MACHINES GRAMME. 4ST
lournftnl autoup do son ceutrc et dans son plan. C'est en ri^atiLô un électro-aimant sans fin, car li> noyau est un anneau de fer sans solution do continuilL'ct le lil qui est enroulé sur ciî noyau ne présente non plus aucune solution de continuité. On peut le concevoir comme formé par un électio-aimant droit, qu'on aurait courbé en cercle, et qu'on aurait BOudé par lus extrémités, fer contre fer et RI avec fil. On sait que certains électroaimants droits (notamment ceux des bobines d'induction) sont formés de bobines distinctes placées les unes au bout desautres en chaîne, c'est-ii-dire en tension ; c'est aussi de cette faijon qu'est distribué le Ul sur l'anneau de(Jrannnc.
L'intensité du courant croit sensiblement comme la vitesse de rotation ; le mouvement producteur de l'électricité est continu, et le circuit jamais rompu, car lee froltcurs commencent à loucher l'un des rayons avant d'avoir abandonné le précédent. La machine Gramme fournit des courants continus comme une pile, des courants constants si sou mouvement est uniforme ^^ des courants d'intensité variable ù volonté dana les limites ■■iBez étendues, avec la vitesse du mouvement. ^^ II est facile de modifier cette machine ponr lui faire produire des effets de tension ou de quantité on enroulant sur l'anneau du fil fin ou gros; la résistance de la source varie ainsi à volonté par la construction de la machine, età ces dilférentes résistances correspondent des tensions différentes do l'électricité fournie par la machine.
Htt L'invention si ingénieuse dont nous parlons a des applica- P^bne extrêmement variées. La galvanoplastie, la lumière électrique, la Itiérapeutique, la télégraphie, les signau-v de chemins de fer, etc., etc., peuvent recevoir des progrès considérables de ce nouveau producteur d'électricité.
Trois modèles des machines Gramme étaient exposés dans la galerie des machines, un pour l'argen turc, un pour la produc- 1 de la lumière électrique et un pour les expériences de h- •aloîro.
4GB MACHINES GRAMUE.
Le dessin ci-dessous n-présenlo lu module adopté défmi- (ivemenl par la maison Ctirîslotlo, de Paris, pour l'argenture.
rifr II.
*" La hauteur est de !",30; la base est carrée à angle arrooS plus grande largeur de la machine, comprenant l'arbre et les
HACHINES GKAMfi|[;. 400
poulies, est deO^.SO; ie prix total, de SfiOO francs. Le dépôt par lieupe est de 0',800 d'argent; la Force employée, de I cheval-vapeur.
La machine à lumière se composait de six rouleaux ou électro-aimants verticaux, etd'unu double bobioesur un arbre
Iue. Les dimensions principales étaient : Hauleur lolale 1=,40 Largeur 0 ,80 Longueur de l'arbre et des poulios. . . 0 ,96 Poids Lolal 9(i0 kil.
!e développait un courant électrique capable de faire rougir un fil de cuivre de 10 mètres de longnour sur O^.OOl de diamètre. Sa lumière était d'environ 900 becs Carcel ; son prix, de 10000 francs. Uès le commencement de l'Exposition, cette machine a été achetée par l'université de Ppsth (1).
L'appareil de démonstration avait été construit parla maison Ilresuet. Sa force est d'environ fi éléments Buqsoii ; son prix, de tiOO Francs. Il se compose d'un aimant entre les pùles duquel on fait tourner une bohinc, des supports de la bobine, d'un couple d'engrenages, pour donner la vitesse suffisante, et de deux balais en cuivre, pour recueillir le courant. Rien de plus simple, de plus ingénieux et de plus pratique que cette disposition.
La machine Gramme a été imaginée en vue de produire de l'électricité par la force motrice, et tous les savants sont d'accord qu'elle présente aujourd'hui la solution la plus satisfaisante de ce problème; mais elle peutencoru, en renversant le rôle des organes, être utilisée comme moteur : il suffit pour
' (1) PcndauirExpositlon ilc Vienne, des expérionce.s les plirs condunnics avaient lieu i LoiJiIresel plaçuient la macliiim Giatunii: au preiuier ring des appareils il liimiArc iîlec[ri(]ue. tJn phare il'iiiie riuiivâlle Jisposiiiun, coiisiniilpar MM. Wliioidon et Cooki-, el placé sur In Inor de Westminster. reccvHit le cnunnil d'une puislanle mai^liine sortie des ateliers do riiiventeur k Pnris, el lançait ses nyons dans toales leH directloni. Jamais pareille iittensild luniinciiso ii'uvait élé prnd'illa dans un ifeul fiis;<:(!aii. A S kilonjùlres cnviruii, la lumière ûclipsoil cuinpiéletneiil le pue de ra|)|)areil We^^liani, essaya en cuticurrenue aveu la niacliiiie Gramme.
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