‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 173 sur 278 · Pnoranomva Genevensis Pictet et Roux · texte numérisé non relu

Pnoranomva Genevensis Pictet et Roux

(PI. 29, fig. 2 a, b.)

P, tesià triangulan, compressà, longitudinaliter plicatà, transversim costatà ; costis acutis, numerosis ; latere buccali breur, obliquè truncaio, subexcavato, externè subcari-

nalo ; latere anali elongato.

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Lori or es ER ECS E PIE Dabbo ns J9p000 88 30 millim. Par rapport à la longueur : Largeur. ..........,....... REA LUC A PR 0,85 — — — DPSEMPS 5 soc oos00occ0codeorbv0o0o 6n0000 0,65 — — — Longueur du côté anal. -....... HHÉÉS OCR 0,80 Angleapicial............ SERRE SR Ra GRAMME. AIME 12 ais 11902

Coquille triangulaire, comprimée, ornée en long de plis d'accroissement rapprochés, concentriques, s’atténuant sur la région palléale, et en travers de côtes rayonnantes, divergentes, formant par leur entrecroisement avec les plis longitudinaux de légères élévations tuberculeuses. Côté buccal court, non bâillant, coupé obliquement, excavé et présentant une légère carène ; il manque de côtes transverses. Côté anal allongé, dépourvu également de côtes transverses, bâillant vers son angle supérieur.

RappoRTs ET DIFFÉRENCES. Celte espèce diffère beaucoup, par sa forme, de celles du terrain albien. Elle se rapproche des pholadomyes jurassiques et surtout de la P. clathrata Münster, du terrain kimméridgien. La région buccale est toutefois moins aplatie et moins courte dans notre espèce ; les ornements sont à peu près les mêmes. La Pholadomya decussata Agass., rapportée par cet auteur et par M. Deshayes aux grès verts supérieurs, el qui appartient en réalité au terrain oxfordien inférieur (kellowien :, pourrait aussi lui être comparée, mais les côtes rayonnantes sont beaucoup plus larges dans cette dernière espèce, eu la région buccale est séparée du reste de la coquille par une carène bien moins prononcée.

Locarirés. Nous connaissons cinq exemplaires de cette charmante espèce. L'un d’entre eux a été trouvé au Saxonet et appartient à M. le professeur Favre. Deux proviennent de Bossetang et nous ont été communiqués, l’un par M. le

prof. Lardy, l’autre par M. Rod. Blanchet. Deux autres ont été recueillis à la perte du Rhône et font partie de la collection du Musée Académique.

ExPzicarTion pes riçures. PI. 29, fig. 2 a, b, Pholadomya Genevensis (moule), de grandeur naturelle.

Ome Fame : MACTRIDES.

Caractères. Coquille ovale, transverse ou subtrigone, presque toujours bâillante des deux côtés. Charnière offrant au milieu un cuilleron, ou fossette destinée à recevoirun fort ligament interne. Au côté buccal de la fossette sont des dents divergentes. Üne dent latérale de chaque côté (quelquefois rudimentaire).

Animal ayant un manteau en grande partie fermé et muni, comme celui des Myacides, de deux siphons réunis en un long tube. Pied comprimé et triangulaire, pouvant servir à la locomotion; siphons souvent un peu divergens à leur extrémité et terminés par des tentacules simples ou branchus.

Les Mactrides, qui comprennent, dans la méthode de M. Deshayes, les genres Lutraria, Mactra, Analinella et Gnathodon, ne se distinguent des Myacides que par leur pied moins rudimentaire et par leurs tentacules plus nombreux. Les coquilles, comparées à celles des autres familles, sont caractérisées par leur fossette ligamentaire, par les dents de leur charnière et par le bâillement plus où moins apparent de presque toutes les espèces.

Le genre Mactra est le seul que nous ayons trouvé dans les grès verts des environs de Genève.

DES GRÈS VERTS. 407 GENRE MACTRA Linne.

Caracrires. Coquille ovale, arrondie, subtrigone, comprimée, équivalvé, subéquilatérale, légèrement bâillante de chaque côté, surtout à la région anale. Impression palléale très-superficielle, à sinus anal court. Impressions musculaires peu marquées, obliques et prolongées sous les dents latérales. Charnière composée d’une dent cardinale comprimée et pliée en forme de V, et de deux dents latérales comprimées et intrantes. Ligament interne reçu dans une fossette triangulaire de la charnière.

Animal ayant les lobes du manteau garnis d’une double série de tentacules simples et coniques. Ouverture des siphons ornée de tentacules simples. Pied grand et triangulaire.

Les Mactres ont paru avec les terrains jurassiques, se continuent à travers les époques crétacées et tertiaires, et habitent encore les mers actuelles, où leurs espèces sont nombreuses et vivent sur les plages sablonneuses.

Nous en décrivons une espèce qui est nouvelle.

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