‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 171 sur 278 · Panoræa SaBauprana Pictet et Roux · texte numérisé non relu

Panoræa SaBauprana Pictet et Roux

(PI. 98, fig. 4 a, b, c, d.)

P. testà tenui, ovaio-cuneatà, inflatà, longiutudinaliter concentricè sulcal@ et tenui-

ter striatà, subæquilaterä ; latere buccali rotundaio ; latere anali angustato et lon-

giori.

DiImENsIoNs.

LeMENENr (OAIE sacbéoseococesosorcdocococoberoneharcasne Mess 34 millim. Par rapport à la longueur : Largeur... ... 00 0 0 ONDiG 00 0 do A RC es on 0,65 — — — HER 0000000600! 000600000000 5000006000 0,63 — — — Longueur du côté anal.................... 0,60

Angle apicial......... pesseesseeseeesee sers ( Dans les jeunes, il est de 1202.)

Coquille ovale, à peu près équilatérale, très-renflée , beaucoup moins bâillante à son extrémité anale que les précédentes, et presque fermée à l’extrémité buccale, ornée de plis concentriques saillants, nombreux, assez également espacés. marqués, dans les intervalles, de stries fines. Côté buccal arrondi; côté anal un peu plus long, pourvu d’une impression transverse; on en observe une semblable sur le milieu de la coquille ; l’une et l’autre sont peu profondes et quelquefois à peine marquées.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce n’a point le même facies que lestrois précédentes ; elle en diffère par ses crochets placés presque au milieu de la coquille, el par ses extrémités beaucoup moins bâillantes. Elle se rapproche davantage des Panopæa Arduennensis et Constantü, décrites par M. d'Orbigny, tout en

s’en distinguant facilement parla profondeur de ses plis concentriques, par son exwrémité anale bien plus acuminée, par ses dépressions transversales, etc. Nos moules montrent clairement l'impression des dents de la charnière, caractère important du genre auquel nous l'avons rapportée. Cette même circonstance, join tea sa forme presque équilatérale, et à une légère inégalité des valves dans queiques échantillons, pourrait engager à l’associer aux Corbules. Pour résoudre complétement cette question, il faudrait deux éléments qui nous manquent, savoir, la position du ligament et la forme du sinus palléal, qui est beaucoup plus profond dans les Panopées. Il nous a semblé que la place de cette espèce est, provisoirement au moins, marquée dans ce dernier genre, à cause de son bâillement anal régulier, quoique faible ; l'inégalité des valves (nulle ou presque nulle dans la plupart des échantillons) ne peut pas avoir une grande importance, puisqu'on la retrouve plus grande encore dans la Panopæa inœquivalvis de M. d'Orbigny.

Locariré. La P. Sabaudiana n’est pas très-rare au Saxonet. Nous en connaissons aussi quelques échantillons de Bossetang, d'Anzeindaz (Diablerets) et de la perte du Rhône.

ExPLICATION DES FIGURES. PI. 28, fig. 4 a, b, un exemplaire adulte, de grandeur naturelle, choisi parmi ceux où les impressions transversales sont les plus marquées. — Fig. 4 c, d, individu plus jeune, à impressions transverses indis-

tinctes, de grandeur naturelle.

À la suite de ces espèces nous devons mentionner un moule incomplet, faisant partie de la collection de M. le professeur Favre , et qui indique l'existence d’une espèce courte très-bâillante, à ligne palleale bien marquée. Des traces rares eu incomplètes de plis d’accroissement s'observent principalement sur la région buccale. Ce moule a été trouvé au Saxonet, il appartient probablement à une espèce voisine de Ja Panopæa plicata Sow., mais il nous paraît plus court et moins régulièrement plissé que les moules de cette espèce.

Nous possédons encore quelques moules de la perte du Rhône, appartenant probablement à d’autres espèces, mais trop imparfaits pour être décrits et

figurés.

GENRE PHOLADOMYA Sowerby.

(Pholadomya, Goniomya, Homomya et Arcomya ex parte, Agassiz; Lysianassa, v. Munster.)

Caracrères. Coquille mince, renflée, oblongue et bâillante. Charnière sans dents, pourvue seulement d’un léger épaississement cardinal. Ligament extérieur court, situé sur une nymphe peu épaisse.

Animal inconnu.

Les Pholadomyes se distinguent des Panopées par leur coquille plus mince et par leur charnière sans dents. Ces mollusques ont été principalement abondants dans les mers de la période jurassique; ils ont diminué de nombre pendant l’époque crétacée; on n’en connaît qu'un très-petit nombre d’espèces dans les terrains tertiaires et dans les mers actuelles.

Parmi les espèces décrites par les divers auteurs, nous n'en avons trouvé qu'une dans nos grès verts, et nous en ajoutons une nouvelle.

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