‹ Description des mammifèresChapitre 51 sur 125 · Le Tamarrn roux-Nom, Midas rufo-niger · texte numérisé non relu

Le Tamarrn roux-Nom, Midas rufo-niger

Car.— Tour de la bouche blanc. La plus grande partie du pelage noire; les joues d’un brun grisâtre; la région lombaire, les cuisses , les jambes et la base de la queue, d'un roux-marron plus ou moins vif, avec quelques indices de bandes noires.

Hab. — Le Pérou, Haut-Amazone.

Syn. — TAMARIN ROUX-NOIR, M. ruro-NIGER, Is. Geoff. et Dev., ibid., 1848; Is. Geoff., ibid., 1851.

Dans cette espèce, le noir domine sur toutes les parties antérieures, le roux-marron sur les parties postérieures.

La tête est de trois couleurs : blanche tout autour de la bouche, d’un brun roux sur les côtés du front, entre les yeux et les oreilles, sur les joues et la gorge; noire sur le milieu du front et sur le vertex. ;

Le col est, comme la tête, noir en dessus, d’un brun roux en dessous.

La partie antérieure du dos, les épaules, les membres antérieurs presque en entier, les mains postérieures et la plus grande partie de la queue sont noirs. La poitrine et une partie de la face interne des membres postérieurs sont noirâtres.

Au contraire, les jambes, le ventre, la base de la queue et sa face inférieure, sur le quart de son étendue, sont d'un beau roux-marron. Cette teinte occupe aussi les deux tiers postérieurs du dos, les flancs et les cuisses; mais, dans ces parties, elle est plus ou moins variée de noir, cette dernière couleur dessinant ou plutôt indiquant des bandes plus ou moins parallèles. Cette disposition résulte du système de coloration des poils, d’abord noirâtres, puis roux, avec la partie terminale noire, tantôt à l'extrême pointe seulement, tantôt sur une étendue un peu plus considérable.

Cette espèce a plus de 2 décimètres de long non compris la queue, qui est dans les mêmes proportions que chez les précédents.

Les belles et riches couleurs qui couvrent à la fois les parties postérieures du corps, les cuisses et les jambes, suffiraient pour prévenir toute confusion entre le M. rufo-niger et les autres espèces à nez blanc. On a vu d'ailleurs que plusieurs de celles-ci se séparent en outre par la coloration très-différente de leur tête, et surtout de leur front.

Le M. rufo-niger constitue donc incontestablement une espèce distincte, et l'une des plus belles du genre. On la doit encore à

FAMILLE DES SINGES. 571 MM. de Castelnau et Deville, qui se sont procuré deux individus au Brésil, environs de Pébas, sur l'Amazone.

On voit que la même localité a fourni les deux plus belles espèces rapportées par ces voyageurs, le M. Pileatus et le D. rufo-niger.

ARCHIVES pu Muséum, Tome V. 73

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