MACHINES GRAMME
longueur et 1",30 de largeur. 11 renfermait 64 bobines
fixées à la circonférence de 4 rouleaux en bronze montés sur un môme axe horizontal. Les disques complets tournaient devant les pôles d'une série d'aimants, à raison de 450 tours à la minute.
La lumière produite est de 250 becs Carcel : la force nécessaire au mouvement, de 3 chevaux-vapeur ; le prix total, moins la lampe et le projecteur, de 8000 francs. Cette machine, dont le brevet est, depuis quelques mois, dans le domaine public, coûte peu d'entretien et don ne un résultat des plus satisfaisants comme constance du courant et facilité de manœuvre. Elle ne peut être employée utilement que pour la production de la lumière électrique.
M. Gramme s'est proposé de transformer, dans les meilleures conditions possibles, la force mécanique en électricité en se servant du magnétisme comme intermédiaire.
Pixii a le premier résolu ce problème en construisant une machine qui est plus connue sous le nom de Clarke et qui a reçu une série de perfectionnements de MM. Wilde, Siemens, Wheatstone et Ladd.
Tous ces appareils, fondés sur le même principe, produisent des courants alternativement de sens contraire, de sorte que pour beaucoup d'usages on est obligé do pourvoir la machine d'un redresseur ou commutateur; cet organe est sujet à s'user rapidement en raison des étincelles qui s'y produisent inévitablement, et ces étincelles mômes font perdre une quantité notable de l'électricité produite.
Beaucoup de physiciens cherchaient un moyen de produire des courants d'induction continus, et ce problème est encore à l'ordre du jour; mais M. Gramme en a trouvé une solution éminemment pratique fondée sur un artifice très-remarquable. Son appareil se compose d'un électro- aimant déforme particulière, mobile entre les pôles, d'un aimant ou d'un électroaimant. L'électro-aimant mobile présente l'aspect d'un anneau