‹ Description des maladies de la peauChapitre 66 sur 94 · DARTRE SQVAMMEJJSE. HERPES SQUJMMOSUS, ( PL. XIII, XIV ET XV · texte numérisé non relu

DARTRE SQVAMMEJJSE. HERPES SQUJMMOSUS, ( PL. XIII, XIV ET XV

Dartre se manifestant sur une ou plusieurs parties des tégumens , par des exfoliations de l'e'piderme qui constituent des e'cailles plus larges que dans l'espèce précédente. Ces exfoliations ou lames s'enlèvent aisément de la peau , quand on les saisit avec les ongles des doigts 5 souvent même elles tombent spontanément , à mesure qu'elles se dessèchent.

Obs. Parmi les faits que j'ai rassemJjlés , il en est un grand nombre qui autorisent à

établir les variétés ci-dessous indiquées:

A. La daktre squammeuse humide. — Hei-pes squammosus madidans. — Dans cette variété , qui n'est mallieureusement que ti'op fréquente , la peau exhale presque continuellement une humeiu' ichoreuse , qui ressemble à des gouttes de rosée. Cette humeur est quelquefois si abondante , qu'elle imbibe tous les linges qu'on appbque sur le corps. EUe se manifeste le plus communément aux oreilles ( Voyez la planche XIII ) , au nez , à la bouche, aux parties génitales des deux sexes 5 mais souvent elle occupe l'universalité du système dermoïde ; et, dans ce cas, les malades endurent des souffrances inexprimables , comme on peut s'en convaincre d'après les observations que j'ai recueillies.

B. La dartre squammeuse ORBictiLAiRE. Herpès squammosus orhicularis. — Celleci est le plus souvent sèche , et présente quelquefois l'aspect de plusieurs cercles qui seroient concentriques. EUe forme des écaiUes sèches , qui tombent et se renouvellent successivement. EUe se place ordinairement sur le miheu et le tissu graisseux des joues. Elle est beaucoup plus vive et plus enflammée dans certaines constitutions atmosphériques que dans d'autres.

C. La dartre SQUAMMEUSE CENTRIFUGE. Hejpes squajTimosus centrîfugus. — Cette variété de la dartre squammeuse est vraiment singulière par ses phénomènes. On aperçoit , dans le creux des deux mains , des cercles ou pouats orbiculaires , lesquels résultent du dessèchement de l'e'piderme qui blanchit. Ces cercles , phis ou moins noml^reux , vont en s'agrandissant du centre à la circonférence , jusqu'à ce que la main se trouve totalement dépouiUée : alors l'e'piderme se reproduit, et l'afTection disparoit entièrement. ( Voyez la planche XIV, no i.)

D. La dartre squammeuse uchÉnoÏde. Herpès squammosus lichénoïdes. — Cette

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