SIMIENS (PREMIÈRE TRIBU DES SINGES
« 1° Division en genres.
de proportions presque humaines........... ....…. Genre E TRoGLopyTE, 7roylodytes. beaucoup plus longs que chez l’homme:........... I. GoriLre, Gorilla. Bras . û : cha ne Don très-longs (les doigts atteignant | Point de callosités. IT. OraANG, Sinia. les malléoles externes). Des callosités..... IV. GisBon, Æylobates.
Dans le genre Gorille : Cinquième molaire inférieure, à cinq tubercules. — Les trois. orteils intermédiaires en partie réunis,
« Il Distribution géographique.
Genres METIER remeree Afrique.
IIT et [V..........: Asie.»
Dans ce premier exposé, j'avais désigné le grand Singe du Gabon sous le nom spécifique de Suvaget; mais, par des motifs que l’on comprendra facilement, je substituai à ce nom (que M. Owen avait aussi employé un instant, mais presque aussitôt rejeté), celui de Gira sous lequel l’animal est connu au
Gabon#. Les individus donnés par M. le docteur Franquet et par M. l'amiral
4. Mis sous les yeux de mes auditeurs, le 14 décembre 1852, 2, Gina ou N'Gina. D’autres, comme on le verra plus-loin, écrivent En-Gina ou En-Gena ; d’autres encore D’jina.
Penaud n’ont jamais porté, sur les étiquettes de nos galeries, d'autre dénomination que celle de Gorilla Gina; le nom de G. Savagei dont je m'étais seulement servi devant mes auditeurs pour la clarté de mon exposition, n'avait pas même été indiqué en synonymie sur ces étiquettes, et je ne l’aurais pas davantage rappelé ici, s’il n’eût reçu, d’un des zoologistes qui avaient assisté à mes lecons, une publicité à laquelle il n’était pas destiné. M. Henri Aucapitaine crut devoir le citer dans une notice publiée par lui sur le genre Gorille en février et mars 1853; notice qui est présentée comme une reproduction de mon cours !, mais où l’auteur a ajouté à l'extrait qu'il a fait de mes leçons, divers développements empruntés aux écrits de MM. Savage et Owen, et quelques vues qui lui sont propres. A cette notice est jointe une figure de Gorille, représentant le grand individu monté de nos galeries, et la première, à part la reproduction des daguerréotypes du Muséum, qui ait été publiée dans un recueil scientifique ?.
La seconde est celle plus exacte, et beaucoup plus intéressante au point de vue de l’art, qu'ont fait paraitre, aussi en 1853, MM. Louis Rousseau et Dévéria. Le Gorille Gina, Gorilla Gina, ainsi qu’il est ici appelé, est le sujet de deux des planches du remarquable recueil de gravures photographiques publiées par ces auteurs#. Aucun texte n’accompagne ces planches, mais une légende très-détaillée est au bas de chacune d’elles, et donne les indications les plus nécessaires sur les objets figurés et sur leur prigine. La planche xx représente le grand Gorille des galeries; la planche xrr, le crâne de ce même individu et celui du jeune sujet donné par M. Penaud.
C’est encore à l’année 1853 que se rapportent les premières publications de M. Duvernoy sur le Gorille, et aussi sur les autres Simiens, où, selon l'expression dont il se sert, sur les autres singes pseudo-anthropomorphes.