‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 96 sur 107 · L. Ressort d'expansion garni do cuir · texte numérisé non relu

L. Ressort d'expansion garni do cuir

M. Ressort du rêgulaleur.

N. Segments do plomb du régulateur.

(). Cliaîiielle pour desserrer le ressort d'expansion.

R. Roue d'engrenage du treuil.

S. Noix dcnroulemcnt de la chaîne.

Lorsqu'on luurno la manivelle dans le sons indiqué parla flèche, on entraîne tout d'abord l'arbre et le levier C; celui-ci pousse sur la douille I), laquelle agit a son tour sur le ressort d'entraînement, et par suite sur la poulie motrice commandant la noix S et élevant la charge. Si, interrompant l'action de montée, on abandonne la manivelle, le fardeau tend à faire tourner en sens inverse la noix, la roue, le pignon et la poulie; mais toutes ces pièces sont maintenues immobiles par le ressert d'expansion, qui, tant qu'il est comprimé, ne peut que suivre le mouvement de la douille D, laquelle est calée par

le rochetE. Si on actionne la manivelle en sens inverse du mouvement de montée, on tire sur la cliaînette 0 et on détruit radhérence du ressort ; le fardeau descend alors et prend une vitesse proportionnelle à son poids, à la hauteur de la chute et au degré de desserrage du ressort. Dans le cas où cette vitesse viendrait à dépasser une limite déterminée d'avance, la force centrifuge du disque en plomb ferait ouvrir le ressort de sûreté, et la douille D, appuyée sur son rochet, opposerait une résistance au mouvement. Comme on le voit, la douille D est la pièce principale du treuil, elle sert de point d appui pour modérer la puissance et pour empêcher une descente trop brusque du fardeau. Le diamètre de ses portées est très-réduit, afin d éviter un travail de frottement exagéré.

On voit par ce qui précède qu'en tournant la manivelle d'un sens on soulève la charge ; en Tabandonnant à elle-même, on laisse les choses en état sans avoir à redouter aucune chute ; en tournant en sens inverse, on opère la descente avec une vitesse régulière. La manœuvre est donc d'une extrême facilité et on n'a plus à redouter le retour rapide de la manivelle et ses déplorables conséquences.

Le frein de sûreté pourrait parfaitement servir pour régler la vitesse d'une machine, chaque fois qu'on désire empêcher de trop grands écarts de vitesse sans s'inquiéter de la bonne utilisation du travail moteur, comme cela arrive dans les petites machines pour le travail en chambre. Son application serait d'ailleurs très-utile dans tous les appareils de chargement et de déchargement, quel qu'en soit le système.

La planche 58 montre la disposition de l'ascenseur exposé à Vienne.

A est la benno où se placent les personnes ;

B, B, les guides de la benno ;

C, l'arbre moteur ;

D, la transmission intermédiaire ; £, le treuil do levage ;

4Gi APPAREILS DE LE\'AGE.

F, le c&blo ou chaîne do traction;

G, la chaîne de sécurité ;

H, la poulie régulatrice de descente ;

I» le contro-poids do la poulie II ;

J, J, le cadre de manœuvre;

K, la corde de transmission intermédiaire ;

L, L, les tringles de manœuvre ;

M| le levier pour la manœuvre de rinlériour de la benne ;

N, N^ les poulies folles ;

0, la poulie de levage calée sur Tarbre D ;

P^ la poulie do descente reliée à Tarbre par un ressort d*entrainemenl.

L*appareil se manœuvre du bas ou de Tintérieur de la cage. La courroie de commande est amenée soit au moyen des tringles I, soit au moyen du levier M, tantôt sur les poulies folles N, N, tantôt sur la poulie motrice P, tantôt sur la poulie à friction 0 ; dans le premier cas la cage reste suspendue où elle se trouve, dans le deuxième cas elle s'élève et dans le troisième cas elle agit en sens inverse du mouvement, jusqu'à ce que l'adhérence du ressort renfermé dans le treuil E soit annulée ; la cage descend alors et son mouvement est régularisé par le frein contenu dans la poulie de sécurité H.

Nous ne décrirons pas en détail les combinaisons de leviers, de cordes et de poulies qui servent à transmettre les mouvements des tringles L, L et du levier M : les combinaisons varient dans chaque cas particulier et ne font pas partie intégrante du système ; cependant nous ferons remarquer que dans l'ascenseur exposé à Vienne elles étaient assez bien réussies pour que les visiteurs pussent, sans apprentissage, s'élever, s'arrêter et se descendre eux-mêmes et sans que pendant six mois on eût eu à signaler le moindre accident.

En outre de la chaîne F servant à la traction, une seconde chaîne G, qui passe sur la poulie H et qui est terminée par un contre-poids, a pour but non-seulementd'empêcher les vitesses de descente exagérée, mais encore de soutenir la benne en cas de rupture de la première chaîne.

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