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LEPRE TUBERCULEUSE

Sous le nom de lèpre tuberculeuse, M. Alibert a compris Véléphantiasis des Grecs et celui des arabes. Ces deux maladies dif-

fèrent pourtant essentiellement. La première consiste en une inflammation de la peau et du tissu cellulaire , caractérisée par des tubercules et de la bouffissure; la seconde constitue une pblegmasie des vaisseaux et des ganglions lympbatiques sous-cutanés, qui s'étend ensuite au tissu cellulaire et quelquefois à la peau.

ELEPHAINTIASIS DES GRECS.

L'élépbantiasis des Grecs est une inflammation chronique et apyrétique de la peau et du tissu cellulaire , caractérisée par de nombreux tubercules plus ou moins larges, saillans, irréguliers , assez mous, rouges ou livides à leur début, mais présentant plus tard une teinte fauve ou bronzée; quelquefois indolens , ils sont d'autres fois au contraire très-sensibles au toucher. Ces tubercules sont accompagnés d'un boursouflement du tissu cellulaire souscutané et se terminent par résolution, suppuration , ou par de petites ulcérations qui s'étendent rarement en largeur et en profondeur, et se couvrent de croûtes adhérentes, au-dessous desquelles se forme une cicatrice.

Cette maladie peut se manifester sur tous les points du corps , mais on l'observe le plus souvent à la face , et surtout aux oreilles et au nez, aux membres, et spécialement aux membres inférieurs. Tantôt elle est ainsi bornée à un seul siège, tantôt elle est presque générale. Toutefois, elle occupe rarement le tronc, même dans les cas où elle a fait beaucoup de progrès sur la face et sur les membres.

L'apparition des tubercules est ordinairement précédée de légères taches d'une couleur diiférente chez les nègres et chez les blancs; chez Jes premiers elles sont plus noires que le reste de la

peau, ordinairement fauves ou rougeâtres chez les seconds; bientôt ils se manifestent, tantôt spontanément, tantôt au contraire d'une manière lente, sous l'apparence de petites tumeurs molles, rougeâtres ou livides, d'un volume qui varie depuis celui d'un pois jusqu'à celui d'une noix, et quelquefois plus. La peau, à cette époque , devient quelquefois tellement sensible , que l'on a entendu dire à des malades, que lorsqu'on les toucboit, même aux endroits qui n'étoient pas le siège des tubercules, ils ressentoient une douleur qu'ils comparoient à celle que l'on éprouve à la suite de la contusion du nerf cubital, lorsqu'on se frappe le coude. Ces tubercules, comme nous l'avons dit, se développent le plus ordinairement à la face, et y déterminent souvent une bouifissure générale.

La maladie peut rester ainsi stationnaire pendant un temps plus ou moins long; mais quelquefois elle fait des progrès terribles ; ce ne sont plus quelques tubercules que l'on rencontre çà et là , mais la face entière se couvre de ces tumeurs noueuses, séparées par des rides très-prononcées. On observe une horrible déformation des traits : les narines se dilatent, et des tubercules tout-à-fait informes se développent sur les ailes et sur le lobe du nez ; les oreilles deviennent monstrueuses , les lèvres sont grossies , les sourcils et les cils tombent; la peau prend une teinte bronzée générale, qui s'étend jusque sur les muqueuses qui l'a voisinent. Aux membres, profondément sillonnée, onctueuse et luisante, elle se couvre de tubercules énormes , aplatis , répandus surtout sur les faces externes. Le tissu cellulaire sous-jacent est tuméfié, et ces régions plus ou moins déformées, présentent un aspect souvent repoussant. La sensibilité , qui étoit si vive , devient tout-à-fait obtuse , et même peut disparoître entièrement ; la voix s'éteint , la vue s'affoiblit, l'odorat est réveillé avec peine par les stimulans les plus énergiques; le tact est singulièrement émoussé et quelquefois perverti de la manière la plus étrange.

L'état général du malade se ressent de cette altération : il est

abattu 5 il a perdu de son énergie morale, il tombe dans une non- * clialance, dans un découragement fort remarquable. Quant au libido inexplebilis , qui, suivant quelques auteurs, accompagneroit presque constamment cette maladie , il n'a pas été généralement observé.

Enfin , Félépliantiasis des Grecs peut se présenter avec des caractères plus graves encore : les tubercules s'enflammentj ils deviennent le siège d'ulcérations blafardes et de mauvaise nature; ils sont baignés par un liquide sanieux, qui se concrète et forme des croûtes adhérentes, noirâtres, plus ou moins épaisses. Ces croûtes laissent quelquefois des cicatrices après elles, et c'est une des terminaisons heureuses de cette maladie , quand elle est bornée à de petites surfaces ; mais quand tout le corps en est couvert, on conçoit facilement ce que présente tout-à-la-fois de hideux et de grave l'état d'un malade en proie à cette horrible affection.

Indépendamment de ces altérations des tégumens et du tissu cellulaire sous-cutané, il en existe ordinairement d'analogues dans la bouche. Les tubercules, moins volumineux que ceux observés à la peau , sont principalement situés sur la voûte palatine et forment une sorte de bande mamelonnée qui , des dents incisives, va en s' élargissant vers le voile du palais. Celui-ci est lui-même affecté ainsi que la luette. Chacun de ces tubercules, après être resté plus ou moins long-temps stationnaire , s'enflamme isolément, et se termine par une petite ulcération qui ne s'étend presque jamais en largeur ou en profondeur. Les malades n'éprouvent souvent aucune incommodité de la présence de ces tubercules dans la bouche , et ne se doutent pas même de l'existence de ces élevures. On en observe plus rarement sur d'autres régions de la bouche. Les amygdales, le pharynx et la membrane muqueuse des fosses nasales sont également affectés d'une inflammation chronique : l'odorat se perd ou diminue ; un flux considérable a quelquefois - lieu par les narines ; une douleur gravative se fait sentir vers les sinus frontaux; la voix s'éteint et devient nasillarde, etc. Les

principaux organes de la digestion et de la respiration restent, du moins en apparence , long-temps étrangers à ces désordres.

Diverses inflammations de la peau et des membranes muqueuses peuvent compliquer accidentellement l'éléphantiasis des Grecs, et modifier son expression syraptomatique. Quelques semaines avant la mort, chez les vieillards ou chez les individus épuisés par d'autres inflammations internes , la sensibilité s'éteint quelquefois totalement dans les membres inférieurs, et les ulcérations des tubercules sont bientôt frappées de gangrène.

La durée de cette maladie est toujours de plusieurs années , lorsqu'une complication grave ne la rend pas plus tôt mortelle.

L'étude anatomique des tubercules de l'éléphantiasis, dans leurs différens degrés de développement, celle des organes sécréteurs des poils, dont la chute est un des symptômes fréquens de cette maladie, l'examen de chacune des parties constituantes de la peau et celui du tissu cellulaire sous-cutané correspondant aux points affectés , n'ont pas encore été faits avec cet esprit'd'exactitude qu'on apporte aujourd'hui dans les recherches d'anatoniie pathologique. On n'est pas même encore fixé sur la structure des tubercules de l'éléphantiasis: les uns disent qu'ils les ont trouvés solides et graisseux ; d'autres les ont comparés à de petits kystes qui contenoient une sérosité gluante et d'une couleur rougeâtre. Le derme n'est ordinairement enflammé que sur les points où les tubercules sont en suppuration , ou remplacés par des ulcérations plus ou moins considérables. On a trouvé quelquefois les muscles et les tendons si adhérens les uns aux autres, qu'il étoit difficile de les isoler. Les malades ont ordinairement succombé à des phlegmasies chroniques de la membrane muqueuse des voies aériennes , du pharynx et des poumons.

Arétée et plusieurs autres médecins a voient avancé que l'éléphantiasis étoit contagieux. Vidal et Th. Fléberden ont soutenu , avec raison , qu'il n'existoit pas une seule expérience positive qu'on pût citer en faveur de l'assertion du médecin grec. On pense

assez généralement que la malpropreté , l'usage d'alimens de mauvaise qualité et l'habitude de se nourrir de poissons, peuvent avoir quelqu'influence sur la production de cette maladie.

L'éléphantiasis des Grecs est presque constamment une maladie incurable. Lorsque les tubercules ne sont pas enflammés, ou lorsqu'ils suppurent et s'ulcèrent à des époques éloignées , cette maladie peut coïncider avec l'exercice libre et régulier des fonctions de la digestion, de la respiration, de l'innervation, de la circulation , etc.; mais si l'inflammation s'empare à-la-fois de plusieurs de ces tubercules , et si elle vient à se propager sur la membrane muqueuse des voies aériennes , la multiplicité des points enflammés et l'importance des organes secondairement affectés rendent le pronostic beaucoup plus fâcheux.

Le traitement de l'éléphantiasis est aujourd'hui un des points les plus obscurs de son histoire.

Le règne végétal, les bouillons faits avec les viandes les plus saines, la chair de tortue, le lait coupé avec les décoctions d'orge et de gruau, ont été spécialement recommandés plutôt dans le but d'arrêter les progrès de cette maladie que dans l'espoir de la guérir. On se sert utilement des bains frais, émoUiens et narcotiques, pour diminuer l'irritation de la peau , lorsque l'inflammation des tubercules est trop générale ou trop intense.

Diverses médications ont été tentées, dans l'espoir de favoriser la résolution des tubercules. Les émissions sanguines, les purgatifs, les sudorifiques, les préparations antimoniales et mercurielles, la teinture de cantharides, ont été employés successivement. Le protoxide d'arsenic , indiqué comme un moyen infaillible, a été récemment essayé par plusieurs médecins distingués, qui lui ont trouvé plus d'inconvéniens que d'avantages.

L'action des préparations arsenicales sur la peau est trop lente et trop éloignée, pour être facilement appréciée. Toutefois, l'introduction de l'arsenic dans les organes digestifs , donnant quelquefois lieu au développement de l'érysipèle , et cette inflammation

ayant elle-même une influence très-remarquable sur la résolution et la suppuration des tubercules de l'élépliantiasis des Grecs, il est probable que l'arsenic produit sur la peau un mode d'irritation particulier, lorsque son administration est utile.

Dans cette bypotlièse , il convient de clierclier à obtenir le même résultat par des médications extérieures. Les bains sulfureux ont paru peu avantageux dans le petit nombre des cas où ils ont été employés. Des frictions ou des onctions avec des linimens volatils ou avec la pommade d'bydriodate de potasse provoqueroient plus facilement une inflammation aiguë dans les tubercules. Si elle étoit trop intense, on la modéreroit en suspendant l'usage des frictions ou par l'emploi des bains tièdes.

Sur les membres supérieurs, les ulcérations de l'élépliantiasis se couvrent de croûtes et se cicatrisent, sans nécessiter aucune application extérieure; les ulcères des jambes, des malléoles, des pieds et des orteils exigent souvent des soins particuliers, qui ont presque toujours pour but de modérer ou de raviver l'inflammation , suivant son degré d'intensité.

ELÉPHAINTIASIS DES ARABES.

L'élépliantiasis des Arabes est une inflammation des vaisseaux et des ganglions lymphatiques du tissu cellulaire , et quelquefois de la peau. Elle est caractérisée, au début, par la formation d'une corde dure, noueuse et douloureuse, suivant le trajet des vaisseaux et des ganglions lymphatiques , suivie plus tard d'un gonflement dur, difforme et permanent du tissu cellulaire, du tissu adipeux sous-cutané , et de la peau des parties affectées, dont les dimensions deviennent de plus en plus considérables. Cette in-

flammation est primitivement étrangère au système dermoïde, mais elle lui imprime plus tard diverses altérations pathologiques. Lorsqu'elle se développe chez un individu sain , l'invasion est ordinairement hrusque et inattendue. Une douleur plus ou moins vive se déclare sur le trajet des principaux troncs des vaisseaux lymphatiques et dans les ganglions d'une région du corps, et le plus ordinairement d'un des membres abdominaux. Suivant la direction de la douleur, apparoît bientôt une corde dure, noueuse et tendue, ressemblant à un chapelet de petites tumeurs souscutanées. L'inflammation poursuivant ses progrès, la partie des tégumens qui recouvre les vaisseaux et les ganglions lymphatiques , s'enflamme par sympathie de continuité^ elle prend une teinte érysipélateuse. L'irritation se propage au tissu cellulaire sous-cutané voisin du mal, et elle est suivie d'une tuméfaction considérable. Des phénomènes généraux accompagnent le plus souvent cette affection locale. Au début, frissons prolongés, soif très-vive, malaise, anxiété, efforts violens pour vomir, vomissemens des matières contenues dans l'estomac, de sang, etc. Dans quelques cas, le cerveau lui-même s'affecte, et il survient du délire; une chaleur intense succède au frisson; la fièvre survient et est bientôt suivie de sueurs abondantes qui amènent sa cessation. Après s'être calmés , ces phénomènes locaux et généraux reparoissent sous la forme d'accès , à des intervalles plus ou moins éloignés , toujours précédés de nouveaux progrès de l'irritation locale, et suivie d'une augmentation successive de la tuméfaction de la partie enflammée. La durée de cette première période est très-variable; les phénomènes généraux diminuent ensuite en nombre et en intensité. A chaque attaque, la rougeur, la douleur et la chaleur de la partie enflammée se dissipent assez rapidement , tandis que le gonflement |

augmente de jour en jour , et faitdes progrès plus ou moins considérables , dans les deux ou trois mois qui suivent l'invasion de la maladie. La tumeur est d'abord assez molle ; mais plus tard elle devient de plus en plus dure et ne cède plus à l'impression du doigt. Par-

fois les ganglions lymphatiques suppurent et s'ulcèrent, ou restent atteints d'une induration chronique. La maladie, arrivée à cette seconde période, existe ordinairement sans trouble autre que celui des fonctions des organes qui en sont affectés. Après être resté stationnaire pendant quelques mois, le mal semble se ranimer, et il n'est pas rare de voir se développer de nouveaux accès inflammatoires, suivis d'une nouvelle a.agmentation des parties affectées ; le nombre de ces attaques est très-variable. La paume des mains et la plante des pieds ne participent point à l'affection.

La peau, qui, comme on le voit, n'est point le point de départ de la maladie, peut se présenter alors à des états différens; ainsi elle peut rester tout-à-fait intacte, et offrir seulement une teinte plus blanche et une résistance très-marquée ; d'autres fois , les veines sous-cutanées, distendues et élargies, la sillonnent de toutes parts et présentent une foule de tumeurs variqueuses qui lui impriment une espèce de coloration violacée; cependant cette membrane peut présenter de véritables altérations. Ainsi elle devient souvent le siège d'une véritable inflammation érythémateuse , et quelquefois même vésiculeuse : dans ce dernier cas , il s'établit un léger suintement, et plus tard de petites squammes minces, mollasses, jaunâtres; d'autres fois, elle devient de plus en plus rugueuse, et présente des espèces d'écaillés, semblables à celles de l'icthyose, ou bien encore elle se recouvre de petites végétations molles, fongueuses; enfin, dans quelques circonstances, elle présente des fissures, des crevasses, des ulcérations, qui sont recouvertes de croûtes jaunes, épaisses.

La sensibilité ordinairement n'est pas détruite dans les parties malades, mais souvent les articulations voisines deviennent le siège d'inflammations chroniques; il s'y établit des adhérences, et , les mouvemens articulaires devenant nuls , le membre n'est plus qu'un fardeau incommode pour le malade.

Cette affection n'est ni contagieuse, ni héréditaire; elle affecte tous les âges , les riches comme les pauvres , ceux qui font bonne

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clière et ceux qui se nourrissent d'alimens malsains. L'impression soudaiiie du froid , la fraîcheur pénétrante des nuits dans quelques pays cliauds , les courans d'air , les vents d'Est, qui régnent constamment dans certaines contrées et qui font un contraste avec la chaleur du jour, sont les causes les plus communes de cette maladie peu fréquente en Europe.

Il est rare que les malades succombent dans la première période de l'éléphantiasis des Arabes. Les observalions anatomiques sur cette maladie n'ont été faites que sur des individus qui en étoient atteints depuis plusieurs mois ou même depuis plusieurs années. On a trouvé les ganglions lymphatiques endurcis ou en suppuration et plus volumineux que dans l'état naturel; les vaisseaux lymphatiques étoient gros et mous , au point de ne pouvoir résister à la moindre injection. Le tissu cellulaire étoit rempli d'une humeur épaisse , visqueuse , tenace , présentant quelquefois la consistance d'une gelée, souvent mêlée d'une sorte de sérosité. Le tissu adipeux avoit acquis un développement très-marqué. Les artères des parties affectées avoient des dimensions plus considérables que dans l'état sain \ les muscles étoient mollasses et décolorés.

La peau est le plus ordinairement endurcie , tantôt elle est couverte de squammes jaunâtres, ou de croûtes épaisses, et tantôt elle est fendillée, et présente de petites squammes dures, quelquefois analogues à celles de l'icthyose. L'épiderme est très-épais, fendillé et fort adhérent. Le corps muqueux , alors très-distinct , offre les diverses couches admises par Gaulthier , et depuis par Dutrocliet, entre le derme et l'épiderme. Le corps papillaire est très-distinct du derme ; les papilles sont allongées , élargies et proéminentes. Le derme présente un volume considérable ; on l'a trouvé dans quelques cas tellement hypertrophié qu'il avoit une épaisseur de plus d'un demi-pouce.

Au début, l'inflammation des vaisseaux lymphatiques doit être combattue par les antiphlogistiques et les émoUiens. Lorsqu'elle

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est fort étendue , on pratique une ou plusieurs saignées générales, que l'on fait suivre de l'application d'un assez grand nombre de sangsues, renouvelée à plusieurs reprises tout le long de la corde enflammée , non pas précisément sur son trajet luimême , mais un peu au-delà et de chaque côté. Si la maladie étoit bornée, les sangsues seules suffiroient. On recouvre ensuite les parties affectées de cataplasmes émolliens ou de fomentations de même nature.

Les scarifications sont aussi fort utiles dans cette maladie; elles doivent être faites à une assez grande distance les unes des autres , afin que les cercles inflammatoires qui peuvent se développer autour d'elles , ne se réunissent point. Avant d'en faire de nouvelles, il faut attendre que les premières soient cicatrisées.

Les vésicatoires et les cautères ont le plus ordinairement échoué; il en est de même du traitement mercuriel: les frictions d'onguent napolitain seules nous sembleroient devoir présenter quelques chances de succès.

Les frictions résolutives peuvent être mises en usage avec quelque espoir : de toutes les applications de ce genre , la préférable est la pommade d'hydriodate de potasse.

Dans le principe , on fera usage des bains simples. Plus tard les bains sulfureux au contraire peuvent devenir fort utiles.

Les douches de vapeur sont aussi très-elTicaces ; elles développent dans les régions affectées une vitalité plus grande , elles activent la résolution et contribuent ainsi puissamment à la guérison de cette maladie; elles seront dirigées pendant un quart d'heure sur les parties tuméfiées , et l'on recommandera au malade, pendant l'administration de cette douche, de masser fortement et à plusieurs reprises toutes les parties gonflées et endurcies.

La compression est un des meilleurs moyens que l'on puisse opposer à cette maladie. Elle doit être faite avec une bande médiocrement serrée. Le plus ordinairement elle diminue très-promptement la tuméfaction des parties.

S/p MALADIES DE LA PEAU.

Quant au traitement interne , à l'exception de la teinture d'iode à la dose de i5 à 20 gouttes par jour, et de l'administration de quelques purgatifs, il est tout-à-fait nul.

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