‹ Description des maladies de la peau (volume 2)Chapitre 56 sur 111 · DU TRAITEMENT EXTERNE EMPLOYE POUR LA GUERISON DES ICTHYOSES · texte numérisé non relu

DU TRAITEMENT EXTERNE EMPLOYE POUR LA GUERISON DES ICTHYOSES

DCXXIII. Les remèdes locaux sont généralement plus convenables dans les icthyoses que les remèdes internes. J'ai retiré un grand fruit de l'usage très-long-temps continué des bains chauds avec l'eau émolliente de guimauve, avec l'eau sulfureuse , etc. Je pourrois alléguer deux cas d'une entière guérison ; le plus souvent, il est vrai, les individus sont enclins à des récidives, ou doivent être considérés comme incurables.

DGXXIY. Dans l'icthyose pellagre, Albera proposoit de corriger le vice externe des tégumens par des fomentations adoucissantes , résolutives ou sédatives : si , malgré ce moyen , la ma-

ladie repnlluloit , il avoit recours à l'eau vinaigrée ou à l'eau de Saturne; illouoit, en pareille circonstance, l'application de l'eau de chaux. FrapoUi, depuis très-1 ong -temps , avoit indiqué l'usage des bains que Strambio désapprouve et croit même nuisibles. Gherardini les recommande par-dessiis tous les autres moyens. Un individu fut singulièrement soulagé par des lotions pratiquées sur la peau avec le sérum du lait.

DGXXV. On a proposé les saignées dans les cas où il y auroit pléthore; mais Albera les regarde comme pernicieuses. Lorsque le délire est furieux et que le cerveau paroît vivement phlogosé. lorsque l'irritation pellagreuse paroit spécialement fixée sur tel ou tel viscère important, on doit nécessairement recourir aux topiques vésicans, aux ventouses, aux douches, etc. Mais ces moyens ne peuvent être considérés comme directs ; car la pellagre et les autres icthyoses sont , pour ainsi dire , des exanthèmes passifs, et il n'y a rien qu'on puisse considérer comme critique dans ces singulières éruptions.

LES SYPHILIDES.

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