‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 136 sur 278 · Rosrezrarra Parenson Sowerby · texte numérisé non relu

Rosrezrarra Parenson Sowerby

(P1: 24, fig. 5, a, b.) R. tesià elongatà; spirà angulo 280; anfractibus convexis, longitudinaliter tenuiler et inæqualiter siriatis, transversun obliquè tuberculato-costatis, lateraliter varicosis ; ultimo anfractü non carinato ; labro dilatato, laissimo, 3-inciso, parte porterior

supr@ spiram decurrente ; aperturà obliquè compressä, mediocri.

Rostellarite, Parkinson, 1811. Org. Remains, t. 3, p. 63, pl. v, fig. 11.

R. Parkinsoni, Sow. Min. Conch. pl. 558, fig. 5 (exceptis aliis ).

R.: Parkinsoni, Phillips, 1829. Geol. of. Yorkshire, t. 2, fig. 33 et 34.

R: Parkinsoni, Fitton, 1836. Trans. geol. nouv. série, t. 4, pl. xvrr, fig. 24. R.' Sowerbyi, Agassiz, trad. de Sowerby, p. 379.

R. Reussü, Geinitz, 1840. Character. p. 71, pl. xvrrr, fig. 1.

Id. Reuss, 1845. Verst. Bæœhm. Kreïdef. p. 45, pl. 1x, fig. 9 a,ib.

A. Parkinsoni, Morris , 1843. Catal. of British fossils, 162.

DIMENSIONS

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Coquille allongée. Spire formée d’un angle régulier, composée de tours convexes, ornés en long de stries, dont quatre ou cinq situées près du bord apicial des tours sont plus marquées et plus distantes, et en travers, de côtes tuberculeuses obliques, minces, plus élevées au milieu, au nombre de seize à dix-huit sur l’avant-dernier tour; ces côtes sont plus saillantes de chaque côté de la coquille , et y figurent une suite de varices. Le dernier tour, porte des côtes transversales comme les autres, mais très-allongées et atténuées; il est orné en outre de stries d’accroissement, peu apparentes d’abord, puis très-marquées sur le labre ; ce tour est très-convexe; les stries longitudinales sont très-visibles vers la suture et sur le canal. Labre très-large, peu prolongé ; la partie libre se recourbe en arrière et s’accole à la spire ; elle présente deux échancrures qui donnent naissance à deux pointes peu saillantes; une troisième échancrure se trouve à côté du canal. Bouche comprimée, assez grande , oblique à l’axe de la spire, encroûtée sur la columelle.

Moule lisse, ne conservant que rarement les traces des côtes; les empreintes des varices , subsistent souvent sous forme de dépressions longitudinales.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Très-voisine de l’espèce précédente par les ornements de sa spire, elle s’en distingue par l’absence de carènes sur le dernier tour, par ses stries longitudinales inégales et moins nombreuses, et surtout par la forme de son labre.

Hisrome. L'histoire de la R. Parkinson, est très-embrouillée, car les auteurs anglais, français et allemands , ont désigné sous ce nom des coquilles très-différentes.

La R. Parkinsoni, telle qu’elle est généralement admise par Les auteurs anglais, est celle que nous décrivons ici sous ce nom. Elle a été figurée en 1811 par Parkinson, en 1822 par Sowerby, dans la pl. 558, fig. 5, du mineral Conchology, et en 1855 , dans le mémoire de Fitton, pl. 24, fig. 11. Cette dernière figure, en particulier , la caractérise avec une parfaite clarté ; elle a son dernier tour sans carène , orné de côtes longitudinales minces, non interrompues ; son labre présente trois échancrures et s’étend le long de la spire. Mais dans ces ouvrages même il y a quelque confusion, et en particulier, Sowerby figure sous ce nom au moins trois espèces : savoir, celles de la planche 549, qui sont de l'argile de Londres , celle de la planche 558, n° 5, qui est la vraie R. Parkinsoni des anglais, et celle de la planche 558, n° 6, qui est probablement encore différente. M. Agassiz, dans sa traduction de Sowerby, a proposé de distinguer sous le nom de R. Parkinsoni, l'espèce de la planche 349, et sous le nom de R. Sowerbyi, celles de la planche 558, confondant ainsi encore, suivant nous, deux espèces en une. On a préféré, en Angleterre, faire l'inverse; et M. Morris, dans son catalogue, rapporte la R. Parkinsoni seulement à figure 5 de la planche 558 (c’est probablement par erreur qu'il indique la fig. 5), et la R. Sowerbyi à la planche 549.

M. d'Orbigny n’a pas connu la véritable R. Parkinson des Anglais (!) et a décrit

(1) La R. Parkinsoni de M. d'Orbigny ne peut en effet être assimilée ni à celles figurées par Sowerby, pl. 349, de l'argile de Londres, dont le labre revient contre la spire, ni à celle de la pl. 858, n° 5, dont le dernier tour n'a pas de carènes et présente au contraire des côtes minces qui le traversent entièrement sans s’effacer au milieu, ni avec le n° 6 de la même planche où la carène très-vive n’est pas tuberculeuse.

On chercherait en vain aussi à la rapprocher de la Rostellaire figurée par Parkinson qui a les les mêmes caractères que celle de Sowerby pl. 558, n° 5, et dont le labre revient contre la spire.

sous ce nom une espèce parfaitement caractérisée, mais qui n'est ni celle de Parkinson, ni aucune de celles de Sowerby. (Il cite à la fois les planches 349 et 558.) Il va même plus loin en réunissant à cette espèce la R. marginata de Fitton, qui est tout à fait distincte et que nous décrirons plus loin sous ce nom. La R. Parkinson de M. d'Orbigny, a deux carènes tuberculeuses sur le dernier tour, et un labre long, mince, recourbé et ne s’étendant pas vers la spire; c’est celle que nous avons nommée ci-dessus, R. Orbignyana.

Les auteurs allemands ont introduit une troisième manière de voir. M. Geinitz (Characteristik) a nommé R. Parkinsoni, une espèce caractérisée par un canal trèslong et mince, par une aile allongée et par une grande pointe qui accompagne la spire. Elle ne ressemble ni à celle de M. d’Orbigny, ni à celle des Anglais. Cette erreur s’est propagée dans les ouvrages de MM. Rœmer et Reuss. En revanche M. Geinitz a donné le nom de R. Reussüi, à la véritable R. Parkinsoni des Anglais, nom qui a été adopté également par les deux auteurs allemands que nous venons de citer. Plus tard dans son Grundriss der Versteinerungskunde, il a reconnu son erreur pour la première de ces espèces, et l’a désignée sous le nouveau nom de R. Burmeisteri; il a conservé à la seconde le nom de R. Reussü, et illa transporté celui de R. Parkinsoni, à l'espèce de M. d'Orbigny en citant à Lort suivant nous, Comme synonymes, Parkinson, planches 5, fig. 11, et Sowerby, pl. 549, fig. 5 et 6, et 558, fig. 5 et 6.

Dans cet état de choses, nous nous sommes trouvés embarrassés. Nous aurions désiré innover le moins possible et nous conformer à la nomenclature admise par M. d'Orbigny, dont les ouvrages sont entre les mains de tous les séologues. Mais les principes stricts qui règlent le droit de priorité, et la nécessité logique de conserver le nom de R. Parkinsoni, à l'espèce figurée par Parkinson, qui est connue sous ce nom par les géologues anglais, nous ont forcés à changer celui de la R. Parkinsoni de M. d'Orbigny, que nous avons dédiée à ce savant paléontologiste.

Locarés. La R. Parkinson n’est pas rare au mont Saxonet. Collections du musée académique, de M. le prof. Favre, de M. Roux, etc. On la trouve aussi à Ja perte du Rhône.

EXPLICATION pFs FIGURES. Planche 24, fig. 5 a. R. Parkinsoni, du Saxonet, un peu grossie; — fig. 5 b, moule de la même espèce.

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