis agissant sur une roue dentée; il est figuré dans la coupe transversale (vue arrière). Le tuyau d'admission et d'échappement de la vapeur vu en coupe est, comme nous l'avons dit, placé au centre du mouvement de rotation, et avec les dispositions adoptées le mécanisme de distribu' ion entraîné dans ce mouvement peut continuer à fonction aer régulièrement.

Le frappeur est mis en action et arrêté par l'ouvrier qii doit s'en servir sur son enclume ; il presse à cet elTet avec

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son pîed sur un levier qui sert à ouvrir le robinet d'introduction de la vapeur; lorsqu'il relève son pied, le levier retombe et ferme immédiatement l'introduction. Le forgeron peut donc utiliser tout seul le frappeur Davies, lorsqu'il s'agît de frapper normalement sur l'enclume; s'il devient nécessaire de frapper sous un angle donné, il lui faut un aide pour faire manœuvrer le mécanisme du mouvement de rotation.

Le frappeur fonctionne avec une pression de 2*^,5 de vapeur, mais il est plus avantageux d'utiliser la vapeur à 4'', 5 ou 5 kilogrammes de pression ; on peut également faire marcher l'appareil en se servant de l'air comprimé ou de l'eau en pression comme force motrice ; le marteau peut frapper de trois à quatre cents coups par minute,

Harteaa pilon de lUllI. Schaltz et JL. Gobel. — Le marteau pilon à simple effet de deux tonnes et demie, exposé par l'usine Th. Schultz et L. Gobel, présente un ensemble de bonnes dispositions et la construction en est à la fois simple et solide.

Les figures de la planche 5 donnent l'ensemble et les détails de ce pilon. A gauche se trouve l'élévation avec vue en coupe de la distribution; à droite, la coupe transversale du pilon par l'axe; au centre, une coupe partielle horizontale prise à moitié hauteur des glissières. A gauche de l'élévation est une coupe du cylindre et de la distribution, et dans le bas à droite une coupe du cylindre avec les colonnes creuses qui le consolident au-dessus du bâti transversal. Le croquis placé à la droite de la coupe transversale donne le détail d'attache de la tige du piston avec le pilon.

Le cylindre a O^jaOO de diamètre et 1",500 de course ; il est consolidé par deux colonnes creuses venues de fonte avec lui qui reposent sur la partie supérieure des montants verticaux du bâti, auxquels le cylindre se trouve fixé par des boulons.

La distribution de la vapeur se fait au moyen d'un tiroir circulaire et de deux soupapes équilibrées reposant sur des sièges en bronze; le tiroir circulaire a la même forme que ceux

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employés dans les machines à vapeur Corliss, et. il est placé sur le luyau d'arrivée de la vapeur. L'une des soupapi's sert à l'iutrodueUon, l'autre à l'échappem-ent; elles sont maintenues «■n place par un ressort à spirale enroulé Bur la lige qui les porte.

Il est facile de comprendre le fonctionnement du tiroir circulaire et celui des soupapes. Le pilon étant au bas de la course pour lo soulever et le laisser retomber sur l'enclume, on ouvre le tiroir circulaire au moyen du levier de manœuvre et pour la valve d'introduction, il suffit de laisser a^ir un ressort qui imprime un mouvement de torsion à l'arbre vertical portant à sa partie supérieure les leviers do manœuvre des soupapes. Sar ce m&mc arbro est calé un er^ot portant un galet à son extrémité ; avant que le pilon n'arrive au haut de sa course, «ne sailli(>-guide rencontre le galet, et en l'écartant donne un nouveau mouvement de torsion à l'arbre qui a pour résultat do renverser le mouvement des soupapes en fermant celle d'admission et en ouvrant celle d'échappement. La vapeur qui soolevait le piston s'échappe par l'orifice qui lui est ouvert, et le piston retombe de tout son poids sur l'enclume.

La course du marteau est réglée par des guides en saillie ses côtés et glissant dans des rainures en fonte montées les poutres horizontales on fer. Les détails de construction de ces poutres sont indiquées dans les diverses figures de la planche 5; elles ont 0°',(i2o de hauteur et sont écartées de 0",628; elles reposent à chacune de leurs extrémités par des colonnes cylindriques en fonte ayant )".248 de hauteur,

,037 d'épaisseur et un diamètre moyen extérieur de 0", 913;

les sont reliées à leur base par dos tirans en fer forgé.

L'enclume ne présente aucune disposition particulière, et les dessins suffisent pour montrer comment elle est établie. Le piston est en fer a\ec une simple bagne en acier. La tige du piston est en acier, à son extrémîlé est une boule cylindrique, laquelle uxigcpour sa mise en place une holte du stuffing

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