‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 109 sur 278 · Sorarium Rocxarranum Pictet et Roux · texte numérisé non relu

Sorarium Rocxarranum Pictet et Roux

(PI. 20, fig. 2 a, b, c, d, e.) S. testà orbiculato-depressà ; spirà angulo 140°; anfractibus angulatis, carinatis,

in utrâque facie tuberculorum serie omnatis, facie spirali granulatä ; umbilico magno ; aperturà depressà, externè angulalä.

DImENSrONS.

(Moules. ) Diamètre maximum. .... ab 0 NE NE Re a ete 2 lets nus a eee 37 millim. Épaisseur du dernier tour sur le même............ Jos CES ne yo 9 » Anse Sale PER EEEEEC EEE Ce DoPsoo0co0nodeoBon0e 10000 00 140° Rapport du diamètre de l’avant-dernier tour à celui du dernier tour, du côté de laspire, moyenne................. ÉD OM ATTD DO DU 109056 ce 0,45 Id. extrêmes.......,...1 CET AN RAA TRE CIE ce ccen 04700150 Largeur du dernier tour du côté de l’ombilic, par rapport au diamètre total. 0,40

Coquille suborbiculaire, déprimée. Spire formée d’un angle concave, composée de tours déprimés, anguleux, pourvus d’une carène externe très-prononcée et rapprochée de la face ombilicale, ornés du côté de la spire et à peu près sur leur milieu de seize à dix-huit tubercules costiformes, allongés dans le sens transversal, disposés sur une ligne élevée en forme de carène, et du côté de l’ombilic d'un nombre égal de tubercules obtus, obliques et plus rapprochés de la circonférence externe sans toutefois l’atteindre. Entre la carène externe et les tubercules qui ornent les tours du côté de la spire, on voit de nombreuses granulations disposéesscomme dans l'espèce précédente, mais plus petites. Le reste du test, sur les deux faces de la coquille présente des stries d’accroissement bien marquées, nombreuses et inégales. Ombilic très-large. Bouche ovale, déprimée, anguleuse extérieurement.

Les moules sont lisses, carénés, et présentent des traces des tubercules.

Ogservarion. Les jeunes individus portent comme chez le S. cirroïde des épines anguleuses, espacées.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce est facile à confondre avec le S. cirroide, mais avec un peu d'attention on les distinguera clairement par les caractères suivants : 1° le dernier tour n’est jamais arrondi, mais au contraire anguleux à son pourtour; il porte une carène aiguë, plus rapprochée de la face ombilicale que dans l'espèce précédente ; la comparaison des figures 1 det2e, peut faire juger de l'importance de ce caractère. 2° La granulation de la face spirale du test est plus fine et plus serrée, et ses tubercules sont proportionnellement plus petits. 5° Cette face spirale n’est pas uniformément arrondie comme dans le S. cirroëde, mais elle est un peu anguleuse et relevée en carène sous la série des tubercules. 4° Les tubercules de la face ombilicale ne sont pas situés tout à fait vers la circonférence extérieure, mais il y a toujours un espace libre entre eux et le bord externe.

Locarité. À l’état de moule le S. Rochatianum est commun à la perte du Rhône; muni de son test il est extrêmement rare. Il a toujours été confondu avec le S. cirroïde. Nous l’avons dédié à M. Rochat, jeune géologue dont la collection nous a été souvent utile dans ce travail.

ExpLicATION DES riGures. Planche 20 fig. 2 a, b, S. Rochatianum, muni de son test; — fig. 2 c, d, e, moule de la même espèce.

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