Sorarium onnarTum Fitton
(PI. 20, fig. 3 a, b, c.)
S. testà orbiculato-depressé ; spurà angulo 128 ; anfractibus depressis, externè carinalis in uträque facie angulatis, granulatis et transversim costatis, unbilico magno ; aperturà depressé, subquadrat&.
Solarium ornatum Fitton, 1836. Trans. géol. Soc. t. 4; pl. 11, fig. 13. S. ornatum d'Orbigny, 1842. Pal. fr. Terr. crét. t. 2, p. 199, pl. 180, fig. 1—4.
DimExsroNs. ®
Diamètre maximum...:..................1..4...... LE MEN SOUS 89millim. Épaisseur du dernier tour sur le même....................... AOL EL 10 »
DES GRÈS VERITS. 211
Angle spiral d'après M. d'Orbigny. ....... HA MNOO TO RCE tape PAR OE 128° Angle spiral de nos moules, moyenne. ..... Samson DHÉOAD D ne pe ce 143° Rapport du diamètre de l’avant-dernier tour, à celui du dernier tour, du côté de la spire, moyenne. ...... Don bE cod ES Ab Er De 38 AD 8 Du boce 0,45 Id. EXTTÉMESE EE CEE eee DORE OS OUS d EEE 0,43 à 0,47 Largeur du dernier tour du côté de l’ombilic, par rapport au diamètre total. 0,44
Coquille orbiculaire, déprimée. Spire formée d'un angle concave, composée de tours déprimés, fortement carénés au pourtour, pourvus sur la face ombilicale d’une forte carène tuberculeuse, et du côté de la spire d’une carène à peu près pareille, coupée par de petites côtes courtes et rapprochées. Toute la partie de la coquille comprise entre les carènes des deux faces et la carène externe est couverte de granulations éparses ou en lignes quinconciales.
Moule semblable par sa forme à la coquille, fortement caréné au pourtour. Du côté de la spire, les tours portent, sous formes de tubercules très-rapprochés, les empreintes des petites côtes du test; ces tubercules sont situés sur une carène bien marquée et au nombre de.trente-cinq à quarante par tour. Du côté de l’ombilic, on voit un peu en dehors du milieu du dernier tour une carène semblable, striée en travers de petites rides très-rapprochées. Ombilic très- ‘large. Bouche anguleuse, trapézoïde.
“VarraTIONS SUIVANT L’AGE. Dans l’âge adulte, les tubercules et les carènes des deux faces laissent moins de traces sur les moules, et la terminaison du dernier tour est alors complétement lisse.
Rapports ET DIFFÉRENCES. Le S. ornatum se rapproche beaucoup des S. cirroïde ei Rochatianum, par son angle spiral et par les proportions de ses tours. Il ressemble surtout à ce dernier par sa carène externe et par celle de sa face spirale, qui est, il est vrai, plus prononcée. Il se distingue de tous deux, 1° par son test qui est granulé aussi bien sur la face ombilicale que sur la face spirale; 2 par son aplatissement plus grand ; 5° par ses tubercules qui sont beaucoup plus petits et beaucoup plus nombreux ; 4° par la carène très-prononcée de sa face ombilicale. Le premier de ces caractères ne peut laisser aucun doute lorsqu'on possède des tests; les trois autres peuvent suffire dans tous les cas pour distinguer les moules.
OservaTion. M Rœmer, Verst. norddeut. Kreidegeb. p. 82, pl. xu, fig. 10, a décrit sous le nom de Pleurotomaria Fittoni un moule qu'il considère comme
identique au S. ornatum de Fitton. Ce rapprochement nous paraît plus que douteux ; d’ailleurs l'espèce qui nous occupe ici est un vrai solarium.
Locaurrés. Cette espèce est commune à la perte du Rhône; nous n’en possédons qu’un exemplaire des grès verts de la Savoie.
EXPLICATION DES FIGURES. Planche 20, fig. 3 a, b, c, moule du Solarium ornatum, de grandeur naturelle.