Sorarion penrarum d'Orbigny
(PI. 20, fig. 4, a, b, c, d. e, f.)
S. testa orbiculaio depressà ; spwrà angulo 4359; anfractibus depressis, carinatis, echinatis, in uträâque facie transversim costatis; umbilico magno ; aperturà rhomboi-
dali.
Solarium dentatum d'Orbigny, 1842, Pal. fr. Terr. crét. t. 2, p. 201, pl. 180, fig. 5—8.
DIMENSIONS
( Moules. )
Diamètre maximum. ....... DANS AE RURALE HAE LA PAPER CAL ET à c ER 25 millim. Épaisseur du dernier tour sur le même..........:.......... RICE FL OABIO Angle spiral..... ANS PS EEE Selle PR ST ES LES EE OI Li D 135° Rapport du diamètre de l’avant-dernier tour à celui du dernier tour du côté
deNASpire CEE EEE ME CEEE CC EECÈCE ARE st Ee RAS OI AO 0,42 Largeur du dernier tour, du côté de l’ombilic, par rapport au diamètre total. 0,45
Nous ne possédons que des moules de cette espèce. Le principal caractère du test, d'après M. d'Orbigny, consiste dans l'absence complète des granulations qui distinguent les espèces précédentes, dans les fortes rides irrégulières qui les remplacent et dans la carène ornée de très-grosses pointes saillantes.
Moule orbiculaire, très-déprimé. Spire composée de tours déprimés; face ombilicale arrondie, sans carène, ornée de rides nombreuses et peu saillantes; face spirale munie sur le milieu de chaque tour de vingt-cinq à trente petites côtes ; bord externe formé par une carène vive, armée de pointes triangulaires, moins aiguës que sur le test. Ombilic très-ouvert. Bouche rhomboïdale.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce est voisine des trois précédentes. Quand on en possède le test elle est très-facile à distinguer par l'absence de granulations et par les dents de la carène. Les moules exigent une plus
grande attention, car les traces des épines sont souvent peu marquées, principalement comme nous l'avons dit dans l’âge adulte. On les reconnaîtra surtout par la comparaison des faces ombilicales. 4
Dans le S. ornatum le moule présente sur cette face une carène bien marquée, munie de petits tubercules costiformes courts ; dans le S. dentatum la face ombilicale est arrondie et ornée de rides allongées et irrégulières. D'ailleurs il est rare que l’on ne retrouve pas des traces des épines, surtout avant la seconde moitié du dernier tour.
Le moule du S. Rochatianum s’en distingue plus facilement, par ses tubercules plus forts et plus espacés sur la face spirale et par la disposition de ceux de la face ombilicale ( Voyez fig. 2 d, et 4 b).
Le moule du S. cirroïde adulte ne peut pas être confondu avec celui du S. denlatum à cause de son épaisseur, de son dernier tour arrondi en dehors, etc. On pourrait plus facilement confondre les jeunes individus de ces deux espèces (voy. fig. 4 d'et 1 e); il suffira pour éviter l'erreur de se rappeler que la seconde a du côté de l’ombilic, des rides sur le milieu des tours, tandis que la même face de la première présente une rangée de tubercules près du bord externe, et que du côté de la spire les tubercules costiformes du S. dentatum sont beaucoup plus nombreux que ceux du S. cirroïde.
VARIATIONS SUIVANT L'AGE. Comme dans les espèces précédentes les épines et les ornements tendent avec l’âge à laisser sur le moule des traces de moins en moins visibles; les rides de la face ombilicale, les côtes de la face spirale et surtout les épines du pourtour externe disparaissent peu à peu, et dans les moules de grande taille la terminaison du dernier tour est presque complétement lisse.
Osservarions. Nous croyons que c’est à tort que M. d’Orbigny rapporte son espèce à la Delphinula dentata, Deshayes (Mém. de la Soc. géol., t. 5, p. 15, pl. 16, fig. 14), espèce qui a des dents beaucoup plus nombreuses et disposées comme dans le solarium que nous avons nommé S. Deshayesi, avec lequel elle a de très-grands rapports.
Locarirés. Nous avons trouvé cette espèce à la perte du Rhône, au Saxonet, au Reposoir et au Criou près Samoëns ; elle n’est commune nulle part.
EXPLICATION DES FIGURES. Planche 20, fig. 4 a, b, c. moule du S. dentatum adulte; les ornements ont disparu sur la fin du dernier tour; — fig. 4 d, e, f, moule d’un individu plus jeune où ces ornements sont très-apparents. (Il arrive souvent qu’à cet âge, ils le sont déjà beaucoup moins. )