Voy. dans les Comptes rendus de l’Acad. des sc
Mémoire sur les caractères anatomiques que présentent les squelettes du Troglodyte Tschégo, Duv., et du Gorille Gina, Is. GEorrr., nouvelles espèces de grands singes pseudo-anthropomorphes de la côte occidentale d'Afrique, t. XXXWVI, p. 925.
Et Deuxième communication sur l'anatomie du Gorille, Ibid., t. XXXVII, p. 817; décembre 1853.
2, Le Troglodytes Tschego a été regardé avec raison par tous les zoologistes comme une espèce au moins très-douteuse. Elle aurait, selon M. Franquet, la face noire et les oreilles petites : ces caractères (au sujet desquels on peut consulter la lettre de M. Franquet, reproduite à la suite de ce Mémoire), suffiraient, sans nul doute, pour la distinction des deux espèces; mais doit-on les tenir pour suffisamment constatés? Et les caractères ostéologiques que donne, à l'appui, M. Duvernoy, sont-ils véritablement spécifiques? Ne peuvent-ils s'expliquer par de simples différences de sexe et d'âge?
Nous pouvons espérer une très-prochaine solution de ces doutes, grâce à la générosité de M. le capitaine Bouet, déjà cité, et à l’intérêt qu'il témoigne en toute occasion pour l'extension de la science ef l'enrichissement des collections du Muséum. Ainsi que je viens de l’apprendre de M. Aubry-Lecomte, M. Bouet ramène du Gabon, avec l'intention de l’offrir à notre Ménagerie, un Singe vivant qu'on annonce comme appartenant à l'espèce ou variété indiquée par M. Franquet.
Arcuives Du Muséum. T. X. 3
M. Duvernoy : le second est relatif aux ligaments du Gorille, et surtout à son système musculaire, jusqu'alors inconnu.
Ce sont ces mêmes Mémoires, mais enrichis de développements très-étendus, d’un grand nombre d’additions entièrement nouvelles, et de seize planches, qui composent le travail définitif de M. Duvernoy sur le Gorille et les autres Simiens ; dernière œuvre de ce vénérable savant, à laquelle même il n’a pas eu le temps de mettre la dernière main. Elle a paru après la mort de son auteur, dans le même recueil où j'essaie aujourd’hui de la compléter 1.
Les courtes indications qui précèdent, montrent que M. Duvernoy avait adopté, dès son premier Mémoire sur les Simiens, toutes les vues que j'avais émises sur le Gorille; mais, comme mon savant collègue le fait justement remarquer ?, et comme je dois le rappeler, il démontrait anatomiquement, en 1853, ce que j'avais seulement, en 1852, « professé dans mes cours, « d’après les caractères extérieurs de l’animal, et sans connaïître encore tous « les caractères anatomiques sur lesquels cette opinion « peut être fondée. » C’est dans le désir de rendre cette justice à M. Duvernoy, autant que dans celui de préciser mes propres vues, que j'ai cru devoir, apres la première communication de M. Duvernoy à l’Académie, présenter verbalement devant elle quelques remarques qui ont paru à la suite de son travail, dans les Comptes rendus de mes séances ÿ.
Mes vues sur le Gorille, ainsi que le nom de Gorilla Gina, ont aussi été adoptés par M. Gervais dans son Histoire naturelle des Mammifères #; ou-