MOTEUR SULZER. S
Babcock, Wilcox et autres constructeurs américains; les glissières et le palier moteur sont d*une même pièce. Le cylindre est supporté par des patins qui laissent libre la plus grande partie du dessous. La glissière, ouverte sur le devant, est tournée juste au diamètre du cylindre, et, comme le couvercle 8*emboite bien exactement, il en résulte une concentricité parfaite.
Le cylindre est fondu avec son enveloppe et son fond. Les galeries pour l'arrivée et la sortie de la vapeur sontjégalement venues de fonte avec le cylindre.
La crosse du piston, la bielle, la manivelle et Tarbre, sont en fer forgé ; la tige du piston et la plupart des organes de distribution sont en acier fondu. Les coussinets de Tarbre moteur sont en bronze avec métal antifrictions sur une grande surface; ils sont en quatre pièces, facilement ajustables et permettent un rattrapage de jeu normal.
La bielle a une longueur égale à cinq fois la manivelle.
Le cylindre est protégé contre tout refroidissement par la vapeur venant directement du générateur et par une triple chemise de ciment, de feutre et de bois. La distribution s*opère au moyen de quatre soupapes équilibrées : deux à la partie supérieure pour l'admission, deux à la partie inférieure pour l'échappement. Le mouvement est donné par un arbre longitudinal, tournant à hauteur de Taxe du cylindre et commandé directement par Tarbre moteur au moyen d'engrenages coniques.
Sur cet arbre sont placés deux excentriques et deux cames manœuvrant les soupapes de la manière suivante : l*" pour ce qui concerne l'échappement, les deux soupapes reçoivent un mouvement invariable des cames, de sorte qu'elles sont toujours ouvertes et fermées à un moment précis de la course du piston. La disposition des cames est telle que les soupapes sont levées très-rapidement, qu'elles restent complètement ouvertes pendant presque toute la durée
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qu'elles sont fermées instantanément par l'action d'un ressort placé à leur partie inférieure. L*eau de condensation, s'il 8*en forme dans le cylindre, trouve une évacuation naturelle et les purgeurs sont tout à fait inutiles.
Les barres d'excentriques sont formées chacune de deux flasques assez distantes l'une de l'autre et réunies à l'extrémité inférieure par le corps de l'excentrique et à l'extrémité supérieure par une traverse servant de guide à la tige de manœuvre.
Un arbre parallèle au premier, mais ne régnant que sur la longueur du cylindre, porte trois leviers, dont l'un (figure en pointillé pi. 21, coupe transversale) est attaché à la tige dn régulateur et les deux autres servent de supports aux petites bielles d'oscillation de la tige commandant les soupapes.
Cette tige est terminée par un châssis portant à l'intérieur de la traverse inférieure une plaque d'acier. Les flasques des barres d'excentriques ont également une petite traverse qui pénètre dans le châssis de la tige et qui est garnie, comme la première, d'une plaque de frottement.
Les excentriques ne sont nullement solidaires des leviers de soulèvement, de telle sorte que si, par l'efTet du régulateur, la plaque du châssis ne rencontrait pas celles des barres d'excentriques, il n'y aurait aucune admission de vapeur, et que si, au contraire, ces plaques restaient constamment en contact, les orifices resteraient ouverts pendant toute la course du piston.
Le mouvement de déclanchement s'opère donc transversalement et il subit à chaque révolution l'influence du régulateur. Dès que les plaques cessent d'être en contact, les soupapes se ferment brusquement par l'efi'et des ressorts placés dans leur prolongement.
Dans la machine exposée à Vienne, la détente pouvait varier de 0 à 60 pour 100 de la course. Les constructeurs ont établi des machines où la limite de détente atteignait 100 pour 100