DU TRAITEMENT EXTERNE EMPLOYÉ POUR LA GUÉRISON DES DARTRES
CGXGL On peut prononcer avec assez de certitude sur le traitement externe employé pour la guérison des dartres; caria plupart de ces maladies n'ayant leur siège que dans la peau , elles sont directement attaquables par l'action des topiques. Les effets curatifs sont en conséquence plus prompts et plus manifestes que dans le traitement interne -, les résultats que l'on obtient sont plus précis et plus positifs. N'exposons ici que ce qui a été irrévocablement fixé par l'expérience ; ne donnons rien à l'empyrisme : que tout soit exact et rigoureux!
CGXCII. Poru^ ne commettre aucune erreur sur la nature des topiques qui conviennent le mieux à telle ou à telle espèce d'affection herpétique , le praticien doit examiner en premier lieu quel est l'état des propriétés vitales de la peau. Lorsque l'appareil tégumentaire est rouge et enflammé , lorsque les dartres sont vives
et récentes, l'application des émolliens est particulièrement profitable, et diminue bientôt l'intensité de l'éruption. Bien loin de suivre cette méthode, le charlatanisme et l'ignorance exaspèrent ces maladies par des emplâtres astringens , par des lotions irritantes , qui causent des métastases funestes, et donnent lieu à des accidens graves.
CCXCIII. Dans cette circonstance, les bains tièdes conviennent principalement , et il est peu de topiques qui soient aussi efficaces. Je traitois à l'iiôpital Saint-Louis une dartre squammeuse humide ÇSerpes squammosus madidans), quiétoit universellement répandue sur les tégumens. Cette éruption se dissipa par l'effet des simples bains tièdes, pris tous les jours et pendant l'espace de deux heures. La peau devint peu à peu moins rouge, et se nettoya entièrement. J'ai vu plusieurs faits de ce genre sur des enfans, sur des adultes, sur des vieillards. Un sexagénaire se guérit d'une dartre furfuracée arrondie [Herpès furfuraceus circinatus) , en se plongeant avec assiduité dans une décoction de plantes émollientes. Les bains tièdes conviennent donc dans presque toutes les affections herpétiques. Non-seulement ils concourent à la guérison , mais ils peuvent l'opérer dans quelques circonstances sans l'intermède d'aucun autre moyen curatif. J'ai été constamment si convaincu de cette vérité , qu'à l'exemple des anciens , je fais souvent préparer des bains médicinaux avec l'amidon , la graine de lin , le mucilage des plantes malvacées, dans l'intention d'apaiser le prurit violent qui tourmente la peau. Je fais administrer des bains d'huile, de lait, etc.
CGXGIV. Delà plus haute antiquité, on regarda les bains comme le plus puissant moyen curatif des dartres, et de nos jours on revient plus que jamais à ce secours salutaire. Non-seulement on en fait un plus grand nombre d'applications, mais on sait mieux apprécier les effets de leurs différentes températures , de leur état de liquidité ou de vapeur. Un des points sur lesquels les modernes l'emportent de beaucoup sur les anciens , c'est la perfection qu'on a apportée dans l'administration des bains d'eaux minérales ;
et de nos jours encore l'industrie humaine a été plus loin. Les procédés de la chimie pneumatique imitent les eaux naturelles avec une certitude qui tient du prodige, et des établissemens précieux à l'humanité se sont élevés dans plusieurs grandes villes de l'Europe ; il faut, sans contredit , mettre au premier rang celui qui a été fondé à Paris , par MM. Triayre et Jurine : c'est la maison des eaux factices de Tivoli qui a été le théâtre de mes observations particulières. Je pourrois citer une foule de guérisons. Je me borne à rappeler les cas qui suivent , en les abrégeant.
Première Observation. — Un homme âgé de cinquante-deux ans, d'une constitution caractérisée par la prédominance bilieuse, étoit tourmenté par une dartre squammeuse lichénoïde {Herpès squammosus lichenoïdes) , qu^il portoit depuis fort long-temps. Dans son pays natal on l'appeloit le lépreux. Il avoit consulté les médecins les plus habiles. On avoit eu recours aux remèdes qui sont communément employés dans les maladies cutanées. Il avoit pris une énorme quantité de bains domestiques. Tous les printemps, il faisoit usage des sucs de fumeterre, de trèfle d'eau, de douce-amère, etc.; rien n' avoit réussi. On s'imagina alors que son affection étoit de nature syphilitique. Les anti-vénériens furent vainement invoqués. Lorsqu'il vint me consulter , je lui conseillai, entre autres remèdes, les bains et les douches avec l'eau sulfureuse artificielle, àla température de vingt-huit à trente degrés. Ce moyen, convenablement continué, le rétablit parfaitement, au point qu'il n'a point eu de rechute.
Deuxième Observation. — Un homme de lettres fort célèbre , pareillement doué d'un tempérament bilieux , avoit contracté , par l'effet d'une vie trop laborieuse et trop sédentaire , une dartre squammeuse humide [Herpès squammosus madidans). Cette dartre avoit son siège à la partie antérieure de l'abdomen. On avoit inutilement appliqué les pommades les plus adoucissantes ; le prurit étoit intolérable. Vingt douches méthodiquement administrées calmèrent toutes les souffrances ; la dartre disparut après huit mois de traitement.
Troisième Observation, — Madame F^^^ avoit une dartre crustacée flavescente [Herpès crustaceus Jlapescens) ^ qui s'étoit toutà-coup manifestée sur le tissu graisseux des deux joues. Les croûtes, qui étoient d'un jaune verdâtre, tomboient et se renouveloient plusieurs fois dans la même semaine. Je lui avois ordonné en premier lieu des bains de fumigations avec l'eau bouillante de guimauve et de mélilot. Ce moyen avoit été infructueux. Elle alla prendre les bains et les doucbes dans l'établissement de Tivoli. Une saison suffit pour la guérir radicalement.
Quatrième Observation. — Une dame fort jeune, d'une constitution éminemment sanguine , étoit fort affligée d'avoir sur le front et les deux pommettes , une dartre pustuleuse couperose {Herpès pustulosus gutta-rosea). Cette éruption tuméfioit et enlaidissoit son visage , qui avoit été fort agréable. Elle prit , dans l'établissement de Tivoli , une série de bains sulfureux qui lui furent administrés en douclie, à une température très-élevée. Bientôt les boutons se desséclièrent sans être remplacés par d'autres. Je me borne à ces faits, dont je ne donne que les résultats. Je ne veux point multiplier les citations.
CCXCV. Il importe, du reste, d'avertir que si les bains et les doucbes, de quelque nature qu'ils puissent être, sont utiles dans le traitement de plusieurs espèces de dartres , ils peuvent être nuisibles dans certains cas. C'est ainsi que j'ai été plusieurs fois contraint d'en discontinuer l'usage dans les éruptions dartreuses qui viennent à la suite des maladies laiteuses. Il paroît que le tissu cellulaire conserve dans ces circonstances une susceptibilité particulière à laquelle les médecins n'ont point fait une attention convenable. Cette substance si spongieuse et si pénétrable, selon la remarque de l'ingénieux Bordeu , se laisse en quelque sorte imbiber par le liquide qui l'environne. Elle se ballonne , se tuméfie ; et alors j'ai remarqué qu'il survenoit des douleurs vagues, des lassitudes, un état de malaise qui est très-difficile à décrire. Une dame eut un violent cbagrin pendant qu'elle allaitoit son enfant ;
il se manifesta bientôt à la partie interne des cuisses , et aux avantbras, une dartre crustacée flavescente {Herpès crustaceus flav escens). Je lui fis prendre alternativement des bains tièdes et des bains sulfureux. Mais ces bains , loin de lui procurer du soulagement, ne firent qu'accroître les douleurs vagues dont elle étoit atteinte. Il survint une tuméfaction universelle , qui nous détermina à abandonner ce moyen.
GCXGVI. Les bains de vapeurs sont quelquefois parfaitement indiqués. Je les fais administrer principalement lorsque la peau des malades est sèche et aride , lorsque la fonction des exlialans est depuis long-temps interrompue. Ce phénomène s'observe souvent dans les dartres squamraeuses qiii ont vieilli dans l'économie animale, sans qu'on ait arrêté aucunement leurs progrès. Si ces sortes de bains ne combattent point directement le vice herpétique , ils ont du moins pour avantage de préparer les tégumens à l'action des remèdes. Je traitois un vieillard qui avoit déjà fait plusieurs voyages infructueux aux eaux de Barèges et à celles d'Aix-la-Chapelle. Il s'avisa de prendre à Paris une suite de bains de vapeurs ; à la saison suivante, il prit des douches sulfureuses dans l'établissement des bains factices de Tivoli. A la quarantième douche, son corps était parfaitement nettoyé. Il m'arrive souvent , à l'hôpital Saint-Louis, d'employer des fumigations émollientes, ou bains partiels de vapeurs , avec un succès manifeste , pour remédier aux accidens de la dartre crustacée stalactiforme [Herpès crustaceus procumbens) ; mais souvent aussi ce moyen devient totalement inutile, lorsque l'affection est ancienne , et qu'elle tend à prendre le caractère rongeant.
CCXCVII. Les lotions et les fomentations agissent comme des bains locaux. On peut les changer et les modifier selon les indications médicinales. Il convient généralement de les proportionner à l'état des propriétés vitales de la peau, lorsque cette enveloppe est atteinte d'une irritation vive , et que la dartre a un aspect érysipélateux : c'est alors que les topiques émoUiens sont très-favora-
Lies. J'ai souvent fait appliquer avec fruit des vessies pleines de lait chaud , sur des dartres enflammées. La peau est-elle molle , humide et foible? on cherche à la ranimer par des eaux spiritueuses, telles que l'eau de Cologne , l'eau de lavande, etc.
GCXCVIIL Ces lotions et fomentations , dont je ne saurois assez recommander rusage,m'ont paru surtout efficaces, lorsqu'on les pratique avec l'eau minérale artificielle de Barèges. MM. Triayre et Jurine ont trouvé, d'après mes indications, un moyen aussi simple qu'ingénieux de composer cette eau à volonté , pour le besoin de la médecine humaine , et le résultat de leurs recherches est d'un avantage qui mérite les plus grands éloges. La médecine philosophique ne doit rien cacher de ce qui est utile. Je crois en conséquence devoir révéler ici le procédé de ces chimistes , afin qu'il puisse servir aux médecins qui exercent l'art ailleurs qu'à Paris. Ce procédé consiste à préparer des liqueurs contenues dans deux bouteilles, n» i et n» 2. La première n'est qu'une dissolution de foie de souire (sulfure de potasse) y lequel est composé d'une manière qui est propre aux auteurs. La seconde renferme une dose d'acide sulfurique proportionnée à l'énergie de la dissolution que je viens d'indiquer; cette dissolution renferme de plus du carbonate de soude , du muriate de soude et de l'argile préparée , dans les proportions reconnues par l'analyse des eaux de Barèges, proportions qu'on peut varier suivant la nature des maladies. Au lieu d'acide sulfurique, on peut employer avec plus d'avantage une eau chargée six fois de son volume d'acide carbonique. Il convient d'assigner maintenant quelle est la manière dont on peut composer l'eau sulfureuse de Barèges , à l'instant même où elle doit être employée. On remplit d'abord un vase d'eau élevée à la température de vingt— sept degrés. On y verse ensuite alternativement une quantité égale des deux liqueurs que je viens d'indiquer. On ajoute une proportion nouvelle d'eau tiède, pour que le mélange s'effectue d'une manière complète. Telle est la composition qu'on peut réaliser dans tous les lieux , et qui supplée efficacement soit
l'eau factice de Tivoli, soit celle que l'on pourroit puiser dans les établissemens d'eaux thermales naturelles qui existent en Europe. GGXGIX. On ne procède guère au traitement des différentes espèces de dartres, sans recourir à destopiques qui modifient plus ou moins heureusement les propriétés vitales des tégumens. Il semble même que ces sortes de remèdes sont spécialement recherchés du vulgaire , sans doute parce qu'ils agissent d'une manière plus prompte et plus sensible à ses regards. Aussi l'esprit humain s'épuise en inventions chimériques à cet égard. Je ne fuiirois pas si je voulois détailler ici les emplâtres, les onguens , et toutes les recettes banales des empyriques. On a mis surtout à contribution les répercussifs , les astringens , etc. Toutefois le soufre me paroît mériter les éloges particuliers qu'on lui a de toutes parts prodigués. J'ai déjà fait mention de cette production médicamenteuse dans l'article précédent. Le soufre est un remède éminemment diifusible-, il pénètre avec la plus grande activité le système absorbant, et l'observation médicinale démontre qu'il a une action particulière sur le vice herpétique. On fait ordinairement incorporer la fleur de soufre dans un corps gras, comme , par exemple , dansl'axonge, dans le cérat, dans la pommade de concombre? etc. Avec de semblables excipiens , ce remède m'a paru très-convenable. Un militaire de la garde de Paris éprouva un jour, en se rasant, des démangeaisons très-vives au menton ; à ces démangeaisons succéda une éruption de petites pustules blanches dans le centre , mais dont les bords étoient d'un rouge foncé , comme cela arrive toujours dans la dartre pustuleuse mentagre (^Herpès pushdosus jnentagra). Ces boutons étoient très-rapprochés les uns des autres , et s'étoient développés snr toutes les parties garnies de poils. Le malade avoit vainement eu recours à dilférens topiques; le seul qui réussit fut le cérat soufré , dont l'application réitérée calma le prurit, et empêcha la dartre de se reproduire. J'ai vu ce même topique réussir merveilleusement dans les dartres squammeuses qui se placent aux oreilles, sous les aisselles, dans
le pli des genoux, aux environs des parties génitales, etc. Le soufre , dans de semblables affections , n'a aucun des inconvéniens des remèdes répercussifs ; et alors même que la maladie est trop avancée pour que son action puisse la vaincre , le soufre convenablement appliqué a néanmoins l'avantage de calmer ou de modérer les souffrances intolérables auxquelles la plupart des dartreux sont condamnés.
CGC. Lorsque les dartres sont invétérées, et qu'il faut un topique plus actif pour les combattre, j'ai recours au foie de soufre {^sulfure de potasse), que je fais incorporer dans l'axonge. Je conseille aussi celle qui est faite avec le sulfure de soude. Ce médicament excite d'abord un sentiment très-vif de cuisson , qui clianoe le mode d'irritation de la peau, et devient infiniment salutaire. Un bomme âgé de quarante-cinq ans, d'un tempérament bilieux , étoit tourmenté d'une dartre squammeuse qui occupoit spécialement le dos des mains et la partie externe des avant-bras. Il prit des bains émolliens et les continua fort long-temps. Il essaya des bains de vapeurs, se fit administrer des doucbes avec l'eau minérale sulfureuse ; il ne négligea point les remèdes intérieurs , et cependant tout fut inutile. J'eus alors recours à la pommade composée avec le sulfure de potasse, qui augmentoit d'abord les démangeaisons à un point extrême *, mais après un mois de son usage , la dartre se trouva singulièrement amortie; bientôt elle disparut entièrement par l'usage des bains : la guérison se termina fort beureusement.
ceci. Au surplus, les topiques qui agissent sur le solide vivant avec une propriété irritante ou caustique , conviennent principalement pour combattre la classe des dartres rongeantes. En effet, ces sortes de dartres ont un siège plus profond dans les tégumens. La nature est presque toujours impuissante pour réparer les désordres affreux qu'elles cause at. Il faut alors réprimer d'une manière vébémente l'infection lierpé tique ; il faut produire un autre genre d'excitation qui cbange en quelque sorte le mode de vitalité du
système clermoïde. J'atteste qu'en pareil cas j'ai employé avec un grand succès l'huile pyrozoonique , vulgairement appelée huile animale de Dippel , dans la dartre rongeante scropliuleuse {^Herpès exedens scropJiidosus^ ".trois femmes à peu près du même âge sont en voie de guérison, au moment où j'écris ces lignes. Je suis également parvenu quelquefois à arrêter la marche des dardres rongeantes par le moyen de l'eau de chaux ou d'autres caustiques.
GGCIL Souvent les dartres, et particulièrement celles qui appartiennent à l'espèce des rongeantes , sont accompagnées d'un état de phlogose très-considérable. Souvent même il se manifeste des douleurs qui font redouter qu'elles ne prennentles caractères du cancer. Il importe de réprimer la violence de ce mouvement morbifique , qui va quelquefois si loin qu'il décide la mort , comme nous l'avons vu arriver chez un malheureux perruquier atteint d'une dartre crustacée , laquelle s'étoit convertie en dartre rongeante par l'effet d'un coup violent qu'il reçut à la tête , dans une dispute. Lorsque les dartres prennent un tel caractère , il faut recourir sans délai aux applications narcotiques, aux dissolutions opiacées, aux préparations saturnines, etc. C'est alors que j'ai utilement employé, sous forme de cataplasme, la pulpe fraîche des plantes solanées. J'ai surtout mis en usage la jusquiame {^Jiioscyamus niger) et la morelle (solanwn nignmi). Cette dernière plante a merveilleusement réussi chez deux individus atteints d'une dartre rongeante dont l'aspect étoit carcinomateux.
CCCIII. On voit que les auteurs recommandent la saignée dans le traitement des dartres. Il importe d'indiquer succinctement les cas principaux qui réclament cette opération ; elle ne convient en général qu'aux personnes robustes et qui vivent sous la prédominance du système sanguin, lorsque l'affection herpétique cause chez elles des démangeaisons violentes. Je suis convaincu, par exemple, qu'elle peut produire de très-bons effets dans la dartre crustacée flavescente , qui est toujours accompagnée d'une irrita-
tion locale très-intense , ainsi que clans la dartre plilycténoïde en zone, qui est caractérisée par une cuisson vive et un prurit si Lrûlant , que les malades peuvent à peine le supporter. On remplace quelquefois la saignée par l'apposition des sangsues, lorsque la partie où siège la dartre est engorgée ou enflammée.
CGGIV. Il est d'autres moyens curatifs que l'on recommande avec raison ; tels sont les cautères placés dans différentes parties , les vésicatoires , etc. Ces derniers sont surtout indiqués, lorsqu^on veut déplacer une irritation herpétique fortement fixée à la face ou dans quelque autre partie du corps. Souvent alors les dartres résistent moins aux autres moyens curatifs qu'on leur oppose. Ils peuvent, dans certains cas, diminuer la violence du prurit. Appliqués immédiatement sur l'éruption dartreuse, ils la font disparoître , en changeant l'action morbifique de la peau. Il est toutefois un grand nombre de cas où ces exutoires sont plus nuisibles que salutaires. J'ai souvent observé, par exemple, que lorsque la masse générale des humeurs étoit imprégnée du vice herpétique, il survenoit constamment une dartre squammeuse dans l'endroit même de la peau où le vésicatoire avoit été appliqué. Alors on se hâte de remédier à cette irritation de la peau par des bains tièdes et des topiques émolliens. Au surplus, les exutoires conviennent principalement lorsque les dartres sont la crise d'une autre maladie grave , comme par exemple d'une phthisie pulmonaire , du catarrhe aigu 5 des hémorroïdes , etc. On imite par ce moyen la marche et les procédés de la nature.
ARTICLE XII