‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 65 sur 107 · MOTEUR DE GORLITZ · texte numérisé non relu

MOTEUR DE GORLITZ

Hactalne de la miinaractare de Gprlltz. — Voici (pi. 25) une machine rustique, simple et bien établie. Elle ne renferme pas, il est vrai, les améliorations récentes dont s'est enrichi lart de la construction des moteurs, mais elle a de sérieuses qualités qui doivent la faire préférer aux machines plus perfectionnées dans bien des circonstances.

Cette machine est du système Woolf, sans enveloppe de vapeur autour des cylindres. Le diamètre de ses pistons est respectivement 0'",310 et 0",580, leur course est de 0'",800. Le nombre des révolutions par minute est de 1 15 ; la pression de la vapeur, de 5S200.

Toutes les pièces principales reposent sur un bâti double en forme d'U renversé, d'un bon dessin, sans moulure ni autre ornement inutile. Les deux cylindres sont fondus d'une seule pièce, les deux couvercles et les deux fonds sont rapportés.

Le cylindre à haute pression est muni d'une détente Meyer, actionnée par un double excentrique et renfermant cette particularité, que les tiroirs de détente sont manœuvres par une lige dont l'axe est sur le môme plan que la surface des lumières, au lieu d'en être assez éloigné, comme cela a lieu ordinairement. On a obtenu ce résultat en donnant une grande épaisseur au tiroir et en ménageant une rainure à sa partie centrale.

La détente peut varier de 0™,10 à 0"',90 de la course.

Les deux tiges du piston sont attachées a la môme manivelle ; il est donc nécessaire que la vapeur passe directement de l'avant du petit piston à l'arrière du grand ou de l'arrière du petit à l'avant du grand. Cette disposition, qui augmente l'espace nuisible, est très-économique de construction. On a d'ailleurs supprimé toute chambre intermédiaire, établi un conduit direct sous les deux cylindres et réduit autant que possible la boîte h tiroir du grand cylindre.

Le tiroir du grand cylindre a beaucoup de recouvrement extérieur; il n'offre aucune particularité digne d'être citée. Son mouvement est donné par un excentrique, calé sur l'arbre

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moteur et actionnant un axe de renvoi à deux leviers ; on passe ainsi de l'autre côté du bâti sans aucune complication. Le piston du cylindre à basse pression a une tige beaucoup plus ^s s forte que celle du cylindre à haute pression à cause de la,^^ s détente, qui est ordinairement assez prolongée dans le petite Jil cylindre. Le piston est également plus épais dans le grandJEz^d que dans le petit cylindre; aussi pour conserver la même^i^e hauteur des corps cylindriques, a-t-on donné aux couvercle^^ -s du petit cylindre une entrée plus épaisse.

Une forte traverse, aux extrémités de laquelle sont montée -s les coulisseaux des glissières, porte les deux tiges de piston , ainsi que la bielle, dont la chape est disposée pour la bonn^^ e répartition des efforts. Comme le changement du degré d -e détente dans le petit cylindre peut faire varier la puissanc:^- e relative des deux cylindres, les constructeurs ont raboté It^^s glissières sur trois faces, de sorte que le guidage est obtem n horizontalement et verticalement.

Le régulateur est un pendule Watt ordinaire à grosses boules et à faible amplitude, il agit sur une série d'engrenages et de roues à rochets pour éloigner ou rapprocher les tiroirs de détente, suivant que la vitesse augmente ou diminue. Quand on veut changer le degré de détente à la main, ou fait tournera droite ou à gauche le petit volant figuré à la partie supérieure du plan.

Avant de se rendre au condenseur, la vapeur d'écliapperaenl du grand cylindre traverse un réchauffeur tubulaire à pression pour Teau d'alimentation; elle passe également sous une soupape qui peut être utilisée pour marcher sans condensation.

Le condenseur est dans l'axe du grand cylindre, la pompe à air est actionnée par le prolongement de la tige du piston. Les clapets sont en caoutchouc avec grille en bronze. La pomp^ | i d'alimentation reçoit son mouvement du prolongement de la tige du petit cylindre; elle envoie leau dans le réchauffeur. I ^^

MOTEUR DANEK. 225

La longaenr totale de cette machine est de 7", 50; sa lar- ^ur ne dépasse pas 1",60.

De tontes les machines économiques exposées à Vienne , celle-ci nons a paru la plus simple, et si le principe de la sup- 3)re8sion des enveloppes de vapeur était définitivement admis, nions n'aurions aucun reproche à lui adresser. Mais jusqu'à 3)renve évidente du contraire, nous considérons l'enveloppe comme nn véritable progrès.

Hotenr Dasek, de Praire. — La machine horizontale ^ont nons donnons le dessin (pi. 26) est destinée à faire marcher des laminoirs ; aussi elle se distingue à première vue jpar ses proportions massives. Le diamètre du cylindre est de ^■,762; la course du piston de 1",220. L'arbre fait 100 révolutions par minute. La pression effective est de 5*^,275. La diétente varie de 10 à 50 pour 100 de la course.

Le tiroir de distribution est à quadruple orifice, le tiroir die détente est placé obliquement sur la boîte du premier. Les deux excentriques, au lieu d'être calés sur l'arbre moteur, sont placés sur un arbre intermédiaire, actionné par deux engrenages de même diamètre.

Une soupape cylindrique, placée sur la boîte à tiroir, permet d'introduire la vapeur sur le tiroir de détente ou directement sur celui de distribution. Cette même soupape sert à tlonner on à supprimer toute vapeur dans le cylindre.

L'extrémité de la tige du piston est guidée par un coulisseau frottant sur une glissière en fonte fixée au fond du cylindre. De cette façon on n'a jamais à craindre l'ovalisation du cylindre par le poids propre du piston.

A l'antre extrémité delà tige du piston est fixée la tête de la l)ielle guidée par deux fortes pièces de fonte prises dans une double glissière. Le bouton de la manivelle est fixé sur un Risque en fonte; l'arbre moteur a un diamètre de 0"',356.

Le bâti est en deux parties reliées entre elles par deux fortes plaques de tôle et quatre clavettes.

aie MOTEUR danbk.

Bien qu'il soit admis par les maîtres de forges qae les machines destinées à conduire des laminoirs et exposées à des chocs violents doivent présenter une masse considérable poar résister à tous les efforts qui peuvent se développer, on se demande s'il ne vaudrait pas mieux construire des machines mieux étudiées et plus parfaites que de se contenter d'exagé* rer les dimensions et par suite les poids de tous les organes d'une machine très-ordinaire. Toutefois il faut constater qae jamais on n'a fait de machines plus rustiques, plus simples et plus capables de résister à de rudes épreuves que celle de Danek.

Puisque le nom de ce constructeur est venu sous notre plume» nous allons donner une idée de l'importance de ses ateliers, les plus renommés de la Bohème.

La société de constructions mécaniques, qui a pris anjonrd'hui la suite des affaires de M. Danek, possède trois usines: une à Prague, une à Carolinenthal et une à Aussig, sur l'Elbe.

Elle fabrique spécialement des sucreries, des moulins, dei brasseries et des machines de mines.

Sa production, en 1 872, s'estélevée à 8 500 000 kilogrammes de métaux ouvrés, comprenant entre autres appareils 215 machines à vapeur d'une puissance totale de 5 420 chevaux.

Les trois établissements occupent 1 500 ouvriers, 20 contremaîtres, 40 ingénieurs ou dessinateurs et 30 comptables.

Voici la nomenclature exacte des machines exposées par ûanek, elle donne une juste idée de l'importance de sa fabrication :

Machine à vapeur double pour laminoir; diamètre des cylindres, i°',100; course, 1",300; force, 1 000 chevaux ;

Machine à vapeur double pour l'extraction du charbon; diamètre des cylindres, 0",483 ; course, l'",932 ;

Machine a balancier, treuil a vapeur, pompe à air, pompe i eau, machine alimentaire, marteau pilon ; Cisailles à fer pour les lopins^ laminoirs à broyer, machine

MOTeUR BROTHERHOOO ET HÂRDINGRAM. 227

à casser les pierres, pompes centrifuges, soies pour couper les blocs ;

Batterie de diffusion de sucrerie, appareil d'évaporation Robert, appareil d'évaporation à double effet, condensateur plat ;

Coupe-navets, machine à cingler, presse à colonnes, filtrepresse, grue de 14000 kilogrammes.

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