MOTEUR SULZER. , Î
de la course, ce qui est bien suffisant dans tous les cas.
Le régulateur Porter est sensible et puissant, deux qualités qxxi l'ont fait préférer aux autres ; il n'est cependant pas indispensable à ce système de distribution, les appareils Buss et Proell, par exemple, rempliraient tout aussi bien le programme.
Les soupapes sont à très-peu près équilibrées, elles s'ouvrent et se ferment rapidement, et presque sans bruit, à cause des cylindres à air placés au-dessus des tiges, l'air servant de coussin élastique pour amortir leur chute.
Ces soupapes et leur siège sont en fonte très-dure, préparée spécialenient pour cet usage. Les sièges, étant rapportés dans le cylindre, peuvent d'ailleurs être facilement déplacés pour l'examen et la rechange.
L'expérience a démontré que l'usure des soupapes était inappréciable malgré une marche permanente fort longue. Les constructeurs nous ont montré à Vienne des soupapes intactes qui avaient déjà fonctionné six ans sans aucune interruption.
Nous devons insister sur ce point, car c'est le seul qui présente une différence notable lorsqu'on établit un rapprochement entre les machines Sulzer et Corliss. De fait, les soupapes sont bonnes, elles fonctionnent bien et elles bouchent aussi hermétiquement leurs orifices que les meilleurs tiroirs en usage. Il était à craindre que les effets de dilatation des sièges emprisonnés dans le cylindre fussent différents que ceux des soupapes libres de toute entrave, mais le faible diamètre des pièces et surtout la constance de la température ont complètement obvié h cet inconvénient.
Remarquons en outre que les quatre soupapes, comme tous leurs organes, sont très-accessibles et que, placées dans l'axe même du cylindre, en dessus et en dessous, les espaces nuisibles sont réduits à leur minimum.
La disposition d'ensemble du condenseur et la construction
de la pompe à air sont indiquées, en coupes transversales et
longitudinales, planche 21.